Jean-Paul Fournier

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Jean-Paul Fournier
Jean-Paul Fournier à Nîmes, en décembre 2009.
Jean-Paul Fournier à Nîmes, en .
Fonctions
Sénateur du Gard
En fonction depuis le
Réélection 28 septembre 2014
Groupe politique UMP
puis Les Républicains
Maire de Nîmes
En fonction depuis le
Prédécesseur Alain Clary
Vice-président de l'UMP
Président Jean-François Copé
Conseiller général du canton de Nîmes-1
Prédécesseur François Brugueirolle
Successeur Marie-Chantal Barbusse
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon
Successeur Robert Ruas
Biographie
Nom de naissance Jean-Paul Albert Marius Fournier
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Génolhac (Gard)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique RPR (1977-2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Diplômé de Institut supérieur de la publicité
Profession Chef d'entreprise
Religion Protestant
Résidence Nîmes

Jean-Paul Fournier
Maires de Nîmes

Jean-Paul Fournier, né le à Génolhac, est un chef d'entreprise et homme politique français.

Il est maire de Nîmes depuis 2001 et sénateur du Gard depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Fournier est né le à Génolhac, dans le Gard, du mariage de Jean Fournier, gendarme, et de Fernande Mendre[1].

Le , il épouse Liliane Cancel, fonctionnaire[1], qu'il dit « plus militante que [lui] »[2]. De ce mariage, naissent deux filles[1].

De confession protestante[3], il se dit « pas timide mais réservé » ; il reconnaît « instaurer une distance volontaire » avec ses interlocuteurs[2]. Il apprécie le sport, la musique, la littérature et le cinéma[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Dhuoda de Nîmes, il est diplômé de l'Institut supérieur de la publicité à Bruxelles en 1963[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Dès la fin de ses études, Jean-Paul Fournier crée Publi-Déco, « une toute petite entreprise de décoration publicitaire »[4], dont il est le PDG de 1967 à 2001[1]. En parallèle, il est PDG de l'entreprise Affiplus de 1973 à 1990 et président du syndicat des professions de la publicité de 1975 à 1988[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) en 1977, et exerce en son sein la charge de secrétaire de la 1re circonscription du Gard de 1984 à 1989. En 1992, Alain Juppé le nomme secrétaire départemental du RPR.

En 1983, il devient adjoint au maire de Nîmes, Jean Bousquet, délégué à l'Urbanisme. En 1986, il est élu au conseil régional de Languedoc-Roussillon et réélu en 1992 et 1998. En 1988, il remporte le siège de conseiller général du premier canton de Nîmes qu’il conserve en 1994, 2001 et 2008.

En 1997, il envisage dans un premier temps de se présenter dans la 1re circonscription du Gard, mais l'investiture est réservée à l'UDF Yvan Lachaud[2]. Il est finalement suppléant du député sortant Jean-Marie André, candidat à sa réélection ; le tandem est battu par Alain Fabre-Pujol.

Maire de Nîmes (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de mars 2001, il est élu maire de Nîmes sur une liste d'alliance RPR-UDF avec Yvan Lachaud et Franck Proust. Il gagne face à la liste de gauche menée par le maire sortant Alain Clary.

Parallèlement, il participe à la création de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole dont il est élu président en 2002.

Il est ensuite nommé secrétaire départemental de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et membre du bureau politique national.

Il exerce également des fonctions au sein du conseil d’administration du centre national pour le développement du sport (CNDS) et de l'École des mines d'Alès (EMA). Il mène deux missions nationales : l’une consacrée au statut des sapeurs-pompiers volontaires, l’autre relative aux moyens de prévision et de prévention des inondations, confiée par le président de la République Nicolas Sarkozy.

Il est réélu maire lors de l'élection municipale de mars 2008.

En , il est élu sénateur du Gard, sa suppléante étant Vivette Lopez, la maire de Mus. Il intègre la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées. Après le renouvellement des commissions, il est élu vice-président de la section Tauromachie du groupe d'étude sur l'élevage.

En , il est condamné à une amende de 15 000 euros par le tribunal correctionnel de Nîmes, pour « prise illégale d'intérêt » dans l'affaire du « Diamant noir »[5]. La peine, confirmée en appel en par la cour d'appel de Nîmes, ne comprend toutefois pas de mesure accessoire d'inéligibilité[6].

En , dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis .

Le , il annonce sa candidature à l'élection municipale de 2014 à Nîmes[3]. Le , il parvient à un accord d'union avec Yvan Lachaud.

Le , sa liste est reconduite à l'occasion des élections municipales. Jean-Paul Fournier, réélu maire de Nîmes pour un 3e mandat, déclare être « très heureux » de cette « victoire de l'union »[3],[7]. Il décide de ne pas se représenter à la présidence de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole ; c'est Yvan Lachaud, son adjoint, qui lui succède, en vertu de l'accord conclu en décembre dernier[7].

Il est réélu sénateur lors des élections de septembre 2014, et fait entrer à la Haute Assemblée sa colistière Vivette Lopez.

En , durant la campagne des élections départementales, il appelle à voter pour le Parti socialiste contre le Front national[8].

Depuis 2015[modifier | modifier le code]

En , il concède à Objectif Gard être « en fin de règne », et « [avoir] avalé des couleuvres » au long de sa carrière[2]. Il dit son regret d'avoir cédé la présidence de la communauté d'agglomération à Yvan Lachaud, et fait part de son souhait de quitter son poste de maire en 2020[2]. De ses réalisations, celle dont il est le plus fier est Nîmes Métropole[9] ; a contrario, il se dit déçu par la mise en place des Transports collectifs en site propre (TCSP).

Lors de l'élection régionale de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, il est candidat en 21e position sur la liste conduite par Dominique Reynié[10]. Après l'avoir envisagé en [11], il quitte finalement son poste de secrétaire départemental des Républicains en 2017[12].

Mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

  • depuis le  : sénateur du Gard[1]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Commune de Nîmes[modifier | modifier le code]

  • depuis 1983 : conseiller municipal de Nîmes[1]
  • depuis 2001 : maire de Nîmes[1]

Communauté d'agglomération[modifier | modifier le code]

Conseil général du Gard[modifier | modifier le code]

Conseil régional du Languedoc-Roussillon[modifier | modifier le code]

Fonctions partisanes[modifier | modifier le code]

  • -  : vice-président de l'UMP

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • 1995 - 1999 : premier vice-président de la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) du Gard[1]
  • vice-président de l'association des maires du Gard[réf. nécessaire]
  • depuis 2007 : président du conseil d'orientation du forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales[1]
  • 1995 - 1999 : premier vice-président de la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) du Gard[1]

Décorations[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Fournier est promu officier de l'ordre national de la Légion d'honneur[Note 2] en 2007, officier de l'ordre national du Mérite en 2002 et chevalier des Palmes académiques[1].

En , à la suite de sa condamnation pour prise illégale d'intérêt, il est suspendu pour un an du port de ses décorations de la Légion d'honneur et du Mérite[13].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il démissionne en novembre 2008 pour cause de cumul de mandats.
  2. La décoration d'officier de l'ordre national de la Légion d'honneur lui a été remise par Nicolas Sarkozy le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Who's Who in France, édition 2013, p. 893.
  2. a, b, c, d et e Éloïse Levesque, Coralie Mollaret et Abdel Samari, « RING POLITIQUE Jean-Paul Fournier (LR) : “Dans ma carrière, j’ai avalé quelques couleuvres” », Objectif Gard,‎
  3. a, b et c Jean-Pierre Souche, « Et de trois pour Fournier ! », Midi libre,‎ , p. 2
  4. Philippe Bidalon, Laure Baudet, Letizia Dannery, Léa Delpont, Nora Legros, Jacques Molénat, Didier Thomas-Radux, Marion Vignal et Agnès Vives, « Vie publique », L'Express,‎
  5. « Jean-paul Fournier, édile condamné », liberation.fr
  6. « Nîmes : le maire UMP condamné à 15 000 euros d'amende », leparisien.fr
  7. a et b Olivier Schlama, « A Nîmes, Fournier réélu », Midi libre,‎ , p. 7
  8. Départementales 2015: le maire UMP de Nîmes Jean-Paul Fournier appelle à voter pour la gauche contre le FN, huffingtonpost.fr, 25 mars 2015
  9. Éloïse Levesque, Coralie Mollaret et Abdel Samari, « RING POLITIQUE Jean-Paul Fournier (LR) : “Le Musée de la romanité est un projet de vie” », Objectif Gard,‎
  10. Tony Duret, « RÉGIONALES Le quatuor Gardois des Républicains plus déterminé que jamais », Objectif Gard,‎
  11. Coralie Mollaret, « GARD Fédération Les Républicains : qui pour succéder à Jean-Paul Fournier ? », Objectif Gard
  12. Coralie Mollaret, « Ça reste entre nous. Les indiscrétios de la semaine », sur objectifgard.com, Objectif Gard,‎
  13. Le sénateur-maire de Nîmes sanctionné, Le Figaro, 8 avril 2013