Lillebonne
| Lillebonne | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Haute-Normandie | |||||
| Département | Seine-Maritime | |||||
| Arrondissement | Arrondissement du Havre | |||||
| Canton | Canton de Lillebonne (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Caux-Vallée de Seine | |||||
| Maire Mandat |
Nicolas Beaussart 2008-2013 |
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| Code postal | 76170 | |||||
| Code commune | 76384 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Lillebonnais/Lillebonnaise | |||||
| Population municipale |
8 944 hab. (2010) | |||||
| Densité | 610 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0[1] m — Max. 133[1] m | |||||
| Superficie | 14,66 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | commune-lillebonne.fr | |||||
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Lillebonne est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lillebonne est situé à 35 km en amont du Havre sur la rive droite de la Seine, mais en retrait de quelques kilomètres du fleuve.
Occupation des sols [modifier]
Ses 1 466 ha[1] sont répartis ainsi : 48 % de surface agricole utile (709 ha), 20 % de surface urbanisée (298 ha), 15 % d'infrastructures (219 ha) et 15 % de surface boisée (211 ha).
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Lillebonne possède une longue histoire remontant au peuple gaulois, les Calètes, nom qui est à l'origine du nom de la région le Pays de Caux, et dont elle fut un temps la capitale. À la période gallo-romaine elle eut un temps de grande prospérité liée à la présence d'un port sur la Seine. Au IIIe siècle, Lillebonne est mentionnée dans la Géographie de Ptolémée[2] sous le nom de Juliobona.
L'enceinte délimitait, alors une aire urbaine d'environ 50 hectares. Le nom gallo-romain de Juliobona est composé de deux éléments : Julio, forme déclinée de l'anthroponyme Julius, donné en l'honneur du général Jules César, conquérant de la Gaule, et bona, terme gaulois (celtique) désignant soit une « fondation urbaine » ou peut-être une « source »[3]. Juliobona est donc « la ville fondée sous Jules César » ou plutôt, « la ville fondée en l'honneur de Jules César ».
Elle possédait un amphithéâtre, un mithraeum et des thermes romains et était environnée de riches villas et de domus. Au cours des siècles suivants, les pierres des édifices gallo-romains furent réemployées pour la construction de murailles de protection contre les invasions barbares, puis pour la construction de l'abbaye de Jumièges toute proche. Au Bas-Empire seulement, la ville abrita une garnison romaine, constituée essentiellement de soldats germaniques comme partout en Gaule du nord.
Des fouilles effectuées tout au long du XIXe siècle permirent cependant de remettre au jour de nombreux vestiges. Depuis l'année, 2007, de nouvelles fouilles sont en cours qui permettent de mieux connaître l'attribution de ce théâtre[4]. En 1823 une importante statue d'Apollon en bronze doré d'une hauteur de 1,90 m fut découverte à proximité du théâtre antique. Elle a été datée du IIe siècle et se trouve au Musée du Louvre. Une importante mosaïque gallo-romaine, bien conservée et représentant une chasse au brame (des cerfs) provient d'une villa suburbaine et est exposée au Musée des antiquités de Rouen. Cette technique de chasse au cerf apprivoisé est caractéristique de la tradition gauloise, bien que le style de la mosaïque soit romain.
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Apollon de Lillebonne, bronze doré gallo-romain du IIe siècle, musée du Louvre
Moyen Âge [modifier]
Au Moyen Âge, un concile se réunit dans la bourgade en 1080. Rassemblant le clergé de la région, il rappelle un ensemble de règles sur la morale, le dogme et la liturgie.
Renaissance [modifier]
Pour Lillebonne, les guerres de religion se finissent en juillet 1593, quand le capitaine de Bois-Rosé rallie la ville à Henri IV après sa conversion au catholicisme[5].
Brève chronologie [modifier]
D'après Jean Mesqui, Lillebonne a joué un rôle important dans l'histoire normande[6] :
- Fin du Ier siècle : Construction de l'amphithéâtre romain.
- Fin du IIIe siècle : Incendie et reconstruction de la cité. Construction de l'enceinte gallo-romaine.
- XIe siècle : Le Château de Lillebonne fait partie des résidences préférées par les ducs de Normandie. Guillaume Le Conquérant y aurait rassemblé les nobles de Normandie pour décider de partir à la conquête de l'Angleterre en 1066. En 1080, le duc-roi tient un concile à Lillebonne.
- 1162 : Séjour au château de Henri II Plantagenêt, qui y tient un concile.
- Vers 1187 : Le château est donné par Henri II Plantagenêt à Renaud de Dammartin.
- 1211 : Confiscation du château par Philippe Auguste et construction du donjon cylindrique.
- 1226 : Philippe Hurepel, comte de Boulogne, demi-frère de Philippe Auguste, et mari de Mahaud de Dammartin (fille de Renaud), confirme avoir reçu le château de son neveu le roi Louis VIII.
- Vers 1275 : Lillebonne passe à la Maison d'Harcourt, par mariage de Jeanne, vicomtesse de Châtellerault, héritière de Mahaud de Dammartin, et de Jean II d'Harcourt, dit le Preux.
- 1418 : Le château est pris par les Anglais. Il est attribué à Thomas Beaufort, duc d'Exeter, puis, en 1422, à Jean de Lancastre, duc de Bedford, gouverneur de Normandie et régent de France.
- 1449 : Charles VII reprend Lillebonne aux Anglais. Lillebonne revient à la famille d'Harcourt.
- 1496 : Jean IV de Rieux, fils de Jeanne d'Harcourt et de Jean III de Rieux, se voit confirmer la possession de Lillebonne à la suite d'un procès qui durait depuis un demi-siècle avec Marie d'Harcourt, sœur de Jeanne, et ses descendants.
- 1517 : Construction de l'église Notre-Dame en dehors de l'enceinte du castrum gallo-romain, afin de se trouver dans l'agglomération.
- 1532 : Louise de Rieux apporte Lillebonne à René de Lorraine, marquis d'Elbeuf et comte de Brionne. La vicomté, puis comté de Lillebonne demeure ensuite dans les possessions des ducs d'Elbeuf. Charles II, banni en 1631, mourut en 1657 couvert de dettes, et pendant cinquante ans les créanciers et leurs descendants tentèrent de récupérer leurs mises.
- 1701 : Les créanciers des ducs d'Elbeuf vendent le comté de Lillebonne à Marie-Angélique Fabert, marquise de Mailleraye, épouse de François d'Harcourt, marquis de Beuvron, dont le fils Henri avait été promu duc d'Harcourt en 1700.
- XVIIIe siècle : Le comté de Lillebonne demeure dans les possessions de la famille d'Harcourt, jusqu'à François-Henri d'Harcourt, gouverneur de Normandie.
- 1778 : Visite de Louis XVI et de Marie Antoinette.
- 1790 : M. Catel, curé de Lillebonne, devient le premier maire.
- 1790 : Emigration du duc d'Harcourt. Le domaine est vendu comme bien national et les terres servent à l'implantation d'usines. Le château est confisqué par la municipalité, qui le loue à un laboureur de Valasse. En 1802, le château est occupé par l'instituteur.
- 1808 : Le château est remis aux mains des descendants de Francois-Henri d'Harcourt.
- 1823 : Ouverture du service des diligences du Havre à Rouen.
- 1829 : Vente du château à Pierre-Abraham Levesque, manufacturier d'indiennes et de cotonnades.
- 1871 : Occupation par les Prussiens.
- Seconde Guerre mondiale : Occupation de la ville par les troupes allemandes.
- 1944 : Bombardement de la ville par l'aviation britannique.
- 1955 : Construction du premier groupe HLM.
- 1982 : Nouveau plan de circulation et aménagement piétonnier.
- 2005 : Aménagement plan de circulation et Route du Patrimoine
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Lillebonne se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Lillebonne compte 9 495 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 986e rang au niveau national, alors qu'elle était au 918e en 1999, et le 23e au niveau départemental sur 745 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Lillebonne depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 10 241 habitants.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 22,7 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
- 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 24,5 %).
Lieux et monuments [modifier]
Le Théâtre antique [modifier]
Le théâtre gallo-romain de Lillebonne a connu trois états de construction, d'après les connaissances actuelles, entre les Ier et IIIe siècles de notre ère. Elles ne sont pas encore entièrement datées, d'où l'utilité des fouilles archéologiques menées actuellement, et depuis 2007, par Vincenzo Mutarelli.
Le premier état, aujourd'hui très partiellement dégagé, était semble-t-il un petit théâtre de type romain, qui fut vite remplacé par un autre édifice, plus grand, qui correspond aux états II et III identifiés par les archéologues. Cette évolution architecturale s'adapte à la demande, ce qui explique qu'il a la forme d'un « théâtre-amphithéâtre », c'est-à-dire qu'il possède un « orchestra » plus grand que pour un théâtre, pouvant servir d'arène, mais conserve un bâtiment de scène, aujourd'hui inaccessible car situé sous une route[14].
Le Château [modifier]
Ce château ducal s'est implanté à l'angle de l'ancienne cité gallo-romaine. Il en demeure aujourd'hui une tour maîtresse de Philippe Auguste, qui a été modifiée dans ses parties hautes au XVe siècle. La tour octogonale date de la fin du XIIIe ; elle peut être attribuée à Jean II de Harcourt. La tour du Chartrier, du XIIIe siècle, a été transformée vers 1870 ; le magnifique logis roman, qui datait probablement de Henri II, a été définitivement détruit en 1832, et une maison de maître a été construite dans l'enceinte du château par Théodore Huchon, vers 1870, pour le propriétaire Pierre Gustave Langer, sur le modèle du « château des Aygues » d'Étretat, construit quelques années auparavant pour Amédée Boyer, le fondateur de l'eau de Mélisse[6].
L'église Notre-Dame [modifier]
L'église Notre-Dame a été construite pour remplacer l'église Sainte-Marie-du-Château détruite à la fin de la guerre de Cent Ans. Elle a été consacrée en 1517. Le clocher est terminé en 1537 par Michel Delafosse, maçon, avec du calcaire de Plaimbosc et Antoine Cachedieu, charpentier. En 1540, le maçon Michel Delafosse exécute les meneaux des baies et termine la voûte de la tour avec le maçon Michel Combart. Le portail est refait en 1553 par Henry Deshayes, maçon. En 1562, les verrières cassées par les Protestants sont refaites par Joseph Gueroult. En 1594, Richard et Jehan Lemarchand réparent et refont des verrières. Les chapelles latérales de la nef sont construites à la fin du XVIe siècle. En 1622, une verrière (conservée) est faite par Jean Lemarchand peintre-verrier. En 1729 est construite la sacristie avec les matériaux du jubé et le berceau de la nef est refait. En 1825 le côté sud de la nef est refait avec les matériaux de démolition de l'église Saint-Denis par Louis Vessel, maçon. En 1873, l'architecte Simon reconstruit le chœur. En 1884, le clocher est restauré.
Culture [modifier]
les Musées [modifier]
La ville possède son propre musée archéologique dans lequel on peut admirer des collections de poteries, de verrerie, de mobilier funéraire ainsi qu'une exposition de monnaies romaines parmi lesquelles un unique et très rare[15] denier de Galba trouvé dans la région. Au deuxième étage sont présentés des objets d'art et traditions populaires avec une large place à la poterie de Mélamare. On peut visiter également une église-musée, dans l'ancienne église du Mesnil consacré à la minéralogie et aux fossiles trouvés essentiellement dans le pays de Caux Val de Seine.
Centre culturel « Juliobona » [modifier]
Conservatoire de musique et de danse [modifier]
Rayonnement Départemental (C.R.D.) de la Communauté de communes de Port-Jérôme.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Naissances [modifier]
- Pierre-Nicolas-Joseph Fossard (1710-1783), archidiacre de Rouen, prédicateur du roi Louis XV
- Albert Glatigny (1839-1873), poète
- Jean Flori (1936), historien médiéviste
- Annie Ernaux (1940), écrivaine
- Daniel Authouart (1943), peintre
Autres [modifier]
- Geoffrey Oryema (1953), chanteur, a vécu à Lillebonne
Jumelages [modifier]
Notes et références [modifier]
- Répertoire Géographique des Communes (Rev 2) - 2010, sur le site de l'IGN
- Ptolémée - Géographie - Livre II, 8, 11
- Tout comme Ambenay / Ambonnay de *ande-bona-ako; Vienne, Autriche, Vindobona la ville blanche
- Specula
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 388
- Jean Mesqui, Le château de Lillebonne, des ducs de Normandie aux ducs d'Harcourt, Société des antiquaires de Normandie, 2008 [[PDF] lire en ligne]
- Blason de Lillebonne, sur GASO la banque du blason
- Notice communale de Lillebonne, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Lillebonne, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013
- Évolution et structure de la population à Lillebonne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 5 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 5 novembre 2010
- Selon les rapports de M. Mutarelli : Etude préliminaire, Historique des fouilles, Rapport de fouilles programmées 2009.
- Denier de Galba