Vic-le-Fesq

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Vic-le-Fesq
Vic-le-Fesq
Ancienne poste du village.
Blason de Vic-le-Fesq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Cévenol
Maire
Mandat
José Monel
2020-2026
Code postal 30260
Code commune 30349
Démographie
Population
municipale
534 hab. (2018 en augmentation de 18,93 % par rapport à 2013)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 12″ nord, 4° 05′ 00″ est
Altitude Min. 35 m
Max. 163 m
Superficie 9,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quissac
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://viclefesq.fr

Vic-le-Fesq est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vic-le-Fesq est un village qui se situe en bordure du Vidourle.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 18,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 867 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,1 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1966 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records VIC LE FESQ (30) - alt : 45m, lat : 43°52'12"N, lon : 04°04'18"E
Records établis sur la période du 01-04-1966 au 02-06-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,3 2,8 5,5 9,4 12,6 15,1 15 11,6 9,1 4,1 1,2 7,3
Température moyenne (°C) 5,6 6,4 9,5 12,1 16,2 20,2 23 22,7 18,7 14,7 9,4 6,3 13,8
Température maximale moyenne (°C) 11,2 12,6 16,2 18,7 23 27,7 31 30,4 25,8 20,4 14,8 11,5 20,3
Record de froid (°C)
date du record
−16
15.01.1985
−12,1
05.02.12
−12,1
02.03.05
−4,9
08.04.21
−2
04.05.1967
2,5
06.06.1989
5,5
17.07.00
4,4
30.08.1986
0
21.09.1977
−4,2
23.10.1974
−9,3
24.11.1998
−10,4
20.12.09
−16
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
22,2
10.01.15
24,4
24.02.20
28,5
18.03.1997
31,7
08.04.11
34,3
24.05.11
43,3
28.06.19
39,2
30.07.1983
40,8
12.08.03
36,1
05.09.16
32,7
01.10.1997
26,4
02.11.1970
20,4
06.12.01
43,3
2019
Ensoleillement (h) 142,9 168,1 220,9 227 263,9 312,4 339,7 298 241,5 168,6 148,8 136,5 2 668,2
Précipitations (mm) 63,4 55,6 42,8 72 62,1 43,9 27,1 45,6 116,8 125 91,7 81,7 827,7
Source : « Fiche 30349001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/06/2021 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vic-le-Fesq est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[6],[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,2 %), cultures permanentes (29,3 %), zones agricoles hétérogènes (23,1 %), zones urbanisées (3,4 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est l'accolement des deux toponymes Vic (du latin viscus village)[12] et Fesq (terre réservée au seigneur)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne industrie humaine trouvée sur Vic se situe dans le bois de Montjol et remonte vers 4000 ans av. J.-C., c'est-à-dire au Chasséen. La civilisation chasséenne s'éteint vers 3200 av. J.-C. et le site de Montjol est occupé par le groupe de Ferrière vers 3000 ans av. J.-C.[14].

Vers l'an 2700 av. J.-C. les métallurgistes fontbuxiens (passage de l'industrie lithique à la métallurgie du cuivre ou chalcolithique) envahissent le site de Montjol et y implantent un village. Durant les périodes plus calmes qui suivent, ils descendent s’installer dans la plaine et construisent des cabanes à Bosc Nègre Drossin et aux Cadénèdes.

La commune de Vic-le-Fesq résulte de la fusion, au XVIe siècle, des paroisses de Vic et du Fesq, Vic étant le village le plus important, et le Fesq un hameau autour du château du Fesq.

Si le territoire montre des traces d’occupation à partir du VIIe siècle av. J.-C., la première mention écrite remonte à 1106, où est évoquée l’église « San Johannis de Vico ».

Durant la guerre des camisards, les Vicquois sont favorables aux camisards. Les troupes royales, formées de trois compagnies de Laonnais (100 militaires) occupent le quartier de l'ancien château de Vic et les bâtiments autour de l’église. En 1703 sur les 410 Vicquois, 380 sont protestants.

Le 19 juin 1703, Claude Barin, vicaire de Vic, ne peut résister d'aller chasser les lapereaux dans le bois de l'Arrière. Il est surpris par une troupe de camisards qui le massacrent. Jean Issanchon de la Rouquette remplace Claude Barin.

Le 27 juillet, Jean Cavalier attaque la garnison vicquoise. Il lance alors un défi au capitaine du poste vicquois en disant : « Si tu as envie de te battre, sors de ta caserne avec 30 hommes, et tu trouveras alors 30 camisards des plus solides. On verra qui saura le mieux se défendre ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vic-le-Fesq Blason
De vair à la fasce losangée d'argent et d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1995 Début 2001 Mario Brunel    
mars 2001 2008 Christine Barandon    
mars 2008 2014 Paul Beaud    
mars 2014 En cours José Monel SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Quissac. Le canton dépend de l'arrondissement d'Alès et de la cinquième circonscription du Gard dont le député est William Dumas (PS).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 534 habitants[Note 4], en augmentation de 18,93 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241240241309294273284284293
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
276277303340340285280286267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322289269247268282273235238
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
220199231209250295319392471
2018 - - - - - - - -
534--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean de Vic-le-Fesq : d'origine médiévale, l’église a connu des restaurations entre 1853, 1889 (perron, reconstruction de la toiture en tuiles canal) et 1930. À proximité de l’église s’élevait initialement le château médiéval, ruiné au cours du XVIe siècle.
  • Le temple de l'église protestante unie de France de Vic-le-Fesq.
  • La mairie (1841).
  • Plusieurs capitelles (privées).
Ancienne gare de train

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chef camisard Jean Cavalier comptait dans sa troupe deux officiers de Vic : Paul et Jean Trentinian.
  • Fils de Paul, Jacques (1702-1782) fut l'un des consuls de Montpellier de 1744 à 1754. C'était aussi le père de Jean-Jacques de Trentinian, qui participa à la guerre d'indépendance des États-Unis de 1778 à 1783. Fait chevalier de Saint-Louis en 1783, ce dernier termina sa carrière comme colonel dans l’armée du Rhin. Lui-même était l'arrière-grand-père du général de Trentinian (1851-1942), dont il existe notamment deux statues : avenue Foch à Paris et sur l’acropole de Koulouba à Bamako (Mali).
  • Monique Olivier, qui était garde-malade à Vic-le-Fesq lorsqu’elle correspondait avec Fourniret, détenu de la prison de Fleury-Merogis.
  • Barbara Robinson, artiste peintre connue pour ses aquarelles[19], réside à Vic-le-Fesq.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Gilly. Une seigneurie en Bas Languedoc, Le Fesq du XIIIe siècle à la révolution, Commune de Vic le Fesq en Salaves. Ed. Lacour/colporteur
  • Jean-Claude Gilly. Les découvertes monétaires de Vic-Le-Fesq. Cahiers Numismatiques.
  • Jean-Claude Gilly. Histoire de Vic-Le-Fesq et des villages circonvoisins

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. Ernest Nègre. Toponymie générale de la France. Droz, Genève, 1990. Vol. I. Page 382
  13. Geneanet - Fesq
  14. voir fouilles par l'abbé David, C. Hugues, docteur J. Arnal et JC. Gilly
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Site officiel de Barbara Robinson.