Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan

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Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan
Image illustrative de l'article Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan
Blason de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Rousson
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Thierry Daublon
2014-2020
Code postal 30430
Code commune 30266
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais, Saint-Jeannaises
Population
municipale
960 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 29″ nord, 4° 17′ 39″ est
Altitude Min. 91 m – Max. 240 m
Superficie 17,3 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-jean-de-maruejols-et-avejan.fr/fr/

Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe au nord du département du Gard, à 5 km de l'Ardèche (Saint-Sauveur-de-Cruzières). Il est composé d'un bourg central (Saint-Jean-de-Maruéjols), d'un hameau (Avéjan) et de plusieurs lieux-dits.

La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays de Cèze, du canton de Rousson et de l'arrondissement d'Alès.

Saint-Jean est un village situé en bordure des gorges de la Cèze, où la verdure et le pittoresque sont lieux de rendez-vous. Divers vestiges gallo-romains indiquent que ce lieu a été habité très anciennement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villa Sancti-Johannis-de-Marugolz en 1254. Sanctus-Johannes-de-Marojolis en 1384, plus tard, Saint-Jean-des-Asneaux, et Maruéjols-les-Anels en 1793.

C'est une paroisse du doyenné de Barjac, succursale érigée par décret du 17 Prairial an XIII (6 juin 1805) avec vicariat décrété le 7 novembre 1818 ; la population se compose de 529 catholiques et 280 protestants ; l'annexe d'Avéjan et Belvezet donne un supplément de 348 catholiques. L'église paroissiale, en grande partie reconstruite et considérablement agrandie, fut bénite par Monseigneur Plantier, le 18 novembre 1864. Elle est de style roman simple et sévère. Avant 1790, c’était une paroisse du diocèse d'Uzès (doyenné de St Ambroix) régie par un vicaire perpétuel. Le bénéfice du titre de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, était un prieuré simple et séculier, à la pleine collation de l’évêque d'Uzès ; le vicaire était institué par l’Évêque, sur la présentation du prieur local.

Divers débris gallo-romains indiquent que ce lieu a été habité fort anciennement ; la maison de Crussol d'Uzès y était en possession de tous ces droits fort étendus. Le château de Saint Jean tomba, en 1628, aux mains des huguenots de Rohan, à la suite de l'assemblée des protestants à Alais.

Rohan fit démanteler ce château qui appartenait à son vaillant adversaire le Marquis de Portes. En janvier 1703, Cavalier incendia l'église et treize maisons du village ; vingt personnes, parmi lesquelles quatre femmes et un enfant de deux ans, furent massacrées. Une assemblée fut ensuite tenue sur la place publique et on força les catholiques a y assister. Une ordonnance épiscopale du 2 mai 1715 unit le prieuré de St Jean au séminaire d'Uzès. Avant 1789 le territoire actuel de la commune de St Jean était partagé en 3 paroisses : St Jean, Avéjan et Mannas. En 1790 l'Assemblée Nationale désigne Rivières-de-Theyrargues (actuelle Rivières) comme canton. C'est là que siègent pendant la terreur les commissaires civils munis de pouvoir illimités, ce qui les incitants à se livrer aux pire excès dans la région (1790-1795). Saint-Jean, soutenu par les municipalités voisines, aurait bien voulu être désignée comme canton, mais n'a jamais pu l'obtenir malgré ses 1 120 habitants.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Maruéjols-les-Anels[1].

En 1795 (an III) le canton de Rivières-de-Theyrargues est supprimé et rattaché au canton de Barjac qui dépend de l'arrondissement d'Alais (Alès actuellement).

La tour de l'horloge communale, ancien élément de fortification, fut exhaussée en 1902 et sa toiture couverte de tuiles vernissées « à la bourguignonne » et chapeautée d'un petit campanile de fer forgé abritant la cloche des heures.

L'asphalte[modifier | modifier le code]

Sur le territoire, il y a un gisement de roche asphaltique ou asphalte naturel qui est le seul en Europe à être encore en exploitation.

L'asphalte naturel est une roche calcaire imprégnée de bitume. On trouve cette roche dans les gisements sédimentaires d'origine lacustre de l'ère tertiaire.

Au cours des âges, des couches successives de calcaires se sont trouvées imprégnées de bitume d'origine certainement pétrolifère.

Le gisement de Saint-Jean-de-Maruéjols se présente sous la forme d'une couche de dix à douze mètres d'épaisseur, d'aspect lité, avec une imprégnation variable suivant les strates, dont la teneur en bitume moyenne est de l'ordre de 7 a 8 %, avec des passages pouvant aller jusqu’à 13 %.

Ce gisement a été découvert au milieu du dix neuvième siècle par des affleurements en surface dans les collines dominant la plaine de Saint-Jean, côté est. Des sondages en profondeur ont décelé sa présence souterraine et son importance.

La couche d'asphalte depuis les affleurements plonge vers le sud-ouest avec une inclinaison de l'ordre de 10 % et environ tous les 100 mètres par des failles d'une amplitude de 15 à 30 mètres.

C'est ainsi que sous Avéjan se trouve l'asphalte à une centaine de mètres et au puits Goldney, dans la plaine, à 290 mètres.

En 1859, après une campagne de sondages, le Service des Mines a découpé le gisement en quatre concessions :

- Concession du Mas Taullele, - Concession d'Avejan et Fontcouverte, - Concession de Rebessou, - Concession de Saint jean de Maruéjols.

Les deux premières, les plus au nord-est appartiennent à la Société des mines d'Asphaltes du centre (SMAC).

Les deux suivantes, vers le sud-ouest, appartiennent à la Société Française des Asphaltes (SFA).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan Blason De sinople à la fasce losangée d'or et de gueules.
Détails Armoiries rendues par ordonnance le 16e jour du mois de septembre 1697 par MM. les Commissaires Généraux du Conseil : les armoiries, celles de la communauté des habitants de Saint-Jean-de-Maruéjols telles ont été peintes et figurées après avoir été reçues ont été enregistrées a l'armorial général dans le registre coté à Montpellier en conséquence du paiement des droits réglés par les Tarifs et Arrest du Conseil du 20e jour de novembre en l'an 1696.
Brevet délivré à Paris le 22 juin 1894

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1989 Henri Champetier Apparenté PCF  
1989 1998 Marcel Vincent SE  
1998 2000 Roger Teissonière SE  
2000 2005 René Grasset SE  
2005 en cours Thierry Daublon SE[2] Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 960 habitants, en augmentation de 4,35 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 719 759 1 002 1 081 1 186 1 291 1 380 1 457
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 345 1 363 1 340 1 284 1 227 1 121 1 139 1 100 1 149
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 138 1 224 1 166 1 007 937 1 022 919 869 834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
806 791 774 766 766 810 824 920 960
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place de l'horloge, refaite et inaugurée en juillet 2008, constitue la partie centrale du village.

Le pont romain sur la Claysse, la tour de l'Horloge au toit en tuiles vernissées sur la place de Saint-Jean, la chapelle romane d'Avéjan.

Sports[modifier | modifier le code]

L’Aïkido club maruejois, affilié à la FFAB a été créé en 2008 et compte une vingtaine de licenciés. Les cours sont assurés par deux enseignants (ceintures noires 1er et 2e dans).

Le Football Club de St Jean de Maruéjols évolue en 2008 en première division de district (niveau départemental).

Chaque année depuis 1997, le premier week-end de septembre, l'association l'Étoile Maruéjoise organise un « raid nature » mêlant VTT, course d'orientation et parcours en canoë sur la Cèze.

À la sortie du village un centre de vacances Vacanisport est ouvert de juin à septembre. Les activités disponibles sont : accrobranche, balade en quad, mini-quad, balade en buggy, mini-buggy, parcours tir à l'arc, location VTT, escalade, spéléologie, canyoning.

Art et Culture[modifier | modifier le code]

L'association l'Étoile Maruéjoise organise tout au long de l'année diverses manifestations culturelles et artistiques ainsi que différents cours et atelier hebdomadaires : bridge, théâtre, chorale, mosaïque, aquarelle, conversation anglais, etc.

Associations[modifier | modifier le code]

Le Relais familles est géré par l'association Familles Rurales. C' est un lieu de vie ouvert à tous. Le Relais Familles propose des activités variés comme l'initiation à l'informatique, les ateliers brico / déco, les soirées jeux de société, les interventions autour de l'environnement.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le village compte des commerces et services tels que hôtels, restaurants, bar-tabac, boulangerie, épicerie, boucherie, coiffeurs, fleuriste, pharmacie, cabinet médical et dentaire, La Poste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]