André Fraigneau

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André Fraigneau
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Naissance
Nîmes
Décès (à 85 ans)
Paris
Activité principale
écrivain, éditeur
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
roman, essai, chroniques

Œuvres principales

  • Les Étonnements de Guillaume Francœur (trois volumes, 1937-1942 : L'Irrésistible, Camp-volant, La Fleur de l'âge)

André Fraigneau, né en 1905 à Nîmes et mort en 1991 à Paris[1], est un écrivain et éditeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Latiniste distingué et helléniste érudit, il est tout à la fois romancier, diariste, essayiste et éditeur.

Lecteur aux éditions Grasset, il est notamment l'éditeur de Marguerite Yourcenar. Homosexuel, il repousse assez brutalement les avances que lui fait cette dernière[2], dont la propre sensibilité homosexuelle ne fait ensuite que s'affirmer. Cette déconvenue amoureuse transparaît dans le poème en prose Feux que Yourcenar publie en 1935[3].

En 1941 il fit partie du groupe d'écrivains français qui se rendent à l'invitation de Joseph Goebbels au Congrès de Weimar, aux côtés de Jacques Chardonne, Marcel Jouhandeau, Pierre Drieu la Rochelle, Robert Brasillach, Ramon Fernandez et Abel Bonnard[4], ce qui lui vaudra, après 1944, d'être mis à l'index par le Comité national des écrivains.

Après-guerre, il devint l'un des auteurs de prédilection des Hussards, qui à l'instar de Michel Déon et d'Antoine Blondin le considèrent comme un maître en littérature[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

Il existe une Association des Amis d'André Fraigneau, fondée en 1993 par Michel Mourlet[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

« Fraigneau vagabonde hors des sentiers battus, sans consulter les guides des circuits balisés, ignorant les sermons de Combat, le soliloque de Camus dans L'Étranger, le pataquès énigmatique de Sartre dans L'Être et le Néant, la poésie costumée d'Aragon, etc. »

— Pol Vandromme, préface à Escales d'un européen, recueil de chroniques de Fraigneau, 2005.

  • Val de Grâce (1930)
  • Les Voyageurs transfigurés (1933)
  • L'Irrésistible (1935)
  • Camp-Volant (1937)
  • La Grâce humaine (1938)
  • La Fleur de l'âge (1942)
  • Le parc Monceau (illustrations de Roger Guit), dans l'ouvrage collectif Paris 1943 (Presses universitaires de France/ville de paris, 1942)
  • Le Livre de raison d'un roi fou, La Table Ronde (1947)
  • Journal profane d'un solitaire, La Table Ronde (1947)
  • L'Amour vagabond (1949)
  • Port-Royal des Champs, éditions Sun (1949)
  • Le Songe de l'empereur, La Table Ronde (1952);
  • Roger Nimier (en collaboration avec Antoine Blondin, 1964)
  • Les Étonnements de Guillaume Francœur (réunissant en un seul volume L'Irrésistible, Camp-Volant et La Fleur de l'âge, 1985)
  • L'Arène de Nîmes (recueil de nouvelles réunies en 1997)
  • Les amis d'enfance (éd. Fata Morgana, 1998)
  • Bonnes fortunes (Fata Morgana, 1998)
  • C'était hier, journal (2001)
  • Papiers oubliés dans l'habit (journal, publié en 2006)
  • En bonne compagnie. Chroniques, éd. La Dilettante, 2009. 15 chroniques datées de 1938 à 1970 (Cocteau, Raymond Radiguet, Gérard d'Houville, Christian Dior...)
  • Escales d'un européen, recueil de chroniques, certaines datées, préface de Pol Vandromme (éditions du Rocher, 2005)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Cocteau, Entretiens Avec André Fraigneau, .
  • Michel Mourlet (ill. Salvat), André Fraigneau, .
  • Serge Velay (dir.), Michel Boissard et Catherine Bernié-Boissard, Petit dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Alcide, , 255 p. (présentation en ligne), p. 105-106-107.
  • Bertrand Galimard Flavigny, André Fraigneau ou l'élégance du phénix, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Volume 14, Numéros 1 à 5 », Livres hebdo,‎ , p. 12. Certaines sources, comme le site des Éditions du Rocher, donnent la date erronée en 1989.
  2. Eliane Gubin, Catherine Jacques, Valérie Piette et Jean Puissant, Dictionnaire des femmes belges: XIXe et XXe siècles, Lannoo Uitgeverij, , p. 148.
  3. Achmy Halley, Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d'un silence, Rodopi, , p. 423.
  4. « Le train de la honte », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  5. « Portrait : Michel Déon », sur lire.fr.
  6. « Guide Nicaise des associations d'amis d'auteur ».