Cormelles-le-Royal
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| Cormelles-le-Royal | ||
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Caen | |
| Canton | Caen-10 | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Caen la Mer | |
| Maire Mandat |
Bernard Oblin 2008-2014 |
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| Code postal | 14123 | |
| Code commune | 14181 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cormellois | |
| Population municipale |
4 690 hab. (2010) | |
| Densité | 1 348 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 13 m — Max. 37 m | |
| Superficie | 3,48 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-de-cormelles-le-royal.fr | |
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Cormelles-le-Royal est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 4 690 habitants[Note 1] (les Cormellois).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Cormelles-le-Royal se situe dans la banlieue sud de Caen. Son centre est à 4,5 km du centre de la capitale régionale[1].
Le territoire couvre une superficie de 348 hectares et est peuplé de 4 603 habitants[2], soit une densité de 1 323 habitants/km².
Toponymie [modifier]
Cormelles-le-Royal, Cormellae en 1195 : l'origine du toponyme n'est pas clairement établie, mais Albert Dauzat et Charles Rostaing émettent l'hypothèse de l'ancien français corme, « sorbe » avec le diminutif -ella[4]. Royal est une allusion à des privilèges accordés aux habitants de cette localité par Philippe VI par lettres patentes du 22 juin 1347[5].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, créée à partir de la paroisse de Cormelles-le-Royal[5] a porté le nom de Cormelles-le-Libre qui fut ensuite écourté en Cormelles[6].
La référence « le-Royal » fut à nouveau ajouté en 1969.
Histoire [modifier]
Le territoire de la Guérinière faisait autrefois partie de Cormelles. En 1875, la ville de Caen a acheté les 27 ha de terrain de l'académie d'équitation de Caen, située sur le domaine du château de la Guérinière, pour y aménager un champ de manœuvre pour les garnisons de la ville. En 1951[7], ce territoire a été officiellement rattaché à la commune de Caen.
Durant la bataille de Normandie, le village est fortifié par les Allemands, peu avant le déclenchement des opérations Goodwood et Atlantic par les Britanniques et les Canadiens[8] Le village est libéré le 19 juillet 1944 par les bataillons du Canadian Scottish et la North Nova Scotia Highlanders appartenant à la 3e division d'infanterie canadienne après des combats contre des soldats de la 272e division d'infanterie allemande[8]. 3 semaines plus tard, des troupes canadiennes et polonaises s'y rassemblent en vue du lancement de l'opération Totalize. Le 8 août, l'aviation américaine les bombarde par erreur provoquant des pertes[8].
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Cormelles-le-Royal se blasonnent ainsi : |
Cormelles-le-Royal est décoré de la Croix de guerre 1939-1945.
Administration [modifier]
Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et huit adjoints.
Enseignement [modifier]
La commune dispose de deux écoles maternelles : l'école maternelle des Verts Prés et l'école maternelle des Drakkars. Elles ont chacune une petite, une moyenne et une grande section réparties en deux ou trois classes.
Elle dispose de deux écoles élémentaires : l'école élémentaire de la Vallée et l'école élémentaire des Drakkars, pour les classes du CP, CE1, CE2, CM1 et CM2.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 690 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Économie [modifier]
La commune a hébergé une usine pyrotechnique de 1916 à 1919[12]. Sur son emplacement, une usine Moulinex est construite en 1963[13]. Elle ferme en 2001.
Lieux et monuments [modifier]
La mairie [modifier]
Les services de la mairie sont installés dans l’ancien presbytère de la paroisse. Le bâtiment, aux lignes simples, a été construit en pierre de Caen en 1738 par l’abbé Pierre Manchon de Gournay, à ses frais, sur un terrain appartenant à la cure de Cormelles. L’escalier intérieur en pierre est pourvu d’une superbe rampe en fer forgé du XVIIIe siècle ornée des initiales de l’abbé.
Dès 1794, le culte catholique étant supprimé dans la paroisse de Cormelles, le presbytère est loué par la commune à des familles cormelloises qui s’y partagent l’habitation. Une des pièces fait office de mairie et de salle de conseil municipal. De 1802 à 1826, la paroisse d’Ifs dont dépend Cormelles, prend possession du presbytère et de l’église.
Après 1945, des familles sinistrées y sont relogées. C’est en 1970 que la mairie y installe définitivement ses services. Le développement de la commune entraîne, en 1999, la nécessité d’un agrandissement des bureaux. Une nouvelle aile construite côté rue des Écoles, en pierre de Caen, s’harmonise avec l’ancien presbytère. Devant cette façade, les jardins très fleuris en font un espace public agréable.
L'église de Cormelles-le-Royal [modifier]
Placée sous l’invocation de saint Martin, l’église située au cœur du bourg, ne présente pas d’intérêt architectural particulier. Construite en pierre calcaire au cours des XVIe et XVIIe siècles sur l’emplacement d’une chapelle, elle subit les affres de l’histoire et du temps.
La tour actuelle, en forme de cloche, fut édifiée en 1776 à la suite du tremblement de terre qui ébranla la tour carrée. Endommagée suite aux bombardements de 1944, l’église a par la suite été restaurée. Les vitraux ont été posés en 1958. La grille en fer forgé du chœur est l’œuvre d’un Cormellois qui a fait également don du chemin de croix en bois.
Activité et manifestations [modifier]
L'OMACL (Organisation de Manifestations, Culturelles et de Loisirs), depuis 1985, association de bénévoles, qui a pour but d'animer et de divertir la commune par de diverses manifestations (cabaret, théâtre, chanson, sortie culturelle)
Sport [modifier]
L'Entente sportive Cormelles-le-Royal fait évoluer une équipe féminine de football au niveau national (2e division en 2012-13) et deux équipes masculines en divisions de district[14].
Cormelles-le-Royal présente aussi des bonnes équipes de tennis et de judo.
Jumelages [modifier]
Combe Martin (en) (Royaume-Uni) depuis 1977.
Röthlein (Allemagne) depuis 1990.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Gilles André de la Roque, historiographe, héraldiste de Louis XIV et de la maison d'Harcourt, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, auteur de l'histoire de la maison d'Harcourt, il est né à Cormelles en 1597 (1598). Il est membre de l'académie des belles lettres de Caen.
M. de Bonnaire, célèbre par l'industrie des blondes (dentelles de soie) est mort en 1832. Il a été maire de Cormelles et un bienfaiteur pour la commune. La mode ayant fait prévaloir l'usage des dentelles de soie, M. Bonnaire et quelques autres fabricants de l'arrondissement de Caen, ont perfectionné et enrichi cette dentelle qui était recherchée dans toute l'Europe.
Samuel Bochart, né en 1599 à Rouen, fils d'un pasteur de Caen. Il fait ses études à Paris, Sedan, Saumur, Oxford et Leyde. Il est nommé à Caen sur une place vacante de pasteur en juin 1624. En 1652, 1653, il est invité par la reine Christine de Suède pour développer la théologie réformée. En 1653, il est nommé à la tête de l'académie des Arts et Belles Lettres de Caen dont le siège est l'hôtel du Grand Cheval (hôtel d'Escoville). Écrivain, nous trouvons parmi ses œuvres : Polémique avec le jésuite Véron (1628), Géographie sacrée (1628), l'Héroïcon (1663). Marié à Suzanne de Béversluys, il eut une fille Esther qui épousa le 14 novembre 1649 Pierre Lesueur, sieur de Cormelles et de Colleville, Conseiller au parlement de Normandie. Il mourut le 16 mai 1667 au cours d'une discussion de l'académie des Arts et Belles Lettres. Étant protestant, il ne pouvait pas être enterré dans le cimetière de la commune, il le fut donc chez son gendre, Pierre Lesueur « Dans un bosquet (qui portait le nom de bois aux protestants), maintenant transformé en herbage, borné en partie vers le nord par les restes du manoir seigneurial de Cormelles et joignant immédiatement la delle appelée le clos du pavillon, le corps étant enterré à 2,60 m du mur qui sépare cet herbage du cimetière et des jardins de M. Marguere à 10 m vers le sud de l'angle aigu formé par la rencontre de ce mur avec celui du cimetière communal. »
- Jules Morière (1817 à Cormelles-le-Royal-1888), naturaliste
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[15].
- Distance routière la plus courte selon Viamichelin.fr
- Population municipale 2009 (site de l'Insee)
- Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, 1963
- Gervais de La Rue, Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, t. 1, Rouen, 1820 [lire en ligne], p. 357
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesCass. - Cf. Cormelles-le-Royal au fil du temps
- "Cormelle-le-Royal", page 188, dans le Dictionnaire du Débarquement, sous le direction de Claude Quétel, éd. Ouest-France, 2011.
- GASO, la banque du blason - Cormelles-le-Royal Calvados. Consulté le 10 mars 2011.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- {{Lien web|url=http://cormellesleroyal.free.fr/1938.htm%7Ctitre=Cormelles-Le-royal au fil du temps, de 19011 à 1938|site=http://cormellesleroyal.free.fr/}
- Nathan Hervé, « Cormelles, crépuscule d'une usine », Libération, 14 septembre 2001
- Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent.S. Cormelles. Consulté le 20 août 2012
- Site de l'IGN.
