David Hockney

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Portrait de David Hockney réalisé sur iPad [1]
Voiture peinte par David Hockney

David Hockney, OM, né le 9 juillet 1937 à Bradford au Royaume-Uni, est un peintre et photographe anglais habitant dans la ville californienne de Los Angeles, aux États-Unis. Depuis 2005 il est revenu en Angleterre et réside dans le Yorkshire, la province de son origine. Il est une figure du mouvement Pop Art des années 1960.

Sommaire

Biographie [modifier]

David Hockney né d'une famille modeste. Après des études au Royal College of Art de Londres, il se lance dans la peinture. Figuratif, à contre courant des mouvements contemporains, il s'inspire fortement de Picasso en localisant ses œuvres. David Hockney est né porteur de la synesthésie. C'est dire qu'il voit des couleurs lorsqu'il entend de la musique. Il utilisera cette faculté lorsqu'il fera des décors pour des spectacles ou des concerts.

Il utilise la photographie des objets. À partir de centaines de prises de vue décalées les unes par rapport aux autres, il peint A closer nombre de photocollages (A Chair, Jardin du Luxembourg). Dès 1960, David Hockney mêle figuration et Pop Art dans ses toiles consommation courante, des personnages, ajoute des inscriptions dans ses tableaux. En 1963, année où il expose à la Biennale de Paris, ses œuvres deviennent plus autonomes et autobiographiques. Il peint des autoportraits, les portraits de ses parents, d'amis, des séries de scènes d'intérieur, de garçons sous la douche, de piscines, d'animaux en bois, de voyages. Il rencontre Andy Warhol à New York en 1963, lui aussi reste figuratif d'une certaine manière. Celui-ci lui rendra visite plus tard à Los Angeles et lui a suggéré de faire sa série de piscines.

Il pose sur la toile une très mince couche de peinture apposée en à-plats qui donne une impression proche de la photographie. Il vit et travaille à Los Angeles, en Californie, depuis 1978.

Il s'aperçoit que les photographies prises en grand angle sont très déformées et peu satisfaisante. Il fait alors une suite de polaroïds d'un même sujet mais en déplaçant le point de vue et il les assemble. Cette technique donne plus d'informations qu'une seule photographie, malgré les raccords qui ne se font pas. En 1986, il commence une œuvre de grande envergure qui ne verra le jour qu'en 1998. C'est le « Bigger Grand canyon ». IL commence par un assemblage de 60 photographies le collage N°2, dont la taille est de 113 x 322 de long. Ensuite il reprend ces vues sur trois bandes de papier pour les dessiner avec des fusains et des crayons. Le dessin fait les raccords nécessaires de toutes ces photos. Il commence alors quelques détails de ce Grand Canyon, de 6 panneaux, à la taille du tableau définitif. La peinture finale se fera en 1998 avec 60 toiles assemblées (5 x 12 en longueur) et mesure 7,40 de long[2].

En 1999, à Paris, le musée du centre Georges-Pompidou présente une rétrospective de son œuvre sur les paysages, intitulée: ESPACE / PAYSAGE. On voit les questions posées et les réponses qu'il apporte, depuis les années soixante, à la représentation des paysages avec d'autres moyens que la perspective linéaire.

En 2001, il publie un essai remarquable : SAVOIRS SECRETS, les techniques perdues des Maîtres anciens, aux éditions du Seuil[3]. Il démontre par les textes et par les images, l'utilisation d'appareils d'optique, par de nombreux peintres depuis le XVe siècle. En 2006, il complète cet ouvrage par une nouvelle édition. Cette démonstration très détaillée a fait réagir de nombreux peintres et historiens d'art. La discussion n'est pas terminée.

C’est en affichant sur le mur de son atelier des photocopies en couleurs des peintures d’avant la Renaissance jusqu’à nos jours, qu’il a vu des différences notables, à partir de certaines époques. En même temps, les dessins de tissus plissés deviennent parfaits, les reflets des armures sont comme des photographies, les personnages qui tiennent une coupe à la main pour boire sont presque tous gauchers. L’utilisation de miroirs est probable. Jan van Eyck sur sa toile « Les époux Arnolfini » montre un miroir convexe représentant ce que voient les personnages qui nous font face, qu'on ne pourrait pas voir autrement. Plus tard certains peintres, comme Canaletto, ne se cachaient pas d’utiliser la « camera oscura », d’autres ont utilisé des jeux de miroirs ou des miroirs concaves qui projetait l’image sur la toile à peindre. Ses démonstrations sont fascinantes, il a fait le voyage de Florence avec ses assistants pour reproduire la fameuse tablette de Brunelleschi[4] dont on ne connait que les descriptions posthumes, mais en se faisant ouvrir le porche du Duomo, à l’heure ou le soleil éclaire la Baptistère, en face, il a installé un miroir concave à l’ombre du porche qui reproduisait fidèlement l’image du baptistère sur un carton blanc placé devant lui. Brunelleschi, lui-même aurait pu utiliser les miroirs pour illustrer l’invention de la perspective ?

Il revient en Angleterre en 2005 et vit dans l'Est du Yorkshire, la contrée de son enfance. Dans un vaste atelier, il peint des paysages en très grands formats. D'abord des aquarelles qu'il présente dans un seul cadre qui contient 36 aquarelles pour montrer l'ambiance générale des sites. Ensuite il expose à Venice (Los Angeles), en Californie en 2007, ses peintures en grands formats souvent composés de plusieurs toiles. Ses peintures n'ont pas qu'un seul point de vue comme un appareil photographique, mais plusieurs, l'œil humain donne beaucoup plus d'informations qu'une lentille photographique. C'est maintenant son but de montrer un paysage lisible avec des points de vue différents, pour permettre au « regardant » d'entrer dans le paysage pour le ressentir comme le peintre.

Il s'intéresse aussi aux œuvres numériques. En 2010 il expose à Paris, à la fondation Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent, ses œuvres réalisées sur iPhone et iPad, il met aussi en avant la possibilité sur les logiciels de rediffuser le processus créatif, déclarant « La seule expérience semblable est celle où l’on voit Picasso dessiner sur du verre pour un filmique l'on avait pas revu ça » (en référence au film « Le Mystère Picasso » d'Henri-Georges Clouzot)[5]. Ce processus est en fait très populaire depuis les années 90 sur internet avec l'oekaki, et dans les années 80 avec le logiciel Piktor de Thomson utilisant un crayon optique sur les micro-ordinateurs TO7 et MO5 ou bien les nombreux vidéographies présent sur des sites de diffusion vidéo (YouTube, Dailymotion,…) à titre éducatif. On peut également citer la série d'émission de l'ORTF « Tac au tac » dans les années 60 à 70 qui invitait différent grands dessinateurs de bande dessinée à créer des œuvres en commun selon différentes contraintes.

Le 2 janvier 2012, il a été nommé par la reine d’Angleterre, membre de l’Ordre du mérite britannique. C’est un ordre très fermé qui ne compte que 24 membres civils, et 24 membres militaires, hors le souverain.

Une grande exposition s'est ouverte le 23 janvier 2012 à la Royal Academy de Londres, « A Bigger Picture » qui montre de grandes œuvres sur le thème du paysage anglais. Ce sont surtout des très grands formats mais il montre aussi des œuvres réalisées sur un iPad dont il use comme un carnet de croquis, mais les possibilités sont plus étendues. Plus surprenant la perception d'un paysage par 18 cameras placées à différents points de vue. Il poursuit son exploration de la reproduction des paysages, commencée il y a une cinquantaine d'années, sans se contraindre à la perspective. Il multiplie les points de vue sur un assemblage de plusieurs toiles et pense que la peinture est seule à pouvoir donner cette lecture d'un paysage. L'exposition dure jusqu'au 9 avril 2012, ensuite elle est installée au Musée Guggenheim à Bilbao pour la saison d'été. Cette exposition se poursuit au Musée Ludwig à Cologne en Allemagne du 27 octobre 2012 au 3 février 2013.

Œuvres [modifier]

Prix et récompenses [modifier]

Distinctions et honneurs [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Florent BONNEFOI, The Paper Lab, Portraits réalisés sur iPad
  2. ESPACE/PAYSAGE catalogue de l'exposition à Beaubourg en 1999, éditions du Centre Pompidou, Paris
  3. Édition originale en anglais : SECRET KNOWLEDGE, Thames and Hudson, Londres, 2001
  4. Philippe Comar - La perspective en jeu – p. 32 – 33 - coll. Découvertes - Éditions Gallimard
  5. (fr) David Hockney expose ses "fleurs fraîches" numériques à Paris  [sic] sur France24
  6. L'Art du 20e siècle. Museum Ludwig Cologne, Cologne, Taschen, 1996, pp. 280-281.
  7. David Hockney ESPACE / PAYSAGE, musée Beaubourg à Paris
  8. (en) Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts

Bibliographie [modifier]

Préface [modifier]

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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