Aimé Lepercq

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Aimé Lepercq
Fonctions
Ministre des Finances
Gouvernement Charles de Gaulle I
Prédécesseur Pierre Mendès France
Successeur René Pleven
Biographie
Nom de naissance Aimé Marie Antoine Lepercq[1]
Date de naissance
Lieu de naissance Collonges-au-Mont-d'Or
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès Lille
Nationalité Drapeau de la France France

Aimé Marie Antoine Lepercq, né le à Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône) et mort le [1] à Lille, est un ingénieur, industriel, résistant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aimé Lepercq est le fils de Gaston Paul Jules Lepercq, professeur de chimie à la faculté catholique de Lyon[2], et de Claudine Fichet[2].

Il est inhumé à Paris dans le cimetière des Batignolles (26e division).

Études[modifier | modifier le code]

Aimé Lepercq intègre l'École polytechnique[1] en 1909 et en sort classé quatrième sur 197 élèves[1] ; comme conséquence de ce rang de sortie, il devient ingénieur-élève du Corps des mines à l'École des Mines de Paris et sort premier de sa promotion[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en , alors qu'il est lieutenant dans l'artillerie, avec cette citation[2] : « Exceptionnellement doué en intelligence comme en vigueur, d'une bravoure au-dessus de tout éloge, remplit les missions les plus difficiles et les plus périlleuses avec un sang-froid magnifique ; blessé grièvement deux fois, la première s'est échappé de l'hôpital où il était soigné pour revenir à son poste ; la seconde a refusé de se laisser évacuer. »

Il est en tout blessé à trois reprises[1].

Entre-deux-Guerres[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il est directeur des services de l'Union européenne, industrielle et financière en Tchécoslovaquie de 1923 à 1929, ainsi qu'administrateur délégué de la société tchécoslovaque Škoda[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisé en 1939, Aimé Lepercq refuse de déposer les armes malgré les ordres de ses supérieurs et ne le fait qu'à la signature de l'armistice. Il est fait prisonnier en . Libéré en de la même année[2], il assure la présidence du Comité d'organisation des combustibles minéraux solides[2]. Il est révoqué en , s'opposant ouvertement à la politique de Laval relative au STO[2].

Il s'engage alors dans la Résistance. À partir de 1943, il se consacre à l'organisation de la résistance active dans le cadre de l'Organisation civile et militaire (OCM) dont il prend la tête. Il est en 1943 le premier commandant FFI de Paris, chef des FFI de l'Île-de-France. Arrêté en puis libéré à la faveur de la désorganisation de l'administration allemande en , il prend le commandement militaire de l’hôtel de ville de Paris jusqu'au [2].

Il est fait compagnon de la Libération[1] en décembre de la même année[3].

Libération et 1er gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

Directeur de l'Union européenne industrielle et financière et ministre des Finances dans le 1er gouvernement « de Gaulle » dès le , il meurt deux mois plus tard dans un accident de la route dont les circonstances sont demeurées obscures[4]. Il est déclaré « mort au service de la France[1] ». René Pleven lui succède au gouvernement.

Famille[modifier | modifier le code]

Aimé Lepercq est père de quatre enfants dont Paul Adolphe Lepercq (1922-1999), également polytechnicien, de la promotion 1942[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 25 mai 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Aimé Lepercq », résultat obtenu : « Lepercq, Aimé Marie Antoine (X 1909 ; 1889-1944) ».
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Mines 2016.
  3. Ordre Libération 2016.
  4. Son véhicule, une Traction Avant conduite par un chauffeur, est tombée dans le canal de la Deûle, au lieu-dit « le Pont-maudit » proche du village d'Estevelles, après avoir quitté la route dans un virage donnant accès à un pont provisoire. Le ministre rentrait de Lille où il s’était rendu pour le lancement de l’emprunt de Libération.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]