Saint-Sébastien-de-Morsent

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Saint-Sébastien-de-Morsent
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement d'Évreux
Canton Canton d'Évreux-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Évreux
Maire
Mandat
Bruno Groizeleau
2014-2020
Code postal 27180
Code commune 27602
Démographie
Gentilé Sébamorsentins
Population
municipale
4 957 hab. (2011)
Densité 495 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 34″ N 1° 05′ 25″ E / 49.0094, 1.0903 ()49° 00′ 34″ Nord 1° 05′ 25″ Est / 49.0094, 1.0903 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 137 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

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Saint-Sébastien-de-Morsent est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune est intimement liée au site de la Musse, qui signifie « lieu bien discret et caché », où, au XIe siècle, se dressait un château fort commandant la vallée de l'Iton et qui appartenait au seigneur de Bois Gencelin. Outre la Musse, celui-ci possédait quatre autres fiefs  : Morsent (même étymologie que Morsan), Saint Jean, le Buisson et Notre-Dame qui, aujourd'hui, constituent les différents quartiers de la commune. Il ne reste aucun vestige des châteaux, ni du prieuré, ni des chapelles érigés sur ces territoires.

L'église, qui date du XIVe siècle, a longtemps été un lieu de pèlerinage qui a pris un grand développement au moment où l'Europe et l'Asie connurent la terrible épidémie appelée « peste noire ». Lorsqu'elle apparut à Évreux en 1517, on pensa à recourir à saint Sébastien. Ses attributs sont les flèches, instruments de son supplice. On lui attribuait le pouvoir d'arrêter les épidémies de peste car on considérait cette épidémie comme décochée par les flèches d'un Dieu irrité.

La commune connut ce pèlerinage jusqu'à la fin du XIXe siècle ; il avait lieu le lundi de Pentecôte et le jeudi de la Fête-Dieu. Les pèlerins venaient de paroisses très éloignées et étaient précédés des frères de Charité avec, à leur tête, le tintenellier qui cadençait leurs pas au rythme de ses deux tintenelles (cloches). Les malades contagieux, interdits de rentrer dans l'église, suivaient la messe depuis l'extérieur par l'intermédiaire d'une ouverture aménagée dans le mur.

La commune de Saint-Sébastien-de-Morsent est née le 30 décembre 1844 ; elle est issue de la réunion de Saint-Sébastien-du-Bois-Gencelin à Notre-Dame et Saint-Jean-de-Morsent déjà réunies depuis 1274.

À cette époque, outre l'agriculture, une briqueterie fait vivre les habitants. Chaque semaine, les cinq fours cuisent des milliers de briques. Parmi les maisons les plus anciennes de la commune, on peut découvrir encore ces maisons en brique.

L'enseignement était donné au hameau du Buisson dans une des propriétés appartenant au comte de Fayet, le plus important propriétaire terrien à l'époque, et ce sont les religieuses de la Providence d'Évreux qui enseignaient. La commune entre de plain-pied dans la République avec l'ouverture de la première école communale en mai 1903.

Le 19 janvier 1870, le 17ème régiment de hussards prussiens envahit la région d’Évreux. Un des escadrons occupe alors la commune, alors qu'une troupe de francs-tireurs font le coup de feu contre l'envahisseur.

En 1928, c'est le sanatorium de la Musse qui s'installe dans la commune qui compte alors 240 habitants.

Jusque dans les années 1960, la commune reste une commune rurale : les seules dépenses d'investissement sont liées à l'adduction de l'eau, au goudronnage des routes (le programme prévoyait 2 km d'enrobé par an).

En 1970, un ensemble de 700 maisons individuelles bon marché, le Vert Village, est construit à l'entrée est de l'agglomération, dans le cadre du programme des chalandonnettes du ministre de l'Équipement d'alors, Albin Chalandon.

La commune connaît sa plus forte expansion dans les années 1970 et atteint son chiffre record de plus de 5 000 habitants. Dès lors, Saint-Sébastien apparaît comme une commune périurbaine d'Évreux et l'ensemble des services et associations voient le jour.

Au début des années 1990, les habitants de la commune reçoivent le nom de Sébamorsentins et Sébamorsentines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 957 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
142 158 153 116 140 119 127 264 245
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
232 225 240 243 229 214 210 224 251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
209 240 235 203 230 376 1 088 952 1 096
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
841 1 252 3 250 4 626 4 181 3 812 4 208 4 308 4 697
2011 - - - - - - - -
4 957 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1844 aout 1863 Antoine Baudard    
aout 1863 aout 1885 Charles Quidbeuf    
aout 1885 septembre 1893 Charles Ramier    
septembre 1893 octobre 1921 Louis Trude    
octobre 1921 février 1924 Léopol Viguier    
février 1924 février 1935 Désir Doucerain    
février 1935 septembre 1943 Seraphin Godefroy    
septembre 1943 aout 1945 Gaston Fauvrat    
aout 1945 septembre 1947 Roger Lhermite    
septembre 1947 mars 1959 René Parent    
mars 1959 mars 1989 Gabriel Malard    
mars 1989 mars 2001 Didier Lafféach PS  
mars 2001 mars 2014 Serge Bontemps UMP  
mars 2014   Bruno Groizeleau Divers droite - Les données manquantes sont à compléter.|}
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