Montivilliers

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Montivilliers
L'hôtel de ville, inauguré le 18 juin 1911.
L'hôtel de ville, inauguré le 18 juin 1911.
Blason de Montivilliers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Canton de Montivilliers
Intercommunalité Communauté de l'agglomération havraise (CODAH)
Maire
Mandat
Daniel Fidelin
2014 - 2020
Code postal 76290
Code commune 76447
Démographie
Gentilé Montivillons
Population
municipale
16 344 hab. (2011)
Densité 856 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 49″ N 0° 11′ 20″ E / 49.5469444444, 0.188888888889 ()49° 32′ 49″ Nord 0° 11′ 20″ Est / 49.5469444444, 0.188888888889 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 94 m
Superficie 19,09 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-montivilliers.fr

Montivilliers est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

La ville de Montivilliers est la deuxième ville de l’agglomération havraise par le nombre d’habitants, après Le Havre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’ancien Villare (VIIIe siècle), au sens de village, agglomération, est ensuite dénommé en latin médiéval Monasterii Villare en 1063-66 d'après l'abbaye qui fait partie des grandes fondations monastiques du VIIe siècle dans la basse vallée de la Seine. L'association des deux appellatifs Montier (cf. Rougemontiers) et Villier donne Montivilliers. De par son abbaye, Montivilliers est également surnommée la "Cité des Abbesses".

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Brutus-Villiers[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Lézarde en centre-ville.

Cette commune est située sur la rive droite de la Seine, à une dizaine de kilomètres du Havre. La commune est traversée par une rivière appelée la Lézarde. La Lézarde a été artificiellement scindée en deux bras dès le Moyen Âge, afin de multiplier les moulins à blé et à tan, dont des vestiges subsistent encore de nos jours. Le mieux conservé est celui de l’abbaye, moulin à blé banal, dont les abbesses tiraient un grand revenu. La Lézarde étant au Moyen Âge beaucoup plus large que de nos jours et moins envasée, il existait à Montivilliers une activité portuaire non négligeable. Elle est aujourd'hui jalonnée de chemins de promenade, très appréciés par les Montivillons. La Lézarde rejoint le canal du Havre à Tancarville sur la commune d'Harfleur.

Communes limitrophes de Montivilliers
Octeville-sur-mer Fontenay Epouville
Fontaine-la-Mallet Montivilliers Saint-Martin-du-Manoir
Le Havre Harfleur Gonfreville-l'Orcher

Transports[modifier | modifier le code]

En journée, quatre lignes de bus (1, 12, 14 et 16) traversent la ville. En soirée, la ligne A relie Le Havre à Montivilliers. Le réseau de transport à la demande pour Personnes à Mobilité Réduite "Mobi'fil" de la CODAH dessert également la commune.

Depuis 2001, la ligne LER passe par la gare de Montivilliers. Elle permet de joindre Le Havre et Montivilliers en 20 min. avec en moyenne un train toutes les demi-heures. Cette ligne va jusqu'à Rolleville via Epouville permettant à la cité d'être reliée aux communes voisines de façon régulière et fiable.

De plus la réhabilitation de la place de la Gare a permis de créer un pôle multimodal de l'offre de transport en commun de la CODAH.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des recherches archéologiques ont été effectuées dans les années 1970 et ont révélé des traces de vie datant du Paléolithique avec l'existence de tribus qui se sont installées dans la région très probablement attirées par les nombreux ruisseaux et l'abondance de gibiers présents à cette époque. Des traces de vie Néolithique sont également à signaler avec la découverte d'habitats sur le plateau du Grand Epaville datant de 2500 à 1700 avant J-C.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Quelques objets gaulois, hachettes de jade et de bronze ont été trouvés sur les coteaux dominant la ville. Une chaussée romaine allant d'Harfleur à Montivilliers a été attestée, elle fut détruite par les Anglais en 1415.

L'époque de saint Philibert[modifier | modifier le code]

Entre 682 et 684, au cours d’un voyage à Jumièges, saint Philibert fonde ici un monastère de femmes à la demande de saint Ouen, évêque de Rouen. Ce monastère sera complètement détruit par les Vikings et ne se relèvera qu’au début du XIe siècle, cette fois avec des hommes, placés sous la dépendance de l’abbaye de Fécamp. Aucune trace architecturale de ce monastère n'a pu être retrouvée et on ne connait pas la localisation géographique de ce monastère dans la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'abbaye[modifier | modifier le code]

Cloître restauré de l’abbaye.
Article détaillé : Abbaye de Montivilliers.

En 1035, le duc Robert le Magnifique donne son autonomie au monastère, qui redevient une abbaye de femmes, dotée dans la région de nombreux biens qui lui permirent d’entreprendre, sous l’abbatiat d’Élisabeth dans la seconde moitié du XIe  siècle, les travaux de construction de la grande église, excellent témoin de l’architecture normande à l’époque de Guillaume le Conquérant. Robert le Magnifique, en impulsant la reconstruction de l'abbatiale détruite par les Vikings eut la volonté de restaurer l'église "dans son ancienne splendeur, donc elle était déchue par la violence des pillards". Le duc de Normandie accorda une exemption totale et complète à l'Abbaye qui l'a substitué aux souveraineté séculière et ecclésiastique ! Ce statut très jalousé par les autres monastères normands fût en grande partie responsable de l'essor et du rayonnement de l'Abbaye.

Au XVe  siècle, la paroisse Saint-Sauveur, qui avait reçu les sept premières travées de la nef, fit abattre son côté nord, pour la doubler avec un large vaisseau gothique. Du XVIe au XVIIIe  siècle, l’abbaye connaît toujours un grand rayonnement, notamment sous l’abbatiat de Louise de L’Hospital (1596-1643).

Le développement de la Cité[modifier | modifier le code]

La renaissance de l'Abbaye[modifier | modifier le code]

La reconstruction et le développement de la vie de l'abbatiale de Montivilliers entraine un développement économique du territoire qui attire bientôt la population autour de l'abbaye si bien que le Duc de Normandie lui accorde le statut de commune par lettre datée du 8 juillet 1202. Le XIIIe  siècle est marqué par le développement de la ville et inévitablement par une paupérisation d'une partie de la population que les abbesses tentent de limiter en distribuant du pain et plus tard une pièce de monnaie les jours de fêtes.

Le XIVe siècle et l'Apogée[modifier | modifier le code]

Le XIVe siècle marque l'apogée du rayonnement économique et culturel de la cité. Les activités de tannerie, de draperie sont les principaux artisanats présents sur le territoire. On y trouve également un atelier de construction navale et des salines. Les tissus de la ville sont réputés pour être les plus beaux de France et étaient exportés dans toute l'Europe. La Lézarde, bien plus large et profonde qu'aujourd'hui, permettait l'acheminement de bateaux et donc le commerce de marchandises jusqu'à Harfleur. Des marchés et des foires régionales se tenaient également à Montivilliers qui était alors devenu le poumon économique de la pointe du Pays de Caux. Ces marchés avaient lieu tous les jeudis, les abbesses prélevant une taxe sur les produits vendus.

À noter que le marché de Montivilliers a toujours lieu aujourd'hui en centre ville et que d'autres villes du canton, comme Harfleur par exemple, ont imité cette tradition.

La guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

La guerre de Cent Ans marque une époque dramatique pour la France et a fortiori pour Montivilliers. Les marchands cachent tous leurs biens et vivent dans la terreur des partisans de Charles le Mauvais qui envahissent temporairement la ville, pillent le monastère et provoquent la fuite des religieuses de l'abbaye. À leur départ, les Montivillons construisent une forteresse, dont les vestiges des remparts sont visibles et mis en valeur aujourd'hui, et les habitants tentent de résister aux assauts des Anglais qui saccagent le pays de Caux tout entier. La population persécutée déserte alors les campagnes. Montivilliers capitule le 23 janvier 1419 et les religieuses, soumises aux Anglais, reviennent au monastère. Il faudra attendre fin 1449 pour que les Anglais quittent la ville, la fête de Noël de l'an 1449 étant alors teintée d'un vent de liberté.

La création du Havre de Grâce et le déclin[modifier | modifier le code]

Après la guerre de Cent Ans, la ville retrouve une partie de son économie locale mais sans équivalence avec le XIVe  siècle. Le 23 septembre 1461, par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges des marchands drapiers de la ville, octroyés par Charles VI de France, de sorte que son commerce soit bien rétabli[2]. La décision de la création de l'actuelle ville du Havre par le roi François Ier est annoncé le 26 janvier 1517 à la population montivillonne. Cette décision marque le tournant majeur de l'histoire de la cité. Le port du Havre de Grâce capte alors toute l'attention du roi ainsi que ses investissements au détriment de Montivilliers qui s'appauvrit.

La réforme protestante[modifier | modifier le code]

La Réforme connaît un relatif succès en Normandie. En 1544, on a déjà trace de la présence de protestants à Montivilliers à travers un acte tragique. Le 18 décembre 1544, deux protestants de Montivilliers, Richard Pouchet et Vincent Périer, sont brûlés vifs en place de l’abbatiale sur ordre du parlement de Rouen pour « propos d’hérésie ».

À partir de 1557, Jean Venable, libraire colporteur de Dieppe, diffuse en pays de Caux et en Basse-Normandie, les écrits de Martin Luther et de Jean Calvin. Nombreux sont les protestants parmi les drapiers de la ville qui font la renommée et la richesse de Montivilliers.

En 1551, le pasteur Godard, originaire de Bolbec et formé à Genève, vient prêcher à Montivilliers à la demande des bourgeois de la ville. Les cultes rassemblent de 3 000 à 5 000 personnes. La chronique rapporte qu’à Pâques 1561, il reçoit à la Cène 850 nouveaux catéchumènes adultes. Dans la tourmente des guerres de religion, les protestants trouvent asile pour célébrer leur culte à partir de 1561 au manoir de Bévilliers, résidence du seigneur d'Harfleur. Un temple sera aménagé dans un bâtiment de la cour du manoir détruit en 1679 sur ordre du parlement de Paris.

En novembre 1685, Montivilliers connaît une dragonnade dirigée par le commandant Marillac. Les dragons du roi investissent la ville pour y arrêter les protestants, et les obliger à « abjurer » la confession protestante. 27 avril 1688 : un navire affrété « aux frais du roi », expulse vers l’Angleterre 94 protestants de Montivilliers, Rouen, Le Havre, Lillebonne, Fécamp, Caudebec, et Gisors enfermés au château de Dieppe et refusant « de signer leur abjuration ». Pendant la période des persécutions de Louis XIV, les Protestants se réunissent clandestinement pour le culte dans le désert. En Pointe de Caux, il a existé plusieurs lieux de désert à Saint-Antoine-la-Forêt, Saint-Nicolas-de-la-Taille, Mélamare, Tancarville, dans des forêts, des granges ou des carrières.

Isaac Lecourt (1669 - 1693), fils d’un marchand de toiles de Montivilliers, a 16 ans lors de la dragonnade de novembre 1685 dans la ville. Il devient prédicateur clandestin de 1686 à 1689 en Pays de Caux, visitant les protestants à domicile ou en prison et rassemblant des assemblées de désert jusqu’à plus de deux mille personnes. En 1689, il part prêcher en Basse-Normandie. En avril 1693, il est arrêté à Caen et jugé. Son sort n’est pas connu.

D’autres prédicateurs cauchois lui ont succédé : Jean Boivin (de Virville), un dénommé Godard (de Bolbec), Jacques Morel (de Criquetot-l'Esneval).

En 1787, à l'occasion de l’Édit de tolérance du roi Louis XVI, la riche communauté protestante de Montivilliers fait construire hors les murs de la ville, sur un terrain de la famille Barnage, le magnifique temple actuel, véritable bijou d’architecture Louis XVI, le plus vieux temple au Nord des Cévennes toujours en usage (hors Alsace - Montbéliard), classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Le temple est toujours entouré de son petit cimetière protestant, lui aussi toujours en usage.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville est chef-lieu de son district de 1790 à 1795 et absorbe, entre 1795 et 1800, les communes voisines de Porte Assiguet, de Porte Châtel et de Porte Chef de Caux[1].

L’abbaye est abandonnée par les religieuses en 1792 ; pendant la période révolutionnaire, elle est est occupée de diverses manières : bureaux, prison, garnison, magasins, écuries, etc.

1804 – Montivilliers installe son premier pasteur officiel salarié par l’État, le pasteur Frédéric Fallot, originaire de Longeville (Montbéliard). Il y a alors 1 370 protestants recensés sur la paroisse de Montivilliers.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville fut desservie par l'ancien tramway du Havre, dont on voit ici une rame, de 1899 à la Seconde Guerre mondiale
La rame se trouve ici à l'entrée de la ville par l'avenue Foch.
La rue d'Assiquet et le tramway.

Les bâtiments de l’abbaye sont vendus en 1811, ils sont utilisés tout au long du XIXe siècle à des fins industrielles (filature de coton puis raffinerie de sucre et enfin brasserie en 1857) et convertis par la suite en entrepôts, garages et locaux d’habitation.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3 septembre 1944, la ville se libère de l’occupation allemande, grâce aux efforts de la Résistance.

La guerre de 1939-1945 fit 35 victimes parmi les soldats montivillons.

En 1968, la paroisse protestante de Montivilliers est rattachée à celle du Havre[3].

En 1975, la municipalité de Montivilliers engage une réflexion sur l’avenir du site abbatial qui aboutit en 1977. La première tranche des travaux permet l’installation en 1994 de la bibliothèque Condorcet dans le logis des abbesses. La seconde tranche réalisée de 1997 à 2000 a permis la restitution des espaces dans leur architecture d’origine, la création du parcours spectacle « Cœur d’Abbaye » et l’aménagement d’une salle d’expositions temporaires dans le réfectoire gothique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montivilliers

Les armes de la commune de Montivilliers se blasonnent ainsi :
de gueules à l’église d’argent, le portail, à dextre, ouvert du champ, le clocher au centre ajouré aussi du champ et sommé d’une tête de crosse d’or, accosté de deux écussons d’azur aux trois fleurs de lys aussi d’or, ladite église soutenue d’un lézard de sinople en fasce.

Projet d'Eco-quartier[modifier | modifier le code]

Face au manque de logements sur la commune et en cohérence avec la politique locale de développement durable, la municipalité a décidé la création d'un Eco-Quartier au sein de la ville. Il sera situé entre le quartier Belle Etoile et les hameaux de Réauté et de Fréville et sera lien direct avec le quartier de la Belle Etoile tant sur la continuité des infrastructures que sur le plan social. Après une concertation avec les habitants et les responsables du projet (municipalité et CODAH) au sein d'ateliers thématiques de l'AEU, le projet est maintenant défini et les démarches administratives ont commencé. Ce nouveau quartier verra notamment la place de la voiture fortement réduite, la création d'un cœur de quartier avec des commerces de proximité, probablement tune école maternelle/primaire et des activités de type marché hebdomadaire. Des choix d'aménagements judicieux et écologiques comme la mise en place de coulées vertes, un éclairage publique basse consommation, la récupération des eaux de pluie pour la collectivité, des composteurs collectifs ou encore une gestion raisonnée des nombreux espaces verts prévus seront mis en place. L'aspect social du quartier a été jugé prioritaire et la cohabitation inter-générationnelle ainsi qu'une répartition harmonieuse des logements sociaux (au moins 30 %) seront développées. On prévoit la création de 1 000 logements au total dont la livraison sera échelonnée. De plus une partie des 60 hectares de terrain réservés au quartier sera consacré au maraichage, si possible biologique, avec une filière de vente courte directement sur les étales du marché du quartier par exemple. Ce quartier se veut un projet ambitieux de développement durable en imposant des normes de construction qui vont au-delà de l'exigence HQE (isolation optimale, chauffe-eau solaire, récupération des eaux de pluie, usage de matériaux écologiques lorsque c'est possible) et incitant fortement à la modification de certaines habitudes de vie comme la réduction des déchets et de la consommation d'eau ou le développement des modes de transports plus doux par exemple. Les premières livraisons d'habitations sont prévues pour 2013-2014.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Lefebvre    
1794 1795 Valère Lefebvre    
1800 1813 Valère Lefebvre    
1813 1830 Jacques-Benjamin Michel    
1830 1843 Jean-Vigor Miray    
1843 1870 Julien Lechevrel    
1870 1871 Pierre-Jean Leseigneur    
1871 1877 Charles Le Febvre    
1878   Victor-Médéric Deschamps    
1886   Médéric Deschamps    
  1965 Robert Le Febvre    
1965 1977 Jules Collet DVD  
1977 2001 Michel Vallery PS Conseiller général
mars 2001 2008 Gabriel Banville PS  
mars 2008 2014 Daniel Petit DVG retraité
mars 2014   Daniel Fidelin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

La ville de Montivilliers, avec 16 autres communes, fait partie de la Communauté de l'agglomération havraise (CODAH).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 344 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 886 3 600 3 793 3 603 3 828 3 843 3 920 4 029 4 195
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 078 4 349 4 508 4 181 4 261 4 727 5 157 5 344 5 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 491 5 492 5 944 6 425 6 490 6 912 6 980 7 854 8 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 427 8 910 10 563 15 030 17 067 16 556 16 174 16 344 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital Jacques Monod est présent sur le territoire de Montivilliers. Cet équipement appartenant au Groupe Hospitalier du Havre[5] dispose de matériels performants, de plusieurs blocs de chirurgie, d'un nouveau Pôle-Femme-Mère-Enfant (PFME) depuis 2009 et d'un service d'Urgences adulte et pédiatriques ouvert 24h/24 et 7j/7. Le site hospitalier est desservi par la LER par l'arrêt "Jacques Monod - La demi-lieue".

De nombreux professionnels de santé libéraux sont également installés sur le territoire de la commune.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée public général et technologique Jean-Prévost
  • 2 collèges publics : Raymond-Queneau et Belle-Étoile
  • Institution privée Sainte-Croix et Saint-Germain (de la maternelle au collège)
  • Écoles primaires et maternelles Jules-Ferry, Victor-Hugo, Jules-Collet, Louise-Michel, Marius-Grout, Charles-Perrault, Jean-de-la-Fontaine et Pont-Callouard

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montivilliers est primé au concours des Villes fleuries : deux fleurs.

  • Abbaye et musée « Cœur d’Abbaye »;
  • Temple protestant de 1787;
  • Bibliothèque Condorcet;
  • Bâtiments abbatiaux restaurés pour réception et expositions culturelles;
  • Berges de la Lézarde;
  • Rue Piétonne;
  • Remparts médiévaux et la Tourelle Vattelière médiévale;

L’aître de Brisgaret[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les cimetières sont d’autant plus exigus qu’ils sont plantés d’arbres (pommiers, ormes, frênes) ; aussi le séjour des morts dans la terre est-il très bref et les exhumations ne se font pas attendre surtout en période d’épidémie. Les os vont alors à l’aître. L’aître est une galerie servant d’ossuaire. On y passe les os par des lucarnes ménagées dans le toit. La construction définitive intervient à partir de 1542.

La rénovation de cet édifice exceptionnel datant du XVIe  siècle dont il en existe encore que 3 en France, est actuellement en cours et s'achèvera à l'automne 2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Bihel (1916-1997), footballeur et entraineur français
  • Pierre Aubery et Émile Danoën s’y lient d’amitié alors qu’ils sont surveillants à l’École primaire supérieure, à la fin des années 1930.
  • Raimond Lecourt (1882-1946), peintre
  • Olivier Blanc, historien
  • Jean Prévost (1901-1944), écrivain et résistant français (Capitaine Goderville) ; son père fut directeur de l’école primaire supérieure de Montivilliers
  • Vincent Collet, ancien joueur de basket-ball à Montivilliers puis au Mans et sélectionneur de l'Equipe de France de basket-ball depuis mars 2009.
  • André Messager, chef d'orchestre et musicien. Aujourd'hui décédé, l'orchestre de Montivilliers porte son nom pour lui faire honneur, ainsi que la rue où il a vécu (anciennement nommée la rue des Villas).
  • Michel Vallery (1925-2010), maire PS de Montivilliers de 1977 à 2001. Il fut réélu à 3 reprises en 1983, 1989 et 1995 mais pas aux élections municipales de 2001 auxquelles il ne s'est pas présenté. Très respecté et apprécié des Montivillons, il est notamment à l'origine de la restauration de l'abbaye et de la création du parcours-spectacle Cœur d'Abbaye. Au cours de ses mandats successifs, il participa au développement économique et démographique de la ville avec la création de nouveaux quartiers et de nouvelles écoles. L'actuel rayonnement culturel de Montivilliers est en grande partie le fruit de son investissement grâce la création par exemple d'équipements culturels et sportifs (gymnase Christian-Gand, terrains de tennis, dojo, ...) ainsi qu'à un fort esprit de solidarité qui l'a accompagné tout au long de ses mandats. L'énergie et le dévouement qu'il a consacrés toute sa vie à la Cité des Abbesses ont indéniablement permis de porter Montivilliers au rang qui est le sien aujourd'hui. La future salle des fêtes dont la restauration (après incendie) est prévue au cours de l'année 2013 portera son nom.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Dumont et Alphonse Martin, Histoire de Montivilliers, Res Universis, (ISBN 2877605892)
  • Gilbert Decultot, Montivilliers à travers les siècles. évocation et images, Fécamp, l. Durand, 1973 (ISBN B0000DU1GO)
  • Récits d’Histoire protestante régionale, t. 1 Normandie, Charles Bost, Éd. Union Fraternelle des Églises réformées de Normandie, 1928 et archives de l’Église Réformée du Havre.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA30 Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 23 septembre 1461
  3. Sources : archives de l'Église Réformée du Havre et Charles Bost, Histoire des Protestants de France, première série Normandie, Union Fraternelle des Églises Réformées de Normandie, 1928
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Site internet du Groupe Hospitalier du Havre
  6. « Jumelage Montivilliers - Nordhorn », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 21 janvier 2013)
  7. Jumelage Montivilliers - Nasséré sur le site officiel de la commune, consulté le 21 janvier 2013.