Marcus Vipsanius Agrippa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Marcus Vipsanius Agrippa
Image illustrative de l’article Marcus Vipsanius Agrippa
Portrait d'Agrippa du type de Gabies,
vers 25-24 av. J.-C., musée du Louvre.

Titre Consul en 37, 28 et 27 av. J.-C.
Autres titres Imperium exceptionnel
Puissance tribunitienne
Conflits -46 à -45 : Guerre civile de César
-44 à -43 : Guerre civile post-César
-42 : Guerre civile des Libérateurs
-41 à -40 : Guerre de Pérouse
-37 à -36 : Révolte sicilienne
-31 : Campagne d'Actium
-19 : Guerres cantabres
-13 : Conquête du haut-Danube
Faits d'armes 36 av. J.-C. : Bataille de Nauloque
31 av. J.-C. : Bataille d'Actium
Distinctions Triomphe à Rome en 36 av. J.-C.
Autres fonctions Tribun de la plèbe en 43 av. J.-C.
Préteur en 40 av. J.-C.
Gouverneur de Gaule transalpine en 39 ou 38 av. J.-C.
Édile en 33 av. J.-C.
Gouverneur de l'Orient entre 23 et 21 av. J.-C. et alternativement gouverneur de l'Occident et de l’Orient entre 20 et 12 av. J.-C.
Biographie
Dynastie Julio-Claudiens
Naissance Vers 63 av. J.-C.
Istrie ? Asisium (Ombrie) ?
Décès Mars 12 av. J.-C.
Campanie
Père Lucius Vipsanius Agrippa ?
Mère ?
Conjoint Caecilia Pomponia Attica (~-37 - ?)
Claudia Marcella l’Aînée (-28 à -21)
Julia (-21 à -12)
Enfants vers -36 : Agrippina (de Pomponia)
vers -27 : Marcella (de Marcella)
-20 : Caius (de Julia)
-19 : Julia (de Julia)
-17 : Lucius (de Julia)
-14 : Agrippina Maior (de Julia)
-12 : Postumus (de Julia)

Marcus Vipsanius Agrippa (né vers 63 av. J.-C. - mort en mars de l'année 12 av. J.-C.), francisé en Marc Agrippe, est un général et homme politique romain du Ier siècle av. J.-C. ; éduqué aux côtés du jeune Caius Octavius Thurinus, le futur empereur Auguste, son parcours personnel épouse dès 44 av. J.-C. celui du petit-neveu et désormais fils adoptif de Jules César : fidèle lieutenant, bâtisseur, homme de guerre, gendre, et héritier présomptif de l'Empire, Agrippa fut de tous les combats militaires et politiques de son plus proche ami.

Présent au côté d'Octave dès la mort de César en 44 av. J.-C., Agrippa permet par ses victoires militaires (bataille de Nauloque en 36 av. J.-C. contre Sextus Pompée, bataille d'Actium en 31 av. J.-C. contre Marc Antoine) l'affirmation de l'autorité politique d'Octavien dans un contexte de profonds troubles, ainsi qu'il accompagne l'installation du principat et la fin des guerres civiles de la République romaine. Durant les quinze premières années du principat, il participe à l'initiative d'Auguste aux nouvelles conquêtes de l'Empire, en Hispanie (20 et 19 av. J.-C.) et sur le Danube notamment (13 et 12 av. J.-C.). Après la mort de Marcellus, il fait partie des héritiers présumés de l'Empire, jusqu'à la naissance de ses fils. C'est aussi un savant diplomate pendant les guerres.

Agrippa est, avec Mécène, un des très proches conseillers d'Auguste. Il est consul en 37 av. J.-C., au moment du renouvellement du second triumvirat puis en 28 et en 27 av. J.-C. en même temps qu'Octave devenu empereur. Pour éviter de monopoliser la charge consulaire années après années, il reçoit au même titre que l'empereur un imperium exceptionnel, la puissance tribunitienne et assure la corégence avec Auguste (recevant tour à tour un imperium exceptionnel en Orient et en Occident), toutefois il lui reste subordonné.

Il fait construire sur le Champ de Mars les premiers thermes à Rome, propriété privée qu'il lègue au peuple romain : les Thermae Agrippae. Il réalise à proximité de ces thermes la première version d'un temple dédié à toutes les divinités, le Panthéon de Rome, lors de son troisième consulat de 27. Il fait également construire, pour le compte d'Auguste, d'autres temples, des aqueducs, notamment l’Aqua Julia et l’Aqua Virgo à Rome, des théâtres et des portiques, et de nombreuses voies aussi bien dans la Ville que dans les provinces, notamment en Gaule.

Partie prenante des stratégies matrimoniales d'Auguste afin d'assurer une continuité dynastique à son nouveau régime, il épouse en troisièmes noces la fille d'Auguste, Julia, en l'an 21 av. J.-C., à qui il donna 5 enfants, dont Caius et Lucius César, adoptés par Auguste et faits Princes de la Jeunesse et héritiers de l'Empire avant leur décès prématuré. Devenu le gendre de l'empereur Auguste, dont il avait épousé la nièce Claudia Marcella l'Aînée auparavant, il est le premier beau-père du futur empereur Tibère, à qui il donne en noces sa fille Vipsania Agrippina puis son autre fille Agrippine l'Aînée, et enfin par sa petite-fille Agrippine la Jeune ; il est ainsi à la fois le grand-père maternel de l'empereur Caligula, l'arrière grand-père maternel de l'empereur Néron, ainsi que le beau-père du général Germanicus, héritier présomptif de l'Empire jusqu'à sa mort et frère aîné de l’empereur Claude, qui épousa par ailleurs en dernières noces Agrippine la Jeune, petite-fille d'Agrippa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et famille[modifier | modifier le code]

Marcus Vipsanius Agrippa, appelé communément simplement Agrippa, naît entre mars 64 et mars 62 av. J.-C.[N 1], probablement en l’an 63 av. J.-C. à l'instar d'Octave, ou l'année suivante. Le jour de sa naissance est peut-être compris entre un 23 octobre, voire un 1er novembre, et un 23 novembre[N 2],[r 1],[j 1]. Il pourrait être né en Istrie ou à Asisium en Ombrie ou à Arpino en Italie, mais cela reste très incertain[r 2],[j 2].

Sa gens est inconnue du paysage politique romain avant lui. Il est le fils d'un dénommé Lucius Vipsanius Agrippa[N 3], probablement d'une famille de rang équestre italienne relativement modeste ayant reçu récemment la citoyenneté romaine. Il s'agit peut-être d'une famille marse ayant reçu la citoyenneté au lendemain de la guerre sociale du début du siècle[c 1],[j 3]. Nous ne savons rien de sa mère[j 4]. Ces origines font de lui un homo novus, un homme nouveau, le premier de sa famille à accéder aux plus hautes charges politiques de la République romaine.

Il a un frère aîné qui porte le prénom de Lucius[N 4] et il a une sœur qui s'appelle Vipsania Polla. La famille ne semble pas influente dans la société romaine[a 1],[j 5].

Un partisan fidèle d'Octave : de l'ami d'enfance au général en chef[modifier | modifier le code]

Jeunesse et guerre civile de César (jusqu'en 44)[modifier | modifier le code]

Statue de Jules César réalisée par Nicolas Coustou en 1713.

Il est du même âge qu'Octave, le futur empereur Auguste. Éduqués ensemble, ils se rencontrent peut-être durant les cours de certains maîtres de rhétorique, dont Apollodore de Pergame, et les deux jeunes hommes sont liés dès leur plus jeune âge et leur adolescence par une profonde amitié[c 1],[j 6].

Malgré les liens de la famille avec celle de Jules César, son frère prend le parti adverse pendant la guerre civile de 49 av. J.-C. et combat avec Caton contre César en Afrique. Lors de la défaite des troupes de Caton, le frère d'Agrippa est fait prisonnier mais il est libéré par Octave qui intercède en sa faveur[c 1]. Nul ne sait si les deux frères se sont combattus en Afrique mais le jeune Marcus Agrippa intègre probablement les troupes de César durant la campagne de 46 et 45 av. J.-C. contre Sextus Pompée, à l'instar de son ami Octave. Ils participent vraisemblablement tous les deux à la bataille de Munda[c 2],[r 3],[j 7].

César envoie par la suite les deux amis étudier ensemble à Apollonie d'Illyrie, où sont situées les légions macédoniennes en prévision de grandes expéditions militaires prévues par César contre les Daces et les Parthes, pendant qu'il conforte son pouvoir à Rome[c 2]. Agrippa et Octave, au cours de leur séjour, auraient rencontré l’astrologue Théogène, qui aurait prédit à Agrippa une brillante carrière, avant de se prosterner devant la destinée exceptionnelle d'Octave[c 3],[a 2].

Les deux amis sont à Apollonie depuis six mois quand ils apprennent l'assassinat de César perpétré aux ides de mars 44 av. J.-C.[c 4]. Agrippa et Quintus Salvidienus Rufus, un autre ami, conseillent à Octave de marcher sur Rome avec l'appui des légions de Macédoine pour éliminer les meurtriers de César, mais celui-ci décide de rallier Rome discrètement par bateau, suivant les conseils prudents de sa famille[c 5], en compagnie de ses deux amis. Leurs conseils ne sont pas seulement dictés par leurs ardeurs juvéniles, mais peut-être aussi par des ambitions politiques, en cherchant à profiter des guerres civiles pour s'élever dans la hiérarchie sociale aux dépens de l’aristocratie romaine dont beaucoup de membres sont mêlés à l’assassinat de César[j 8],[c 6].

Portrait d'Octave jeune. Marbre grec.

Montée au pouvoir au côté d'Octave (44-42)[modifier | modifier le code]

Octave apprend alors que César l'a désigné comme son fils adoptif. Loin d'être de passifs spectateurs, Agrippa et Salvidienus le poussent alors à accepter l'héritage contre l’avis de sa famille maternelle[c 7]. Octave se fait accompagner à Rome par Agrippa et quelques amis pour revendiquer solennellement l’héritage de César auprès des magistrats en charge des testaments[c 8] : il reçoit alors les trois quarts de la fortune de César, qu'Antoine refuse de lui restituer, et surtout son patronyme[c 9]. Octave prend dès lors le nom de « César », mais il est appelé « Octavien » par les historiens modernes durant cette période.

Face à l'irruption du jeune homme sur la scène politique, Marc Antoine incarne un temps la volonté de préservation de la légalité de la République romaine. Il est parvenu, malgré le climat de tension, à un compromis avec les conjurés qui ont assassiné César. C'est dans un premier temps un grand succès pour Antoine qui réussit par ce geste à apaiser les vétérans, à se concilier la majorité du Sénat et paraît aux yeux des conjurés comme leur interlocuteur privilégié et protecteur, gage de la paix civile. Cependant, l'arrivée d'Octave remet en cause les décisions de Marc Antoine concernant les Césaricides et leurs partisans : le jeune César souhaite se venger et punir les conjurés. Marc Antoine se trouve alors dans une position inconfortable et bien qu'il soit en mesure de ralentir le processus de ratification de l'adoption d'Octavien, il doit rapidement clarifier sa position politique de crainte de perdre ses soutiens au profit d'Octavien. Marc Antoine réunit les comices tributes le 2[1] ou 3 juin[2] afin de promulguer des lois agraires favorables aux vétérans et permettant d'assurer sa position à la fin de son mandat de consul et de placer ses principaux partisans à la tête de provinces clés. Il tente notamment d'assurer pour lui-même le contrôle des provinces de Gaule cisalpine[3],[4], alors gouvernée par Decimus Junius Brutus Albinus, un des conjurés de mars 44[5], et de Gaule chevelue[3], pour prendre sa place au 1er janvier 43.

Au cours de l'été et de l'automne 44, la situation de Marc Antoine devient de plus en plus périlleuse. Cicéron, sentant qu'il est possible d'écarter Antoine en favorisant Octave, entre alors en scène. Il commence en septembre 44 une série de discours contre Antoine, les Philippiques, afin de retourner le Sénat contre lui. Dans le même temps, Octavien œuvre de son côté pour accélérer la rupture entre le Sénat et Antoine. Ce dernier quitte Rome en octobre pour gagner Brindes et rejoindre les légions macédoniennes ayant traversé l'Adriatique. Octavien, Agrippa et leurs amis se rendent compte qu'ils ont besoin du soutien des légions et font de la propagande auprès des soldats. Antoine est très mal reçu à Brindes. Agrippa aide alors Octavien à lever de nouvelles troupes en Campanie, parmi les vétérans de César en particulier[c 10],[j 9].

En novembre, alors qu'Octavien s'est assuré le soutien d'une grande part des vétérans de César, deux des légions macédoniennes initialement fidèles à Antoine, les Legio I Martia et Legio V Macedonica[6], se joindre à lui en Étrurie. On a supposé de façon incertaine qu'Agrippa avait été l'un des négociateurs ayant œuvré pour que les légions de Macédoine soient gagnées à leur cause[r 4]. Octavien est, semble-t-il, pour la première fois, accompagné de Mécène, dont les talents de diplomate complètent ceux, militaires, d'Agrippa[c 10],[j 9],[h 1].

Ne pouvant se maintenir plus longtemps à Rome, son mandat de consul arrivant à échéance, Marc Antoine réunit le Sénat de manière non officielle le 28 novembre au soir[2] sur le Capitole[7] afin de s'assurer que ses dispositions prises en juin soient bien promulguées[6]. Le lendemain, Marc Antoine, qui a réuni ses troupes, les passe en revue à Tibur puis prend la direction du Nord[7]. C'est le début de la Guerre de Modène.

Le 1er janvier 43, Caius Vibius Pansa et Aulus Hirtius entament leurs mandats de consuls selon les vœux laissés par César sur son testament[1]. Dès le début de leur mandat sont lancés des débats qui divisent les sénateurs sur l'attitude à adopter face aux agissements de Marc Antoine, débats durant lesquels Cicéron prononce la Ve Philippique[1]. Le 3 janvier, le Sénat confie aux consuls la mission de porter secours à Decimus Junius Brutus[a 3],[a 4], assiégé dans Modène par Antoine, avec le commandement des armées, et leur associe Octavien[8],[4], qui dispose d'un imperium proprétorien[9] et pour qui c'est l'occasion d'intervenir directement en toute légalité[8],[10]. C'est la première guerre au cours de laquelle Agrippa seconde Octave, notamment lors des batailles de Forum Gallorum et du siège de Modène. C'est peut-être la même année 43 av. J.-C. que débute dans le même temps la carrière politique d'Agrippa, en étant élu tribun de la plèbe (il faut donc supposer qu'il a été questeur auparavant), ce qui lui ouvre les portes du Sénat[j 10],[N 5].

Octavien, fort de ses nouvelles légions et assisté d'Agrippa, défait Antoine dans le nord de l'Italie aux côtés et après la victoire de Modène des troupes consulaires face à Marc Antoine, pendant laquelle les deux consuls meurent, Octavien, auréolé de gloires, marche sur Rome. Il exige le consulat pour l'année suivante et choisit de rompre avec Cicéron et conclut un pacte avec Marc Antoine, devenu « ennemi public » qui avait fui en Gaule où il s'est vite retrouvé avec l'armée la plus importante d'Occident, et Lépide en 43 av. J.-C. : c'est le début du « triumvirat pour restaurer la République[c 11],[h 2]. ». Octavien et son coconsul Quintus Pedius font juger les assassins de César par contumace. Agrippa se voit confier le cas de Caius Cassius Longinus[a 5],[a 6].

En 42 av. J.-C., Agrippa participe à la bataille de Philippes aux côtés d'Octavien et de Marc Antoine[h 3], si l'on en croit Pline l'Ancien[a 7]. Il commande d'ailleurs probablement une partie des troupes du jeune César, ce dernier étant malade. Au terme de la bataille, 50 000 citoyens romains ont péri et Octave inflige de nombreux supplices à l'entourage captif des césaricides Brutus et Cassius, morts au combat.

Guerre de Pérouse (41-40)[modifier | modifier le code]

Mouvements de légions des alliés d'Octave dans la guerre de Pérouse en 41 av. J.-C. jusqu'au siège de la ville.

Après leurs retours à Rome, il joue un grand rôle dans le conflit commencé en 41 av. J.-C. et qui oppose Octavien à Fulvia Antonia, épouse de Marc Antoine, et Lucius Antonius, son frère. Antoine est alors en Égypte[h 4].

Agrippa lève trois ou quatre légions de vétérans Étrurie[c 12],[a 8],[a 9],[a 10] et s'empare de Sutrium qui occupe une position stratégique sur la via Cassia au nord de Rome, signant à vingt-trois ans une première victoire d'une longue liste, et soulageant ainsi Salvidienus qui risquait d'être encerclé[a 11],[h 4].

Toutefois, c'est à ce moment Salvidienus qui est le général en chef d'Octavien[r 5] et son homme de guerre le plus expérimenté[h 5].De son côté, Salvidienus s'empare de Sentinum puis de Nursia. Les deux hommes réunis forcent alors Lucius Antonius à s'enfermer dans Pérouse[c 13],[h 4]. Octavien, à l'instar de Jules César autour d'Alésia, fait édifier un solide réseau de fortifications autour de la ville, pour à la fois empêcher toute sortie et décourager les attaques des lieutenants d'Antoine[c 13],[a 12],[a 13].

Ventidius Bassus, Asinius Pollio et Munatius Plancus, avec treize légions sous leurs ordres, tentent de faire lever le siège disposé par les forces du jeune César, mais ne réussissent pas à briser le siège, se heurtant aux manœuvres de Salviedinus et Agrippa, qui leur infligent de cuisantes défaites tout autour de Pérouse. Les trois généraux abandonnent alors Lucius Antonius et Fulvie à leur sort et se replient, ayant de grandes difficultés à s'entendre entre eux et faisant face au mécontentement de leurs soldats, dont les intérêts sont que la politique de distribution de terres menée par Octavien se poursuive[c 14],[a 8].

La chute de Pérouse consacre la domination d'Octavien sur les provinces occidentales, notamment la Gaule, mais ne met pas fin à l'agitation en Italie. Plusieurs villes dans les Apennins continuent à résister. Munatius Plancus reste un temps à Spolète avant de rejoindre Antoine en Grèce. Agrippa parvient de son côté à retourner dans le camp d'Octave deux légions laissées par Plancus. En Campanie, Tiberius Claudius Nero est toujours en rébellion[c 15],[a 14],[a 15],[a 16],[a 17].

Défense de l’Italie et Pacte de Brindes (40-39)[modifier | modifier le code]

Après la guerre de Pérouse et le départ d'Octavien pour la Gaule, Agrippa est préteur urbain à Rome, nouvelle étape dans sa carrière politique de jeune magistrat de la République. Il doit alors faire face au mécontentement croissant des Romains qui sont fatigués du blocus maritime imposé par le fils de Pompée le Grand, Sextus Pompée, qui s'oppose aux triumvirs. Ce dernier est maître de la Sicile, et envoie son amiral s'emparer de la Sardaigne, puis fait ravager les côtes étrusques et prend pied en Corse. Agrippa est alors dans l'obligation de défendre la péninsule contre un front ouvert par la mer[c 15].

Buste de Marc Antoine.

En juillet 40 av. J.-C., alors qu'Agrippa préside les Jeux apollinaires en tant que préteur urbain, Sextus Pompée lance des raids pour piller les côtes italiennes[c 16],[j 11].

La faiblesse du triumvirat se révèle quand, en août 40 av. J.-C., Marc Antoine et Sextus Pompée pénètrent simultanément mais de façon non coordonnée sur le territoire italien. Agrippa part à la rencontre de Pompée et le force à se retirer[r 6],[c 17]. Agrippa libère Sipontum en Apulie, alors aux mains des hommes d'Antoine, ce qui constitue le premier acte de la fin du conflit[r 7],[j 12]. Il ne peut cependant marcher plus directement contre Antoine, ne pouvant persuader ses hommes de combattre un des héritiers de César. Seul Octavien serait en mesure de convaincre ses soldats, mais tombé malade en route depuis la Gaule, il tarde à rejoindre Agrippa, et la diplomatie est finalement privilégiée[c 17]. Les vétérans prennent alors l'initiative d'éviter un conflit entre Octavien et Antoine en Italie en se montrant hostile à une guerre entre césariens. La mort opportune de Fulvie vient arranger la situation. Les triumvirs s'entendent alors à nouveau sur leurs compétences respectives lors d'une entrevue organisée en septembre 40 dans la ville de Brindisi dans les Pouilles[11].

Agrippa fait alors partie des intermédiaires qui négocient à la paix entre Antoine et Octavien. Lors des négociations menant à la paix de Brindes, il apprend que Salvidienus était sur le point de trahir Octavien et de rallier Antoine. Ce dernier ayant signé la paix avec Octavien, il dénonce Salvidienus, qui lui aurait proposé de déserter pour se joindre à lui lors de sa marche sur l’Italie. Il est arrêté, accusé de haute trahison devant le Sénat, puis meurt exécuté ou suicidé[c 18]. Agrippa devient alors le général en chef d'Octavien[r 8], position qu'il occupa jusqu'à sa mort.

Les triumvirs désignent les consuls pour l'année à venir, l'an 39 : Caius Calvisius Sabinus et Lucius Marcius Censorinus. Ils avaient été les deux seuls sénateurs qui tentèrent de défendre Jules César quand ses assassins le poignardèrent le 15 mars 44 av. J.-C.[a 18],[12],[13] et leur consulat sous le triumvirat est considéré comme une reconnaissance de leur loyauté[12]. Pour sceller ce nouveau pacte, Antoine désormais veuf épouse Octavie, la sœur d'Octavien[14]. La réconciliation est fêtée dans tout l'Empire qui espère entrer dans une nouvelle ère de paix[14].

Leader militaire et vainqueur des guerres civiles[modifier | modifier le code]

Gouvernorat des Gaules (39-38)[modifier | modifier le code]

En 39 ou 38 av. J.-C., voire les deux années, Octavien nomme Agrippa gouverneur de la Gaule transalpine[c 18] en remplacement de Salvidienus. Depuis la conquête romaine de César, la Gaule a été laissée à elle-même pendant les guerres civiles. Il jugule la montée en puissance des Aquitains, met au pas les Belges, combat aussi les tribus germaines, notamment les Suèves, et devient le deuxième général romain à traverser le Rhin après Jules César[r 9],[j 13],[c 19].

Durant cette période ou peu après, il épouse Caecilia Pomponia Attica, la fille de Titus Pomponius Atticus, un ami de feu Cicéron, peut-être dès les années 43-42 av. J.-C.[c 20],[j 14] mais plus probablement autour de 37 av. J.-C.[r 10],[j 14]. Ce mariage se fait par l’intermédiaire de Marc Antoine[a 19]. Le couple a une fille vers 36 av. J.-C., Vipsania Agrippina.

Premier consulat et campagne contre Sextus Pompée (37-35)[modifier | modifier le code]

Denier de Sextus Pompée, célébrant une victoire navale sur Octave (42/40 av. J.-C.)

Bien que n'ayant pas atteint l'âge requis de 43 ans, il est rappelé à Rome par Octavien pour assurer le consulat en 37 av. J.-C. Octavien vient de subir plusieurs défaites navales humiliantes face à Sextus Pompée[c 21] et a besoin de son ami pour prévoir une stratégie future. Agrippa refuse le triomphe décerné par le Sénat sur demande d'Octavien malgré ses exploits en Gaule, estimant qu'il n'est pas judicieux de célébrer ses victoires alors que le parti d'Octavien vit une période de troubles[r 9],[j 15],[c 22]. Agrippa cherche peut-être aussi à ménager la susceptibilité de son ami Octavien, à qui il doit son ascension politique, et ne souhaite pas accentuer le contraste entre ses succès militaire et les déboires d'Octavien[h 6]. Ce rappel d'Agrippa à Rome pour combattre Pompée est peut-être « la mesure la plus intelligente prise par l'héritier de César au cours de ce conflit »[h 6].

Dorénavant consul, il doit mener la guerre contre Sextus Pompée[c 22], aux côtés de Lucius Caninius Gallus, qui abdique et est remplacé par Titus Statilius Taurus, qui commandera une flotte envoyée par Marc Antoine à l'aide d'Octavien[a 20],[a 21].

Tandis que Sextus Pompée contrôle les côtes italiennes, le premier objectif d'Agrippa est de trouver un port sûr pour sa flotte. Dans sa campagne précédente, Agrippa n'avait pu trouver de bases navales en Italie proche de la Sicile. Agrippa fait preuve de grands « talents d'organisateur et de bâtisseur[c 22] » en « entreprenant de gigantesques travaux »[h 6] : il parvient en Campanie à édifier une base navale de toutes pièces, en creusant un chenal dans la langue de terre séparant la mer du lac Lucrin formant un port extérieur, et un autre entre le lac Lucrin et le lac d'Averne pour servir de port intérieur[r 11],[c 22],[h 6]. Le nouveau complexe portuaire est nommé Portus Julius en l'honneur d'Octavien[c 22],[h 6]. Il complète son dispositif en occupant l’île de Stromboli[c 23],[h 6]. Pour la flotte nouvellement construite, Octavien et Agrippa affranchissent 20 000 esclaves, reprenant le procédé de Sextus Pompée en Sicile, qu'ils lui reprochaient jusque-là[j 16],[c 23].

Agrippa est l'auteur de plusieurs améliorations techniques comme des bateaux plus larges et un harpon à bateaux (harpax) amélioré[r 12].

La campagne contre Sextus Pompée, prévue en 37 av. J.-C., est repoussée d'une année. Les travaux d'Agrippa prennent du temps et Octavien est occupé à renouveler le second triumvirat avec Marc Antoine lors du pacte de Tarente. Agrippa définit la stratégie et fait ses premiers pas en tactique navale[c 24],[j 17].

Plan d'offensive d'Octavien et Agrippa contre Sextus Pompée en 36 av. J.-C.

En 36 av. J.-C., Octavien et Agrippa lancent l’offensive navale depuis l'Italie contre Sextus Pompée, tandis que Lépide, depuis l’Afrique, débarque avec de nombreuses troupes à l’extrême-ouest de l’île[c 25],[j 17]. La flotte d'Agrippa est sévèrement endommagée par les tempêtes et doit se retirer. Octavien est découragé, mais Agrippa le convainc de ne pas renoncer[h 7]. Agrippa tente seul une deuxième offensive. Agrippa parvient finalement à s'installer aux îles Lipari, cherche à attirer la flotte pompéienne puis décide de prendre l'initiative[h 7]. Grâce à son entraînement et à sa technologie supérieure, la flotte d'Agrippa remporte une victoire décisive à Mylae, dans le nord-est de la Sicile, le 2 août[j 18],[c 26].

Cette victoire permet à Octavien de débarquer trois légions en Sicile, avec à leur tête Lucius Cornificius, mais sa flotte est sévèrement battue par celle de Sextus Pompée. Le jeune triumvir est blessé et il doit abandonner ses légions à leur sort. Agrippa envoie trois autres légions à leur secours, depuis Mylae, et Cornificius réussit l'exploit de les rejoindre. Agrippa s'empare de Tyndaris, tout près. Cela a un fort impact sur l’armée pompéienne, Sextus Pompée ne pouvant plus différer l'ultime combat[c 27],[h 8].

C'est une bataille navale à Nauloque, en septembre, qui scelle le destin de Sextus Pompée[c 28], qui perd la quasi-totalité de sa flotte face à Agrippa, qui maîtrise désormais la guerre navale et l'utilisation d'un harpax amélioré (grappin lancé par baliste)[c 25]. Seuls dix-sept bateaux parviennent à s'échapper, dont celui de Sextus Pompée[c 29],[j 19],[h 9].

Lépide rejoint alors Agrippa qui assiège Messine et huit légions ennemies, et c'est Lépide qui reçoit la capitulation du lieutenant pompéien, voyant ces huit légions se joindre aux siennes. Il se retranche à l'arrivée d'Octavien et exige la Sicile pour lui en plus de l’Afrique. Les troupes de Lépide ne veulent pas combattre Octavien, pas plus que celles qui ont récemment capitulé, et Lépide est contraint de se rendre à Octavien, qui le force à la retraite[c 30],[j 20],[h 9], lui conservant néanmoins le titre de pontifex maximus, qu'il ne revêtira qu'à sa mort.

Denier représentant Agrippa avec une Corona Navalis et Auguste avec une Corona Civica.

Voyant sa puissance renforcée, Octavien rentre à Rome en tant que maître de l’Occident où il célèbre son ovation[c 31],[r 13]. Agrippa reçoit un honneur sans précédent : une couronne dorée ornée de proues de navire[c 32],[j 21]. Dion Cassius note que « c’est une décoration jamais reçue par quiconque et jamais plus décernée après lui »[a 21].

Campagne militaire en Dalmatie au côté d'Octavien (35-34)[modifier | modifier le code]

À l'été 35 av. J.-C., Agrippa part avec Octavien pour les Alpes dinariques, dans les Balkans occidentaux. En route, ils soumettent une partie des Iapydes. Ensuite, Octavien pacifie les côtes dalmates[j 22],[c 33].

Octavien, en combattant parfois en personne, et menant les armées en Dalmatie, si proche de l’Italie, passe pour le défenseur de Rome et prend une nouvelle envergure, celle d'un militaire[c 34]. Taurus et Agrippa, qui participent aux campagnes militaires d'Octavien, s'effacent pour lui laisser toute la gloire et ne pas porter ombrage au nouveau maître de l’Occident[c 35], tout en lui apportant ponctuellement assistance[j 22],[c 33].

À la tête de la flotte, Agrippa mène les premières opérations de la seconde campagne dalmate en 34 av. J.-C., défendant les colonies césariennes contre les Dalmates. Plusieurs succès navals puis terrestres permettent de récupérer des enseignes perdus par Aulus Gabinius en 47 av. J.-C.[h 10]. Agrippa retourne à Rome à l'automne[r 14].

Restes de l’Aqua Marcia près de la Tibur antique.

Pour la première fois dans l’histoire de Rome, la flotte n'est pas démobilisée après un affrontement mais est conservée, entretenue et réutilisée pour les campagnes suivantes, notamment pour cette campagne en Dalmatie[c 36]. Octavien enrichit la flotte de navires appelés « liburnes », livrés par les Dalmates et les Illyriens, qui feront merveille à Actium[c 33],[j 23].

Édilité et travaux à Rome (34-31)[modifier | modifier le code]

Agrippa se lance alors dans l’aménagement et l’embellissement de la ville de Rome, et pour cela, il accepte de se faire élire édile en 33 av. J.-C. alors qu'il a déjà atteint le consulat[c 37], faisant là un retour en arrière dans son cursus politique, fait extraordinaire : Agrippa aedilis post primum consulatum[a 22],[h 11].

Agrippa approuvant la construction de l'Aqua Virgo, bas-relief surplombant la fontaine de Trévi, Rome.

Il se distingue dans ses fonctions par son œuvre considérable pour améliorer les équipements et les conditions de vie de la ville de Rome[h 11] : en premier lieu, il se préoccupe de l'extension du réseau de distribution d'eau pour fournir davantage de citoyens, notamment en réparant à ses frais l'Aqua Appia, l'Anio Vetus et l'Aqua Marcia[a 23],[h 11] et en construisant un nouvel aqueduc, l’Aqua Julia, nommé en l'honneur de son ami Octavien[c 37],[j 24].

Agrippa met en place une équipe de plus de 200 esclaves pour entretenir les aqueducs, les réservoirs et les fontaines. Cette équipe l'assiste lors de la rénovation et la construction des aqueducs à Rome jusqu'à sa mort, et revient ensuite à l'empereur[c 38],[j 25],[a 24]. Le système d'alimentation des eaux était dépassé et négligé avant son édilité du fait des guerres civiles. Agrippa pourvoit la ville de nombreux points d'approvisionnement, permettant à chaque maison ou presque de posséder citerne, conduite ou fontaine. Des auteurs antiques comme Strabon ou Pline l'Ancien s'émerveillent du très grand nombre de bassins et fontaines, ainsi que de leur entretien, et y voient un bienfait d'Agrippa[h 12]. On peut alors parler de « Rome comme une véritable ville des fontaines »[h 11].

Il fait aussi rénover les rues, nettoyer les égouts, la Cloaca Maxima, construire des thermes et des portiques et aménager des jardins. Il donne également une impulsion pour les expositions d'art tandis que sont organisés de somptueux spectacles[a 25],[h 13]. Il met en place, sur la spina du Circus Maximus, sept dauphins faisant office de compte-tours[15].

Il est rare qu'un ancien consul exerce la fonction mineure d'édile mais le succès d'Agrippa dans cette fonction provoque une rupture avec la tradition. Octavien devenu l’empereur Auguste déclarera à propos de Rome : « j'ai trouvé une cité faite de briques et l'ai laissée faite de marbre »[a 26], à la suite des immenses services rendus à la Ville par Agrippa sous son règne. Pline l'Ancien parle d'une memorabilis aedilitas[h 11]. Cette action se place aussi dans le cadre de la propagande d'Octavien qui doit se gagner l'appui du peuple. Agrippa accompagne ces rénovations de célébrations somptueuses lors des fêtes publiques. C'est une opération de séduction, de mobilisation et de conditionnement de la plèbe romaine[h 13].

Dans le même temps, Agrippa expulse de Rome les astrologues et les magiciens. Souvent venus d’Orient, ceux-ci sont accusés de saper les fondements de la religion romaine traditionnelle et de représenter une « cinquième colonne » soutenant les intérêts de Marc Antoine en prédisant sa victoire future à l'aube de la dernière Guerre civile de la République romaine[a 27],[j 26].

En 32 av. J.-C., Atticus, le beau-père d'Agrippa, victime d'une maladie grave, fait venir ses amis, dont son biographe Cornélius Népos et son gendre, pour leur annoncer qu'il va se laisser mourir. Il décède le 31 mars et ses funérailles, sur sa demande, sont modestes[a 28]. Agrippa hérite probablement d'une part de l’immense fortune d'Atticus[c 39].

Campagne jusqu'à Actium (31)[modifier | modifier le code]

Agrippa est à nouveau appelé à quitter Rome pour diriger la flotte quand la guerre contre Marc Antoine et Cléopâtre éclate, reprenant son rôle de général d'Octavien. Il retrouve le commandement de la flotte à la tête de laquelle il a fait merveille contre Sextus Pompée[c 40],[j 27].

Marc Antoine possède une forte supériorité maritime, étant probablement à la tête de cinq cents navires de combat, auxquels il faut peut-être ajouter deux cents navires égyptiens. Les deux triumvirs cherchent un affrontement naval, plutôt que d'opposer leurs légions qui se réclament toutes du Divin Jules[c 41]. Octavien et Agrippa possèdent une flotte inférieure en nombre, trois à quatre cents navires, mais plus maniable, notamment les liburnes, et surtout aguerrie lors de l'affrontement contre Sextus Pompée[c 36].

Agrippa déjoue les pièges tendus par Marc Antoine en s'attaquant à son ravitaillement dans un premier temps. Les lignes de communication et de ravitaillement de Marc Antoine s'étendent de Grèce jusqu'en Égypte tandis que sa flotte est déployée entre le sud-ouest du Péloponnèse et l'Épire. Agrippa s'attaque donc à Méthone, une cité stratégique au sud-ouest du Péloponnèse, dont il s'empare. Il se dirige ensuite vers le nord, menant des raids contre les côtes grecques et s'empare de Corcyre, l'actuelle île de Corfou, à l'extrémité nord-ouest de la flotte adverse. Les Octaviens se servent de Corfou comme base navale[r 15],[c 42],[j 28].

Disposition des troupes lors de la bataille d'Actium.

Octavien embarque ses troupes et débarque en Épire avec ses légions avant de rejoindre le promontoire d'Actium. Marc Antoine s'est laissé surprendre et déplace ses troupes et sa flotte sur le site choisi par son adversaire[c 42],[j 28]. Pendant ce temps, Agrippa, avec la flotte octavienne, continue de harceler les lignes ennemies, s'empare des îles de Leucade, Ithaque, Céphalonie et de Patras, et menace Corinthe[c 43],[j 29]. Agrippa détruit la flotte d'un allié de Marc Antoine sur le site de Patras[a 29].

Dion Cassius relate qu'en chemin pour Actium, Agrippa croise la flotte d'un lieutenant de Marc Antoine, Caius Sosius, qui effectue une attaque surprise sur un escadron d'un allié d'Octavien[c 44],[j 28]. L'arrivée inespérée d'Agrippa permet d'emporter la victoire[a 30],[a 31],[N 6]. Agrippa est parvenu à enfermer la flotte d'Antoine dans le golfe d'Ambracie. Antoine peut choisir de se replier avec ses forces terrestres mais perdrait dans ce cas sa flotte, nécessaire pour maintenir la liaison avec le reste de l'Orient[h 14].

Selon Dion Cassius[a 32], alors que la bataille est imminente, Octavien apprend que Marc Antoine et Cléopâtre projettent de forcer son blocus naval qui ferme l'accès à la mer Ionienne et de s'échapper. Il estime qu'en laissant passer les navires amiraux, il pourrait les rattraper avec ses vaisseaux légers, provoquant ainsi la reddition de la flotte ennemie constatant la lâcheté de ses chefs. Agrippa réfute que les bateaux ennemis, plus grands, puissent dépasser la flotte octavienne en forçant l'allure et qu'il vaut mieux oser une attaque immédiate, la flotte de Marc Antoine ayant été endommagée par une tempête. Octavien suit les conseils de son ami[c 45],[j 30].

Le 2 septembre 31 av. J.-C., la bataille d'Actium a lieu. Cléopâtre et Marc Antoine parviennent à forcer le blocus, mais abandonnent là une grande partie de leur flotte. Agrippa et Octavien continuent à bloquer l’entrée du golfe, la bataille ne semblant pas encore décisive. Après quelques hésitations, la flotte et surtout les légions antoniennes, qui devaient sans doute de replier, se rendent à Octavien, ayant mal interprété la fuite de leurs chefs. La bataille d'Actium devient alors une victoire décisive, due principalement au mérite d'Agrippa, et donne à Octavien le pouvoir sur Rome et l'Empire[c 46],[r 16],[j 31],[h 15].

Un administrateur talentueux à Rome : de grands travaux[modifier | modifier le code]

Retour à Rome et nouveaux consulats (31-27)[modifier | modifier le code]

À la suite de la victoire d'Actium, Octavien prépare une campagne contre l'Égypte : cependant, toutes les légions d'Antoine présentes à Actium se sont jointes aux siennes. Il décide de démobiliser la moitié de son armée qui retourne en Italie, et renvoie Agrippa à Rome pour faire face au mécontentement des vétérans qui n'ont pas encore reçu de récompenses. En l'absence d'Octavien, Agrippa et Mécène exercent l'intérim à Rome et en Italie. Cependant, ni l'un ni l'autre n'exerce de magistrature, étant tous deux de simples privatus. Le prestige des compagnons d'Octave suffit à asseoir leur autorité. Les deux hommes peuvent utiliser le sceau d'Octavien et ouvrir les lettres qu’il adresse au Sénat[c 47],[j 32].

Agrippa éprouve de grandes difficultés à contenir le mécontentement des vétérans et fait appel à Octavien pour qu'il intervienne. Ce dernier débarque en plein hiver à Brindes pour rejoindre Rome, devant repousser sa campagne contre l’Égypte[c 48]. Octavien fait expulser des proscrits et d'anciens partisans d'Antoine d'Italie pour donner des terres aux vétérans, et refond la colonie de Carthage[c 49].

La flotte, dorénavant permanente, est tout d'abord basée à Forum Julii, puis elle sera redéployée sur les côtes italiennes, à Misène et Ravenne, Agrippa jouant sûrement un rôle important lors de ce redéploiement du dispositif naval impérial[c 49],[j 33].

Octavien dépose ses pouvoirs triumviraux, qu'on lui avait attribués pour rétablir la République, et revêt alors un sixième consulat, choisissant Agrippa comme collègue. Cela permet de donner l'illusion que les institutions républicaines fonctionnent à nouveau, via le respect de collégialité de la magistrature suprême. En outre, le choix d'Agrippa permet à Octavien d'avoir un collègue ne lui faisant pas d'ombre, et le couple consulaire est renouvelé en 27 av. J.-C.[c 50],[j 34].

Agrippa en Neptune, héros des victoires navales d'Auguste. Statue du début du règne d'Auguste. Musée archéologique de Venise.

Cette année-là, le Sénat décerne le titre d’Auguste à Octavien, donnant ainsi naissance au principat. Les deux consuls épurent les listes sénatoriales pour revenir à un Sénat de 600 membres[c 51].

En récompense de ses actions, Agrippa reçoit une décoration particulière : un étendard couleur bleu de mer. Il se voit probablement élever au patriciat et récupère le domaine de Marc Antoine sur le mont Palatin, qu'il partage avec un autre proche de l'empereur, Valerius Messalla[c 20],[j 35], tous deux étant installés près de la demeure impériale[c 52],[j 36].

Auguste donne à Agrippa, dont on ignore s'il est veuf ou divorcé d'Attica, la main de sa nièce Claudia Marcella l’Aînée en 28 av. J.-C.[c 20],[j 35]. Ensemble, ils ont une fille, Vipsania Marcella, qui naît vers 27 av. J.-C.

Maquette d'Italo Gismondi des réalisations d'Agrippa sur le Champ de Mars : les Saepta Julia en haut, le Panthéon d'Hadrien à gauche et les thermes d'Agrippa à droite, de part et d'autre de la basilique de Neptune, et en bas les jardins d'Agrippa au milieu duquel on retrouve l’étang qu'il a aménagé.

De grand travaux sur le Champ de Mars (27-23)[modifier | modifier le code]

Auguste quitte Rome à l'été 27 av. J.-C. pour la Gaule puis pour mener des campagnes militaires en Hispanie durant trois années, en laissant une nouvelle fois la Ville à Agrippa et Mécène[c 53].

Agrippa lance de grands travaux à Rome et poursuivit l’œuvre entamée quelques années plus tôt lors de son édilité de 33 av. J.-C. Il lance des chantiers sur le Champ de Mars, alors peu urbanisé, étant jusque-là consacré à l'entraînement militaire et aux activités civiques[c 54]. Agrippa poursuit alors trois buts[c 55] :

  • contribuer au bien-être des citoyens de la Ville ;
  • embellir Rome par la construction de grands monuments ;
  • et célébrer la gloire et la grandeur de l’Empire et d'Auguste.

Agrippa a amassé une grande fortune à l'issue des guerres civiles, ayant récupéré de nombreux biens de proscrits et des partisans d'Antoine, dont des terrains sur le Champ de Mars, et a aussi hérité de son richissime beau-père Atticus. Il a récupéré de grandes propriétés en Sicile après la défaite de Sextus Pompée ainsi qu'en Égypte avec celle de Marc Antoine et Cléopâtre VII[c 56],[j 37].

De plus, il possède aussi de nombreuses mines et fabriques qui lui facilitent ses projets, ainsi qu'une abondante main d'œuvre et des personnes très qualifiées parmi ses nombreux esclaves et affranchis. À cela s'ajoutent des architectes et des techniciens de son entourage, dont notamment Vitruve[c 39],[j 38].

Le Panthéon d'Hadrien à Rome. Il comporte la mention M·AGRIPPA·L·F·COS·TERTIVM·FECIT, signifiant « Marcus Agrippa, fils de Lucius, Consul pour la troisième fois, le construisit ».

En premier lieu, Agrippa se lance dans l'achèvement des projets de Jules César, en remplaçant l'enceinte de bois autour des Saepta, renommées Saepta Julia, qui abrite les réunions des comices, par des murs en marbre entourés par un portique. Il complète le tout par un bâtiment rectangulaire à colonnades, orné de nombreuses sculptures, et qui devient un lieu privilégié fréquenté des Romains[c 57],[j 39]. Il édifie aussi des thermes ouverts publics, apportant de nombreuses innovations pour ce type d'édifice : les Thermes d'Agrippa[c 58],[j 40]. Il fera aussi aménager un étang et approvisionnera ce dernier, ses thermes et plus généralement le quartier du Champ de Mars[a 33] en construisant un nouvel aqueduc, l’Aqua Virgo, qui sera inauguré en 19 av. J.-C.[a 34].

Copie d'une inscription dédicacée par le préfet de Réate à Agrippa, son patron, pendant son troisième consulat. Provenance : Rieti, Italie.

En commémoration de la bataille d'Actium, Agrippa fait construire et dédicace le bâtiment qui fera office de « Panthéon » jusqu'à sa destruction en 80 apr. J.-C. L'empereur Hadrien utilisera le modèle d'Agrippa pour son propre Panthéon, celui que nous pouvons toujours voir aujourd'hui à Rome. Une inscription présente sur ce nouveau bâtiment construit en 125 conserve le texte de celle qui était présente sur le bâtiment d'Agrippa durant son troisième consulat en 27 av. J.-C.[c 59]. Non loin du Panthéon, il fait édifier une basilique, dite « de Neptune », pour célébrer les victoires navales d'Auguste contre Sextus Pompée et Marc Antoine, auxquelles Agrippa a tant contribué[c 60],[j 41].

Sa demeure sur le mont Palatin, anciennement celle de Marc Antoine, est détruite par un incendie en 26 ou 25 av. J.-C., et il est invité par le Prince à s'installer dans la demeure impériale[c 55].

En 25 av. J.-C., le neveu de l'empereur, Marcus Claudius Marcellus, se marie avec la fille d'Auguste, Julia, Agrippa officiant en l'absence d'Auguste[c 61]. Auguste est tombé malade en Hispanie et s'inquiète alors pour sa succession : il confère alors de grands honneurs à son neveu devenu gendre, qui devient alors l’héritier de l'empereur aux yeux du peuple[c 61].

En 23 av. J.-C., de retour d'Hispanie, Auguste est mourant, et il décide de remettre son sceau authentifiant les actes officiels à Agrippa en présence de tous les magistrats et des principaux sénateurs et chevaliers de la Ville[c 62],[16]. Par contre, il remet ses documents militaires et financiers, ainsi que ses archives, à son coconsul Cnaeus Cornelius Piso, un ancien républicain tout juste rallié. Si l'empereur décède, Agrippa, à titre privé, hérite de la fortune du Prince et de sa clientèle, tandis que le Sénat et le peuple romain récupèrent officiellement ses pouvoirs par l'intermédiaire de Piso. Cependant, c'est bien Agrippa qui récupèrerait une position forte à la suite de ces dispositions prises par l'empereur, qu'il aurait pu transmettre à Marcellus lorsque ce dernier et le peuple auraient été prêts[c 63],[j 42].

Buste d'Agrippa, photo de la fin XIXe - début XXe siècle, Florence.

Gouvernorat des provinces orientales (23-21)[modifier | modifier le code]

Finalement, l'empereur se rétablit à la surprise de tous. Les auteurs antiques allèguent que l'amitié d'Agrippa avec Auguste semble avoir été assombrie par la jalousie envers son beau-frère Marcellus, probablement à l'instigation de Livie, la troisième épouse d'Auguste. On explique communément le départ d'Agrippa de Rome au motif de cette jalousie plutôt que sous celui du gouvernorat des provinces orientales, considéré comme un exil honorable. Cependant, Auguste devait se rendre dans ces provinces, mais encore convalescent, il envoie son plus proche collaborateur, Agrippa, qui reçoit un imperium supérieur à tout autre en Orient[16],[c 64],[j 43].

Toutefois, Agrippa envoie son légat en Syrie tandis que lui-même reste à Lesbos et exerce son pouvoir par procuration. Il y rédige ses mémoires ainsi qu'un commentaire géographique, œuvres perdues[c 65],[j 43].

Il aurait aussi été chargé d'une mission secrète, celle de négocier avec les Parthes[c 65] au sujet du renvoi des aigles des légions romaines dont ils s'étaient emparés à Carrhes. En effet, peu après son arrivée en Orient, arrivent à Rome des ambassadeurs du roi des Parthes, Phraatès IV. Auguste décide de libérer le fils du roi, Phraatès V, à condition que les insignes de Crassus et les prisonniers de la guerre de 53 av. J.-C. soient retournés à l'État romain[17],[a 35].

Si on place ces évènements pendant la crise politique de 23 av. J.-C., il est peu probable que l'empereur, en proie à l'instauration d'un nouveau régime politique, synonyme de bouleversement, ait « exilé » un homme pour diriger le plus gros des troupes romaines. Il s'agit plus probablement d'une décision politique prudente et Auguste aurait mandaté Agrippa pour diriger les légions d'Orient avec la possibilité de s'en servir si l'instauration du principat requérait un soutien militaire rapide. Auguste doit en effet faire face à un complot en 23/22 av. J.-C. après sa maladie[c 66],[j 44].

Alors qu'Auguste a mis en place sa succession, avec un cogérant dévoué et efficace et un jeune héritier prometteur[c 67], ce dernier, Marcus Claudius Marcellus, décède brusquement en 23 av. J.-C. Auguste prononce l'éloge funèbre de son gendre et Marcellus est le premier membre de la famille impériale à reposer dans le mausolée d'Auguste[c 68],[j 45].

L'empereur, resté à Rome, rencontre de plus en plus d’hostilité de la part de l'aristocratie romaine, son emprise sur la politique étant trop évidente. Il choisit alors, comme cinq années auparavant lors de son départ pour l'Hispanie, de s'éloigner de Rome. Il a pour objectif de rejoindre Agrippa en Orient, et fait une première étape en Sicile[c 69]. Mais les élections consulaires pour l'année 21 av. J.-C. amènent de forts troubles à Rome, deux candidats cherchant à s'imposer par la force[c 70].

Le coempereur et héritier d'Auguste[modifier | modifier le code]

Retour à Rome et mariage avec Julia (21-20)[modifier | modifier le code]

On dit que Mécène aurait alors conseillé à Auguste, préoccupé par sa succession et par les troubles à Rome, de se rapprocher davantage d'Agrippa en en faisant son gendre. Mécène aurait fait remarquer à Auguste qu'il a rendu Agrippa si puissant qu'il fallait soit l'éliminer, soit se le lier[c 71],[j 46]. Auguste n'a eu qu'une fille, de ses trois mariages (avec Clodia Pulchra, Scribonia puis Livie). Il aurait donc incité Agrippa à se défaire de Marcella et à épouser sa fille Julia, la veuve de Marcellus, louée pour sa beauté, ses capacités et une débauche sans scrupule[c 72],[j 47]. Agrippa quitte Mytilène avant la fin de l’hiver 22/21 av. J.-C. pour épouser Julia à Rome[c 73].

Auguste continue quant à lui son voyage en Orient, laissant le soin à Agrippa, dont le mariage avec la fille d'Auguste lui donne une légitimité suffisante, de faire face aux troubles à Rome[c 73].

Le nouveau couple se fait construire une villa sur la rive droite du Tibre, près du Trastevere, où ont été retrouvées nombre de peintures qui témoignent de l’intérêt d'Agrippa et de son épouse pour les œuvres d'art[c 72],[j 48]. Un pont sera aussi édifié pour joindre la villa au reste de la cité : le pont d'Agrippa.

Agrippa, qui a le même âge que l’empereur et donc l'âge d'être le père de sa femme, est sûrement pour Auguste un intermédiaire et un protecteur des enfants à naître du nouveau couple. La naissance de Caius et Lucius Julius Caesar Vipsanianus en 20 et 17 av. J.-C. comble de joie l'empereur qui les adopte, ces derniers devenant ses héritiers[16],[c 74],[j 49]. Entre les deux, Agrippa et Julia ont aussi une fille : Vipsania Julia Agrippina, née en 19 av. J.-C.[c 75].

Gouvernorat de l’Occident (20-19)[modifier | modifier le code]

Milliaire de la via Agrippa (cathédrale de Valence, Drôme).

En 20 av. J.-C., Agrippa quitte Rome pour une mission périlleuse en Occident[c 75],[j 50]. Agrippa se rend d'abord sur le Rhin, où il repousse les incursions germaniques et fonde une colonie à Cologne, sur la rive droite du Rhin, en déplaçant une tribu alliée de Rome, les Ubiens[c 76],[j 51],[18].

Il jette les bases de l'organisation de la province des Gaules, réformant l'administration provinciale, le système de taxes et construisant un important réseau d'aqueducs. Il entreprend, sur ordre d'Auguste, la construction du réseau de voies romaines en Gaule[c 76],[j 51]. Lugdunum se retrouve au cœur du réseau routier qu'il a créé en Gaule, la ville devenant alors la capitale des Gaules sous son impulsion[c 77]. La colonie de Nemausus fondée par Auguste sous la direction d'Agrippa quelques années plus tôt, devient le siège d'un atelier monétaire et de nombreux monuments y sont construits[c 78],[j 52].

Opérations militaires romaines menées durant les guerres cantabres de 26 et 25 av. J.-C. par Auguste et ses lieutenants.

Ensuite, il part combattre les Cantabres en Hispanie pour mettre fin aux révoltes à répétition[c 76]. Au nord de la péninsule Ibérique, dans le pays des Astures, des Cantabres et des Galiciens, les populations de cette région montagneuse sont farouchement attachées à leur indépendance, et les armées d'Auguste sont engagées dans une guerre de conquête depuis deux décennies. Les Astures sont soumis mais les Cantabres continuent à résister[19],[c 79].

Agrippa obtient, par la terreur, un succès définitif en 19 av. J.-C.[19] : il fait massacrer la majorité des hommes en âge de porter des armes, asservit une grande partie du reste de la population cantabre et installe les survivants dans les plaines en lieu et place des montagnes[c 78].

Comme en Gaule précédemment, il esquisse l'organisation administrative de la province, en y fondant des cités de vétérans et en développant le réseau routier[c 78],[j 53]. Il fait construire un théâtre à Mérida qui sera inauguré entre les années 16 et 15 av. J.-C.[20].

Retour à Rome et jeux séculaires (19-17)[modifier | modifier le code]

Un denier qui comporte le buste d'Auguste sur une face et celui d'Agrippa sur l'autre.

Agrippa est alors considéré comme le « collègue » de l'empereur[16]. Le portrait d'Agrippa apparaît adossé, tel celui d'un coempereur, à celui d'Auguste sur des monnaies[N 7] émises à la fin du Ier siècle av. J.-C. dans la colonie romaine de Nemausus, ce qui montre sa position politique très élevée et son immense prestige dû à son rôle majeur dans la victoire d'Actium.

À son retour à Rome, il décline le triomphe qui lui est accordé par le Sénat, ne voulant pas faire la moindre ombre à l'empereur. Dorénavant collègue de l’empereur et héritier, il ne rend plus compte au Sénat mais seulement à l'empereur[c 80],[j 51].

En 18 av. J.-C., Auguste voit ses pouvoirs renouvelés et tient à ce qu'Agrippa reçoive aussi l’imperium exceptionnel ainsi que la puissance tribunitienne pour cinq années[c 76],[j 54], que lui-même n'a reçu qu'en 23 av. J.-C. pour la première fois[c 81].

Le théâtre de Mérida, construit à l'instigation d'Agrippa, est inauguré entre 16 et 15 av. J.-C.

En 17 av. J.-C., Auguste décide de célébrer les Jeux séculaires, pour exalter le nouveau siècle d’or[c 82]. L'empereur et Agrippa sont alors les présidents du collège de prêtre dont relève la cérémonie : les Quindecemviri sacris faciundis[c 83],[21]. L'empereur et Agrippa sacrifient plusieurs animaux aux Parques, à Junon, à Diane et à Apollon[c 84],[21]. Agrippa offre plusieurs courses de char au peuple[c 85]. C'est durant ces jeux que Lucius naît, ce qui coïncide avec le nouvel âge d'or tel le chante Horace[a 36] et Auguste l'adopte avec son frère aîné Caius[c 74].

Gouvernorat de l'Orient (17-13)[modifier | modifier le code]

Quelques semaines après la fin des Jeux et la naissance de Lucius, Agrippa quitte Rome pour l'Orient en compagnie de son épouse, ce qui contrevient aux règles pour un chef militaire[c 86]. Cependant, cela renforce le prestige du gendre d'Auguste. De nombreuses dédicaces sont adressées dans les villes grecques qu'ils parcourent. Sa mission est la même que lors de sa précédente visite en Orient : veiller au rétablissement des finances des villes de la partie orientale de l’Empire[c 87],[j 55].

Copie d'une inscription dédicacée à Agrippa par les Athéniens, ca .23 av. J.-C., provenant de l'Acropole d'Athènes.

En fin d'année 15 av. J.-C., en Grèce, naît la seconde fille du couple, Agrippina[c 87]. Sa première fille, Vipsania Agrippina, qui a épousé Tibère[c 62],[j 56], donne un petit-fils à Agrippa, Julius Caesar Drusus, né entre 15 et 13 av. J.-C.[c 88].

En 14 av. J.-C., alors qu’il se rend en Asie mineure, Hérode Ier le Grand, roi de Judée allié de Rome, vient le voir et l’invite à se rendre à Jérusalem[a 37]. Il installe des vétérans dans la colonie romaine de Julia Augusta Felix Berytus (Beyrouth)[a 38],[22].

De retour en Ionie, où Hérode le rejoint, Nicolas de Damas est dépêché auprès d'Agrippa, afin de plaider la cause des Juifs vivant dans les cités hellénisées. L'administration prudente d'Agrippa lui vaut le respect et les bons auspices des provinciaux, notamment des Juifs[a 39].

Agrippa prépare alors une campagne contre Scribonius, un prétendu héritier du pire ennemi des premières décennies de ce siècle, Mithridate VI du Pont, qui a combattu Rome de 88 à 63 av. J.-C. durant les guerres mithridatiques. Ce prétendant tente de s'imposer dans le royaume du Bosphore cimmérien[a 37]. Agrippa restaure le pouvoir de Rome sur les habitants de la Crimée en y envoyant Polémon Ier du Pont, allié de Rome. Agrippa reçoit de grands honneurs et même un triomphe, qu'il décline à nouveau, pour avoir vaincu un héritier de Mithridate VI et récupéré les aigles romains capturés par ce dernier, via Polémon, ce qui a un grand retentissement à Rome. Le blé cimmérien approvisionne à nouveau la Grèce et l'Anatolie[c 89],[j 57].

Dernière campagne en Pannonie (13-12)[modifier | modifier le code]

Les conquêtes du principat d'Auguste.

En 13 av. J.-C., Auguste et Agrippa, ayant respectivement gouverné l'Occident et l’Orient depuis quelques années, rentrent à Rome pour se voir renouveler l’imperium et la puissance tribunitienne pour cinq ans[c 90].

Dès l'automne, une fois ses pouvoirs renouvelés, Agrippa quitte Rome pour la Pannonie, le dernier accès direct à l’Italie pour les ennemis de Rome depuis que l'arc alpin a été soumis par Auguste. De plus, les Pannoniens ont récemment menés des incursions en Istrie. Cette campagne pannonienne s'inscrit peut-être dans un plan plus général qu'il faut coupler avec l'offensive prévue l’année suivante de Drusus en Germanie. Dans un premier temps, Agrippa intervient dans la région du haut-Danube, dans les vallées de la Save et de la Drave[c 91],[j 58].

Cependant, durant l’hiver 13/12 av. J.-C., son état de santé se dégrade et il doit quitter les montagnes pannoniennes pour se retirer en Campanie[c 91],[j 58].

Temple d'Agrippa à Valetudo, site archéologique de Glanum[N 8].

Mort et funérailles (12)[modifier | modifier le code]

Il meurt en Campanie entre le 19 et le 24 mars de l'année 12 av. J.-C. à l'âge de 50 ans[16],[c 92],[j 59].

Selon Pline l'Ancien[a 40], Agrippa souffre depuis des années de violentes crises de goutte ainsi que de rhumatismes, comme en témoignent les nombreuses dédicaces à la Santé lors de son séjour en Gaule[c 93],[j 60]. Agrippa, affaibli, n'aurait pas résisté à la rigueur de l’hiver dans les montagnes pannoniennes ou aurait été emporté par une épidémie touchant l'Italie dans les premiers mois de l’année 12 av. J.-C., à l'instar de Lépide, selon les historiens modernes[c 93],[23].

Auguste honore son ami en organisant des funérailles grandioses, conformes à celles qu'il prévoit pour lui-même. Il prononce l'éloge funèbre devant le temple du Divin Jules et porte le deuil pendant plus d'un mois[c 93]. Il adoptera les enfants d'Agrippa et s'occupera lui-même de leur éducation. Bien qu'ayant fait bâtir sa dernière demeure, Agrippa aura l'honneur de reposer dans le propre mausolée de l'empereur, devenant ainsi un membre à part entière de la famille impériale[c 94].

L'aristocratie romaine manifeste le profond mépris qu’elle avait pour Agrippa, considéré par elle comme un parvenu, ou homo novus, en refusant d'assister aux jeux funèbres donnés en son honneur. La plèbe, au contraire, rend massivement hommage au gendre de l’empereur, pour son œuvre édilitaire qui a grandement contribué au bien-être de tous les Romains, notamment par l'amélioration de l’approvisionnement en eau de la Ville[c 95],[j 61].

Testament et postérité[modifier | modifier le code]

Table de Peutinger, fac-similé de Conradi Millieri, 1887[24], carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain[N 9].
Agrippa sur l'Autel de la paix d'Auguste, édifié par l'empereur romain Auguste entre 13 et 9 av. J.-C.

Il lègue un portique qui sera achevé par sa sœur, le portique Vipsania, sur le Champ de Mars. À la demande d'Auguste et selon le souhait d'Agrippa, on y fait figurer sur ses murs, offert au public, en peinture ou mosaïque, une carte du monde. Cet orbis terrarum représenterait le monde tel qu’il est connu avec les limites de l’Empire et cette carte aurait été dressée à partir des indications laissées par Agrippa[c 38],[j 62].

Agrippa donne via son testament la majeure partie de ses biens à l'empereur[c 95], dont son équipe d'esclaves pour entretenir le réseau d'approvisionnement. Ses thermes sont légués au peuple romain, tout comme les parcs et jardins qu’il a aménagés. Auguste distribue 100 deniers d'argent aux citoyens bénéficiant de distribution de blé au nom de son gendre[c 38],[j 61].

Son fils posthume, né en fin d'année, Marcus Vipsanius Agrippa Posthumus, est nommé en son honneur[c 96].

Épouses et descendance[modifier | modifier le code]

Avec sa première épouse, Caecilia Pomponia Attica, il a une fille : Vipsania Agrippina, qui sera la première épouse de Tibère[c 62],[j 56]. Ils ont ensemble un fils, Julius Caesar Drusus, né du vivant d'Agrippa. Tibère divorce après la mort de ce dernier pour se marier avec sa veuve, Julia, la fille d'Auguste, et malgré son attachement sincère à Vipsania. Elle sera remariée à Caius Asinius Gallus en 11 av. J.-C.[c 97], avec qui elle aura au moins six fils.

De sa seconde épouse, Claudia Marcella l’Aînée, il a aussi une fille, Vipsania Marcella, épouse du sénateur Quintus Haterius, ou du général Publius Varus Quinctilius[N 10] ou encore de Marcus Aemilius Lepidus[25].

De sa dernière union avec Julia, fille d'Auguste, naissent 5 enfants qui connaissent tous un destin tragique :

Pièce d'Agrippa, frappée sous Caligula, 37-41 apr. J.-C. Tête à gauche, portant la couronne rostrale / Neptune debout, tenant de petits dauphins et le trident.

Personnalité d'Agrippa[modifier | modifier le code]

Ami fidèle et travailleur acharné[modifier | modifier le code]

Agrippa est « tour à tour général, amiral, architecte, ministre des travaux publics, homme de lettres, administrateur et géographe. Il compte parmi les principaux artisans de la fondation de l'Empire et, digne héritier de César en matière d'art militaire, apparaît comme l'un des plus grands hommes de guerre de son temps »[j 63].

Les auteurs antiques louent les mérites d'Agrippa, notamment Dion Cassius[a 41], Velleius Paterculus[a 42] ou encore Horace[a 43].

« C’était un homme d’un courage éminent. Les fatigues, les veilles, les dangers ne pouvaient le vaincre. Sachant parfaitement obéir, mais à un seul, il se montrait, par ailleurs, avide de commander aux autres. Il ne souffrait jamais qu’on temporisât et passait immédiatement de la décision aux actes. »

— Velleius Paterculus, Histoire romaine, traduction de Després, 1825, livre II, 79.

Jean-Michel Roddaz note que « peu d'auteurs ont, en si peu de mots, donné une aussi bonne définition du second d'Auguste. [...] Nul en effet n'a peut-être mieux compris, mieux analysé cette ambition contenue et cette loyauté inconditionnelle au service d'un seul »[j 64].

Par ailleurs, au premier rang desquels Dion Cassius[a 44], ils opposent souvent les personnalités des deux plus proches conseillers d'Auguste : Agrippa et Mécène[c 98],[j 35].

Le premier est d'origine modeste, un soldat sorti du rang à la suite d'exploits militaires, un homo novus. Ce sont les victoires remportées pour Octavien, ainsi que leur amitié depuis l’enfance, qui lui permettent de gravir les échelons du cursus honorum. Cependant, même arrivé à la magistrature suprême et au pouvoir au côté du Prince, il affecte une grande simplicité de vie qui rappelle l'austérité des vertus romaines traditionnelles. Son origine et sa conduite lui valent le mépris de l'ancienne noblesse romaine, alors que les auteurs antiques font d'Agrippa un partisan convaincu du rétablissement de la république traditionnelle, toujours en opposition à Mécène[c 98],[j 35].

Ce dernier est par ailleurs décrit comme étant diamétralement opposé, issu d'une vieille famille étrusque, aimant le luxe, menant une grande vie et partisan d'un régime monarchique[c 99].

La rivalité ou la mésentente entre les deux amis d'Auguste, que tout semble opposer, est sûrement très exagérée. Octave n'aurait pas à maintes reprises confié les rênes de l'Italie et de Rome aux mains de deux hommes se haïssant. Et concernant les idées républicaines supposées d'Agrippa, il est à noter qu'il soutient au contraire tout au long de sa vie Auguste lors de l'institution du principat, étant consul deux fois de suite aux côtés d'Auguste lors des années 28/27 av. J.-C., à un tournant de l'histoire romaine, ou encore en devenant son gendre et héritier jusqu'à sa mort[c 100],[j 65].

Un exemple de servant de l'empereur[modifier | modifier le code]

Agrippa fera preuve tout au long de sa vie d'un très grand sens politique, dans l’ombre d'Auguste, en ménageant la susceptibilité de son ami et empereur. S'il lui permet par ses victoires navales de se rendre maître de l’Occident puis de tout l'Empire, il restera toujours au second plan, refusant par trois fois les triomphes qu'on lui décerne[26],[j 66]. S'il accepte d'être éclipsé par Auguste, c'est sûrement qu'il lui est évident qu'il ne pourra jamais atteindre la position d'Auguste lui-même. Durant sa jeunesse, Agrippa apprend deux choses : l'importance de l'armée et la force de la tradition romaine. L'armée est sa route vers le pouvoir, mais en tant que membre d'une famille équestre italienne et non sénatoriale, il ne peut prétendre au pouvoir suprême[26].

Son image « nous apparaît souvent, dans de nombreux textes, comme stéréotypée, façonnée par la « propagande » officielle ; Agrippa doit servir d'exemple pour les générations futures, car il symbolise la loyauté et la modération, le dévouement à la cause de l'État »[j 67]. C'est le cas de cet extrait de Dion Cassius[j 68] :

« Agrippa, l’homme, sans contredit, le plus recommandable de son siècle, et qui n’usa de l’amitié d’Auguste que pour rendre, et au prince lui-même et à l’État, les plus grands services. En effet, autant il l’emportait sur les autres, autant il aimait à s’effacer devant Auguste : car, en même temps qu’il faisait concourir toute sa prudence, tout son esprit aux intérêts du prince, il consacrait à la bienfaisance tout le crédit, toute la puissance dont il jouissait auprès de lui. Ce fut là surtout ce qui fit qu’il ne fut jamais importun à Auguste, ni odieux à ses concitoyens : s’il contribua à l’affermissement de la monarchie dans la main d’Auguste, en véritable partisan d’un gouvernement absolu, il s’attacha le peuple par ses bienfaits, en homme qui a les sentiments les plus populaires. »

— Dion Cassius, Histoire romaine, traduction d'Étienne Gros, 1855, livre LIV, 29.

Jean-Michel Roddaz conclut que « la louange quasi unanime qui se dégage de l'historiographie antique lorsqu'elle se penche sur la personnalité de Marcus Agrippa, repose certainement sur un fond de vérité historique[j 69] ». De plus, sa mort avant la deuxième partie du règne d'Auguste et à l'apogée de sa carrière, en plein dans l'âge d'or de l'instauration de l'Empire, « a peut-être préservé Agrippa des critiques de l'Histoire et laissé à la postérité le soin de commémorer ses vertus, en lui réservant les louanges de la gloire »[j 70].

Portraits antiques et monnayages représentant Agrippa[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Buste d'Agrippa, Altes Museum, Berlin.

Littérature[modifier | modifier le code]

Agrippa est un personnage dans :

À l’écran[modifier | modifier le code]

Dans Moi Claude empereur, adaptation de I, Claudius de BBC Two diffusée en 1976, Agrippa est dépeint comme un homme âgé, alors qu'il n'a que 39 ans lors des faits historiques racontés dans le premier épisode (24/23 av. J.-C.).

Imperium: Augustus, projet britanno-italien par Rai 1 (2003), commence par l'annonce de la mort d'Agrippa. Auguste raconte à sa fille Julia, veuve d'Agrippa, comment il est devenu le célèbre empereur romain, et regrette amèrement son ami et héritier. Dans des flashbacks, on voit Agrippa à ses côtés de la bataille de Munda jusqu'à la victoire d'Actium.

Dans la seconde saison de la série Rome de HBO, BBC Two et Rai 2, diffusée en 2007, on assiste aux premières années de la carrière d'Octave, avec Marcus Vipsanius Agrippa qui l'accompagne, entre 44 et 30 av. J.-C..

Il apparaît en outre dans plusieurs films sur Cléopâtre. Il est généralement présenté comme un vieil homme.

Agrippa est le personnage principal du péplum espagnol Los cántabros, réalisé en 1980 par Paul Naschy.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pline l'Ancien indique qu'il est mort dans sa cinquante-et-unième année : ainsi, la naissance d'Agrippa se situerait entre mars 64 et mars 62 av. J.-C.
  2. Un calendrier originaire de Chypre ou de Syrie comporte un mois nommé d'après Agrippa et qui commence le 1er novembre. Cela pourrait également indiquer le mois de sa naissance, entre le 23 octobre et le 23 novembre.
  3. Voir l’inscription sur le Panthéon de Rome (CIL, VI, 896) : « M·AGRIPPA·L·F·COS·TERTIVM·FECIT », c'est-à-dire « Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul pour la troisième fois, le fit construire ».
  4. Le père de Marcus Agrippa s'appelant Lucius, il est d'usage que le fils aîné porte le même prénom.
  5. Mentionné seulement par Maurus Servius Honoratus dans In tria Virgilii Opera Expositio, ses commentaires sur Virgile, L'Énéide, 8, 682. Mais le tribunat de la plèbe est une magistrature préliminaire nécessaire pour devenir préteur urbain, ce qui sera le cas pour Agrippa en 40 av. J.-C. L'année de 43 av. J.-C. pour ce probable tribunat est donc privilégié par J.-M. Roddaz, Marcus Agrippa, 1984, p. 41.
  6. Dion Cassius déclare que Sosius est tué, mais cela est une erreur, ce dernier a combattu et survécu à la bataille d'Actium (M. Reinhold, Marcus Agrippa: a Biography, 1933, p. 54 et J.-M. Roddaz, Marcus Agrippa, 1984, p. 163).
  7. Voir In-Médias, As de Nîmes, type III : Auguste et Agrippa.
  8. L'architrave comporte la dédicace du temple : (VAL) ETUDINI M (ARCUS) AGRIPPA, signifiant « À la bonne santé, Marcus Agrippa (a offert ce monument) » (Fabienne Gateau et Michiel Gazenbeek, Carte archéologique de la Gaule, Les Alpilles et la Montagnette, Paris, 1999, pp. 305-306).
  9. Voir la copie dessinée intégrale, consultable en grand format, Bibliotheca Augustana.
  10. Cette hypothèse est réfutée par Meyer Reinhold, dans CPh 67, 1972, pp. 119-121.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 23-26.
  2. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 23.
  3. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 22-23 et 29.
  4. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 28.
  5. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 22-23 et 27-28.
  6. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 32-33.
  7. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 34-35.
  8. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 36-37.
  9. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 39-41.
  10. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 41.
  11. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 61-63.
  12. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 63-64.
  13. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 66-75.
  14. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 81-85, pp. 185-187 et pp. 199-201.
  15. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 75-80.
  16. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 87-117.
  17. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 117-122.
  18. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 122-129.
  19. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 130-132.
  20. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 132.
  21. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 133-136.
  22. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 140-145.
  23. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 168.
  24. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 145-157.
  25. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 148-152.
  26. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 145-157.
  27. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 157-159.
  28. a b et c J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 159-162.
  29. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 162-164.
  30. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 164-174.
  31. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 174-181.
  32. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 183-185.
  33. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 182.
  34. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 203-209.
  35. a b c et d J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 209-229.
  36. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 207.
  37. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 234-244.
  38. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 244-252.
  39. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 256-260.
  40. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 278-291.
  41. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 265-278.
  42. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 314-319.
  43. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 319-331.
  44. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 325-328.
  45. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 351-352.
  46. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 351-353.
  47. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 356.
  48. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 241.
  49. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 428-429.
  50. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 381-384.
  51. a b et c J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 383-418.
  52. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 398-401.
  53. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 402-418.
  54. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 357-381.
  55. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 422.
  56. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 307-319.
  57. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 463-468.
  58. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 478-484.
  59. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 485.
  60. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 396 et p. 405.
  61. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 486-490.
  62. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 291-293 et pp. 583-587.
  63. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 2.
  64. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 509.
  65. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 216-219.
  66. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 554.
  67. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 2-3.
  68. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 524.
  69. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 532.
  70. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 533.
  1. M. Reinhold, op. cit., pp. 2-4.
  2. M. Reinhold, op. cit., p. 9.
  3. M. Reinhold, op. cit., pp. 13-14.
  4. M. Reinhold, op. cit., p. 16.
  5. M. Reinhold, op. cit., pp. 17-20.
  6. M. Reinhold, op. cit., p. 22.
  7. M. Reinhold, op. cit., p. 23.
  8. M. Reinhold, op. cit., pp. 23-24.
  9. a et b M. Reinhold, op. cit., pp. 25-29.
  10. M. Reinhold, op. cit., pp. 35-37.
  11. M. Reinhold, op. cit., pp. 29-32.
  12. M. Reinhold, op. cit., pp. 33-35.
  13. M. Reinhold, op. cit., pp. 37-42.
  14. M. Reinhold, op. cit., pp. 45-47.
  15. M. Reinhold, op. cit., pp. 53-54.
  16. M. Reinhold, op. cit., pp. 57-58.
  1. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 835-836.
  2. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 836-841.
  3. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 851.
  4. a b et c J.-M. Roddaz, op. cit., p. 862.
  5. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 864.
  6. a b c d e et f J.-M. Roddaz, op. cit., p. 872.
  7. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., p. 873.
  8. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 874.
  9. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., p. 875.
  10. J.-M. Roddaz, op. cit., p. 893.
  11. a b c d et e J.-M. Roddaz, op. cit., p. 896.
  12. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 896-897.
  13. a et b J.-M. Roddaz, op. cit., p. 897.
  14. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 902-903.
  15. J.-M. Roddaz, op. cit., pp. 905-906.
  1. a b et c P. Cosme, op. cit., p. 15.
  2. a et b P. Cosme, op. cit., p. 18.
  3. P. Cosme, op. cit., pp. 18-19.
  4. P. Cosme, op. cit., p. 19.
  5. P. Cosme, op. cit., p. 20.
  6. P. Cosme, op. cit., p. 21.
  7. P. Cosme, op. cit., pp. 21-22.
  8. P. Cosme, op. cit., p. 33.
  9. P. Cosme, op. cit., p. 22.
  10. a et b P. Cosme, op. cit., p. 38.
  11. P. Cosme, op. cit., p. 48.
  12. P. Cosme, op. cit., pp. 62-63.
  13. a et b P. Cosme, op. cit., p. 63.
  14. P. Cosme, op. cit., pp. 63-64.
  15. a et b P. Cosme, op. cit., p. 65.
  16. P. Cosme, op. cit., p. 66.
  17. a et b P. Cosme, op. cit., p. 67.
  18. a et b P. Cosme, op. cit., p. 68.
  19. P. Cosme, op. cit., p. 76-77.
  20. a b et c P. Cosme, op. cit., pp. 123-124.
  21. P. Cosme, op. cit., p. 76.
  22. a b c d et e P. Cosme, op. cit., p. 77.
  23. a et b P. Cosme, op. cit., p. 78.
  24. P. Cosme, op. cit., p. 79.
  25. a et b P. Cosme, op. cit., p. 80.
  26. P. Cosme, op. cit., pp. 80-81.
  27. P. Cosme, op. cit., p. 81.
  28. P. Cosme, op. cit., pp. 81-82.
  29. P. Cosme, op. cit., p. 82.
  30. P. Cosme, op. cit., pp. 82-83.
  31. P. Cosme, op. cit., p. 86.
  32. P. Cosme, op. cit., p. 87.
  33. a b et c P. Cosme, op. cit., p. 93.
  34. P. Cosme, op. cit., pp. 93-94.
  35. P. Cosme, op. cit., pp. 95-96.
  36. a et b P. Cosme, op. cit., p. 104.
  37. a et b P. Cosme, op. cit., p. 96.
  38. a b et c P. Cosme, op. cit., p. 210.
  39. a et b P. Cosme, op. cit., p. 154.
  40. P. Cosme, op. cit., p. 103.
  41. P. Cosme, op. cit., pp. 103-104.
  42. a et b P. Cosme, op. cit., pp. 104-105.
  43. P. Cosme, op. cit., p. 105.
  44. P. Cosme, op. cit., pp. 105-106.
  45. P. Cosme, op. cit., pp. 106-107.
  46. P. Cosme, op. cit., pp. 107-108.
  47. P. Cosme, op. cit., pp. 109-110.
  48. P. Cosme, op. cit., pp. 110-111.
  49. a et b P. Cosme, op. cit., p. 111.
  50. P. Cosme, op. cit., p. 123.
  51. P. Cosme, op. cit., p. 124.
  52. P. Cosme, op. cit., p. 145.
  53. P. Cosme, op. cit., p. 148.
  54. P. Cosme, op. cit., pp. 152-153.
  55. a et b P. Cosme, op. cit., p. 153.
  56. P. Cosme, op. cit., pp. 153-154.
  57. P. Cosme, op. cit., pp. 154-155.
  58. P. Cosme, op. cit., p. 155.
  59. P. Cosme, op. cit., pp. 155-156.
  60. P. Cosme, op. cit., p. 156.
  61. a et b P. Cosme, op. cit., pp. 157-158.
  62. a b et c P. Cosme, op. cit., p. 158.
  63. P. Cosme, op. cit., p. 159.
  64. P. Cosme, op. cit., pp. 160-162.
  65. a et b P. Cosme, op. cit., p. 173.
  66. P. Cosme, op. cit., pp. 166-167.
  67. P. Cosme, op. cit., p. 162.
  68. P. Cosme, op. cit., p. 163.
  69. P. Cosme, op. cit., pp. 168-169.
  70. P. Cosme, op. cit., p. 169.
  71. P. Cosme, op. cit., pp. 169-170.
  72. a et b P. Cosme, op. cit., p. 175.
  73. a et b P. Cosme, op. cit., p. 170.
  74. a et b P. Cosme, op. cit., p. 192.
  75. a et b P. Cosme, op. cit., p. 176.
  76. a b c et d P. Cosme, op. cit., p. 178.
  77. P. Cosme, op. cit., p. 196.
  78. a b et c P. Cosme, op. cit., p. 197.
  79. P. Cosme, op. cit., pp. 147-152.
  80. P. Cosme, op. cit., p. 179.
  81. P. Cosme, op. cit., p. 161.
  82. P. Cosme, op. cit., p. 188.
  83. P. Cosme, op. cit., p. 189.
  84. P. Cosme, op. cit., p. 190.
  85. P. Cosme, op. cit., p. 191.
  86. P. Cosme, op. cit., pp. 192-193.
  87. a et b P. Cosme, op. cit., p. 193.
  88. P. Cosme, op. cit., p. 212.
  89. P. Cosme, op. cit., p. 201.
  90. P. Cosme, op. cit., p. 200.
  91. a et b P. Cosme, op. cit., p. 206.
  92. P. Cosme, op. cit., pp. 207-208.
  93. a b et c P. Cosme, op. cit., p. 208.
  94. P. Cosme, op. cit., pp. 208-209.
  95. a et b P. Cosme, op. cit., p. 209.
  96. P. Cosme, op. cit., pp. 209-210.
  97. P. Cosme, op. cit., p. 224.
  98. a et b P. Cosme, op. cit., p. 128.
  99. P. Cosme, op. cit., pp. 129-130.
  100. P. Cosme, op. cit., p. 130.
  • Autres sources modernes
  1. a b et c Cosme 2005, p. 40.
  2. a et b Venning et Drinkwater 2011, p. 301.
  3. a et b Cosme 2005, p. 36.
  4. a et b Rowell 1962, p. 23.
  5. Van Berchem 1982, p. 55.
  6. a et b Roddaz 2000, p. 836.
  7. a et b Cosme 2005, p. 39.
  8. a et b Eck 2002, p. 12.
  9. Petit 1974, p. 19.
  10. Syme 1967, p. 167.
  11. Jean-Michel Roddaz dans François Hinard, Histoire romaine, Fayard, 2000, pp. 864-865.
  12. a et b Ronald Syme, The Augustan Aristocracy, Oxford University Press, 1986, p. 33.
  13. Anthony Everitt, Augustus, Random House, 2007, p. 127.
  14. a et b Jean-Michel Roddaz dans François Hinard, Histoire romaine, Fayard, 2000, p. 865.
  15. Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, 1991, pp. 225-228.
  16. a b c d et e Jean-Pierre Martin et al., Histoire romaine, 2006, p. 213.
  17. David Magie, The Mission of Agrippa to the Orient in 23 BC, Classical Philology, vol. 3, no 2 (avril 1908), pp. 145-152.
  18. Werner Eck, La romanisation de la Germanie, Errance, Paris, 2007, p. 10.
  19. a et b Jean-Pierre Martin et al., Histoire romaine, 2006, p. 210.
  20. André Chastagnol, Aspects de l'antiquité tardive, Rome, 1994, p. 43.
  21. a et b Antoine Gailliot, « La place de l’editor dans la procession des jeux », Cahiers « Mondes anciens », 2011 [lire en ligne], consulté le 02 décembre 2011.
  22. Anne-Rose Hošek, « Contrôler un territoire, contrôler un sanctuaire : aspects religieux de la fondation de Berytus », Cahiers « Mondes anciens », 2011 [lire en ligne], consulté le 02 décembre 2011.
  23. Pat Southern, Augustuséd.Routledge, 1998, p. 246.
  24. Weltkarte des Castorius, K. Miller (éd.), Ravensburg, 1887.
  25. Ronald Syme, The Augustan Aristocraty, Oxford, 1986, p. 125.
  26. a et b Jona Lendering, « Marcus Vipsanius Agrippa », livius.org, 2005.
  • Sources antiques
  1. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 96.
  2. Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, 94.
  3. Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, 10
  4. Appien, Guerres civiles, III, 50-61
  5. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 69, 5.
  6. Plutarque, Vies parallèles, Brutus, 27.
  7. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre VII, 148.
  8. a et b Appien, Guerres civiles, V, 35.
  9. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XLVIII, 27.
  10. Plutarque, Vies parallèles, Antoine, 28-30.
  11. Appien, Guerres civiles, V, 31.
  12. Appien, Guerres civiles, V, 32.
  13. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XLVIII, 14.
  14. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 75-76.
  15. Appien, Guerres civiles, V, 50.
  16. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XLVIII, 15.
  17. Suétone, Vie des douze Césars, Tibère, 4.
  18. Nicolas de Damas, Vie d'Auguste, 26.
  19. Cornélius Népos, De viris illustribus, « Pomponius Atticus », 13.
  20. Appien, Guerres civiles, V, 97-118.
  21. a et b Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XLIX, 14.
  22. Frontin, Sur les aqueducs, IX, 1.
  23. Frontin, Des aqueducs de la ville de Rome, 9.
  24. Frontin, Des aqueducs de la ville de Rome, 98.
  25. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XLIX, 42-43.
  26. Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, 27-30.
  27. Dion Cassius, Histoire Romaine, XLIX, 43.
  28. Cornélius Népos, De viris illustribus, « Pomponius Atticus », 21-22.
  29. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre L, 13.
  30. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre L, 14.
  31. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 84, 2.
  32. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre L, 31.
  33. Frontin, Des aqueducs de la ville de Rome, 22.
  34. Frontin, Des aqueducs de la ville de Rome, 10.
  35. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre LIII, 33.
  36. Horace, Chant séculaire
  37. a et b Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, XVI, 2.
  38. Strabon, Géographie, XVI, 2, 19.
  39. Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, XII, 125-127 et XVI, 27-61.
  40. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre VII, 45 et livre XXIII, 58.
  41. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre LIV, 29.
  42. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 79.
  43. Horace, Épîtres, 94.
  44. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre LI.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Biographies d'Agrippa[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Roddaz, Marcus Agrippa, Rome, École Française de Rome, , 734 p. (ISBN 978-2-7283-0069-3, lire en ligne)
  • Pierre Salmon, « Roddaz (Jean-Michel). Marcus Agrippa », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 65, no 1, 1987, pp. 190-191.
  • Frédéric Hurlet, Les collègues du prince sous Auguste et Tibère. De la légalité républicaine à la légitimité dynastique, Rome, École Française de Rome, , 692 p. (ISBN 978-2-7283-0372-4, lire en ligne)
  • Adhémar Francois Motte, Étude sur Marcus Agrippa, Paris, Maisonneuve, , 256 p.
  • (en) Meyer Reinhold, Marcus Agrippa: a Biography, Genève, W. F. Humphrey Press, , 203 p.
  • (fr) (en) (it) Collectif (Giornate filologiche genovesi), Il bimillenario di Agrippa, Gênes, Dipartimento di archeologia filologia classica e loro tradizioni, , 163 p.
  • (en) Jona Lendering, « Marcus Vipsanius Agrippa », livius.org, 2005, article revu en 2010.
  • (it) Ilaria Romeo, Ingenuus Leo. L'immagine di Agrippa, Rome, , 227 p.dans Les Études classiques, 2002.
  • (en) Frederick Adam Wright, Marcus Agrippa: organizer of victory, Taylor & Francis, , 267 p.
  • (en) Frederick W. Shipley, Agrippa's building activities in Rome, Saint-Louis, Washington university studies, , 97 p.
  • (en) William Smith, A Dictionary of Greek and Roman biography and mythology, « Marcus Vipsanius Agrippa », Londres, Perseus, 1848.

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

  • Appien d'Alexandrie, Guerres civiles, IIe siècle apr. J.-C., V 31-33, 105-108, 121-122.
  • Cornélius Népos, De viris illustribus, Ier siècle av. J.-C., « Pomponius Atticus », 19.4, 21-22.3.
  • Dion Cassius, Histoire romaine, IIe et IIIe siècles apr. J.-C., XLV à LIV.
  • Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, Ier siècle apr. J.-C., XII 125-127, XIV 487, XV 318, 350-361, XVI 2, 5-6, 12-62, 86, 141, 157 et 167-173.
  • Horace, Odes, Ier siècle av. J.-C., I 6.
  • Nicolas de Damas, Vie d'Auguste, Ier siècle av. J.-C., 127.7, 130.30.
  • Pline l’Ancien, Histoire naturelle, Ier siècle apr. J.-C., XVI 3, XXXVI 24, Elenchus III, IV, V, VI, cf.II 2.
  • Plutarque, Vie de Brutus, IIe siècle apr. J.-C., 27.4.
  • Sénèque, Ep., Ier siècle av. J.-C., 94.
  • Servius Honoratus, In tria Virgilii Opera Expositio, 8, 682.
  • Suétone, Vie des douze Césars, Ier et IIe siècles apr. J.-C., Vie d'Auguste, 16.2, 25.3, 29.5, 35.1, 42.1, 63, 64.1, 66.3, 94.12 ; Vie de Tibère, 7.2, 10.1 ; Vie de Caligula, 7, 23.1.
  • Tite-Live, Periochae, Ier siècle av. J.-C., 129.
  • Velleius Paterculus, Histoire romaine, Ier siècle apr. J.-C., livre II, 59.5, 69.5, 79, 81.3, 84.2, 85.2, 88.2, 90.1, 93, 96.1-2, 127.1.
  • Virgile, L'Énéide, Ier siècle av. J.-C., VIII 684.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Campagnes militaires et batailles menées par Agrippa[modifier | modifier le code]

Travaux d'Agrippa sur le Champ de Mars à Rome[modifier | modifier le code]

Travaux d'Agrippa dans les provinces occidentales[modifier | modifier le code]

Autres travaux[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]