Étienne Mélingue

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Étienne Mélingue

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Étienne Mélingue par André Gill (1867)[1].

Naissance 16 avril 1807
Caen
Décès 1875
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Acteur, peintre, sculpteur,
Caricature d'Étienne Mélingue, parue dans Le Trombinscope de Touchatout en 1872.

Étienne Marin Mélingue, né à Caen le 16 avril 1807, mort à Paris en 1875, est un acteur, sculpteur et peintre, français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Mélingue, préposé aux douanes, volontaire de 1792, et de Suzanne Boulon, il voit le jour rue des Carmes à Caen. Son frère Adolphe meurt en bas âge. Son père l'envoie à l'école gratuite de peinture et de sculpture de la ville. Il y obtient le prix de sculpture dans la classe de M. Odelli en 1822. Il fait des débuts dans une petite troupe ambulante de Caen avant d'être admis dans la troupe du cirque Francini.

Il est encore tout jeune lorsqu'il abandonne Caen pour Paris où il obtient un emploi de sculpteur à l’église de la Madeleine. Sa passion du théâtre le poursuit et il se fait engager dans la troupe du père Dumanoir qui va l'escroquer. Il parcourt le Nord de la France avec son ami Hippollyte Tisserant, (1809-1877) mais l'aventure se termine par un échec et il retourne au domicile paternel. Sitôt remis, il repart pour Paris où il rencontre Catherine-Joséphine Duchesnois qui le recommande à Alexandre Soumet. Il est engagé par les frères Jules Sévestre et Edmond Sevestre et joue au Montparnasse, puis au théâtre de Belleville où il retrouve son ami Tisserant. Il part aux Antilles jouer la tragédie. À son retour en France il est engagé au théâtre de Rouen. C'est Marie Dorval, de passage à Rouen, qui l'entraîne à Paris et le présente à Alexandre Dumas père. Harel étant en déconfiture, il quitte le théâtre de la Porte-Saint-Martin pour celui de l'Ambigu-Comique, où il devient le comédien de Frédéric Soulié.

Parmi ses amisI, il compte Adolphe Hauer, Auguste Raffet, Narcisse Diaz de la Pena, qui lui dédicacent une œuvre[Laquelle ?] en 1838 (aujourd'hui au musée du Louvre département des arts graphiques[réf. nécessaire])

Sa passion pour le théâtre l’amène bientôt à se joindre à une compagnie de comédiens. Il a l’occasion de montrer ses talents, et devient un interprète populaire du drame romantique dans le genre d’Alexandre Dumas au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Il fait partie de la « Troupe historique » de Dumas.

Étienne Mélingue s'installe au 22 rue Levert à Paris dans le quartier de Belleville ou sa femme et leurs deux fils, Gaston Mélingue, né en 1840 et Lucien-Étienne Mélingue, né en 1841, auront leur atelier dans les remises de la propriété.

Un de ses plus grands succès est le rôle titre du drame de Paul Meurice, Benvenuto Cellini, où il démontre son double talent d’acteur et de sculpteur en modelant une statue d’Hébé sous les yeux des spectateurs. Il part en province pour représenter cette pièce et perd tous ses effets : costumes, accessoires, collection d'armures et de curiosités dans l'incendie du théâtre Français de Bordeaux en 1856. Napoléon III et l'Impératrice Eugénie l'aidèrent financièrement après ce malheur.

L'actrice Anaïs Aubert lui fait découvrir Veules-les-Roses, où il fait construire une maison. Ses amis paysagistes le suivent en ces lieux : de Cock, Antoine Chintreuil, Harpignies, puis Paul Meurice, Leroux de la Comédie-Française, Eugène Pierron de l'Odéon, Gabriel Marty, Dumas fils, José-Maria de Heredia puis Victor Hugo.

Il envoie plusieurs statuettes à diverses expositions, notamment un portrait de Gilbert Duprez en Guillaume Tell. Il épouse en 1838, Théodorine Thiesset, (1813-1886), l’actrice retenue par Victor Hugo pour jouer le rôle de Guanhumara dans Les Burgraves à la Comédie-Française où elle reste dix ans, qui jouait aux Folies-Dramatiques et au Théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Il a joué au Théâtre de l'Ambigu, au Théâtre de la Gaîté, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin et dans divers théâtres de provinces. Il s'éteint à son domicile parisien en 1875, entouré des siens.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Rôles au théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1849 - Le Comte Hermann, d'Alexandre Dumas, père (22 novembre)
  • 1849 - d'Artagnan dans La Jeunesse des Mousquetaires d'Alexandre Dumas père
  • 1850 - Comte Hermann dans Comte Herman Théâtre-Historique de Urbain Grandier et Paul Meurice
  • 1852 - Benvenutto Cellini dans Ascanio d'Alexandre Dumas père, adapté à la scène par Paul Meurice
  • 1856 - Salvator Rosa dans Salvator Rosa d'Alexandre Dumas (reprise)
  • 1860 - Chicot dans: La Dame de Monsoreau, d'Alexandre Dumas (Nov à l'Ambigu)
  • Le Roi de Navarre dans La Reine Margot
  • Edmond Dantès dans Monte-Cristo
  • Henri IV à l'Ambigu
  • Buridan dans La Tour de Nesle
  • Les Américains
  • Charles III
  • L'Inquisition à la Porte Saint-Martin
  • Guillaume Colimann Porte-Saint-Martin
  • Le Mauvais angedans Don Juan de Marana d'Alexandre Dumas père reprise au théâtre de la Porte-Saint-Martin
  • Gaëtan dans Il Maminone à l'Ambigu
  • Cavalier dans Talesman à l'Ambigu
  • Pozer dans Étudiants à l'Ambigu
  • Villaflor dans les Amants de Murcie à l'Ambigu
  • Comte Hermann d'Urbain Grandier à l'Ambigu
  • Catilina dans Catilina
  • l'Avocat des pauvres
  • Fanfan la Tulipe
  • Le Chevalier de Maison-Rouge
  • Cadio de George Sand
  • Lucrèce Borgia

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Jean de La Fontaine, sculpture, Londres, 1881

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Dumas, Une Vie d’artiste ; aventures et tribulations d’un comédien (1854)
  • Eugène de Mirecourt, Mélingue (1856) collection:Les Contemporains; Edt Imp Gustave Havard 15 rue Guénégaud Paris Texte en ligne
  • Francis Leber, Pierre Didier: Le Français tel qu'on le parle théâtre Mélingus 10 octobre 1947. 46p.Edt Elavant scène 1969
  • Jules Truffier : Mélingue, le comédien, l'homme. Acteurs et Actrices d'autrefois; Edt Félix Alcan 1932. 149p.
  • Marianne Bury, Hélène Laplace-Claverie: Le miel et le fiel, la critique théâtrale en France au XIXe siècle 347p. PUPS 2008

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Portrait de l'acteur Étienne Mélingue dans le rôle de Salvator Rosa, 1855, pastel de Pierre François Eugène Giraud, musée des beaux-arts de Caen
  • Caricature de Étienne Mélingue,1867, par André Gill, gravure parue dans le journal La Lune, collection des Amis d'Alexandre Dumas
  • Mélingue dans Lucréce Borgia, 1869, gravure en couleurs du Théâtre Illustré de 1869
  • Caricature d'Étienne Mélingue, 1872, dans Le Trombinoscope de Touchatout

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Le nom de Mélingue a été attribué à un théâtre parisien, une rue, en 1899, un centre culturel et salle polyvalente rue Levert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Caricature de Mélingue par André Gill paru dans La Lune sur le site greatcaricatures.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] Répertoire des Arts du Spectacle, Fonds Mélingue