Dourbies

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Dourbies
Le village de Dourbies.
Le village de Dourbies.
Blason de Dourbies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Irène Lebeau
2015-2020
Code postal 30750
Code commune 30105
Démographie
Gentilé les Dourbiens et les Dourbiennes
Population
municipale
159 hab. (2014)
Densité 2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 51″ nord, 3° 26′ 47″ est
Altitude Min. 621 m – Max. 1 440 m
Superficie 60,88 km2
Localisation

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Dourbies

Dourbies est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé aux confins du Gard et de l'Aveyron, à une quinzaine de kilomètres de L'Espérou et de sa station de ski de Prat Peyrot, Dourbies, blotti dans la montagne cévenole, est dominé par la crête du Suquet, avec à ses pieds la Dourbie qui coule au milieu de gorges profondes et sauvages.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Cassanas
  • Caucalan
  • Campclaux
  • Duzas
  • L'Espérou
  • Lafont
  • Lagrinier
  • Les Laupies
  • Les Laupiettes
  • Le Mas
  • Le Mazet
  • Le Montet
  • Le Mourier
  • Prunaret
  • Ressançon
  • Roucabie
  • La Rouvière
  • Le Viala

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Dourbies est située dans le parc national des Cévennes sur le versant atlantique du massif du mont Aigoual, à 30 km au sud-est de Millau. Elle surplombe la Dourbie.

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Climat[modifier | modifier le code]

De par sa situation géographique, la météo y est rapidement changeante, mais les décors et les panoramas offerts permettent de comparer l'environnement méridional et occidental. La proximité du Mont Aigoual (1 565 mètres) n'est pas étrangère aux hivers rudes où les chutes de neige, sans être excessives, sont néanmoins courantes, les étés y sont parfois très chauds, les printemps par l'influence océanique souvent pluvieux, les automnes sont souvent synonymes de belle saison.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • Route départementale 151, entre L'Espérou et le col de la Pierre Plantée sur la Rive Droite de la Dourbie.
  • Route départementale qui relie la D 151 à Saint-Jean-du-Bruel par la rive gauche de la Dourbie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Dourbio, du roman Dorbia, du bas latin Dorbia, Durbia, Derbia, Durbienca, du latin Fluvius Urbio, à rapprocher avec le gaulois dubron qui signifie eau[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dourbies faisait partie de la Viguerie du Vigan et Meyrueis et du Diocèse de Nimes, archepétré de Meyrueis. Ce lieu n'est pas nommé dans le dénombrement de 1384, mais à en juger par la somme à laquelle cette communauté est imposée en 1435, elle devait compter au commencement du XVe siècle, six ou sept feux.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Notre Dame de Dourbies quoique enclavé dans l'évêché d'Alais en 1694 n'en demeura pas moins uni à la mense épiscopale de Nimes.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1999 2014 Jacques Balsan DVD Retraité
2014 2015 Georges Petit   Retraité
2015 en cours Irène Lebeau    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 159 habitants, en diminution de -14,52 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
834 1 079 1 067 868 978 1 026 1 026 905 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 020 1 081 1 024 1 053 1 068 1 101 1 121 1 004 885
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
865 903 852 689 625 568 515 524 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
383 308 251 223 213 204 186 163 159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Terre d'agriculteurs et de pasteurs, la vocation agricole et pastorale a toujours été la prédilection du village.

La châtaigneraie séculaire, les cultures en terrasses, les pâturages ou la forêt domaniale sont le résultat de siècles de labeurs agricoles et forestiers rendus difficiles par le climat et la forte déclivité des terrains.

La vallée de la Dourbie permettait la culture du seigle qui s’épanouissait sur ces sols granitiques et ces terres siliceuses, cette céréale apportait autrefois aux populations des montagnes la litière pour les animaux et une matière première le chaume pour recouvrir les toitures. Cette culture est cependant devenue anecdotique, les châtaigneraies ne sont quasiment plus entretenus, subsistent les coupes de bois dans les forêts, le pastoralisme et isolement quelques terres ou pâturages[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale romane Notre-Dame-de-l'Assomption au clocher élancé (34 mètres) a été construite par l'architecte Félicien Allard de Nîmes entre 1883 et 1887 avec l'aide des habitants des environs. à cause de sa grandeur et de son architecture lancée vers le ciel, imposante mais fine, elle a été appelée par les voisins et la population de Dourbies la cathédrale des Cévennes[6]. Une allocution a été prononcée le 8 juin 1885 par Monseigneur François-Nicolas Besson, évêque de Nîmes, à l'occasion de la pose de la première pierre[7]. Le centenaire a été fété le 20 septembre 1987.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dourbies situé dans les Causses-Cévennes inscrit au patrimoine de l'UNESCO est attaché aux légendes et croyances ancestrales telles que le Pic Saint Guiral et la légende des 3 ermites, ainsi qu'à la protection de la nature de la transhumance (Lac des Pises), le Parc Nationale des Cévennes accompagne cette valorisation du patrimoine naturel et architectural[réf. nécessaire].

Construite sur la place du village en 1990, la fontaine préfigure la légende des 3 ermites[réf. nécessaire].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Dourbies est traversé par la Dourbie qui a inspiré le nom du village[réf. nécessaire],elle coule depuis sa source (proche de l'Esperou) vers Saint-Jean-du-Bruel au milieu de gorges.

Situé sur le versant Atlantique du massif de l'Aigoual, à une altitude oscillant entre 621 m et 1 440 m, Dourbies offre un paysage typique de montagne cévenole aux vallées profondes entourées de plateaux, territoire pastoral à travers les siècles, la commune qui reste un lieu de la transhumance est prisée pour ses randonnées pédestres, de nombreux parcours étant prévus à cet effet.

Économiquement, l'activité se tourne plus naturellement vers le Sud-Aveyron et la ville phare de Millau.

Le lac des Pises est la propriété du Parc National des Cévennes, qui en a fait un espace de protection de la nature et de la transhumance pour les troupeaux des vallées cévenoles avec une application stricte de la réglementation[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dourbies Blason D'azur à la croix d'or cantonnée de quatre dauphins du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 820, t.1
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Dourbies, la plus cévenole des communes du plateau de l'Aigoual », sur causses-aigoual-cevennes.org (consulté le 27 octobre 2014)
  7. François-Nicolas Besson, Œuvres pastorales et oratoires de Mgr Besson (1883-1887), 3e série, vol. 2, Retaux-Bray, , 592 p. (lire en ligne), p. 483-487