Saint-Laurent-de-la-Salanque

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Saint-Laurent-de-la-Salanque
La rue Arago
La rue Arago
Blason de Saint-Laurent-de-la-Salanque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton La Côte salanquaise
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Alain Got
2014-2020
Code postal 66250
Code commune 66180
Démographie
Gentilé Laurentins
Population
municipale
10 269 hab. (2014)
Densité 829 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 28″ nord, 2° 59′ 29″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 7 m
Superficie 12,39 km2
Localisation

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Saint-Laurent-de-la-Salanque
Liens
Site web saint-laurent-salanque.com

Saint-Laurent-de-la-Salanque est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. C'est la capitale historique de la Salanque.

Ses habitants sont appelés les Laurentins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-de-la-Salanque est une commune située sur l'Agly qui est situé au sud de la ville.

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-de-la-Salanque[1]
Salses-le-Château
(par un quinquepoint)
Leucate (Aude)
(par un quinquepoint)
Saint-Hippolyte Saint-Laurent-de-la-Salanque[1] Le Barcarès
Claira Torreilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 0 et 7 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Agly délimite la frontière méridionale de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières
  • La D 83, voie rapide reliant Le Barcarès à Perpignan, traverse la commune d'ouest en est ;
  • La D 11 traverse la partie occidentale de la commune du nord au sud, en provenance de Saint-Hippolyte et en direction de Torreilles ;
  • La D 90 traverse le sud de la commune de l'ouest vers l'est, en provenance de Saint-Hippolyte et en direction du Barcarès ;
  • La D 81 traverse la partie sud-est de la commune du sud vers le nord, en provenance de Sainte-Marie et en direction de la D 83.
Voies ferroviaires

Saint-Laurent-de-la-Salanque était jadis reliée à Perpignan par la Ligne Perpignan - Le Barcarès qui a été depuis fermée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Sant Llorenç de la Salanca[3].

Le nom Santi-Laurenci apparaît pour la première fois en 968, en référence à un lieu situé à l'embouchure de l'Agly.

Comme son nom l'indique, Saint-Laurent-de-la-Salanque s'étend dans une zone de salanque, type de sol correspondant à l'étang qui le borde et signifie « terre salée ».

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Sentinelle-de-l'Agly[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-de-la-Salanque comprend en 2012 5 147 logements, parmi lesquels 83,5% sont des résidences principales, 8,2% sont des résidences secondaires et 8,2% sont vacants. 64,4% des ménages sont propriétaires de leur logement[5].

Faute d'avoir respecté l'objectif triennal 2011-2013 de construction de logements sociaux, avec 144 réalisés sur les 199 requis (soit un taux de réalisation de 72%), la commune se voit sanctionnée par la préfecture en 2015 d'une pénalité de 57 000 euros[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune du Barcarès est créée le par détachement de Saint-Laurent-de-la-Salanque, qui jusqu'alors comportait un débouché maritime[7].

Pierre Latécoère, constructeur d’avions à Toulouse, conçoit, dans les années 1920, le projet révolutionnaire de relier Toulouse à l’Amérique du Sud par la voie des airs. Il installe, sur l’étang de Saint-Laurent, son hydrobase, destinée aux avions de l’Aéropostale. Le collège de Saint-Laurent-de-la-Salanque porte le nom de Jean Mermoz.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Théodore Berthomieu    
1945 1953 Laurent Vidal-Barragué    
1953 1983 Amédée Cadène   Conseiller général
1983 2001 René Marquès[8] DVG puis UDF-AD Conseiller général
Sénateur
Président du conseil général des Pyrénées-Orientales
2001 Fernand Siré DVD puis UMP Conseiller général
Député
en cours Alain Got[9] DVD puis UDI Conseiller général
Conseiller communautaire délégué
Président de Natura 2000/Étang de Salses-Leucate

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720 1730
47 f 112 f 34 f 15 f 19 f 8 f 116 f 82 f 202 f
1755 1765 1767 1774 1789 1790 - - -
317 f 700 H 1 181 H 202 f 296 f 2 014 H - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 10 269 habitants, en augmentation de 19,6 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 660 1 853 2 131 2 557 3 207 3 444 3 526 3 813 4 063
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 309 4 435 4 596 4 571 4 609 5 036 5 476 4 540 4 434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 470 4 390 4 259 4 112 4 036 3 623 3 630 3 047 3 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 300 3 649 3 971 4 523 7 186 7 932 8 224 8 586 10 269
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 13 14 14 6 8 7 7 6
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 10 août[16]
  • Marché : jeudi et dimanche[16]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent de La Salanque compte deux clubs de rugby à XIII et rugby à XV : Saint-Laurent-de-la-Salanque XIII et Rugby Club Salanque XV, un club de football avec 210 licenciés, un club de football américain (grizzlys de Saint Laurent)[17] et un club de tennis (Tennis Club Laurentin).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Revenus de la population

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 159 €[18].

En 2012, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 17 730 € et 56,4% des foyers fiscaux sont imposables. Le taux de pauvreté est de 17,1%[5].

Fiscalité

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Le centre parachutiste d'instruction spécialisée (CPIS) de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, est l'un des trois centres d'entraînement des agents de la DGSE. Il utilise la piste de décollage ainsi qu'un hangar récemment réhabilité se trouvant sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Une base militaire équipée d’antennes radars est installée à Saint-Laurent. Ce serait un des sites d'écoute de la DGSE, appartenant au réseau Frenchelon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Né en 1845 à Saint-Laurent-de-la-Salanque (†1907), fils de cafetier et devenu adulte, capitaine au long cours aux activités « pirates », il vogue vers l’Abyssinie, (où il rencontre Arthur Rimbaud), en proie aux affres de la guerre. Eloi Pino, décide de s’engager dans le commerce des armes dont a cruellement besoin le roi Ménélik II et s’installe à « Djibouti » en faisant construire une maison en dur, créant ainsi la ville de Djibouti[19].

  • Henri Danoy, dramaturge né en 1859 à Saint-Laurent-de-la-Salanque.
  • Fernand Duron né le 21 décembre 1898 à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Joueur de rugby à XV. Champion de France de rugby à XV avec l'U.S.A.P en 1921 et finaliste en 1924. Troisième ligne aile ou talonneur(1,70 m - 74 kg).
  • Joseph Ribas, écrivain né en 1931 à Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Laurent-de-la-Salanque Blason Taillé, au premier d’azur au bateau d’argent voguant de face, au deuxième de gueules au gril d'or en pal. Alias : De gueules au gril de cinq pals d'or, tenu par une main de carnation parée d'argent et mouvant de la pointe[20].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Notice Cassini
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. a et b Fiche Insee 2012
  6. Frédérique Michalak, « Logement social : 7 communes des P.-O. sanctionnées », L'Indépendant,‎
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. René Marquès a parrainé la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  9. http://www.saint-laurent-salanque.com/sites/default/files/fichier/a4_equipe_municipale_06-09-2016_1.pdf
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  16. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  17. Site FF Football Américain
  18. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  19. www.saint-laurent-salanque.com Histoire et patrimoine de Saint-Laurent.
  20. http://pyreneescatalanes.free/villages/blason.