Touques
| Touques | ||
Église Saint-Pierre de Touques |
||
Héraldique |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Lisieux | |
| Canton | Trouville-sur-Mer | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur Côte Fleurie | |
| Maire Mandat |
Colette Nouvel-Rousselot 2008-2014 |
|
| Code postal | 14800 | |
| Code commune | 14699 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Touquais | |
| Population municipale |
3 995 hab. (2010) | |
| Densité | 491 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 2 m – Max. 149 m | |
| Superficie | 8,13 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.mairiedetouques.fr | |
| modifier |
||
Touques est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 3 995 habitants[Note 1] (les Touquais).
Le toponyme de Touques, d'origine celtique, signifie « réserve de bois ».
La commune est classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Touques se situe au nord-est du département du Calvados, sur le bord de la Touques, juste avant Deauville et Trouville-sur-Mer qui lui sont limitrophes.
Histoire[modifier]
Touques est un ancien port de commerce très actif au Moyen Âge. Guillaume le Conquérant, devenu roi d'Angleterre, y débarqua pour venir inspecter son duché normand. L'histoire de la commune est très liée au château de Bonneville-sur-Touques, qui assurait sa protection. En 1096, Guillaume II le Roux s'y embarque pour aller se faire sacrer roi d'Angleterre. Le 1er août 1417, Henri V d'Angleterre, y débarque.
Le 28 juin 1788, une importante inondation affecte le bourg[1].
Sous l'Ancien Régime, Touques est formée de deux paroisses, Saint-Pierre (300 habitants), qui dépend du bailliage de Honfleur, et Saint-Thomas (700 habitants), qui dépend du bailliage d'Auge[2]. Le ruisseau des Ouïes les sépare. Touques devient chef-lieu de canton en 1790, lequel comprend les communes d'Arnoult, Benerville, Cricquebœuf, Daubeuf, Deauville, Englesqueville, Hennequeville, Tourgéville, Trouville, Vauville et Villerville[2]. Elle perd ce titre en 1878[2]. Elle a absorbé Daubeuf en 1827.
La commune est restée très active jusqu'au début du XIXe siècle. Mais l'ensablement progressif de son port de commerce et l'ouverture de la ligne de chemin de fer entre Paris et Deauville, en 1863, ont conduit à son déclin, au profit des stations balnéaires de Trouville-sur-Mer, puis de Deauville.
Touques connaît un regain de dynamisme depuis les années 1970, à travers des implantations commerciales et un développement spectaculaire de sa population.
Le 1er juin 2003, une importante inondation cause de graves dégâts dans le bourg. Le 18 mai 2004, première rencontre entre le président du conseil régional de Basse-Normandie, Philippe Duron, et son homologue de Haute-Normandie, Alain Le Vern, pour développer la coopération entre les deux régions.
Héraldique[modifier]
|
Les armes de la commune de Touques se blasonnent ainsi : |
Administration[modifier]
Source : des origines à 1968, Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968.
Politique[modifier]
- Élections municipales
- Élection présidentielle
- Référendums
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 995 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Économie[modifier]
- Marché : le mardi et le samedi (matin)
- Zone artisanale, route de Paris : Hyper U, Leclerc, Mr Bricolage, Dia...
- Hôtel de l'Amirauté (3 étoiles) : 225 chambres
- Les Marianik's (chocolaterie)
- Ets Santos (menuiserie)
- Moisy (miroiterie)
- Castelain (menuiserie aluminium)
- La Routière Morin
- Ets Houssaye (horticulteur)
- Escandre-Sorel (imprimerie)
Lieux et monuments[modifier]
- Église Saint-Pierre (XIe siècle), classée Monument historique (MH) en 1840 : mentionnée en 1026 dans un acte de Richard II. Désaffectée depuis la Révolution, l'église présente une nef romane très restaurée, réduite à deux travées au XVIIe siècle, un transept et un chœur à chevet plat, flanqué de deux absidioles. Elle conserve des chapiteaux aux décors sculptés d'inspirations mystérieuses symboliques qui en font sa curiosité. Une tour lanterne octogonale érigée après 1125 surmonte l'édifice.
- Manoir du grenier à sel (XVIe siècle)/XVIIe siècle, rue Louvel-et-Brière : inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) pour ses façades, sa toiture et sa grande cheminée. Un des plus intéressants bâtiments de Touques. Ce manoir était le siège des gabelous sous l’Ancien Régime.
- Église Saint-Thomas (XIIe siècle), inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) en 1926 : nef romane, chœur flamboyant, portail Louis XIII. La construction aurait reçu la visite de Thomas Becket.
- Manoir de l’Amirauté (XVIe siècle)/XVIIe siècle), rue Louvel-et-Brière, inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) en 1969. A abrité le service du contrôle de la navigation de 1559 à 1786. Propriété privée.
- Manoir du Haras de Meautry (XVIIe siècle), inscrit en partie à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) en 1933 : portail monumental (inscrit en 1948), façades et toitures des bâtiments attenant au manoir (inscrites en 1948), jardin dessiné par Page Russel. Propriété privée.
- Ensemble typique de maisons à pans de bois ou en briques (dans le bourg).
- Halles : construites en 1996, en remplacement de celles détruites en 1910.
- Rives de la Touques.
- Anciens quais bordant la Touques (disparus suite au détournement du fleuve) : emplacement symbolisé par des maquettes stylisées de bateaux.
- Ruisseau des Ouïes, affluent de la Touques, traverse la commune d'est en ouest, séparait anciennement les paroisses Saint-Pierre et de Saint-Thomas.
- Ruisseau de l'Épinay, affluent de la Touques.
- Ruisseau des Vallasses (anciennement de Fleurigny), affluent de la Touques.
- Manoir de l'Épinay (Renaissance et 17e).
- Manoir de Fleurigny (18e).
- Manoir du Mesnil-Saint-Germain.
Personnalités liées à la commune[modifier]
Naissances[modifier]
- Paul de Rainville (1619-), émigrant au Canada
- Nicolas Bellanger dit Saulnier (1632-), émigrant au Canada
- Simone Berriau (1896-1984), comédienne
Décès[modifier]
- Charles Le Boulanger (1880-1929), poète
Autres[modifier]
- Gustave Flaubert (1821-1880), écrivain : ses parents possédaient des terres dans la commune
- Eugène Boudin (1824-1898), le peintre a consacré de nombreuses toiles à Touques.
- Claude Monet (1840-1926), le peintre a immortalisé la commune.
- Guy de Rothschild (1909-2007), possédait un haras dans la commune. Il repose au cimetière sous un vaste carré de pelouse.
- Henri Troyat (1911-2007), écrivain, il situe plusieurs scènes de son roman Les Eygletière à Touques.
- Elizabeth II (1926-), reine du Royaume-Uni, a séjourné plusieurs fois dans la commune, notamment en 1967.
- Ivan Cloulas (1932-2013), historien, résidait dans la commune.
- Bertile Fournier (1935-2011), harpiste, a passé son enfance à Touques.
Activité et manifestations[modifier]
Jumelages[modifier]
- Saint-Andreasberg (Allemagne).
- Speyside (Écosse).
Culture[modifier]
- Un festival de musique gratuit dénommé Les Tréteaux du Vendredi a eu lieu l'été, en plein air, de 1991 à 2008. Il a accueilli de nombreux artistes dont le chanteur Pierpoljak, Geoffrey Oryema, le bluesman américain John Lee Hooker Jr (2005), le groupe Pow Wow (2006) et Steve Waring (2007). On lui avait adjoint, en 2004, un complément pour les enfants dénommé Les P'tits tréteaux.
- Un festival choral dénommé À toutes voix a lieu tous les ans, en été, depuis 1998. Il a déjà célébré les « Voix de femmes » (2003), les « Voix d'Afrique » (2004) et les « Voix méditerranéennes » (2005).
- Un festival de guitare intitulé Ah, ça gratte ! a lieu tous les ans, en été, depuis 2002. Il a déjà accueilli Biréli Lagrène (2003), Sylvain Luc (2006) et Angelo Debarre (2006).
- Bibliothèque municipale, 2 rue de Verdun (02 31 98 35 45)
- Espace multimédia, rue Aristide-Briand (02 31 14 65 73)
- Ludothèque, cour Miocque (02 31 81 93 37)
Sports[modifier]
Les disciplines suivantes sont pratiquées localement : basket-ball, tennis, athlétisme, tir à l'arc, gymnastique et football.
- Tennis
- De 1995 à 2008, un tournoi masculin a eu lieu chaque année. Il était doté de 10 000 $. Il a accueilli notamment Sébastien Grosjean, Arnaud Clément et Nicolas Escudé. Vainqueurs : Paul-Henri Mathieu, France (2001), Jean-Christophe Faurel, France (2004), Steve Darcis, Belgique (2005), Jordane Doble, France (2006), Mathew Middelkoop, Pays-Bas (2007), Niels Dessein, Belgique (2008).
- De 1997 à 2007, un tournoi féminin WTA, l'Open Waterford Wedgwood, a eu lieu chaque année, en novembre, au Tennis-club de l'Amirauté. Depuis 2003, il était doté de 50 000 $ (25 000 $ en 2002 et 10 000 $ auparavant). Vainqueurs : Gabriela Kucerova, Allemagne (1997), Lioubomira Batcheva, Bulgarie (1998), Virginie Razzano, France (1999), Nathalie Vierin, Italie (2000), Sophie Erre, France (2001), Julia Vakulenko, Ukraine (2002), Eva Birnerová, République tchèque (2003), Květa Peschke, République tchèque (2004), Viktoriya Kutuzova, Ukraine (2005, 2006), et Aravane Rezaï, France (2007).
- Escrime : un tournoi international de fleuret a lieu tous les ans, depuis 1996.
- Union sportive Touques Basket.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[7].
- Jean Bureau, Jean Chennebenoist, Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968, pp. 33-34.
- Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968.
- GASO, la banque du blason - Touques Calvados. Consulté le 7 décembre 2011
- Il fait fonctions de maire pendant la Seconde Guerre mondiale, avant d'exercer officiellement la fonction du 18 janvier 1945 au 17 mai 1945.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Touques sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
Articles connexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Livres
- De la Rouvraye de Sapandre, Notice sur Touques, 1873
- Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé. Le château de Bonneville, Trouville, 1968
- Articles
- Joachim Darsel, « L'amirauté de Touques », Annales de Normandie, octobre 1975
- Georges Bernage, « Touques et Bonneville », Patrimoine normand, no 16, sept oct 1997
- Baylé,Maylis, « L'église Saint-Pierre de Touques », Art de Basse Normandie, no 93 bis, ND
