Jean-Paul Fournier

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Jean-Paul Fournier
Jean-Paul Fournier, en 2009.
Jean-Paul Fournier, en 2009.
Fonctions
Sénateur du Gard
En fonction depuis le
Maire de Nîmes
En fonction depuis le
Prédécesseur Alain Clary
Vice-président de l'UMP
Président Jean-François Copé
Conseiller général du canton de Nîmes-1
Prédécesseur François Brugueirolle
Successeur Marie-Chantal Barbusse
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon
Successeur Robert Ruas
Biographie
Nom de naissance Jean-Paul Fournier
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Génolhac (Gard)
Nationalité Française
Parti politique Rassemblement pour la République (1977-2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Diplômé de Institut supérieur de la publicité
Profession Chef d'entreprise
Religion Protestant
Résidence Nîmes
Maires de Nîmes

Jean-Paul Fournier, né le à Génolhac (Gard), est un homme politique français. Il est maire de Nîmes depuis 2001 et sénateur du Gard depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi les cours de l'Institut supérieur de la publicité à Bruxelles, il crée son entreprise, « Publi-Déco ». Il devient président national de son syndicat professionnel, puis est élu, en 1986, à la chambre de métiers et de l’artisanat du Gard, dont il devient le premier vice-président de 1995 à 1999.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) en 1977 et exerce en son sein la charge de secrétaire de la 1re circonscription du Gard de 1984 à 1989. En 1992, Alain Juppé le nomme secrétaire départemental du RPR. Il est secrétaire départemental de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et membre du bureau politique national.

En 1983, il devient adjoint au maire de Nîmes, Jean Bousquet, délégué à l'Urbanisme. En 1986, il est élu au conseil régional de Languedoc-Roussillon et réélu en 1992 et 1998. En 1988, il remporte le siège de conseiller général du premier canton de Nîmes qu’il conserve en 1994, 2001 et 2008.

En 1997, il est suppléant du député sortant Jean-Marie André, candidat à sa réélection ; le tandem est battu par Alain Fabre-Pujol.

Maire de Nîmes (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de mars 2001, il est élu maire de Nîmes sur une liste d'alliance RPR-UDF avec Yvan Lachaud et Franck Proust. Il gagne face à la liste de gauche menée par le maire sortant Alain Clary.

Parallèlement, il participe à la création de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole dont il prend la présidence en 2002.

En 2007, il devient président du Conseil d'orientation du forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales. Il exerce également des fonctions au sein du conseil d’administration du Centre national pour le Développement du Sport (CNDS) et de l'École des mines d'Alès. Il mène deux missions nationales : l’une consacrée au statut des sapeurs pompiers volontaires, l’autre relative aux moyens de prévision et de prévention des inondations, confiée par le président de la République Nicolas Sarkozy.

Il est réélu lors de l'élection municipale de mars 2008.

En septembre 2008, il est élu sénateur du Gard, avec comme suppléante Vivette Lopez, maire de Mus. Il intègre la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées. Après le renouvellement des commissions, il est élu vice-président de la section Tauromachie du Groupe d'étude sur l'élevage.

En , il est condamné à une amende de 15 000 euros par le tribunal correctionnel de Nîmes, pour « prise illégale d'intérêt » dans l'affaire du « Diamant noir »[1]. La peine, confirmée en appel en par la cour d'appel de Nîmes, ne comprend toutefois pas de mesure accessoire d'inéligibilité[2].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Le , il annonce sa candidature à l'élection municipale de 2014 à Nîmes[3]. Le 13 décembre, il parvient à un accord d'union avec Yvan Lachaud.

Le , sa liste est reconduite à l'occasion des élections municipales. Jean-Paul Fournier, réélu maire de Nîmes pour un 3e mandat, déclare être « très heureux » de cette « victoire de l'union »[3],[4]. Il décide de ne pas se représenter à la présidence de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole ; c'est Yvan Lachaud, son adjoint, qui lui succède, en vertu de l'accord conclu en décembre dernier[4].

Il est réélu sénateur lors des élections de septembre 2014, et fait entrer à la Haute Assemblée sa colistière Vivette Lopez.

En , durant la campagne des élections départementales, il appelle à voter pour le Parti socialiste contre le Front national[5].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Époux de Liliane, il a deux filles[réf. nécessaire]. Il est de confession protestante[3].

Décorations[modifier | modifier le code]

En avril 2013, à la suite de sa condamnation pour prise illégale d'intérêt, il est suspendu pour un an du port de ses décorations de la Légion d'honneur et du Mérite[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-paul Fournier, édile condamné », liberation.fr.
  2. « Nîmes : le maire UMP condamné à 15 000 euros d'amende », leparisien.fr.
  3. a, b et c Jean-Pierre Souche, « Et de trois pour Fournier ! », Midi libre,‎ , p. 2
  4. a et b Olivier Schlama, « A Nîmes, Fournier réélu », Midi libre,‎ , p. 7
  5. Départementales 2015: le maire UMP de Nîmes Jean-Paul Fournier appelle à voter pour la gauche contre le FN, huffingtonpost.fr, 25 mars 2015
  6. Le sénateur-maire de Nîmes sanctionné, Le Figaro, 8 avril 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]