Vic-le-Fesq

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Vic-le-Fesq
Vic-le-Fesq
Ancienne poste du village.
Blason de Vic-le-Fesq
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Quissac
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Cévenol
Maire
Mandat
José Monel
2014-2020
Code postal 30260
Code commune 30349
Démographie
Population
municipale
510 hab. (2016 en augmentation de 26,55 % par rapport à 2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 12″ nord, 4° 05′ 00″ est
Altitude Min. 35 m
Max. 163 m
Superficie 9,63 km2
Localisation

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Liens
Site web http://viclefesq.fr

Vic-le-Fesq est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vic-le-Fesq est un village qui se situe en bordure du Vidourle.

Communes limitrophes de Vic-le-Fesq
Orthoux-Sérignac-Quilhan Cannes-et-Clairan Crespian
Sardan Vic-le-Fesq Combas
Lecques Fontanès

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est l'accolement des deux toponymes Vic (du latin viscus village)[1] et Fesq (terre réservée au seigneur)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne industrie humaine trouvée sur Vic se situe dans le bois de Montjol et remonte vers 4000 ans av. J.-C., c'est-à-dire au Chasséen. La civilisation chasséenne s'éteint vers 3200 av. J.-C. et le site de Montjol est occupé par le groupe de Ferrière vers 3000 ans av. J.-C.[3].

Vers l'an 2700 av. J.-C. les métallurgistes fontbuxiens (passage de l'industrie lithique à la métallurgie du cuivre ou chalcolithique) envahissent le site de Montjol et y implantent un village. Durant les périodes plus calmes qui suivent, ils descendent s’installer dans la plaine et construisent des cabanes à Bosc Nègre Drossin et aux Cadénèdes.

La commune de Vic-le-Fesq résulte de la fusion, au XVIe siècle, des paroisses de Vic et du Fesq, Vic étant le village le plus important, et le Fesq un hameau autour du château du Fesq.

Si le territoire montre des traces d’occupation à partir du VIIe siècle av. J.-C., la première mention écrite remonte à 1106, où est évoquée l’église « San Johannis de Vico ».

Durant la guerre des camisards, les Vicquois sont favorables aux camisards. Les troupes royales, formées de trois compagnies de Laonnais (100 militaires) occupent le quartier de l'ancien château de Vic et les bâtiments autour de l’église. En 1703 sur les 410 Vicquois, 380 sont protestants.

Le 19 juin 1703, Claude Barin, vicaire de Vic, ne peut résister d'aller chasser les lapereaux dans le bois de l'Arrière. Il est surpris par une troupe de camisards qui le massacrent. Jean Issanchon de la Rouquette remplace Claude Barin.

Le 27 juillet, Jean Cavalier attaque la garnison vicquoise. Il lance alors un défi au capitaine du poste vicquois en disant : « Si tu as envie de te battre sort de ta caserne avec 30 hommes, et tu trouveras alors 30 camisards des plus solides. On verra qui saura le mieux se défendre ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vic-le-Fesq Blason De vair à la fasce losangée d'argent et d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1995 Début 2001 Mario Brunel    
mars 2001 2008 Christine Barandon    
mars 2008 2014 Paul Beaud    
mars 2014 En cours José Monel SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Quissac. Le canton dépend de l'arrondissement d'Alès et de la cinquième circonscription du Gard dont le député est William Dumas (PS).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 510 habitants[Note 1], en augmentation de 26,55 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241240241309294273284284293
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
276277303340340285280286267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322289269247268282273235238
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
220199231209250295319392471
2016 - - - - - - - -
510--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église : d'origine médiévale, l’église a connu des restaurations entre 1853, 1889 (perron, reconstruction de la toiture en tuiles canal) et 1930. À proximité de l’église s’élevait initialement le château médiéval, ruiné au cours du XVIe siècle.
  • Le temple.
  • La mairie (1841).
  • Plusieurs capitelles (privées).
Ancienne gare de train

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chef camisard Jean Cavalier comptait dans sa troupe deux officiers de Vic, Paul et Jean Trentinian.
  • Fils de Paul, Jacques (1702-1782) fut l'un des consuls de Montpellier de 1744 à 1754 et père de Jean-Jacques de Trentinian, qui participa à la guerre d'indépendance des États-Unis de 1778 à 1783 ; chevalier de Saint-Louis en 1783, ce dernier termina sa carrière comme colonel dans l’armée du Rhin. Il était l'arrière-grand-père du général de Trentinian (1851-1942), dont il existe notamment deux statues : avenue Foch à Paris et sur l’acropole de Koulouba à Bamako (Mali).
  • Monique Olivier, qui était garde-malade à Vic-le-Fesq lorsqu’elle correspondait avec Fourniret, détenu de la prison de Fleury-Merogis.
  • Barbara Robinson, artiste peintre connue pour ses aquarelles[8], réside à Vic-le-Fesq.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Gilly. Une seigneurie en Bas Languedoc, Le Fesq du XIIIe siècle à la révolution, Commune de Vic le Fesq en Salaves. Ed. Lacour/colporteur
  • Jean-Claude Gilly. Les découvertes monétaires de Vic-Le-Fesq. Cahiers Numismatiques.
  • Jean-Claude Gilly. Histoire de Vic-Le-Fesq et des villages circonvoisins

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]