Cormelles-le-Royal

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Cormelles-le-Royal
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Cormelles-le-Royal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Caen-10
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer
Maire
Mandat
Jean-Marie Guillemin
2014-2020
Code postal 14123
Code commune 14181
Démographie
Gentilé Cormellois
Population
municipale
4 754 hab. (2011)
Densité 1 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 17″ N 0° 19′ 45″ O / 49.1547222222, -0.32916666666749° 09′ 17″ Nord 0° 19′ 45″ Ouest / 49.1547222222, -0.329166666667  
Altitude Min. 13 m – Max. 37 m
Superficie 3,48 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-de-cormelles-le-royal.fr

Cormelles-le-Royal est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 4 754 habitants[Note 1] (les Cormellois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Cormelles-le-Royal se situe en plaine de Caen, dans la banlieue sud de Caen. Son centre est à 4,5 km du centre de la capitale régionale[1].

Le territoire couvre une superficie de 348 hectares et est peuplé de 4 754 habitants[Note 2], soit une densité de 1366 habitants/km².

Le point culminant (37 m) se situe en limite sud, près de l'échangeur du périphérique sud. Le point le plus bas (13 m) correspond à la sortie de l'unique cours d'eau de la commune du territoire, au nord-est.

Carte de la commune.
Communes limitrophes de Cormelles-le-Royal[2]
Caen Mondeville Mondeville
Caen,
Ifs
Cormelles-le-Royal[2] Grentheville
Ifs Ifs Grentheville,
Ifs

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cormelles-le-Royal, Cormellae en 1195 : l'origine du toponyme n'est pas clairement établie, mais Albert Dauzat et Charles Rostaing émettent l'hypothèse de l'ancien français corme, « sorbe » avec le diminutif -ella[3]. Royal est une allusion à des privilèges accordés aux habitants de cette localité par Philippe VI par lettres patentes du 22 juin 1347[4].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, créée à partir de la paroisse de Cormelles-le-Royal[4] a porté le nom de Cormelles-le-Libre qui fut ensuite écourté en Cormelles[5].

La référence « le-Royal » fut à nouveau ajouté en 1969.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Guérinière faisait autrefois partie de Cormelles. En 1875, la ville de Caen a acheté les 27 ha de terrain de l'académie d'équitation de Caen, située sur le domaine du château de la Guérinière, pour y aménager un champ de manœuvre pour les garnisons de la ville. En 1951[6], ce territoire a été officiellement rattaché à la commune de Caen.

Durant la bataille de Normandie, le village est fortifié par les Allemands, peu avant le déclenchement des opérations Goodwood et Atlantic par les Britanniques et les Canadiens[7] Le village est libéré le 19 juillet 1944 par les bataillons du Canadian Scottish et la North Nova Scotia Highlanders appartenant à la 3e division d'infanterie canadienne après des combats contre des soldats de la 272e division d'infanterie allemande[7]. 3 semaines plus tard, des troupes canadiennes et polonaises s'y rassemblent en vue du lancement de l'opération Totalize. Le 8 août, l'aviation américaine les bombarde par erreur provoquant des pertes[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cormelles-le-Royal

Les armes de la commune de Cormelles-le-Royal se blasonnent ainsi :

D'azur à la tour crénelée de cinq pièces d'or, ouverte du champ, maçonnée de sable, accompagnée de trois fleurs de lys aussi d'or, au chef cousu de gueules chargé de deux léopards affrontés d'or.[8]

Cormelles-le-Royal est décoré de la Croix de guerre 1939-1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 mars 2014 Bernard Oblin SE Agriculteur
mars 2014[9] en cours Jean-Marie Guillemin SE Cadre dans l'industrie
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et huit adjoints.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles maternelles : l'école maternelle des Verts Prés et l'école maternelle des Drakkars. Elles ont chacune une petite, une moyenne et une grande section réparties en deux ou trois classes.

Elle dispose de deux écoles élémentaires : l'école élémentaire de la Vallée et l'école élémentaire des Drakkars, pour les classes du CP, CE1, CE2, CM1 et CM2.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 754 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
185 216 218 216 229 308 268 277 280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251 276 293 281 268 273 254 276 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
283 281 306 397 461 505 554 672 1 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 629 1 862 3 099 3 442 4 604 4 599 4 452 4 431 4 754
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a hébergé une usine pyrotechnique de 1916 à 1919[11]. Sur son emplacement, une usine Moulinex est construite en 1963[12]. Elle ferme en 2001.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mairie[modifier | modifier le code]

Les services de la mairie sont installés dans l’ancien presbytère de la paroisse. Le bâtiment, aux lignes simples, a été construit en pierre de Caen en 1738 par l’abbé Pierre Manchon de Gournay, à ses frais, sur un terrain appartenant à la cure de Cormelles. L’escalier intérieur en pierre est pourvu d’une superbe rampe en fer forgé du XVIIIe siècle ornée des initiales de l’abbé.

Dès 1794, le culte catholique étant supprimé dans la paroisse de Cormelles, le presbytère est loué par la commune à des familles cormelloises qui s’y partagent l’habitation. Une des pièces fait office de mairie et de salle de conseil municipal. De 1802 à 1826, la paroisse d’Ifs dont dépend Cormelles, prend possession du presbytère et de l’église.

Après 1945, des familles sinistrées y sont relogées. C’est en 1970 que la mairie y installe définitivement ses services. Le développement de la commune entraîne, en 1999, la nécessité d’un agrandissement des bureaux. Une nouvelle aile construite côté rue des Écoles, en pierre de Caen, s’harmonise avec l’ancien presbytère. Devant cette façade, les jardins très fleuris en font un espace public agréable.

L'église de Cormelles-le-Royal[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Placée sous l’invocation de saint Martin, l’église située au cœur du bourg, ne présente pas d’intérêt architectural particulier. Construite en pierre calcaire au cours des XVIe et XVIIe siècles sur l’emplacement d’une chapelle, elle subit les affres de l’histoire et du temps.

La tour actuelle, en forme de cloche, fut édifiée en 1776 à la suite du tremblement de terre qui ébranla la tour carrée. Endommagée suite aux bombardements de 1944, l’église a par la suite été restaurée. Les vitraux ont été posés en 1958. La grille en fer forgé du chœur est l’œuvre d’un Cormellois qui a fait également don du chemin de croix en bois.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

L'OMACL (Organisation de manifestations, culturelles et de loisirs), depuis 1985, association de bénévoles, qui a pour but d'animer et de divertir la commune par de diverses manifestations (cabaret, théâtre, chanson, sortie culturelle)

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente sportive Cormelles-le-Royal fait évoluer une équipe féminine de football au niveau national (2e division en 2013-14), une équipe masculine en ligue de Basse-Normandie et deux autres équipes masculines en divisions de district[13].

Cormelles-le-Royal présente aussi des bonnes équipes de tennis et de judo.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • M. de Bonnaire, célèbre par l'industrie des blondes (dentelles de soie) est mort en 1832. Il a été maire de Cormelles et un bienfaiteur pour la commune. La mode ayant fait prévaloir l'usage des dentelles de soie, M. Bonnaire et quelques autres fabricants de l'arrondissement de Caen, ont perfectionné et enrichi cette dentelle qui était recherchée dans toute l'Europe.
  • Samuel Bochart, né en 1599 à Rouen, fils d'un pasteur de Caen. Il fait ses études à Paris, Sedan, Saumur, Oxford et Leyde. Il est nommé à Caen sur une place vacante de pasteur en juin 1624. En 1652, 1653, il est invité par la reine Christine de Suède pour développer la théologie réformée. En 1653, il est nommé à la tête de l'académie des Arts et Belles Lettres de Caen dont le siège est l'hôtel du Grand Cheval (hôtel d'Escoville). Écrivain, nous trouvons parmi ses œuvres : Polémique avec le jésuite Véron (1628), Géographie sacrée (1628), l'Héroïcon (1663). Marié à Suzanne de Béversluys, il eut une fille Esther qui épousa le 14 novembre 1649 Pierre Lesueur, sieur de Cormelles et de Colleville, Conseiller au parlement de Normandie. Il mourut le 16 mai 1667 au cours d'une discussion de l'académie des Arts et Belles Lettres. Étant protestant, il ne pouvait pas être enterré dans le cimetière de la commune, il le fut donc chez son gendre, Pierre Lesueur « Dans un bosquet (qui portait le nom de bois aux protestants), maintenant transformé en herbage, borné en partie vers le nord par les restes du manoir seigneurial de Cormelles et joignant immédiatement la delle appelée le clos du pavillon, le corps étant enterré à 2,60 m du mur qui sépare cet herbage du cimetière et des jardins de M. Marguere à 10 m vers le sud de l'angle aigu formé par la rencontre de ce mur avec celui du cimetière communal. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Population municipale 2011, légale en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distance routière la plus courte selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  4. a et b Gervais de La Rue, Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, t. 1, Rouen,‎ 1820 (lire en ligne), p. 357
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Cf. Cormelles-le-Royal au fil du temps
  7. a, b et c "Cormelle-le-Royal", page 188, dans le Dictionnaire du Débarquement, sous le direction de Claude Quétel, éd. Ouest-France, 2011.
  8. « GASO, la banque du blason - Cormelles-le-Royal Calvados » (consulté le 10 mars 2011).
  9. « Huit adjoints réunis autour de Jean-Marie Guillemin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 avril 2014)
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Cormelles-Le-royal au fil du temps, de 19011 à 1938 », sur http://cormellesleroyal.free.fr/
  12. Nathan Hervé, « Cormelles, crépuscule d'une usine », Libération,‎ 14 septembre 2001
  13. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent.S. Cormelles » (consulté le 10 août 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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