Horloge mécanique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Horloge)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Horloge (homonymie).
Une horloge murale commune à la fin du XXe siècle en Europe.
Horloge en forme de navire, XVIe siècle, château d'Écouen
Horloge murale originale à quartz réalisée par découpe laser sur métal

Une horloge mécanique dite communément et simplement horloge est un instrument de mesure du temps qui donne l'heure par une solution à l'origine entièrement mécanique. Succédant aux différentes horologia, elle apparait à la fin du XIIIe siècle en Europe occidentale. Elle connaitra une évolution et une diversification importante au cours des siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aucune horloge mécanique antérieure au XIVe siècle ne nous est parvenue, mais plusieurs mentions dans des documents ecclésiastiques révèlent quelques-uns des premiers temps de l'horloge.

Aux origines[modifier | modifier le code]

Le mot latin horologium, horologia, dérivé du grec [ὡρα, l'heure et λέγειν, dire] a été employé pour décrire tous les dispositifs indiquant l'heure, mais l'utilisation de ce mot pour tous les instruments de mesure du temps nous cache la vraie nature de leurs mécanismes. Par exemple :

  • il existe un document décrivant l'installation en 1176 d'une « horloge » dans la cathédrale de Sens mais le mécanisme utilisé est inconnu[1] ;
  • Selon Jocelin de Brakelond, en 1198 lors d'un incendie à l'abbaye de Bury St Edmunds, des moines coururent à l'« horloge » chercher de l'eau, ce qui indique que leur horloge était donc à eau et qu'elle avait un réservoir assez grand pour aider à éteindre un feu occasionnel.

Les premières horloges mécaniques[modifier | modifier le code]

Il semble que les premières horloges mécaniques soient apparues en Europe occidentale à l'aube du XIVe siècle[2]. Dans l'ouvrage de Gerhard Dohrn-van Rossum, on peut y lire qu'en Europe, entre 1280 et 1320, il y a une augmentation du nombre de mentions de l'existence d'horloges et d'« horologes » dans les registres paroissiaux, ce qui tend à prouver qu'un nouveau type de mécanisme d'horloge avait été conçu.

Ces premières horloges, de grandes dimensions, rares et chères étaient placées dans des édifices pouvant les recevoir : églises ou mieux cathédrales, beffrois, demeures princières.

Inventaire sommaire[modifier | modifier le code]

Différentes sources, non exhaustives, nous informent sur les premières horloges trouvées à travers la lecture des archives. Un aperçu de ces inventaires nous permet de suivre leur distribution dans le courant des premiers siècles de leur existence.

Cette section est en cours de réécriture ou de restructuration importante. Les informations peuvent être modifiées à tout moment par le ou les utilisateurs ayant apposé ce bandeau. 17 mai 2016

Différents types d'horloges[modifier | modifier le code]

Depuis leur origine, elles se sont considérablement complexifiées ; on peut les aborder dans un ordre qui suit grossièrement leur évolution :

  • les horloges à poids et à foliot : les horloges d'édifices et les horloges publiques, les horloges monumentales, les horloges astronomiques;
  • Les horloges à pendule : les comtoises, les régulateurs ;
  • leurs miniaturisations : les horloges à ressort dites de table, les pendules, les montres mécaniques ;
  • leurs dérivées : les horloges pneumatiques, électriques, les horloges et montres à quartz, les horloges atomiques, etc…
Cette section est en cours de réécriture ou de restructuration importante. Les informations peuvent être modifiées à tout moment par le ou les utilisateurs ayant apposé ce bandeau. 16 mai 2016

Horloges à poids et à foliot[modifier | modifier le code]

Horloges d'édifices et horloges publiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour horloge.

Horloges monumentales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Horloge monumentale.

Ce sont des horloges de grande taille. À l'origine à poids et à foliot, elles ont suivi l'évolution et leur rénovation en a fait bien souvent des horloges à pendule puis des horloges électriques. Elles se trouvent souvent sur des bâtiments officiels comme des bâtiments gouvernementaux, des églises ou des gares.

Voir une liste non exhaustive des horloges monumentales : Horloge monumentale

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Horloges astronomiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Horloge astronomique.

Une horloge astronomique est une horloge qui affiche l'heure ainsi que des informations relatives à l'astronomie. De façon générale, le terme fait référence à toute horloge qui affiche, en plus de l'heure, des informations astronomiques comme : les positions relatives du Soleil, de la Lune, des constellations du Zodiaque, les planètes les plus brillantes, ainsi que toutes sortes d'informations cycliques comme la durée du jour et de la nuit, l'âge et la phase de la lune, la date des éclipses (par l'indication des nœuds lunaires), de Pâques et d'autres fêtes religieuses, la date et l'heure des marées, l'heure solaire, l'heure inégale ou temporaire, le temps sidéral, la date des solstices, une carte du ciel, etc.

En Europe, les horloges astronomiques apparaissent au XIVe siècle. Les horloges astronomiques de Richard de Wallingford à St Albans dans les années 1330 et de Giovanni Dondi à Padoue entre 1348 et 1364 sont des chefs-d'œuvre du genre.

Les horloges astronomiques sont construites comme pièces de démonstration ou d'exposition, aussi bien pour impressionner que pour informer. Du fait de leur complexité, les horlogers continuent à en produire afin de mettre en avant leurs compétences techniques ainsi que la richesse de leurs mécènes. Leur message philosophique sous-jacent, un univers ordonné par la volonté divine, est en accord avec la vision du monde de l'époque, ce qui peut expliquer leur popularité[réf. nécessaire].

En France, on peut citer comme principales horloges astronomiques :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Horloges à pendule[modifier | modifier le code]

Système de fonctionnement d'un pendule commun
Article détaillé : Pendule (horlogerie).

Au XVIe siècle, Galilée étudia le mouvement du pendule oscillant. Un pendule associé à un ressort et à un mécanisme de régulation permet la conservation d'un rythme. Le pendule d’horloge, composé d’une tige pouvant osciller autour d’un axe de rotation horizontal permet de régulariser le mouvement des horloges. Il est synonyme de balancier.

En 1656, le physicien Christian Huygens (1629-1695), découvrit la théorie du pendule. Il eut l'idée de l'utiliser comme organe régulateur pour les horloges. En 1657, Salomon Coster fabriqua un mouvement d'horlogerie qui fonctionnait d'après ce principe. Les premiers modèles fabriqués avaient une durée de marche de huit jours ; le mouvement et le carillon étaient actionnés par un seul ressort.

Christian Huygens perfectionna le ressort à spirale en 1675 [réf. nécessaire] qui permit de supprimer le balancier pendulaire et de réduire la taille des horloges. Les horloges devinrent alors d'un prix plus abordables et se répandirent dans les maisons, sous la forme d'abord d'horloges de parquet puis de pendules de cheminée.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Miniaturisation[modifier | modifier le code]

Les horloges à ressort dites de table[modifier | modifier le code]

les pendules[modifier | modifier le code]

Une pendule est une horloge en général murale, fonctionnant avec un pendule. On distingue :

Horloge à carillon[modifier | modifier le code]

Certaines horloges sont munies d'un carillon de type « carillon de Westminster » qui sonne tous les quarts d'heure la mélodie du carillon du Palais de Westminster (Westminster Quarters).

les montres mécaniques et autres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Montre (horlogerie).

En 1571, le comte de Leicester offrit un bracelet muni d'une petite montre à la reine Élisabeth Ire[3].

Les premières montres furent portées dans une poche de gilet, veste ou veston ; poche qui portait le nom de gousset, d'où le nom de montre-gousset.

En 1811, Abraham-Louis Breguet, horloger parisien, remit une montre-bracelet à complications, à la reine consort de Naples, Caroline Bonaparte. La première production en série semble remonter à 1880 : la firme Girard-Perregaux à La Chaux-de-Fonds livre une commande de 2 000 montres-bracelets (munies d'une grille de protection) à l'armée impériale allemande.

Horloges dérivées[modifier | modifier le code]

Horloges électriques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Horloge électrique.

Horloges à quartz et Horloges atomiques[modifier | modifier le code]

L'industrialisation de l'horloge au XIXe siècle s'inscrivit dans la foulée de la nécessité de contrôler le temps de manière de plus en plus précise.

Les quartz et l'atome remplacèrent graduellement les mécanismes d'horlogerie dans la seconde moitié du XXe siècle.

Les horloges à quartz[modifier | modifier le code]

Horloge à quartz

Une horloge à quartz utilise un oscillateur à quartz pour définir le temps. Le premier oscillateur électronique stabilisé par un cristal de quartz fut réalisé en 1918

Le quartz a la propriété d'osciller à une fréquence précise lorsqu'il est stimulé électriquement. La première horloge fut mise au point en 1928 par Warren Morrison et J.W. Horton aux Bell Telephone Laboratories[4].

La précision obtenue grâce au quartz est dix fois plus grande que celle de la meilleure des montres mécaniques inventée précédemment (en 1675 par Isaac Thuret) : une seconde de retard en six ans.

Les horloges atomiques[modifier | modifier le code]

Pour dépasser cette précision, les scientifiques utilisent des horloges atomiques. Une horloge atomique est une horloge qui utilise la fréquence du rayonnement électromagnétique émis par un électron lors du passage d'un niveau d'énergie à un autre pour assurer l'exactitude et la stabilité du signal oscillant qu'elle produit.

Un de ses principaux usages est le maintien du Temps atomique international (TAI) et la distribution du Temps universel coordonné (UTC) qui sont les échelles de temps de référence.

Le temps atomique international est la référence mondiale fondée sur la définition de la seconde atomique, calculée au Bureau international des poids et mesures à Sèvres[5].

Approche par pays[modifier | modifier le code]

Au Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Horloge japonaise.

En Chine[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Gerhard Dohrn-van Rossum, L'histoire de l'heure : L'horlogerie et l'organisation moderne du temps, Paris, La Maison des sciences de l'homme, (ISBN 2-7351-0741-8).

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Règlement rédigé par l'archevêque Michel de Corbeil en 1198, et conservé à la Bibliothèque de Sens, selon le Bulletin de la société archéologique de Sens, année 1867, tome IX, page 390
  2. Gerhard Dohrn-van Rossum 1997, p. 47-124
  3. Marco Richon, Omega : voyage à travers le temps, p.104
  4. Encyclopédie mondiale de la science et de l'innovation 2008, page 132
  5. (en)[1] Establishment of TAI and UTC, Bureau International des Poids et Mesures (BIPM), consulté le 8 juillet 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L'horloge au cinéma[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]