L'Humanité

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Logotype de L'Humanité
Image illustrative de l’article L'Humanité
Une de la première édition de L'Humanité le 18 avril 1904.

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité quotidien
Format tabloïd
Genre Généraliste, journal d'opinion
Prix au numéro 2,60 [1]
Diffusion 36 347[2] ex. (2019)
Fondateur Jean Jaurès
Date de fondation (il y a 118 ans)
Éditeur Société nouvelle du journal l'Humanité
Ville d’édition Saint-Denis

Directeur de publication Fabien Gay
Directeur de la rédaction Maud Vergnol et Sébastien Crépel
ISSN 0242-6870
Site web humanite.fr

L'Humanité est un quotidien français fondé en 1904 par Jean Jaurès.

Sa ligne éditoriale est liée dès ses débuts à la gauche. Premièrement proche du socialisme, en tant qu'organe de la Section française de l'Internationale ouvrière, parti de son fondateur, le journal devient communiste à l'issue du congrès de Tours en 1920. Il est alors l'organe officiel du Parti communiste français jusqu'en 1994. Aujourd'hui, il en reste très proche bien que la rédaction ouvre ses pages à d'autres composantes de la gauche.

Le journal est édité par la Société nouvelle du journal l'Humanité, présidée par Jean-Louis Frostin et Patrick Le Hyaric, ce dernier étant aussi le directeur de la publication. Comme de nombreux titres de la presse écrite française, le journal bénéficie de subventions de l'État.

Historique du journal[modifier | modifier le code]

La naissance du quotidien socialiste L'Humanité (1904)[modifier | modifier le code]

Lucien Herr (en haut) et Lucien Lévy-Bruhl (en bas), deux figures de la fondation de L'Humanité.

Sur les conseils de Lucien Herr et Léon Blum, Aristide Briand, René Viviani et Francis de Pressensé, Jean Jaurès tente dans un premier temps de racheter La Petite République, où il a cessé d'écrire en décembre 1903, tentative qui échoue en janvier 1904 à la suite du refus du dirigeant Alfred Léon Gérault-Richard, et donne lieu à la volonté de créer un nouveau journal[3],[4]. Celui-ci prendra le nom de L'Humanité sur une idée de Lucien Herr, camarade normalien de Jaurès, pionnier du socialisme et rédacteur des pages internationales[5]. L'intellectuel Lucien Lévy-Bruhl, rallié au socialisme par l’affaire Dreyfus et ami très proche de Lucien Herr et Jean Jaurès, pourvoit une grande partie des fonds[3]. Le reste des fonds provient du publiciste Léon Picard (deuxième principal actionnaire après Lévy-Bruhl), des frères Louis-Dreyfus, M. Sachs, Salomon Reinach et Albert Lévy-Brahm, inspecteur des écoles : on trouve ainsi des hommes d’affaires ou des personnalités israélites reconnaissantes à Jaurès de son action en faveur de Dreyfus[6],[3],[4]. Des journalistes y contribuent aussi dont Francis de Pressensé, Aristide Briand et Gustave Rouanet, outre Jean Jaurès et Lucien Herr[3]. Une société par actions est constituée, dont la première assemblée générale se tient chez Jean Jaurès le 6 avril 1904 : un conseil d’administration de trois membres est formé, constitué par Lucien Herr, Gustave Rouanet (élu président et administrateur délégué) et l'éditeur H. Casevitz, tous trois amis personnels de Jaurès[3]. Le capital de la société est de 880 000 francs, répartis en 880 actions dont la moitié sont attribuées à Jaurès, directeur politique[4]. À l'instigation notamment d'Urbain Gohier, la presse antisémite ainsi que La Guerre sociale (titre de droite) dénoncent un journal créé grâce à « l’argent juif » et répand la rumeur selon laquelle les Rothschild auraient avancé des fonds[3],[4].

Le premier numéro de L'Humanité paraît le lundi . Journal de quatre pages vendu cinq centimes et tiré à 130 000 exemplaires[7], son fondateur Jean Jaurès, explique que ce nouveau quotidien socialiste (qui a alors comme sous-titre de la manchette « Journal socialiste quotidien »[8]) doit être dans un premier temps un outil pour l'unification du mouvement socialiste français et, par la suite, un des leviers de la lutte révolutionnaire contre le capitalisme[9]. La rédaction s'installe 110, rue de Richelieu dans le quartier de la presse, puis, en raison du loyer excessif, 27, rue du Croissant à partir du premier et, le , lors du passage aux six pages, au 142, rue Montmartre[10],[11].

Dans son premier éditorial intitulé « Notre but », Jaurès souhaite fixer deux règles de fonctionnement à son nouveau journal : la recherche d'information étendue et exacte pour donner « à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde », et l'indépendance financière[12].

L'Humanité de Jaurès (1904-1914)[modifier | modifier le code]

Jean Jaurès lisant L'Humanité
Extrait d'une caricature de L'Humanité publiée le , montrant le sénateur radical Clemenceau et le président de la République Poincaré réconciliés dans un soutien commun à la loi des Trois ans.

Lors de sa naissance en 1904[13], L'Humanité ne représente qu'une partie du mouvement socialiste français. Au sein de sa rédaction figurent notamment René Viviani, Aristide Briand, Léon Blum, Jean Longuet, Lucien Herr, Jean Allemane, Octave Mirbeau, Henry de Jouvenel, Abel Hermant, Michel Zevaco et Albert Thomas.

Une de L'Humanité du consacrée aux « mouchards » supposés utilisés par la police de Clemenceau lors de la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges de 1908.

L'unification des socialistes français au sein de la SFIO en 1905 ouvre le journal à l'ensemble du mouvement socialiste français (notamment aux guesdistes). En 1911, la SFIO fait de L'Humanité son organe officiel lors du congrès de Saint-Quentin.

Dans le contexte international de plus en plus tendu du début du XXe siècle, le journal de Jaurès défend résolument des positions pacifistes et antimilitaristes en accord avec l'internationalisme du mouvement ouvrier. Le journal est également très présent dans le combat pour la laïcité et se veut le défenseur de la classe ouvrière.

Ces dix premières années sont difficiles économiquement pour le journal. Après un lancement réussi à 140 000 exemplaires, le journal tombe à 15 000 exemplaires en 1905. Il remonte ensuite lentement avec 80 000 exemplaires en 1912.

Durant l'été 1914, la vie du journal est totalement bouleversée par deux événements :

L'Humanité et la Première Guerre mondiale (1914-1920)[modifier | modifier le code]

Le déclenchement de la guerre, la mort de Jean Jaurès et le ralliement de la majorité des dirigeants socialistes français à l'Union sacrée transforment brutalement le journal durant l'été 1914, qui tire à cette époque à environ 100 000 exemplaires, contre 50 000 pour La Guerre sociale de Gustave Hervé[14].

Pierre Renaudel succède à Jaurès et choisit une ligne éditoriale favorable à la guerre au nom de la défense de la République. Selon l'historien Alexandre Courban, le journal se trouve alors pris sous une triple contrainte :

  • contrainte étatique avec la censure ;
  • contrainte partisane (les socialistes majoritaires favorables à la guerre imposent leur ligne) ;
  • contrainte économique du fait du rationnement.
« Tu es sûr que ce n'est pas un embusqué ? », L’Humanité du 6 décembre 1915.

Au cours de cette période, L’Humanité participe à l’Union sacrée et informe, par exemple, ses lecteurs des atrocités commises par l’armée allemande sur la population civile de la Belgique et des régions du Nord de la France mais sur un ton mesuré et objectif : le journal ne s’associe pas au bourrage de crâne de la majorité de la grande presse et en dénonce les outrances autant que le permettent les contraintes de la censure. Ainsi le numéro du proteste contre ceux qui annoncent les Russes à 450 km, soit cinq étapes pour parvenir à Berlin (une marche quotidienne de 90 km pour une armée de fantassins à pied !)[15].

Par ailleurs, L’Humanité s’oppose à la chasse aux embusqués répandue dans les colonnes des principaux journaux et défend la mobilisation industrielle, ainsi dans un article de février 1915 du député Bracke « la question des embusqués n’est qu’un fragment d’un problème bien plus étendu et bien plus haut : l’aménagement des forces de la France pour le maximum de rendement en vue de la Défense nationale » et dans un autre article de Louis Delbreuilh : « C’est une guerre de matériel, c’est une guerre de munitions. Deux armées doivent collaborer pour vaincre les Allemands : les soldats sur les champs de bataille et les ouvriers sur les champs de travail »[16].

Finalement en octobre 1918, Pierre Renaudel est remplacé à la tête de L'Humanité par Marcel Cachin. Ce changement traduit la prise de distance croissante des socialistes avec l'Union sacrée.

Le correspondant de L’Humanité à Pétrograd, Boris Kritchevski (1866-1919), militant socialiste russe, écrit des articles d'octobre 1917 à février 1918. Certains articles, assez critiques au sujet des bolcheviks, n'étaient pas publiés par le journal[17].

L'Humanité : organe du Parti communiste français durant l'entre-deux-guerres (1920-1939)[modifier | modifier le code]

Paul Vaillant-Couturier, député de la Seine, rédacteur en chef de l'Humanité.
Fête de l'Humanité 1937, Garches. Verso de carte postale imprimé avec un simili timbre « Marcel Cachin ». Carte éditée par le Comité de défense de l'Humanité, « pour une presse libre et propre ».

L'année 1920 est un nouveau tournant pour L'Humanité. En effet lors du Congrès de Tours de la SFIO, les deux tiers des délégués votent l'adhésion à l'Internationale communiste, transformant la SFIO en « Section française de l'Internationale communiste » (plus tard Parti communiste). Le journal suit la majorité et devient donc l'organe officiel de la jeune SFIC.

Durant cette période, la ligne éditoriale du journal suit la ligne politique du PC. La stalinisation du parti entraîne le départ de plusieurs plumes de L'Humanité, comme Alfred Rosmer, Boris Souvarine, Pierre Monatte, Amédée Dunois, Pierre Kaan. Dans les années 1920, le journal mène une intense campagne contre la guerre du Rif. En 1926, Paul Vaillant-Couturier devient rédacteur en chef. Sous sa direction dans les années 1930, le journal dépasse les 300 000 exemplaires notamment au début du Front populaire. L'Humanité insiste alors sur l'antifascisme, sur la défense de la République espagnole et prône le modèle de l'URSS de Staline.

En tant qu'organe central du PCF, L'Humanité est à la fois un outil de mobilisation des militants et un journal d'information. Une autre particularité de L'Humanité est la place que jouent les lecteurs dans la vie du journal. Ils sont souvent utilisés comme contributeurs (les rabcors, correspondants ouvriers) ou comme diffuseurs (au sein des CDH, comité de défense de L'Humanité). Pour répondre à ses besoins financiers, le journal crée en 1930 la Fête de l'Humanité. En 1937, son tirage atteint un pic de 350 000 exemplaires[18].

Créés à la fin des années 1920 en riposte à l'offensive du ministère Tardieu contre le PCF, les comités de défense de L'Humanité (CDH) devaient assurer la diffusion de L'Humanité puis de L'Humanité Dimanche par la vente directe de ces publications, le plus souvent dans la rue, ce qui évite les frais de messagerie. Constitués de militants ou de sympathisants communistes bénévoles, ces comités de défense deviennent des comités de diffusion de L'Humanité et existent encore au début du XXIe siècle. Les CDH furent une occasion de vente militante dans la rue, sur les marchés mais aussi devant les églises, les casernes. Jusque vers 1960, la présence d'un militant vendant L'Humanité à l'entrée du métro est une figure familière des petits matins en banlieue et dans les quartiers populaires de Paris.

En 1925, alors que le gouvernement cherche à faire invalider les élections de femmes au sein de conseils municipaux, L'Humanité prend vigoureusement position en faveur des droits politiques des femmes : « On applaudit vigoureusement cette nouvelle manifestation […] en faveur du vote, de l'éligibilité et de l'émancipation des femmes. […] Contrairement aux propos tendancieux de la presse bourgeoise, elles siègent régulièrement ; elles ont partout, ces jours-ci, participé à l'élection des maires, elles sont rentrées dans les commissions municipales. Le gouvernement et le Parlement sont en présence d’un fait accompli : par la volonté du suffrage universel, les femmes sont non seulement conseillères, mais officiers d’état civil »[19].

L'Humanité dans la clandestinité (1939-1944)[modifier | modifier le code]

Caricature parue dans le journal L'Aurore relatant la prise de contact de Denise Ginollin avec l'occupant allemand pour négocier la reparution du journal L'Humanité[20].

Le , le gouvernement Daladier interdit de parution L'Humanité après son approbation du Pacte germano-soviétique. Dès , le journal paraît clandestinement[21]. Plus de 300 numéros sortent jusqu'en 1944, tantôt feuilles ronéotées, tantôt pages imprimées.

L'été 1940, le journal ayant été interdit par le gouvernement Daladier, des dirigeants communistes ont entamé des négociations ayant pour objectif la reparution officielle du journal[22] avec les services allemands, essentiellement le lieutenant Weber de la Propagandastaffel. Une militante communiste, Denise Ginollin, est chargée des premières négociations, Jacques Duclos les suivant de près[23]. Celui-ci ne manque pas d'informer l'Internationale communiste de ces démarches et précise qu'elles ont été réalisées « sans engager les dirigeants du Parti »[24]. Maurice Thorez, depuis Moscou, valide ces démarches ce qu'il niera par la suite[25].

Le , une seconde négociation pour faire paraître le journal a lieu entre des cadres du PCF, notamment Maurice Tréand, Jean Catelas et Otto Abetz qui les reçoit à l'ambassade d'Allemagne. Ces premiers s'engagent dans une lettre le même jour sur un certain nombre de promesses. Parmi celles-ci, « L'Humanité, publiée par nous, se fixerait pour tâche de dénoncer les agissements des agents de l'impérialisme britannique qui veulent entraîner les colonies françaises dans la guerre et d'appeler les peuples coloniaux à lutter pour leur indépendance contre leurs oppresseurs impérialistes »[26]. Cette démarche auprès des autorités allemandes doit être replacée dans le cadre du pacte germano-soviètique de 1939.

Ainsi, on peut lire dans L'Humanité du  :

« Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir avec les soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistro du coin. Bravo camarades, continuez même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants ! La fraternité des peuples ne sera pas toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante »

(L’Humanité, )[27],[28].

En dépit de ses engagements, les dirigeants communistes ne reçoivent pas d'autorisation officielle de parution et le journal va alors paraître clandestinement en ménageant les forces d'Occupation.

Les autorités de Vichy confirment l'interdiction de parution et l'occupation allemande oblige le journal à la clandestinité jusqu'à la Libération de 1944 (malgré la demande rejetée de reparution faite en juin 1940 auprès des autorités d'occupations allemandes[29], initiative désavouée par de nombreux militants puis par l'Internationale communiste, qui l'avait d'abord laissé faire)[30].

Le ton de la presse communiste envers les Allemands est dans un premier temps variable d'un titre à l'autre, voire d'une édition à l'autre. Ainsi le journal clandestin communiste L'Enchainé du Pas-de-Calais est suspect pour les Allemands car les articles de René Camphin, (« Défendons la terre française ! ») y ont pris « une forte coloration patriotique et jacobine » malgré le pacte germano-soviétique[31]. Dès avril, Auguste Lecoeur, l'autre dirigeant départemental du PCF, y appellera à faire du 1940 une « journée de lutte contre le double joug de la domination capitaliste et étrangère »[32]. L'Enchaîné du Nord, édition de l'autre département, a au contraire, selon les historiens un ton moins patriotique.

L'Humanité parait clandestinement pendant cinq ans (383 numéros diffusés à 200 000 exemplaires[33]) et s'abstient de s'en prendre aux Allemands jusqu'à (date de la fin des négociations). De nombreux journalistes de sa rédaction et personnels de la fabrication périrent dans la lutte contre l'occupant nazi, comme Gabriel Péri (responsable de sa rubrique internationale, fusillé le au Mont-Valérien), Lucien Sampaix. Le journal reparaît librement le durant la Libération de Paris.

On peut lire dans L'Humanité clandestine du , l'appel du PCF concernant la création du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France : « Le PCF s'adresse à tous ceux qui pensent français et veulent agir français… Dans ce Front national pour l'indépendance il y a de la place pour tous les Français sauf les capitulards et les traîtres au service de l'envahisseur, pour que la France soit la France et ne devienne pas une colonie nazie, l'unité nationale doit se faire… contre les envahisseurs et les traîtres, contre le gouvernement de Vichy qui obéit aux ordres des occupants allemands ». Cet appel a été publié une semaine avant le démarrage de la grande grève de cent mille mineurs de mai-juin 1941, animée et organisée par des militants communistes, menés par Auguste Lecoeur.

Au fur et à mesure de l'Occupation, notamment avec cette grève de mai 1941, puis la rupture du pacte germano-soviétique le 22 juin 1941, L'Humanité devient de plus en plus dure avec les Allemands et avec le régime de Vichy.

L'Humanité de 1944 à 1994[modifier | modifier le code]

Carte des Comités de défense de l'Humanité 1945

Libération[modifier | modifier le code]

En 1945, le journal tire à 400 000 exemplaires, c'est le deuxième tirage de la presse communiste, fédérée dans l'Union française de l'information, derrière Ce Soir, grand quotidien national fondé par Louis Aragon en 1937, dont le tirage dépasse un demi-million d'exemplaires en 1946. Ce puissant groupe de presse issu de la Résistance compte près d'une centaine de journaux, dont une vingtaine de quotidiens régionaux.

Au sein de ce groupe, le rôle de L'Humanité est d'être l'organe central du PCF, sa ligne éditoriale suit la ligne du parti et mêle informations et campagnes de mobilisation.

Installé à la Libération[34] dans les anciens locaux du Petit Parisien, 18, rue d'Enghien, le journal partage à partir de 1947 son siège avec Ce soir, au 37, rue du Louvre, dans l'immeuble de l'ancien Paris-Soir. À partir de 1956 il s'installe avec Libération et Regards au 6, boulevard Poissonnière[35] dans les locaux de l'ancien journal Le Matin. Il y demeure jusqu'en 1989, date de son départ pour Saint-Denis.

Début des années 1950[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de guerre froide, le journal est pro-soviétique et pro-stalinisme. Il défend dès l'hiver 1949-1950 les exécutions capitales dans les pays d'Europe de l'Est. La une de l'édition spéciale de L'Humanité qui annonce la mort de Staline le a pour titre : « Deuil pour tous les peuples qui expriment dans le plus grand recueillement leur amour pour le grand Staline »[36]. Le journal consacre plusieurs pages à l’évènement produisant des articles de Jacques Duclos, Maurice Thorez, des textes de Staline, Malenkov, l’éditorial de la Pravda, et une page entière sous le titre « Staline, notre maître en socialisme ».

En 1954, L'Humanité fête ses cinquante ans. Cet anniversaire — qui a lieu en même temps que le 85e anniversaire de Marcel Cachin — donne lieu à un numéro spécial de Regards[37], et à la commande d'un film sur le journal, La terre fleurira, dont la réalisation est confiée à Henri Aisner. Ce film comporte la « Valse de l'Huma » composée par Jean Wiéner et Pierre Gamarra.

Événements de 1956[modifier | modifier le code]

Quand surviennent les événements, du début de l’insurrection hongroise le 23 octobre 1956 à l'intervention des troupes soviétiques le 4 novembre 1956, qui déclenche « pour la première fois depuis l’exécution de Sacco et Vanzetti le 22 août 1927 la protestation (...) dans les rues de nombreux pays »[38], causant même en France trois morts et plusieurs dizaines de blessés[38], la presse communiste vient déjà de subir quatre années de baisse des ventes qui ont affaibli son groupe de presse, l'Union française de l'information, et causé la fermeture de plusieurs quotidiens régionaux.

Lorsque l'Armée rouge entre en Hongrie le , le journal titre : « Budapest retrouve le sourire »[39]. Pierre Pedrazzini, reporter-photographe à Paris-Match, est alors grièvement blessé à Budapest par les troupes soviétiques[40]. « Comment, après une telle vision, ouvrir sans dégoût cette Humanité débordante de lyrique indignation en faveur de nos adversaires (...) Qu'ils se méfient, pourtant, les trompeurs aux mains rouges : les antennes poussent sur les toits de Billancourt », écrit Georges Ravon, dans Le Figaro des 3-4 novembre 1956[40].

Le 6 novembre 1956, environ 200 jeunes manifestants brisent les vitrines de l'Association France-URSS, rue d'Anjou[40] puis un millier d'étudiants se massent à 18 heures sur les Grands Boulevards[40] et vont vers l'immeuble de L'Humanité aux cris de « Libérez la Hongrie ! », « Thorez assassin ! »[40], d'où ils sont douchés des fenêtres par des lances à incendie. L'Humanité du lendemain associe le récit de cette première attaque contre elle avec la photographie d'un cadavre dans les rues de Budapest, une baïonnette enfoncée dans la bouche[40]. Le lendemain a lieu une réception à l'ambassade soviétique en l'honneur de l'anniversaire de la révolution d'Octobre, en présence de l'état-major du PCF et d'une partie seulement du corps diplomatique[40], protégée par 200 policiers[40], tandis qu'un meeting du PCF au Vél d'Hiv est interdit par la police.

Le lendemain, le , alors que la situation internationale est extrêmement tendue (révélation du XXe siècle : congrès du Parti communiste de l'Union soviétique sur le stalinisme, intervention soviétique en Hongrie, crise du canal de Suez et guerre d'Algérie), une manifestation de soutien aux insurgés hongrois part de la place de l’Étoile[38]. Selon les historiens, c'est au sein de cette manifestation pacifique en hommage à la Hongrie qu'ont été recrutées les bandes violentes qui participent ensuite à une attaque[40] en direction du siège du PCF, au carrefour de Châteaudun[38]. Le Monde de l'époque évoque l'expression spontanée de la « population parisienne », une « manifestation légitime » qui dégénère « en incidents extrêmement violents »[41],[42].

Puis les manifestants arrivent vers 20 h 15 à proximité du siège du journal[38], aux cris de « le feu à l’Huma ! Le feu à l’Huma ! »[38],[43],[44],[45],[46]. Environ 500 militants sont massés devant le siège[40], alors que Jacques Duclos, numéro 2 du PCF, quelques jours plus tôt, avait refusé toute protection policière renforcée[40]. Le rez-de-chaussée est pris par les agresseurs[40], qui jettent à la rue mobilier et documents[40] puis mettent le feu au 2e étage[40].

Peu avant 21 heures, lorsque les vitres de L'Humanité volent en éclats[40], la police, jusqu'ici plutôt passive, cherche à dégager la rue[40] et empêche les renforts de militants PCF d'atteindre L'Humanité[40]. Parmi les projectiles lancés sur les manifestants, on note des « plombs d'imprimerie », des « meubles », des « ustensiles » et même des « statues ». La presse communiste soulignera que face à l'inertie complaisante de la police déployée en nombre, le bâtiment est défendu par le personnel du journal et des militants du PCF[47]. Des manifestants passent par le toit pour provoquer un début d'incendie[40]. Les militants communistes font quatre prisonniers[40], relâchés quand la police investit le siège[40]. Au sous-sol du cinéma « Rex », des médecins volontaires soignent les blessés[40]. Parmi les trois morts en région parisienne du côté des contre-manifestants communistes[38], les militants PCF arrivés dans une colonne de renfort[38], François Le Guennec, du 20e arrondissement de Paris[38] et Albert Ferrand[38].

Dans son compte-rendu, L'Humanité fait un parallèle entre l'attaque contre son siège et ce qu'elle appelle les crimes des « contre-révolutionnaires » de l'insurrection hongroise[44]. De son côté, le Syndicat du Livre déclenche une grève : aucun journal ne paraît le 8 novembre[48].

La Croix et Le Monde du 9 novembre 1956 se déclarent très inquiets de ces assauts[40]. Le 13 novembre, la CGT lance une journée de grèves et débrayages[40], que la presse de gauche non-communiste présente comme un échec[49].

Décolonisations[modifier | modifier le code]

Parallèlement, le journal est l'un des quotidiens français, avec Ce Soir, l'autre grand quotidien national communiste, ou encore Le Monde, à soutenir partout dans le monde les luttes de libération nationale liées au processus de décolonisation[50]. Cet engagement n'est cependant pas immédiat et les causes soutenues par des cercles anticolonialistes d'abord confidentiels sont « soumises au soutien par éclipse du PCF »[51]: L'Humanité ne consacre d'abord qu'une colonne au bombardement de Haïphong du 23 novembre 1946, pourtant réel départ de la guerre d'Indochine[52]. Et quand Charles Tillon est écarté de son ministère en janvier 1947, Maurice Thorez intime aux parlementaires du PCF d'aplaudir la déclaration du président du Conseil qui rend hommage aux militaires responsables de ce bombardement.

Mais le 22 mars 1947, le jeune résistant René L'Hermitte[53], envoyé spécial de L'Humanité à Saïgon, cite un officier dénonçant des tortures contre des prisonniers Viet-minh[réf. nécessaire][54]. Quelques semaines après, le PCF est chassé du gouvernement. Le même René L'Hermitte couvre en 1949 les premières manifestations de rues et des refus de chargement d’armes des dockers de Dunkerque et Marseille, qui débouchent sur une longue grève des dockers français contre la guerre d'Indochine.

Le quotidien populaire du PCF Ce soir, plus gros tirage du groupe de presse communiste Union française de l'information, a lui recruté Andrée Viollis, ex-grand reporter du Petit Parisien, qui avait témoigné de la famine et des répressions lors la visite en 1932 de Paul Reynaud, ministre des Colonies, puis dans son livre de 1935 S.O.S. Indochine, réédité fin 1949 sans la préface d'André Malraux[55],[56],[57]. Andrée Viollis a présenté le leader indochinois Hô Chi Minh à Madeleine Riffaud, dont les articles plus tard sur la guerre d'Algérie lui vaudront une tentative d'attentat de l'OAS. Déguisée en secrétaire pour dissimuler son identité de journaliste à la Vie Ouvrière, Madeleine Riffaud effectuera en 1956 des visites de prisonniers menacés de mort, avec leur avocat Pierre Braun, ami d'Henri Alleg[58], qui défendait le MTLD depuis le début des années 1950. La jeune journaliste partira aussi en reportage sur la guerre du Viêt Nam depuis les maquis vietcongs.

Le 1er novembre 1954, jour férié, L'Humanité débute une série d’articles signée Georges Joseph et Paul Krivo, au ton « fraternaliste »[59], titrée sur les « Algériens, nos frères. La grande misère de la terre natale continue à Paris » et consacrée aux immigrés algériens en France[59]. Lorsque le premier sort des rotatives [59], les informations sur la « Toussaint rouge » arrivent de l’AFP. Le lendemain matin, pris de court par la nouvelle, les membres de la Section coloniale du PCF se réunissent d'urgence[60]. « Nous ne savions pas à qui nous avions affaire », racontera Élie Mignot [59]. Le journal décide d'envoyer une ex-députée du Finistère, Marie Lambert (femme politique), qui a repris son nom de jeune fille et d'héroïne de la Résistance, Marie Perrot. Tabassée lors d'une manifestation contre la Guerre d'Indochine, elle avait du quitter la direction fédérale du PCF dans son département en janvier 1953 pour devenir journaliste.

Au total, pendant la guerre d’Algérie, L'Humanité fut saisie à 27 reprises et fit l’objet de 150 poursuites[61], dont 49 pour « provocation de militaires à la désobéissance », 24 pour « diffamation envers l’armée », 14 pour « atteinte à la sécurité de l’Etat »[61]. Un total de 313 procès furent intentés à la presse dut s’acquitter, au total, de 53 milliards de francs d’amende[61]. René Andrieu, arrivé en mai 1958 au poste de rédacteur en chef pour succéder à André Stil, en place depuis avril 1950, publie 254 éditoriaux consacrés à l'Algérie en moins de 4 ans[61]. Le premier article censuré était signé du journaliste et résistant Robert Lambotte, rescapé du camp de concentration d’Auschwitz, qui fut expulsé d’Algérie après son reportage, daté du 24 août 1955[61] et avait très vite été envoyé en Algérie, pour compléter le travail de Marie Perrot[61].

Années 1970[modifier | modifier le code]

En 1973 et 1974, lors de la parution de L'Archipel du Goulag, L'Humanité se faisant le relais du PCF, organise une vaste campagne de calomnies afin de stigmatiser Soljénitsyne le présentant comme un réactionnaire ayant des sympathies pro-nazies[62]. Le quotidien communiste s'efforce alors de minorer le rôle des dissidents soulignant la liberté d'expression dont ceux-ci disposent en URSS. Roland Leroy et ses collègues tentent de minimiser l’impact subversif que représente la parution du livre et mettent en avant les dangers que représente cette critique pour l'union de la gauche. Le Nouvel Observateur, qui soutient le dissident, est dénoncé comme étant « à la pointe de l’entreprise antisoviétique et anticommuniste »[62].

La diffusion décline plus lentement dans les années 1970 et 1980 qu'au début des années 1950 (150 000 exemplaires en 1972, 107 000 exemplaires en 1986) parallèlement au déclin de l'influence du PCF et à la crise de la presse quotidienne.

L'Humanité de 1994 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Après le XXVIIIe congrès du Parti communiste français (1994), la mention « organe central du PCF » est remplacée par « journal du PCF ». À l'occasion d'une nouvelle formule en 1999, la mention du lien avec le parti est supprimée. Le PCF reste selon les statuts « l'éditeur » du journal mais sa direction ne préside plus officiellement à l'élaboration de sa ligne éditoriale[63]. Les militants du PCF restent cependant très impliqués dans la diffusion du journal (essentiellement à travers la vente militante de L'Humanité Dimanche)[64].

Après avoir baissé à 46 000 exemplaires en 2002, L'Humanité est parvenu à stabiliser ses ventes légèrement supérieures à 50 000 exemplaires[65]. Sa survie fragile est assurée par le produit de ses ventes et des appels à souscriptions réguliers. Le journal a même dû ouvrir son capital en 2000 à des groupes privés, sans que cela ne leur ouvre de pouvoir décisionnel sur le journal[66].

Pour apurer ses dettes (estimées à huit millions d'euros), le quotidien tente de vendre son siège de Saint-Denis, conçu par l'architecte Oscar Niemeyer et dans lequel il s'était installé en 1989, pour quinze millions d'euros[67]. La rédaction déménage en mai 2008 dans un immeuble situé dans la même ville, près du Stade de France[68].

La vente du siège prévue à la date du n'a pu se réaliser plaçant brusquement le journal dans une situation financière alarmante. Un appel à une souscription exceptionnelle a alors été lancé par L'Humanité et la direction nationale du PCF, avec l'objectif de recueillir en moins de trois mois plus de deux millions d'euros. En moins d'un mois, 1,25 million d'euros sont récoltés, ce qui est suffisant pour payer les salaires et les frais de fonctionnement immédiats mais pas assez pour assurer la survie du quotidien. Selon le journal Le Point, c'est Nicolas Sarkozy qui interviendra personnellement pour que le siège de Saint-Denis soit racheté par l'État permettant ainsi la survie du journal[69].

En , le quotidien annonce des assises sous forme de « débats décentralisés avec les lecteurs, les diffuseurs et les parrains de L'Humanité sur les enjeux du pluralisme de la presse, les contenus de nos journaux, de notre site Internet, le développement du groupe et la création d'universités populaires ». Une journée synthèse doit avoir lieu en [70]. À la mi-mars, L'Humanité refonde son offre du week-end en supprimant l'édition du samedi mais en consolidant l'édition du vendredi (24 pages) qui contient désormais L'Humanité des débats (12 pages), en vente jusqu'au dimanche[71]. Enfin, le supplément des Lettres françaises paraît désormais le premier jeudi de chaque mois[72]. Le lundi , à l'occasion de l'annuel L'Humanité des jeunes, le quotidien passe à 1,40 euro contre 1,30 euro précédemment.

À la même période, le quotidien multiplie les numéros spéciaux en bâtissant un journal avec un rédacteur en chef du jour (Christophe Alévêque, Bernard Thibault, Yann Leriche, François Morel, etc.)[73].

Les ventes de L'Humanité sont en constant repli ces dernières années après la hausse du milieu des années 2000 (47 916 exemplaires/jour en 2009, 45 827 exemplaires/jour en 2011, 43 517 exemplaires/jour en 2012 selon l'OJD).

En 2011, des salariés de L'Humanité travaillant comme « abonneurs VRP » (chargés de promouvoir l’abonnement au journal auprès de ses clients), attaquent le journal aux prud’hommes à la suite de leur licenciement. L'Humanité est condamné d'abord par le tribunal d’instance de Saint-Denis le . Le liquidateur se pourvoit en cassation contre cette décision, son pourvoi est rejeté car la décision était susceptible d'appel[74]. La société fait appel contre l'arrêt du TI de Saint-Denis et est condamnée par la cour d'appel de Paris le [75]. La société se pourvoit en cassation contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris et voit l'arrêt cassé[76].

En 2012, le siège du journal est déménagé au 5 rue Pleyel, toujours à Saint-Denis[68]. En , le journal est condamné pour détournement de fonds[77].

Le , L'Humanité est le seul journal de la presse quotidienne nationale française à paraître, aux côtés de quelques journaux régionaux, celui-ci ayant été le seul à accepter de publier le communiqué syndical du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, et donc à ne pas voir sa parution bloquée par la Fédération CGT des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication[78],[79],[80]. Les autres directeurs des quotidiens nationaux et le syndicat de la presse quotidienne nationale ont critiqué cette action, qu'ils ont jugée attentatoire à la liberté de la presse[81],[82],[83],[84].

Dans son éditorial du , le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, annonce qu'en raison « de l'augmentation régulière des coûts de production et de distribution », le journal est contraint d'augmenter de dix centimes le tarif au numéro à compter du lundi [85]. Le prix de vente du journal en kiosque est ainsi porté à 2 . En dépit de la diminution du nombre de ses lecteurs, le journal salarie toujours plus de personnel, dont 85 % ont le statut de cadre (+ 26 % entre 2010 et 2016)[86]. Ainsi, Pierre Laurent perçoit quelque 550 000  de salaire en huit ans[86]. Depuis la fin des années 2000, le journal ne compte plus aucun ouvrier[86].

Difficultés financières[modifier | modifier le code]

Le , le directeur de L'Humanité Patrick Le Hyaric annonce que le journal est en cessation de paiement et qu'il a été placé « sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny ». Il indique également qu'un plan de continuation a été présenté ; cependant, si le plan venait à être rejeté, le quotidien pourrait être placé en liquidation judiciaire[87]. Le , le tribunal de commerce étudie le placement en redressement judiciaire. Des collectes de fonds sont organisées afin de renflouer le journal, endetté à hauteur de sept millions d'euros ; son directeur affirme ainsi avoir recueilli plus d'un million d'euros de dons[88]. Le , le tribunal décide le placement en redressement judiciaire avec poursuite d'activité, accompagnée d'une période d'observation de six mois[89]. Deux administrateurs judiciaires sont désignés. Une soirée de soutien au journal se tient à Paris le [90]. Depuis l'annonce d'une possible liquidation du journal, L'Humanité a reçu plus de 700 000 euros de la part de lecteurs en « souscription populaire »[91].

En , un plan de sauvegarde de l'emploi approuvé à l'unanimité par le Syndicat national des journalistes est annoncé. Il vise à supprimer 41 postes, sur un total de 157[92]. À cette date, la souscription publique pour renflouer le journal atteint les 2,4 millions d'euros. En son directeur, Patrick Le Hyaric, annonce avoir réalisé trois millions d'euros d'économie, alors que la campagne de dons a permis de lever plus de trois millions d'euros. La renégociation des dettes du journal est en cours[93].

Le , le tribunal de commerce de Bobigny valide le plan de continuation du journal[94]. Les dons des lecteurs atteignent les quatre millions d'euros[95]. En contrepartie de ce plan, le journal s'engage à ne plus contracter de dettes et à rembourser les créances dues tout en rendant compte de sa situation financière tous les trois mois[96],[97]. Fin 2020, le tribunal de commerce accorde au journal un délai de deux ans supplémentaires dans la mise en œuvre du plan de continuation, à la suite des difficultés rencontrées par le secteur de la distribution de la presse (crise de Presstalis et pandémie de Covid-19)[98].

Fin septembre 2021, après plus de vingt ans à la tête du quotidien, Patrick Le Hyaric quitte ses fonctions de directeur et est remplacé par Fabien Gay, alors sénateur communiste et ancien directeur de la Fête de l'Humanité[99].

« Unes » caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le rapport au fascisme[modifier | modifier le code]

  •  : Vaillant-Couturier et L'Humanité poursuivis pour injure à Mussolini.
  •  : Les résultats de la politique du « moindre mal » — Hitler chancelier ! — Flanqué de Von Papen et de Hugenberg, le chef des assassins fascistes préside le gouvernement de la terreur antiouvrière, de la misère et de la guerre.
  •  : L’unité d’action arrêtera le fascisme.
  •  : La paix en danger !… Hitler dénonce le traité de Locarno.
  •  : Pour la liberté espagnole, pour la sécurité française… Crions : « Des avions pour l’Espagne ! »…
  •  : Au nom du groupe communiste Gabriel Péri a dénoncé… le honteux diktat de Munich.
  •  : L'action de l'Union soviétique par le pacte de non-agression avec l'Allemagne concourt à raffermir la paix générale.
  • (édition clandestine) : Le capitalisme ramène l'humanité à la barbarie… Pour vider les prisons et les camps de concentration, unissons-nous !

Le soutien aux mouvements de libération nationale[modifier | modifier le code]

Le soutien aux luttes des travailleurs[modifier | modifier le code]

  •  : Exigez du travail ou du pain ! Aujourd’hui , manifestez !
  •  : Travailleurs et étudiants solidaires contre la répression, pour la défense des libertés – GRÈVE GÉNÉRALE.

L'évolution des rapports avec l'URSS[modifier | modifier le code]

  •  : Un coup d’État en Russie – Les maximalistes maîtres à Pétrograd – Kerensky a été déposé.
  •  : Pour la révolution russe – Appel au prolétariat.
  •  : Vive la révolution russe ! (L’avènement du bolchevisme, éditorial de Léon Trotsky).
  •  : Discipline révolutionnaire – L’exclusion de Trotsky et de Zinoviev.
  •  : Le procès de Moscou – Le tribunal suprême a prononcé sa sentence.
  •  : L'action de l'Union soviétique par le pacte de non-agression avec l'Allemagne concourt à raffermir la paix générale.
  • (le journal est interdit à partir de cette édition) : Union de la Nation française contre l’agresseur hitlérien… Le pacte de Moscou provoque la division du bloc des fauteurs de guerre fascistes.
  •  : Le pacte atlantique d’agression antisoviétique est publié.
  •  : Deuil pour tous les peuples, le grand Staline est mort.
  •  : Obsèques grandioses du chef, de l’ami, du frère de tous les travailleurs – Poursuivre l’œuvre de Staline pour l’édification du communisme et pour la paix.
  •  : Khrouchtchev « dégèle » Washington.
  •  : Cinq pays socialistes interviennent militairement en Tchécoslovaquie - Le Parti communiste français exprime sa surprise et sa réprobation.
  •  : Mikhaïl Gorbatchev brutalement évincé du pouvoir - URSS : L'INQUIÉTUDE.

L'Humanité aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Le propriétaire et éditeur du journal est la Société nouvelle du journal l'Humanité (SNJH), une société anonyme à directoire et conseil de surveillance dont le président du directoire est Patrick Le Hyaric et le président du conseil de surveillance est Jean-Louis Frostin.

En 2001, le journal avait fait entrer parmi ses actionnaires Lagardère, TF1 et les Caisses d'épargne. Ceux-ci sont désormais sortis[100].

Début 2020, les actions de cette société se répartissent comme suit : 20 % sont détenues par la Société des lecteurs et lectrices de l'Humanité, 10 % par la Société des amis du journal l'Humanité, 10 % par la Société des personnels de l'Humanité, 14,7 % par l'Association des diffuseurs de l'Humanité et 45,3 % par des actionnaires individuels (généralement anciens responsables du journal ou du Parti communiste français).

Un journal militant[modifier | modifier le code]

L'Humanité se réclame des valeurs de son fondateur Jean Jaurès, qui mettait la lutte pour la paix, la « communion avec le mouvement ouvrier » et l'indépendance face aux « groupes d'intérêt » au cœur de ses priorités[101]. Il s'est en revanche éloigné de lui sur l'unité du mouvement socialiste : Jaurès souhaitait, lui, en 1904, maintenir l'unité des socialistes au sein du journal[102]. Jusque dans les années 1990, L'Humanité a soutenu toutes les campagnes menées par le parti communiste. Aujourd'hui, il se range parmi les porte-paroles des mouvements, associations, et partis qui se réclament de la « gauche antilibérale ». Il a participé activement à la campagne du « non de gauche » en 2005, lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel européen.

La vie d'un quotidien d'opinion[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, avec la baisse des ventes (en 2002, 46 000 exemplaires vendus par jour) comme tous les journaux d'opinion qui ne reçoivent en France qu'une très faible part des budgets publicitaires, pour qui les subventions de l'État sont en diminution, et dont les frais de poste ont particulièrement augmenté dans les années 1990, la situation économique est très défavorable et des appels réguliers au soutien militant sont nécessaires pour éviter la disparition du journal.

Ainsi, en grande difficulté financière, il a ouvert son capital en 2001 à son association de lecteurs : la Société des lecteurs de L'Humanité, et à l'association de soutien à L'Humanité : la Société des amis de L'Humanité[103], regroupant de nombreuses personnalités de sensibilités diverses et présidée par Edmonde Charles-Roux jusqu'en 2011, puis par Ernest Pignon-Ernest[104], mais aussi à la Société Humanité Investissements Pluralisme (SHIP) qui réunit la Caisse d'épargne, TF1 et Lagardère SCA (20 % du capital)[105],[106] (SHIP s'est retirée depuis[107]). La rédaction déclare conserver néanmoins toute son indépendance éditoriale. Les symboles de la faucille et du marteau ont disparu de la une, et « l'Huma » n'est plus l'organe officiel du Parti communiste français. Elle fait par ailleurs appel aux généreux donateurs pour l'aider à affronter ses difficultés financières.

En mai 2009, à l'initiative de Cali, douze chanteurs ont offert chacun une chanson à L'Humanité, réunies sur un CD vendu comme numéro spécial du journal, afin de le soutenir financièrement[108]. Renaud, Noir Désir, Bernard Lavilliers, les Têtes raides, Balbino Medellin, Georges, Miossec, Jacques Higelin, Pascal Bizern, Georges Moustaki et Daguerre ont participé à la création de ce disque.

À une date inconnue, les groupes TF1, La Caisse d'Épargne et Lagardère ne sont plus dans le tour de table[109].

Le journal organise chaque année la Fête de l'Humanité à La Courneuve, qui rassemble environ 600 000 personnes.

Numéros spéciaux et suppléments[modifier | modifier le code]

  • L'Humanité Dimanche : magazine d'actualité hebdomadaire vendu d'une façon militante sur les marchés et dans les lieux publics. Se trouve aujourd'hui en kiosque dès le jeudi ;
  • Les Lettres françaises : longtemps dirigée par Louis Aragon, cette revue littéraire de qualité est dirigée par Jean Ristat, son ami et poète lui-même. Publiée en encart le premier jeudi du mois ;
  • Communistes : lien d'échanges et de communication à destination des militants. Ce quatre ou huit pages est encarté dans le quotidien et publié chaque mercredi ;
  • Libres échanges : une page réservée aux jeunes qui le souhaitent et envoient des articles au journal. Paraît le jeudi ;
  • L'Humanité des débats : tous les vendredis, sous la responsabilité du rédacteur en chef, éditorialiste et chroniqueur Jean-Emmanuel Ducoin, publie des débats, tribunes et libre expression sur des sujets politiques et de société. Il comporte douze pages insérés dans L'Humanité du vendredi, le tout atteignant 32 pages ;
  • L'Humanité des jeunes : une fois par an (généralement début mars), l'ensemble du quotidien est écrit par des jeunes[110] ;
  • Hors-séries : le journal publie régulièrement des hors-séries concernant des sujets d'actualité, par exemple pour expliquer la crise économique de 2008 ou pour soutenir la campagne du Front de gauche lors des élections européennes de 2009. D'autres hors-séries, parfois accompagnés d'un DVD, concernent la commémoration d'évènements historiques (la guerre d'Espagne, la Première Guerre mondiale, les évènements de Mai 68, la Commune de Paris, ) ou d'actualité (le décès de Jean Ferrat) ou culturel (le continent Aragon).
  • Les Éditions de L'Humanité proposent des livres sur des questions d'actualité. Les ouvrages édités sont les suivants :

Site web[modifier | modifier le code]

En 1996, L'Humanité est l'un des premiers titres à lancer son site internet[111]. Il contient en particulier les archives numérisées issues des éditions du journal papier depuis le (en  : environ 400 000 articles numérisés) et depuis 2010, il regroupe les autres publications du groupe dont notamment le magazine d'actualité L'Humanité Dimanche et l'hebdomadaire consacré au monde rural La Terre.

Subventions[modifier | modifier le code]

Alors que Jean Jaurès rappelait qu'un journal « n'est libre de son action nationale et internationale qu'à la condition de rejeter les subventions »[86], L'Humanité est fortement subventionnée.

Le quotidien bénéficie, avec La Croix et Libération, et plus faiblement Présent et Play bac presse, de subventions de l'État au titre de l'« aide aux quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires », instituée par le décret no 86-616 du [112]. Cette aide s'est élevée à 3 082 206  pour l'exercice 2012[113]. L'ensemble des aides reçues par le quotidien a été évalué par la Cour des comptes à 48 centimes par numéro pour la période 2009-2011[114], faisant de celui-ci le quotidien recevant la plus grande aide de l'État par numéro[115]. En 2013, L'Humanité a reçu de l'État 6 898 645  plaçant le journal au 10e rang au regard des subventions reçues, mais au 1er rang en termes d'aides par exemplaire (0,631 €/exemplaire)[116],[117].

Montant (€) 2012 2013 2014
Aide totale 6 329 431 6 898 645 5 963 715
Aide au numéro 0,5373 0,631 0,59
Source Ministère de la Culture et de la Communication[118]

Par ailleurs, en 2013, ne pouvant rembourser entièrement un prêt de 4 086 710  contracté en , L'Humanité bénéficie de la part du gouvernement de Jean-Marc Ayrault d'une annulation du capital et des intérêts liés à ce prêt[119]. Cette décision est critiquée à l'Assemblée nationale par Marion Maréchal qui dénonce une mesure « scandaleuse, clientéliste et économiquement stupide » et défendue par Bernard Cazeneuve au nom de la liberté de la presse[120].

L'Humanité a reçu 4 191 650 euros d'aides individuelles en 2017, dont 3 910 850 euros d'aides directes. Un montant qui est en augmentation par rapport à 2016 et 2015. Le quotidien demeure le premier bénéficiaire des aides publiques, devant Libération et Causette si l'on ramène le montant perçu au nombre d'exemplaires[121].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Diffusion récente du journal[122],[2]
Année Tirage Diffusion payée
(France et étranger)
Diffusion totale
(gratuits inclus)
2011 64 264 45 938 48 878
2012 63 578 43 627 46 930
2013 57 712 40 669 43 744
2014 55 395 38 295 40 674
2015 52 789 37 037 39 384
2016 49 586 35 938 38 263
2017 47 152 33 974 36 132
2018 45 563 32 017 34 565
2019 41 010 36 347 38 941
2020 38 480 37 687 39 538
2021 35 592 38 539 40 266

En 2021, L'Humanité est classé en 8e position des quotidiens nationaux de diffusion payante en France, par volume de diffusion quotidienne[123].

Cessation de paiement et redressement judiciaire[modifier | modifier le code]

Fin janvier 2019, le journal se déclarait en cessation de paiement[124]. Il est par la suite placé en redressement judiciaire par le tribunal de Bobigny, avec un plan de continuation de six mois renouvelable[125]. À la suite de ces annonces, le journal lance une souscription auprès de ses lecteurs et soutiens, qui lui permet de récolter plus de 4 millions d'euros. Après validation du plan de continuation par le tribunal, les créanciers publics et privés du journal décident de renoncer à 75 % de leur créance[126].

Condamnation[modifier | modifier le code]

En , la Société nouvelle du journal L'Humanité (SNJH) représentée par Patrick Le Hyaric est jugée pour « abus de confiance », « recel » et « complicité » de détournements de fonds au détriment du comité d'entreprise EDF, la caisse centrale d'activités sociales (CCAS)[127]. Le CCAS a notamment procédé à des achats en masse de L'Humanité à la fin des années 1990[128]. La société du journal est condamnée à 75 000 euros d'amende en [129],[130].

Repères[modifier | modifier le code]

Listes des dirigeants du journal[modifier | modifier le code]

Les directeurs[modifier | modifier le code]

Les rédacteurs en chef (depuis 1926)[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix cycliste de L'Humanité[modifier | modifier le code]

Parmi les activités de L'Humanité, l'organisation de compétitions sportives est un domaine riche d'histoire. Dès la première édition du Grand Prix cycliste de L'Humanité, en 1927, les actualités cinématographiques ont saisi les coureurs du « Sport rouge ». Le journal attire l'attention de ses lecteurs et les invite[132] à manifester leur soutien : « Ne manquez pas d'applaudir les coureurs du Rouen-Clichy ». Le neuvième Grand Prix cycliste est l'objet d'un film, qui permet de mieux voir l'enracinement populaire du journal. L'organisation de ce Grand Prix sur route, en liaison avec la Fédération sportive du travail, puis de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) fait connaître le journal au public sportif pendant une cinquantaine d'années, puisque la première édition se déroule en 1927, et la dernière, sous la forme d'épreuve sur route, a lieu en 1979. Si le cyclisme, comme vecteur de « propagande », semble avoir perduré un demi-siècle (de 1954 à 1974, L'Humanité organise aussi le circuit des Boucles de la Seine), d'autres sports permettent au journal d'affirmer son attitude de proximité avec les sportifs. Le Cross de L'Humanité est à cet égard d'une longévité (1933-1968) et d'un renom analogues.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Face au prix du papier et de l'énergie les quotidiens nationaux augmentent leurs tarifs », sur liberation.fr (consulté le )
  2. a et b « L'Humanité », sur acpm.fr (consulté le )
  3. a b c d e et f Daniel Lindenberg et Pierre-André Meyer, « VI - La fondation de L’Humanité », dans Daniel Lindenberg et Pierre-André Meyer (dir.), Lucien Herr : le socialisme et son destin, Calmann-Lévy, (lire en ligne), p. 179-185. Via Cairn.info.
  4. a b c et d Michel Winock, La gauche en France, Place des éditeurs, , 398 p. (lire en ligne).
  5. Elsa Mourgues, « Le premier jour de "L'Humanité" », sur France Culture.fr, (consulté le ).
  6. Micheline Dupuy, Le Petit Parisien, le plus fort tirage des journaux du monde entier, éditions Plon, 1989, p. 73 : « Le 18 avril paraissait un nouveau quotidien à un sou, l'Humanité ; c'était le journal de Jean Jaurès. Rêvant depuis longtemps de ce journal, le grand orateur n'avait jamais eu les moyens qui lui convenaient pour le faire paraître, car il refusait absolument d'être commandité ; il cherchait à se faire prêter les capitaux nécessaires au lancement de l'Humanité et non à se les faire donner. Sans doute en témoignage de reconnaissance pour son action et celle de son parti en faveur de la révision du procès Dreyfus, un groupe de banquiers israélites et d'hommes d'affaires influents lui fit consentir les prêts souhaités »
  7. Michel Bataille, Demain Jaurès, Éditions Pygmalion, , p. 121.
  8. Une du premier numéro de L'Humanité, sur Gallica.
  9. Roger Martin, Le Livre d'or de l'Humanité, Encre, , p. 4.
  10. Les sièges successifs seront : 110, rue Richelieu le 18 avril 1904 ; 27, rue du Croissant le 1er mai 1909 ; 16, rue du Croissant le 25 novembre 1912 ; 142, rue Montmartre le 24 juillet 1913 ; 138, rue Montmartre le 14 août 1931 ; 18, rue d'Enghien le 21 août 1944 ; 37, rue du Louvre le 1er avril 1947 ; 6, boulevard Poissonnière le 10 mars 1956 ; 32, rue Jean-Jaurès (Saint-Denis) le 25 mars 1989. D'après « Les 100 ans de l'Humanité. Les grandes dates », sur humanite.fr, .
  11. Alexandre Courban, « L’Humanité, 1904-2004 : repères chronologiques », dans Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli, L'Humanité de Jaurès à nos jours, Nouveau Monde éditions, , p. 329
  12. Le financement du journal à sa naissance a suscité des polémiques dans les années 1930. L'article qui fait autorité sur la question est celui de Pierre Albert : Les sociétés du journal L'Humanité de 1904 à 1920 dans Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli et Serge Wolikow (sous la direction de), L'Humanité de Jaurès à nos jours, Nouveau Monde éditions, 2004 (p. 29–42). Ses conclusions restent ouvertes. Il donne la liste des actionnaires de la première Société du journal (1904) et de la seconde (1907). Lors de sa création, L'Humanité bénéficie de soutiens dans la bourgeoisie dreyfusarde et notamment dans la bourgeoisie juive, comme l'a rappelé Madeleine Rebérioux dans L'Humanité en 1904, publié par L'Humanité du 31 janvier-1er février 2004 (repris dans les Cahiers Jaurès no 171, janvier-mars 2004). Jaurès est alors le grand orateur de la délégation des gauches (socialistes du PSF, radicaux-socialistes et radicaux, modérés de l'Alliance républicaine démocratique) qui soutient le gouvernement Combes et l'affaire Dreyfus est encore dans toutes les mémoires (Jaurès prononce en 1903 son grand discours pour la réhabilitation du capitaine qui sera acquise en 1906). Ainsi les frères Louis-Dreyfus, importants banquiers et négociants en céréales, sans liens de parenté avec Alfred Dreyfus, font partie des principaux souscripteurs. Des polémistes de La Guerre sociale (16 et 22 novembre 1910) (extrême-gauche) comme Francis Delaisi, ou du Matin (3, 6 et 10 juin 1934) (droite), entre autres, ont ensuite prétendu que les fonds importants apportés par Lévy-Bruhl et Picard recouvraient d'autres souscripteurs désirant rester anonymes. C'est possible, mais rien de certain ne peut être établi… On parla des Rothschild, de la Compagnie des agents de change, de la marquise républicaine et anticléricale Arconati-Visconti, du Parti ouvrier belge, etc.
  13. Informations sur cette période rédigées par Jean-Noël Jeanneney.
  14. Jean Touchard, La gauche en France depuis 1900, éd. du Seuil, 1977, p. 82 (chapitre « Une conscience de gauche ? »).
  15. Jean-Jacques Becker, Les Français dans la Grande guerre, Paris, Éditions Robert Laffont, , 317 p. (ISBN 2-221-00560-0), p. 43.
  16. Charles Ridel, Les embusqués, Paris, Armand Colin, , 348 p. (ISBN 978-2-200-34747-5), p. 121.
  17. Ses textes furent tous rassemblés par les éditions Félix Alcan en 1919 en un volume intitulé Vers la catastrophe russe. Lettres de Pétrograd au journal "L’Humanité" : octobre 1917-février 1918.
  18. Laurent Martin, La presse écrite en France au XXe siècle, éditions Le Livre de poche, p. 76.
  19. Michèle Pedinielli, « 1925 : les candidates du Parti communiste sont élues », Retronews,‎ (lire en ligne).
  20. L'Aurore, « Dirigeants du parti communiste - vous avez trahi », sur Gallica, (consulté le )
  21. Une réédition de L'Humanité clandestine réalisée en 1975 par les éditions sociales reproduit un numéro 1, ronéoté, daté du 26 octobre 1939. Mais cette réédition en deux forts volumes, 1 100 pages au total, parue sous la préface de Jacques Duclos et de Georges Cogniot ne présente pas toutes les garanties de l'exactitude. Certains numéros peuvent avoir été « forgés » après coup… Elle livre cependant un aperçu significatif de cette production clandestine, qui s'insère parmi les nombreux titres des mouvements de Résistance. Cf. Claude Bellanger, Presse clandestine 1940-1944, col. Kiosque, Armand Colin, Paris, 1961.
  22. « Juin 1940 : la négociation de trop », sur L'Humanité, .
  23. Jean-Pierre Azéma, https://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1984_num_2_1_1671 Le parti communiste français à l'épreuve des années noires (article), Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Année 1984, 2, p. 77-82
  24. « Négociations pour la reparution de l'Humanité - Partie 1 », pcf-1939-1941.blogspot.cz, juillet 2013.
  25. Michel Lefebvre, « Quand le PCF négociait avec les nazis », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  26. « Lettre de Catelas et Tréand - 26 juin 1940 », Le Mouvement social.
  27. Jean Goulemot, Paul Lidsky, Heil de Gaulle ! Histoire brève et oubliée du stalinisme en France, Librairie Vuibert, 2011.
  28. « Travailleurs français et soldats allemands », L'Humanité,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  29. Roger Bourderon, La Négociation. Été 1940, Syllepse, Paris, 2001.
  30. Ina.fr « L'Humanité, le PCF et les autorités nazies », dans les Brûlures de l'histoire (France 3, 5 octobre 1993) INA.
  31. "Les communistes du Nord et du Pas-de-Calais de l'agonie du Front Populaire à la guerre (1938-1939). Seconde partie : Forces et faiblesses du communisme du Nord à la veille de la guerre" par l'historien Yves Le Maner, dans la Revue du Nord en 1988 [1]
  32. Mai-juin 1941. Dans le Nord, 100 000 mineurs défient l’occupant .
  33. François Marcot, Dictionnaire historique de la Résistance, Bouquins, p. 729, 2006.
  34. Le 21 août 1944, cf. « Chronologie de L'Humanité », dans L'Humanité de Jaurès à nos jours, pages 409-412.
  35. Jean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge: 1944-1964 : les communistes français dans la capitale, Époque, Champ Vallon, 1991, p. 24-27. Voir aussi Patrick Eveno, L'Humanité une entreprise politique, in Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli, Serge Wolikow, L'Humanité de Jaurès à nos jours, p. 205. Cf. bibliographie.
  36. « La une de l'édition spéciale de L'Humanité qui annonce la mort de Staline le 5 mars 1953 ».
  37. Numéro de septembre 1954.
  38. a b c d e f g h i et j "LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS ET L’ANNÉE 1956". Actes des Journées d’étude organisées par les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis les 29 et 30 novembre 2006 à Bobigny [2]
  39. Selon l'article du 27 septembre 2007, blog de Jean-Michel Aphatie.
  40. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v et w "Novembre 1956 à paris" par Jean-Pierre A. Bernard, dans la revue d'histoire Vingtième Siècle en 1999 [3]
  41. Le Monde, 9 novembre 2006, « Il y a 50 ans dans Le Monde. Violences anticommunistes à Paris ».
  42. Journal télévisé du 14 novembre 1956.
  43. Jean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge, 1944–1964. Les communistes français dans la capitale, éditions Champ Vallon, 1991, 263 pages. L'auteur évoque, p. 27, des « bandes armées » enfonçant les portes su siège du PC avec « des béliers » et note que, selon « les correspondants de guerre communistes sur ce front parisien », on trouva parmi les assaillants des « bérets rouges », des « militants identifiés d'extrême-droite » et des « fils à papa » qui agissent avec « la neutralité bienveillante des forces de l'ordre ».
  44. a et b Jean-Pierre Arthur Bernard, « Novembre 1956 à Paris », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 30, avril-juin 1991, p. 68–81.
  45. Jean-Paul Piérot, « PCF : un tragique soutien à l’URSS », L'Humanité, 28 octobre 1996. Pour lui, l'émotion autour de l'affaire hongroise unit « la droite jusqu’au Parti socialiste » contre le PC, et il note, parmi la foule des manifestants, « la participation d’éléments troubles et d’activistes d’extrême droite ».
  46. Le fascisme ne passera pas, film de propagande communiste de 1957, donne la vision de l'époque des communistes sur les événements. Voir Ciné Archives, le fonds audiovisuel du PCF.
  47. Jean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge, 1944–1964. Les communistes français dans la capitale, Éditions Champ Vallon, 1991, p. 31. « Les assiégés purent se barricader, noyer les flammes sous des trombes d'eau, bombarder les assiégeants, déloger ceux qui avaient investi les toits et attendre la riposte venue des banlieues ouvrières »
  48. Jean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge, 1944-1964. Les communistes français dans la capitale, Éditions Champ Vallon, 1991, p. 32.
  49. Sur 300 000 métallos de la région parisienne, 3 200 seulement ont débrayé pendant une demi-heure, selon Franc- Tireur du 14 novembre
  50. Hubert Beuve-Méry fut le premier à évoquer « Une guerre sale » pour la guerre d'Indochine dans Le Monde du 17 janvier 1948, expression reprise comme "sale guerre" 4 jours après dans L'Humanité.
  51. "L'avocat et sa cause en milieu colonial. La défense politique dans le procès de l'Organisation spéciale du Mouvement pour le triomphe des libertés en Algérie (1950-1952)" par Sharon Elbaz, dans Politix, revue des sciences sociales du politique, en 2003 [4]
  52. "J'ai cru au matin", par Pierre Daix, Éditions Robert Laffont 1976 [5].
  53. Biographie Le Maitron de René L'Hermitte [6].
  54. Les communistes français et la guerre d'Indochine, 1944-1954 d'Alain Ruscio, publication de la thèse de 1984, fiche de lecture par Denise Bouche dans la Revue d’histoire moderne & contemporaine.
  55. Notice biographique Le Maitron d'Andrée Viollis [7].
  56. Extraits - réédition de 1949 [8].
  57. Couverture de SOS Indochine par la presse coloniale des années 1930 [9].
  58. L'Humanité du 7 Juillet 2016 [10]
  59. a b c et d "Le PCF et la première année de l’insurrection nationale" par Alain Ruscio, dans Les communistes et l'Algérie (2019), [11]
  60. Sont présents Léon Feix, Élie Mignot, Louis Odru et Georges Lachenal
  61. a b c d e et f "La Guerre d'Algérie n'a jamais eu lieu" aux Editions Messidor en 1992, par René Andrieu? ex-rédacteur en chef de L'Humanité [12]
  62. a et b François Hourmant, Le désenchantement des clercs : Figures de l'intellectuel dans l'après-mai 68, Presses universitaires de Rennes, coll. « Res publica », 1er mai 1997.
  63. En précisant ses liens avec L'Humanité, les statuts du PCF précisent : « La lire, la défendre et la promouvoir est une des tâches du militant communiste » (XXXIIIe congrès, mars 2006).
  64. L'Humanité Dimanche est créé le 3 octobre 1948 afin de mieux ancrer la présence du quotidien dans les quartiers populaires. Devenant un magazine à part entière en avril 1990, sa parution s’arrête en 1999 devant les difficultés financières du journal et la baisse importante de ses ventes, dues notamment à un recul de la diffusion militante. Il est remplacé par L'Humanité hebdo, édition du week-end de L'Humanité. L'Humanité Dimanche renaît le 9 mars 2006 après un appel à la souscription de ses lecteurs afin qu'ils deviennent cofondateurs de cet hebdomadaire (14 000 adhérents et 1 800 000 euros fin août 2006).
  65. La diffusion payée totale de L'Humanité est passée de 46 126 à 51 860 exemplaires entre 2002 et 2006. Quant au nombre de ses abonnés (par poste et portage), il est passé de 31 982 à 37 545 de 2002 à 2005 (chiffre de l’OJD, association pour le contrôle de la diffusion des médias).
  66. Décidée en 2000, l’ouverture du capital du quotidien est effective le 19 mai 2001, la SHIP apportant trente millions de francs et la souscription des lecteurs huit millions. La répartition du capital de la société anonyme de L'Humanité se répartit ainsi :
    • Actionnaires individuels (anciens responsables du journal ou du PCF) : 40,71 %
    • Société des lectrices et lecteurs de L'Humanité : 20 %
    • Société Humanité investissement pluralisme (Hachette, TF1 par sa filiale Syalis, Caisse d’épargne, sociétés publiques et secteur mutualiste) : 20 %
    • Société des personnels de L'Humanité : 10 %
    • Société des amis de L'Humanité : 9,29 %.
  67. « « 15 millions d'euros : le prix de vente du siège de L'Humanité à Saint-Denis », Libération, 30 novembre 2007 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Lien vers archive sur archive.is.
  68. a et b « La rédaction de l'Humanité déménage à nouveau », sur leparisien.fr, (consulté le )
  69. Mathieu Lehot, « Comment Nicolas Sarkozy a sauvé L'Humanité ! », 4 septembre 2016.
  70. Voir sur le site Internet du journal : [13].
  71. Cette nouvelle offre est lancée le vendredi 11 mars. En « une », l'anniversaire de la première année de la disparition de Jean Ferrat. Voir la « une » en PDF : [14].
  72. Lire l'article : « La direction, « À nos lecteurs » », L'Humanité, samedi 5 mars 2011. Sur le site Internet du journal : À nos lecteurs.
  73. À titre d'exemple, les personnes suivantes ont été rédacteur en chef d'un jour du quotidien : Christophe Alévêque (L'Humanité des débats, 6 mai 2011), François Morel (L'Humanité, 9 juin 2011), Bernard Thibault (L'Humanité des débats, 13 mai 2011), une vingtaine de syndicalistes français (L'Humanité des débats, 29 avril 2011), le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici (L'Humanité des débats, 27 mai 2011), etc.
  74. Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 15 janvier 2013, no 11-25.548, Inédit.
  75. « L’Humanité perd en appel », L'Humanité/abonneurs, 5 juin 2013.
  76. Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 22 octobre 2014, no 13-18.429, Inédit.
  77. Nathalie Birchem, « La justice sanctionne la CGT dans l’affaire du comité d’entreprise d’EDF », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le )
  78. Alexis Delcambre, « Les patrons de journaux dénoncent le « chantage » de la CGT », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  79. « Comment la Filpac-CGT a bloqué la parution des journaux nationaux jeudi », Libération,‎ (lire en ligne).
  80. Thomas Vampouille, « Après l'échec de son chantage, la CGT bloque les quotidiens nationaux », Marianne,‎ (lire en ligne).
  81. Mathilde Goanec, Michaël Hajdenberg et Dan Israel, « Liberté de la presse: la CGT n'imprime pas », Médiapart,‎ (lire en ligne).
  82. « Pourquoi la CGT empêche la presse de paraître : Le syndicat exigeait que les quotidiens publient un tract. Refus des patrons de presse. En représailles, leurs imprimeries ont été bloquées », Le Point,‎ (lire en ligne).
  83. Nicolas Beytout, « Avoir honte de l’action syndicale », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
  84. Laurent Joffrin, « Pression sur la presse : un dérapage de la CGT inadmissible », Libération,‎ (lire en ligne).
  85. Patrick Le Hyaric, « À nos lectrices, à nos lecteurs », sur humanite.fr, (consulté le ).
  86. a b c et d Benjamin Dormann, Ils ont acheté la presse : Pour comprendre enfin pourquoi elle se tait, étouffe ou encense, 3e édition revue et augmentée, 2017.
  87. « Le journal L'Humanité en cessation de paiement », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  88. Alexandre Berteau, « L’avenir de « L’Humanité » se joue aujourd’hui », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  89. « « L’Humanité » placé en redressement judiciaire avec poursuite d’activité », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  90. « « L’Humanité » placé en redressement judiciaire avec poursuite d’activité », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  91. Marina Alcaraz, « Le journal « L'Humanité » placé en redressement judiciaire », sur lesechos.fr, (consulté le )
  92. « L'Humanité, en redressement judiciaire, va supprimer 41 postes », sur Le Figaro, (consulté le ).
  93. « « L'Humanité » est sur une « trajectoire positive » selon le directeur du journal », sur actu.orange.fr, (consulté le ).
  94. « «L'Huma» sort la tête de l'eau », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  95. « France : la justice valide le plan de continuation du journal « L'Humanité » », sur rfi.fr, (consulté le ).
  96. « Le plan de continuation de « L’Humanité » validé par le tribunal de commerce », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  97. « L'Humanité : plan de continuation validé par le tribunal de commerce », sur CB News (consulté le )
  98. « Comptes 2019. L’Humanité se redresse », sur L'Humanité, (consulté le )
  99. « Le directeur de l’Humanité passe la main », sur L'Humanité, (consulté le )
  100. « Nouveau départ pour « L'Huma » », sur Les Échos, (consulté le )
  101. Notre but, Une du premier numéro de L'Humanité, par Jean Jaurès ().
  102. « Socialistes révolutionnaires et socialistes réformistes sont avant tout, pour nous, des socialistes […]. Sans rien abandonner de nos conceptions propres, nous tâcherons ici de seconder l’effort de tous. » (Notre but, Jean Jaurès).
  103. les Amis de l’Huma.
  104. « Edmonde Charles-Roux transmet le témoin à Ernest Pignon-Ernest », sur l'Humanité, (consulté le ).
  105. « TF1 et Lagardère au secours de L'Huma », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le ).
  106. « Qui possède quoi ? », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le ).
  107. Frantz Durupt, « Pour ses 112 ans, « L'Humanité » a besoin d'argent », sur liberation.fr, (consulté le ).
  108. Un numéro exceptionnel de L'Humanité, mai 2009.
  109. « Pour ses 112 ans, « L'Humanité » a besoin d'argent », Libération, 18 avril 2016.
  110. Voir la « une » de la dernière édition, le 7 mars 2011, en pdf.
  111. La mise à disposition gratuite des archives est une volonté politique d'ouverture de la direction du journal, de même que le choix des logiciels libres pour ce site (SPIP, Debian, etc.).
  112. Décret no 86-616 du 12 mars 1986 instituant une aide aux publications nationales d'information politique et générale à faibles ressources publicitaires.
  113. « Aides aux quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires en 2012 », Ministère de la Culture et de la Communication (consulté le ).
  114. « Les aides de l’État à la presse écrite », Cour des comptes (consulté le ).
  115. « Aides à la presse : très très cher journal », slate.fr, 2 mai 2013, mis à jour le 5 juin 2013.
  116. Ministère de la culture, Montants totaux d’aides pour les 200 titres de presse les plus aidés en 2013.
  117. « Aides à la presse : qui touche le plus ? », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  118. « Aides à la presse », sur data.gouv.fr (consulté le ).
  119. Amendement no 410, assemblee-nationale.fr, 3 décembre 2013.
  120. « L'Humanité : Marion Maréchal-Le Pen raille l'abandon des dettes par l'État », lepoint.fr, 17 décembre 2013.
  121. Emma Donada, Le journal «l'Humanité» reçoit-il les aides à la presse ?, liberation.fr, 14 mars 2019
  122. « L'Humanité » [archive du ], sur Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (consulté le ).
  123. (en) « National daily newspaper: most popular newspapers France 2021 » Accès libre, sur statista.com, (consulté le )
  124. « Le quotidien "L'Humanité" en cessation de paiement, "sous la protection du tribunal de commerce" », France Info,‎ (lire en ligne)
  125. « Le quotidien "L'Humanité" placé en redressement judiciaire avec poursuite d'activité », France Info,‎ (lire en ligne)
  126. « La justice valide le plan de continuation de l’Humanité », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  127. « Le procès des malversations du comité d'entreprise d'EDF-GDF commence aujourd'hui », lefigaro.fr, 2 juin 2014.
  128. Gilles Gaetner, « Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : pendant la grève SNCF, la CGT sur le banc des accusés dans l’indifférence générale », atlantico.fr, 20 juin 2014.
  129. « Emploi fictif et détournements au comité d’entreprise EDF », europe1.fr, 2 octobre 2014.
  130. « Nouailhac : La CGT d'EDF lourdement condamnée », lepoint.fr, 21 octobre 2014.
  131. L'Humanité, , « L'Humanité écrit une nouvelle page de son histoire ».
  132. L'Humanité, 9 avril 1927, page 4.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Le nouveau Clarté, le journal des étudiants communistes de 1965 à 1996 (mensuel ou bimensuel). Clarté est reparu en 2006, édité par les étudiants communistes de Paris (Deux numéros seulement ont été publiés). En 2010, l'UEC lance un nouveau journal : Camarades de classe.
  • Clarté : Journal publié par les étudiants communistes de Paris de 1947 à 1956 puis par l'Union des étudiants communistes de 1956 à 1965 ; issu du journal Clarté universitaire (1922-1924).
  • Presse écrite
  • République du Croissant

Liens externes[modifier | modifier le code]

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