Rogier van der Weyden
| Rogier van der Weyden | |
| Probable autoportrait dans Saint Luc peignant la Vierge, Musée des beaux-arts de Boston. | |
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| Nom de naissance | Roger de la Pasture |
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| Naissance | 1399 ou 1400 Tournai |
| Décès | juin 1464 Bruxelles |
| Activité(s) | peintre, miniaturiste |
| Maître | Robert Campin |
| Élèves | Pierre van der Weyden (son fils) |
| Mouvement artistique | Primitif flamand |
| Œuvres réputées | Le Descente de croix Le Jugement dernier |
| Influencé par | Jan van Eyck |
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Rogier van der Weyden (Tournai v. 1399/1400 - Bruxelles 18 juin 1464) né Roger de la Pasture — ou même Rogier de le Pasture— est un peintre hennuyer (Wallonie) de la Renaissance[1].
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Les débuts à Tournai
Roger de la Pasture nait à Tournai (rue Roc Saint Nicaise[réf. nécessaire]) en 1399 ou 1400. Le ville est à cette époque une commune autonome dépendant directement du roi de France. Roger est le fils d'un coutelier, Henry de la Pasture, mort avant 1426. Peut-être est-il parent d'un certain Coppin de la Pasture, peintre tournaisien mentionné dans une condamnation en 1408. Il entre peut-être très vite dans l'atelier de Robert Campin, aussi appelé Maître de Flémalle en tant qu'apprenti. Il se marie avant 1426 avec Isabelle Goffaert, fille d'un cordonnier bruxellois, Jan Goffaert et de Cathelyne van Stockem ou de Stoquain, qui semble être une parente de la femme de Robert Campin[2].
En 1426, Rogier de la Pasture est signalé en tant qu'apprenti dans l'atelier de Robert Campin, en même temps que Jacques Daret. Selon Albert Châtelet, il s'agirait de la date de retour dans l'atelier de son maître, étant parti compléter sa formation à travers plusieurs voyages. Robert Campin, très engagé dans la vie politique de la ville, se repose sur cet apprenti déjà expérimenté pour faire fonctionner son atelier. Pour autant, aucune œuvre ne peut être attribuée à Roger de la Pasture avant 1426. Il est signalé, dans les archives de la ville, comme apprenti dans cet atelier de 1427 à 1432. De cette époque date peut-être la petite Vierge à l'Enfant, du musée Thyssen-Bornemisza[3]. Il obtient le titre de « maître » dans la Guilde de Tournai en 1432. De cette deuxième période, date la Descente de Croix du musée du Prado destinée à la chapelle de la confrérie des arbalétriers de Louvain[4],[5].
[modifier] Le peintre officiel de la ville de Bruxelles
Dans le courant de l'année 1435, Roger de la Pasture part s'installer à Bruxelles, dans le Brabant. Il adopte désormais la forme néerlandaise de son nom, Rogier van der Weyden[6]. Dès son arrivée, il est nommé peintre officiel de la cité. La visite officielle du bourgmestre de Bruxelles à Tournai en avril 1434 aurait été l'occasion de débaucher le peintre tournaisien. Cette fonction reste essentiellement honorifique : il perçoit officiellement chaque année une pièce de drap sans aucun autre salaire régulier apparemment. Il obtient tout de même le titre de bourgeois de la ville, qu'il mentionne en 1439[7].
Toujours à ce titre de peintre officiel, la ville lui commande la réalisation de grands tableaux pour la salle principale de l'hôtel de ville. Deux sont réalisés avant 1439, illustrant des épisodes de La Justice de Trajan. Une seconde série est peinte sans doute avant 1454 et représente deux scènes de La Justice d'Archambaud. Il s'agit à chaque fois de tableaux d'édification à destination des magistrats qui jugeaient dans ces lieux[8]. Panneaux de très grande dimension et sans doute pièce maître de l'œuvre de van der Weyden, ils ont été totalement détruits, sans doute lors du bombardement de Bruxelles par les troupes françaises en 1695, ils ne sont plus connus que par des reproductions partielles en tapisserie et en dessins[9].
Peu de temps après son arrivée dans la ville, il peint le retable de l'autel de la confrérie des peintres de Bruxelles à la collégiale Sainte-Gudule, dédié à saint Luc, patron des peintres. Il n'hésite pas, d'ailleurs à y donner probablement ses traits au saint patron des peintres. Le tableau est par ailleurs directement inspiré de La Vierge du chancelier Rolin que le peintre n'a pu observer que dans l'atelier de jan van Eyck, signe des liens qui unissent les deux artistes. En 1444, il est signalé que Rogier habite une maison importante de la ville[10].
[modifier] Un peintre proche de la cour de Bourgogne
Sans jamais avoir été peintre officiel de la cour de Philippe le Bon, il commence après 1441 à répondre à de nombreuses commandes de l'entourage du duc. En effet, 1441 marque la disparition du peintre officiel du duc, Jan van Eyck. Celui-ci n'est d'ailleurs pas remplacé officiellement, mais le prince n'hésite pas à faire appel à celui de la ville lui servant de résidence favorite. On retrouve sa trace dans les comptes du duc pour des réalisations officielles en 1446 puis en 1458-1459, notamment pour des polychromies de statues. Mais c'est surtout pour l'entourage du prince qu'il reçoit ses commandes les plus importantes : Jugement dernier (v. 1445-1449), commandés par le chancelier Nicolas Rolin pour les Hospices de la ville de Beaune, ou encore Le Retable des sept sacrements pour Jean Chevrot, évêque de Tournai et chef du conseil du duc. À côté de ces œuvres de très grande dimension, il réalise aussi des enluminures dont la seule lui attribuée avec certitude est la miniature de présentation pour les Chroniques de Hainaut de Jean Wauquelin datée entre 1446 et 1448, manuscrits destinés à la bibliothèque ducale[11].
À la même époque, Van der Weyden réalise par ailleurs un portrait de Philippe le Bon, mais dont on ne conserve aujourd'hui aucun exemplaire attesté de la main du maître. Les différentes répliques d'atelier conservées ont sans doute été réalisées à partir d'un poncif : le maître réalise une esquisse au dessin du visage et du buste, soit les détails les plus importants, et laisse les compagnons ou apprentis de son atelier en peindre différentes versions définitives. Tels devaient être le mode de fonctionnement fréquent de son atelier, qui explique les variations dans la qualité des réalisations qui nous sont parvenues[12]. Van der Weyen réalise par ailleurs de nombreux portraits de cour, dont celui de la duchesse et de son fils, le futur Charles le Téméraire[13].
[modifier] Le voyage en Italie
Vers 1450, année du Jubilé, van der Weyden voyage en Italie, très vraisemblablement à Rome et à Florence. Ce voyage est connu grâce au témoignage donné par le napolitain Bartholomeus Facius dans son De Viris Illustribus, en 1456. À cette époque, van der Weyden a déjà eu l'occasion de travailler pour des commanditaires italiens comme Lionel d'Este, mais en passant par des intermédiaires installés à Bruges. Rien n'est connu des conditions de son voyage : Facius signale que l'artiste bruxellois a pu admirer les fresques de Gentile da Fabriano à l'église Saint-Jean-de-Latran[14].
Seulement deux œuvres témoignent d'une influence italienne directe et sont d'ailleurs commandées par des personnalités transalpines. La Lamentation du Christ, conservée à la galerie des Offices de Florence et destinée à la famille Médicis, reprend un schéma de Fra Angelico tirée du panneau central de la prédelle de l'église du couvent San Marco. La Vierge Médicis (Städel Museum, Francfort), commandée par la même famille comme son nom l'indique, reprend la disposition debout des saints autour de la Vierge, même si ce schéma se retrouve déjà dans quelques retables flamands. Cette influence reste finalement à chaque fois relativement limitée. Une influence italienne peut être aussi repérée dans le Triptyque de saint Jean-Baptiste (Gemäldegalerie de Berlin) : le choix des scènes est exactement le même que celui de la porte sud du baptistère de Florence signé Andrea Pisano[15].
[modifier] Un atelier renommé
Entre 1460 et 1463, le peintre portraitiste officiel de la cour des Sforza de Milan, Zanetto Bugatto, est envoyé à Bruxelles par le duc de Milan, qui le recommande au duc de Bourgogne, pour se perfectionner auprès de Rogier van der Weyden à Bruxelles où il demeure de décembre 1460 à mai 1463[16].
L'atelier du peintre continue à assurer d'importantes commandes : celles de couvents, parmi lesquels un diptyque pour l'abbaye Saint-Aubert de Cambrai (Philadelphia Museum of Art) ou de privés : le diptyque à la Vierge de Philippe Ier de Croÿ, ou le Portrait de François d'Este vers 1460. Sa renommée et son aisance lui permettent aussi de faire des dons : une crucifixion de grand format, destinée à la chartreuse de Scheut (désormais à l'Escurial) ou encore à la Chartreuse de Hérinnes-lez-Enghien où son fils Corneille, s'est retiré. Au sein de son atelier, Roger est secondé par son fils Pierre, né en 1437, au moins depuis 1455[17].
Rogier van der Weyden meurt en juin 1464. Il est enterré à l'église Sainte-Gudule, au pied de l'autel de la confrérie des peintres et de son retable[18].
[modifier] L'œuvre peint
Liste établie à partir du dernier catalogue raisonné du peintre : Dirk De Vos, Rogier van der Weyden : L’Œuvre complet, Paris, 1999
- La Vierge à l'Enfant, vers 1425–1430, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, et Saint George et le Dragon, National Gallery of Art, Washington. 14 × 10 cm.
- Crucifixion, vers 1425–1430, Berlin, Gemäldegalerie, inv. nr. 538 A., 79 × 49 cm.
- Diptyque à la Vierge à l'Enfant avec sainte Catherine, vers 1430–1432, Kunsthistorisches Museum, Vienne, inv. nr. 951 and 955, 19 × 12 cm chaque panneau.
- La Descente de Croix, vers 1430–1435, Musée du Prado, Madrid, inv. nr. 2825, 220 × 259 cm.
- Vierge à l'Enfant en rouge, aussi appelée Madone Duran, vers 1430–1435, Madrid, Musée du Prado, inv. nr. 2722, 100 × 52 cm.
- Jeune femme (parfois considérée comme l'épouse du peintre, Élisabeth Goffaert), vers 1430–1435, Gemäldegalerie, Berlin, inv. nr. 545, 47 × 32 cm.
- Triptyque de l'Annonciation, vers 1430–1435, panneau central de l'Annonciation in Paris, Musée du Louvre, inv. nr. 1982. 87 × 91 cm, volets gauche et droit avec la Visitation et un donateur à Turin, Galerie Sabauda, inv. nr. 210 and 320, 89 × 36,5 cm pour chaque volet.
- Saint Luc dessinant la Vierge, vers 1435–1440, Musée des beaux-arts de Boston, 93.153, 138 × 111 cm.
- Visitation, vers 1435–1440, Museum der bildenden Künste, Leipzig, inv. nr. 1550, 58 × 36 cm.
- Triptyque de la crucifixion, aussi appelé Triptyque Villa, vers 1435–1440, Fondation Abegg (de), Riggisberg, inv. nr. 14.2.63, 103 × 138 cm.
- Triptyque des sept sacrements, vers 1440–1445, Musée royal des beaux-arts, Anvers inv. nr. 393-395, panneau central : 200 × 97 cm, panneaux latéraux : 119 × 63 cm chacun.
- Retable de Miraflores, vers 1440–1445, Gemäldegalerie, Berlin, inv. nr. 534A, 74 × 45 cm chaque panneau.
- Triptyque du Christ en croix, vers 1440–1445, Kunsthistorisches Museum, Vienne, inv. nr. 901, 96 × 69 cm et 101 × 35 cm.
- Madeleine lisant, sainte Catherine et saint Joseph, vers 1440–1445, fragments d'un Conversation sacrée, Madeleine à la National Gallery, Londres, inv. nr. 645, 62 × 54 cm. ; Têtes de sainte Catherine et saint Joseph, Musée Calouste Gulbenkian, Lisbonne, inv. nr. 75B et 79 A, 21 × 18 cm.
- Triptyque de la Nativité, aussi appelé Triptyque Bladelin, vers 1445–1450, Gemäldegalerie, Berlin, inv. nr. 535, panneau central : 94 × 92 cm, chaque volet : 94 × 42 cm.
- Jean Wauquelin présentant ses Chroniques du Hainaut à Philippe le Bon, miniature de dédicace, tirée des Chroniques de Hainaut, vers 1445–1450, Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles, ms. 9242, fol.1, 15,4 × 20 cm.
- Polyptyque du Jugement dernier, vers 1445–1450, Hospices de Beaune, 15 panneaux différents
- Sainte Marguerite et sainte Apolline, volet droit d'un triptyque disparu, vers 1445–1455, Gemäldegalerie, Berlin, inv. nr. 534C, 51,5 × 27,5 cm.
- Triptyque Braque, vers 1450–1455, Musée du Louvre, Paris, inv. nr. RF 2063, panneau central : 34 × 62 cm, chaque volet : 34 × 27 cm.
- Portrait d'un homme, vers 1450–1455, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, inv. nr. 1930.26, 32 × 23 cm.
- Triptyque de l'adoration des mages, appelé aussi Retable de Sainte-Colombe, vers 1450–1455, Alte Pinakothek, Munich, inv. nr. WAF 1189-1191, panneau central : 140 × 153 cm, chaque volet : 140 × 73 cm.
- Triptyque de saint Jean Baptiste, vers 1450–1455, Gemäldegalerie, Berlin, inv. nr. 534B, chaque panneau : 77 × 48 cm.
- Le Christ crucifié entre la Vierge et saint Jean, aussi appelé Crucifixion de Scheut, vers 1450–1455, Monastère de l'Escurial, inv. nr. 10014602, 325 × 192 cm.
- Pietà, vers 1455–1464, Musée royal d'art ancien, Bruxelles, , inv. nr. 3515. 33 × 47 cm.
- Diptyque de Jean Gros, vers 1455–1460, volet gauche Vierge à l'Enfant au Musée des beaux-arts de Tournai, inv. nr. 481 ; volet droit : Portrait de Jean Gros, Art Institute of Chicago, Ryerson Collection, nr. 1933.1052, chaque volet : 39 × 29 cm.
- Portrait de François d'Este, vers 1455–1460, Metropolitan Museum of Art, New York, Friedsam Collection, inv. nr. 32.100.43, 30 × 20 cm.
- Diptyque de Philippe de Croy, vers 1460, volet gauche : Vierge à l'Enfant à la bibliothèque Huntington, San Marino (Californie), inv. nr. 26.105 ; volet droit : Portrait de Philippe Ier de Croÿ au Musée royal des beaux-arts (Anvers), inv. nr. 254. chaque volet : 49 × 30 cm.
- Portrait d'une jeune femme, National Gallery of Art, Washington, D.C. 34 x 25,5 cm.
- Portrait de Charles le Téméraire, vers 1461–1462, Gemäldegalerie, Berlin, inv.nr. 545. 51 × 34 cm.
- Portrait d'Antoine bâtard de Bourgogne, vers 1461–1462, Musée royal d'art ancien à Bruxelles, inv.nr. 1449, 38 × 28 cm.
- Vierge à l'Enfant, vers 1461–1462, Musée des beaux-arts, Houston, Edith A. and Percy S. Strauss Collection, inv. nr. 44-535, 32 × 23 cm.
- Vierge à l'Enfant et quatre saints, appelé aussi Madone des Médicis, vers 1460–1464, Städel, Francfort-sur-le-Main, inv. nr. 850, 51 × 38 cm.
- Diptyque de de Froimont, vers 1463–1464, volet gauche : Vierge à l'Enfant au Musée des beaux-arts de Caen, inv.nr. M.91 ; volet droit : Portrait de Jean ou Laurent de Froimont, Musée royal d'art ancien à Bruxelles, inv.nr. 4279, chaque volet : 51 × 33 cm.
- Lamentation, vers 1463–1464, Galerie des Offices, Florence, inv.nr. 1114, 96 x 110 cm.
- Diptyque du Christ en croix, probablement les panneaux extérieurs d'un retable disparu, vers 1463–1464, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, The John G. Johnson Collection, inv.nr. 334-335, chaque panneau : 178 x 90,2 cm.
-
Charles le Téméraire portant l'Ordre de la Toison d'or (vers 1460). Huile sur bois, Musée de Berlin, patrimoine de Prusse.
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Rogier Van der Weyden, Portrait d'une dame, XVe siècle, National Gallery of Art, Washington D.C.
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Descente de Croix, vers 1435 (Madrid, musée du Prado)
-
Le Jugement dernier, entre 1445 et 1449, huile sur bois, Hospices de Beaune.
[modifier] Postérité
On retrouve son effigie dans Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.
[modifier] Notes et références
- Pour sa date de naissance, il existe deux documents d'archives qui ne concordent pas. Dans l'une datée du 21 octobre 1435, il est dit âgé de 35 ans et dans l'autre, du 15 mars 1441, on lui accorde 43 ans. On peut présumer qu'il naquit vers 1400.[réf. nécessaire]
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 10 et 145
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 11 et 145
- Albert Châtelet, p. 13 et 145
- On possède diverses preuves qu'il provient de cette dernière ville. En 1440, il fit rédiger à Bruxelles, en qualité de tuteur de sa nièce, fille de sa sœur germaine Jeanne, une procuration pour la vente d'une maison située à Tournai. Il est question de cet immeuble par ailleurs, dans un document de Tournai daté de 1426, où sont cités Henri de la Pasture et Agnès Watrelos, père et mère de Jeanne et Roger. Il existe en outre, une lettre adressée, en 1463, par la lointaine duchesse de Milan au Magistro Rugiero de Tornay pictori in Burseles. Également un autre témoignage, de registre de la corporation des peintres de Tournai contient son inscription comme maître avec la mention « natif de Tournai », et les comptes de la confrérie de Tournai pour 1463-1464 mentionnant les frais payés à l'occasion du service funèbre de Roger Van der Weyden en ces termes « Item payet pour les chandèles qui furent mise devant saint Luc, à cause de service Maistre Rogier de le Pasture, natyf de cheste ville de Tournay lequel demoroir à Brouselles" ».[réf. nécessaire]
- On relève également à son sujet, dans les archives tournaisiennes, trois mentions qui semblent contradictoires et qui provoquèrent bien des discussions. L'une concerne l'inscription d'un Rogelet de la Pasture comme apprenti chez Robert Campin, le 5 mars 1426, l'autre relate la réception officielle par le magistrat de Tournai, d'un « maître Roger de la Pasture », le 17 novembre 1426, le troisième cite l'admission à la corporation des artistes, d'un maître Roger de la Pasture le 1er août 1432. Les historiens se sont demandé comment il se pouvait qu'un artiste ait été traité de maître, alors qu'il n'était qu'apprenti, et l'on a conclu à l'existence de deux artistes qui auraient porté le nom de la Pasture, à Tournai, dont l'un serait prénommé Rogelet et l'autre Roger[réf. nécessaire]
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 14 et 145
- Christian-Nils Robert, La justice dans ses décors (XVe-XVIe siècles), Librairie Droz, 2006, p. 64-68 [lire en ligne]
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 14-15 et 145
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 17 et 145
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 21 et 145
- Micheline Sonkes, Dessins du XVe siècle: groupe van der Weyden; essai de catalogue des originaux du maître, des copies et des dessins anonymes inspirés par son style, Bruxelles, Centre national de recherches "Primitifs flamands", 1969
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 22
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 23
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 24
- Les Primitifs flamands et le Sud
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 26-27 et 145
- Albert Châtelet, Roger van der Weyden, p. 145
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Dirk De Vos, Rogier van der Weyden : l’Œuvre complet, Paris, Hazan, 1999, 445 p. (ISBN 978-2850257032).
- Albert Châtelet, Rogier van der Weyden (Rogier de la Pasture), Gallimard, coll. « Maîtres de l'art », 1999, 146 p. (ISBN 2-07-011613-1)
- Lorne Campbell et Jan Van der Stock (éd.), Rogier Van der Weyden. 1400-1464. Maître des Passions, catalogue d'exposition, M Louvain, 20 septembre - 6 décembre 2009, Leuven, Davidsfonds, 2009.
- Stephan Kemperdick, Maîtres de l'Art flamand : Rogier Van der Weyden, Cologne, Könemann, 1999, 140 p.
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- (en) Rogier van der Weyden, bibliographie depuis 1984 sur Centre d'étude des primitifs flamands. Consulté le 22 décembre 2011
- Le Maître de Flémalle et Rogier van der Weyden Exposition à la Gemäldegalerie, Berlin