Le Trait

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour la revue, voir Pierre Pinatel
Le Trait
Blason de Le Trait
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Duclair
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Patrick Callais
2014-2020
Code postal 76580
Code commune 76709
Démographie
Population
municipale
5 254 hab. (2011)
Densité 300 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 19″ N 0° 48′ 22″ E / 49.4886, 0.806149° 29′ 19″ Nord 0° 48′ 22″ Est / 49.4886, 0.8061  
Altitude Min. 1 m – Max. 117 m
Superficie 17,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Trait

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Trait

Le Trait est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.
Les Traitons y habitent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur la rive droite de la Seine, en bordure de la forêt domaniale du Trait-Maulévrier.

Elle fait partie de la Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe ainsi que du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Trait
Notre-Dame-de-Bliquetuit Saint-Wandrille-Rançon Sainte-Marguerite-sur-Duclair
La Mailleraye-sur-Seine Trait Duclair
Heurteauville Yainville

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Trait est relié à Rouen et au Havre par la route départementale 982 (ancienne route nationale 182).

Le pont le plus proche permettant de traverser la Seine est le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux. Le bac le plus proche est celui de Yainville.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présence préhistorique attestée dans la forêt.
  • Place forte au Moyen Âge, son château-fort surplombant la Seine a été délaissé par ses propriétaires, les comtes de Maulévrier (titre alors appartenant à la famille du Fay), au profit d'une nouvelle demeure, le château du Taillis, à la Renaissance. Le château est toujours visible mais désormais situé sur la commune voisine de Duclair.
  • Bombardement du chantier naval par des Boeing B-17 Flying Fortress le 24 août 1942 ; le 4 août, le 16 septembre 1943[1], le 25 juin, et fin août 1944[2], le chantier est de nouveau bombardé.
  • En lisant le texte ci-dessous, largement inspiré du livre de Maurice Quemin, Le Trait berceau de 200 navires. Que sont-ils devenus ?, vous saurez pourquoi.

Ancien relais de poste du XVIe siècle, Le Trait jadis village rural a été pendant un peu plus d'un demi-siècle une cité industrielle et prospère. Au début du XXe siècle, le modeste village d'environ 300 âmes somnole en bordure de forêt avec la Seine comme décor et seulement traversé par un passage important reliant les abbayes de Saint-Wandrille et de Jumièges. Dès 1917, le Trait, dont la population se compose exclusivement de laboureurs, pêcheurs ou bûcherons, va subir une transformation importante et devenir une ruche industrielle dont le nom va pendant plus de 50 ans rayonner dans le monde entier grâce à ses navires-ambassadeurs. En effet, au cours de la Première Guerre mondiale, le Ministre de la Marine marchande, redoutant la pénurie de navires, s'intéresse à la construction navale et le Trait, de par sa position géographique, retiendra l'attention des Bâtisseurs qui dès 1916 transformeront la petite commune rurale en une ville champignon. C'est alors que commencera le recrutement de la main d'œuvre. De Dunkerque à Nantes en passant par Brest, arriveront des professionnels, et de nombreux étrangers polonais, tchécoslovaques, yougoslaves, italiens, etc. s'installeront au Trait y faisant souche pour la plupart. De 1 800 habitants en 1926, la population s'accroît à 3 200 en 1936 pour atteindre plus de 6 000 habitants en 1972, date de la fermeture des chantiers navals. Ainsi, pendant plus d'un demi-siècle les chantiers construisent 200 unités d'une très haute technicité pour la Marine marchande et la Marine nationale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Trait

Les armes de la commune du Trait se blasonnent ainsi :
Taillé d’azur et d’argent au léopard brochant de l’un en l’autre. [3]

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Patrick Callais DVG Electricien
mars 2001 mars 2014 Jean-Marie Aline DVG Chef-opérateur
1976 mars 2001 Roland Paris PCF  
1972 1976 René Vimbert DVD Directeur d'école
mai 1945 1972 Raymond Bretéché SFIO  
1941 mai 1945 Hardy    
1933 1941 A Dupuich    
1925 1933 O. Pestel    
1908 1912 Paul Aubert    
1900 1908 Alphonse Leroy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 254 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
476 458 448 501 464 517 530 532 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 536 522 465 504 445 466 498 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427 392 366 1 570 1 767 2 932 3 200 3 593 4 569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 407 6 408 6 321 5 917 5 485 5 397 5 217 5 186 5 254
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas.
  • Piscine.
  • Bibliothèque.
  • Conservatoire de musique et de danse à rayonnement intercommunal Georges-Couvez.
  • Centre de loisirs Robert-Doisneau.
  • Urbanisation caractéristique : à l'instar des constructions du type « corons » (bassins miniers du nord de la France), un type d'architecture est notable sur la commune du Trait : les "maisons du chantier", qui ont progressivement remplacé les "baraquements" alors en place suite à un accroissement massif de la population. Dans le quartier de la Neuville, ainsi que de part et d'autre de la voie principale, trois types d'habitations très homogènes ont été construits à l'initiative de la Société des Chantiers du Trait, essentiellement durant la première moitié du XXe siècle, à destination de ses employés. Bâties essentiellement à base de mâchefer et de style "anglo-normand", on dénombre ainsi, par zones urbaines séparées : les maisons dites "des ouvriers" (jumelées, 2 logements peu spacieux, toiture à 2 pans), "des contre-maîtres" (jumelées, 4 logements plus spacieux, toiture à 4 pans), "des ingénieurs" (individuelles), des plus simples aux plus confortables. Ces ensembles forment aujourd'hui autant de quartiers pavillonnaires distincts.
  • monument aux mortsMaurice Ringot

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Derouard, Simples notes sur l'histoire du Trait, Groupe archéologique du Val de Seine, Le Trait, 1979
  • B. Maheut, « Histoire des chantiers navals du Trait », Musée maritime Rouen, no 7, 1985
  • Maurice Quemin (préf. Henri Nitot), Le Trait, berceau de 200 navires, que sont-ils devenus ?, Le Trait,‎ 1988 (ISBN 2-9502241-0-5, OCLC 462156668)
  • Paul Bonmartel, Le Trait, cité nouvelle, 1917-1944, 1995
  • Paul Bonmartel, Histoire du chantier naval du Trait 1917-1972, 1997
  • Paul Bonmartel, Histoire du patrimoine industriel de Duclair-Yainville-Le Trait 1891-1992, 1998
  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair,‎ 1986, 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair,‎ 1993, 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie,‎ 2009 (ISBN 2-910316-33-5), p. 84-93
    Sur le chantier naval.
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie,‎ 2009 (ISBN 2-910316-33-5), p. 232-233
    Sur la cité du Nouveau Trait.
  • « Le Trait », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 448-449

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gontran Pailhès (préf. Pierre Varenne), Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945, Rouen, Henri Defontaine,‎ 1949, 309 p., p. 168, 172
  2. Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair,‎ 1993, 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1), p. 171
  3. GASO - Banque du blason - 76709
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :