Touques

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Touques
Église Saint-Pierre de Touques
Église Saint-Pierre de Touques
Blason de Touques
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Trouville-sur-Mer
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Côte Fleurie
Maire
Mandat
Colette Nouvel-Rousselot
2008-2014
Code postal 14800
Code commune 14699
Démographie
Gentilé Touquais
Population
municipale
3 995 hab. (2010)
Densité 491 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 36″ N 0° 06′ 10″ E / 49.3433333333, 0.102777777778 / 49.3433333333; 0.10277777777849° 20′ 36″ Nord 0° 06′ 10″ Est / 49.3433333333, 0.102777777778 / 49.3433333333; 0.102777777778  
Altitude Min. 2 m – Max. 149 m
Superficie 8,13 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairiedetouques.fr

Touques est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 3 995 habitants[Note 1] (les Touquais).

Le toponyme de Touques, d'origine celtique, signifie « réserve de bois ».

La commune est classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Sommaire

Géographie[modifier]

Touques se situe au nord-est du département du Calvados, sur le bord de la Touques, juste avant Deauville et Trouville-sur-Mer qui lui sont limitrophes.

Histoire[modifier]

Touques est un ancien port de commerce très actif au Moyen Âge. Guillaume le Conquérant, devenu roi d'Angleterre, y débarqua pour venir inspecter son duché normand. L'histoire de la commune est très liée au château de Bonneville-sur-Touques, qui assurait sa protection. En 1096, Guillaume II le Roux s'y embarque pour aller se faire sacrer roi d'Angleterre. Le 1er août 1417, Henri V d'Angleterre, y débarque.

Le 28 juin 1788, une importante inondation affecte le bourg[1].

Sous l'Ancien Régime, Touques est formée de deux paroisses, Saint-Pierre (300 habitants), qui dépend du bailliage de Honfleur, et Saint-Thomas (700 habitants), qui dépend du bailliage d'Auge[2]. Le ruisseau des Ouïes les sépare. Touques devient chef-lieu de canton en 1790, lequel comprend les communes d'Arnoult, Benerville, Cricquebœuf, Daubeuf, Deauville, Englesqueville, Hennequeville, Tourgéville, Trouville, Vauville et Villerville[2]. Elle perd ce titre en 1878[2]. Elle a absorbé Daubeuf en 1827.

La commune est restée très active jusqu'au début du XIXe siècle. Mais l'ensablement progressif de son port de commerce et l'ouverture de la ligne de chemin de fer entre Paris et Deauville, en 1863, ont conduit à son déclin, au profit des stations balnéaires de Trouville-sur-Mer, puis de Deauville.

Touques connaît un regain de dynamisme depuis les années 1970, à travers des implantations commerciales et un développement spectaculaire de sa population.

Le 1er juin 2003, une importante inondation cause de graves dégâts dans le bourg. Le 18 mai 2004, première rencontre entre le président du conseil régional de Basse-Normandie, Philippe Duron, et son homologue de Haute-Normandie, Alain Le Vern, pour développer la coopération entre les deux régions.

Héraldique[modifier]

Armes de Touques

Les armes de la commune de Touques se blasonnent ainsi :
De gueules au drakkar d'or sur une mer d'argent, surmontée d'un léopard aussi d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une tête de crosse accostée de deux fleurs de lys, le tout d'or[3].

Administration[modifier]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 Jean-Baptiste Hérault    
1792 1795 Jean-Baptiste Dufour    
1800 1805 Jean Fils    
1805 1808 Louis-Richard Quatrehomme    
1808 1821 Jean-François Pouettre    
1821 1830 Pierre-Louis Lasseur-Courville    
1830 1843 Georges-Frédéric Briard    
1843 1848 François-Louis Lemercier    
Juin 1848 Octobre 1848 Pierre-Félix Borel    
1848 1856 Pierre-Georges-Frédéric Briard    
1856 1865 Pierre-Napoléon Lenouvel    
1865 1872 Julien-Yves Lecordeur    
1872 1878 Jean-Joseph Dessaux    
1878 1881 Charles-François Lemercier    
1881 1887 Pierre-Prudence Croix    
1887 1896 Ernest Vidal    
1806 1906 Charles Lemercier    
1906 1910 Charles Berleux    
1910 1911 Julien Dufay    
1911 1919 Camille Panseron    
1919 1929 Alexandre Herfort    
1929 1939 Georges Roger    
1945 1945 Louis Berson[4]    
1945 1959 Charles Lainé    
1959 1967 André Baup    
1968 1974 Pierre Wacogne -  
1974 1989 Charles Roffé    
1989 mars 2008 Gilbert Hurel PS Enseignant
mars 2008 en cours Colette Nouvel-Rousselot   Chef d'entreprise

Source : des origines à 1968, Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968.

Politique[modifier]

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 3 995 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 965 1 125 1 104 1 122 1 109 1 120 1 074 1 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 059 1 163 1 250 1 105 1 108 1 220 1 310 1 287 1 223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 217 1 149 1 137 1 222 1 300 1 511 1 471 1 396 1 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
1 469 1 587 1 561 2 237 3 070 3 500 3 848 3 898 3 995
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)


Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier]

  • Marché : le mardi et le samedi (matin)
  • Zone artisanale, route de Paris : Hyper U, Leclerc, Mr Bricolage, Dia...
  • Hôtel de l'Amirauté (3 étoiles) : 225 chambres
  • Les Marianik's (chocolaterie)
  • Ets Santos (menuiserie)
  • Moisy (miroiterie)
  • Castelain (menuiserie aluminium)
  • La Routière Morin
  • Ets Houssaye (horticulteur)
  • Escandre-Sorel (imprimerie)

Lieux et monuments[modifier]

L'église Saint-Pierre (XIe siècle).
  • Église Saint-Pierre (XIe siècle), classée Monument historique (MH) en 1840 : mentionnée en 1026 dans un acte de Richard II. Désaffectée depuis la Révolution, l'église présente une nef romane très restaurée, réduite à deux travées au XVIIe siècle, un transept et un chœur à chevet plat, flanqué de deux absidioles. Elle conserve des chapiteaux aux décors sculptés d'inspirations mystérieuses symboliques qui en font sa curiosité. Une tour lanterne octogonale érigée après 1125 surmonte l'édifice.
L'église Saint-Thomas (XIIe siècle).
  • Manoir du grenier à sel (XVIe siècle)/XVIIe siècle, rue Louvel-et-Brière : inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) pour ses façades, sa toiture et sa grande cheminée. Un des plus intéressants bâtiments de Touques. Ce manoir était le siège des gabelous sous l’Ancien Régime.
  • Église Saint-Thomas (XIIe siècle), inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) en 1926 : nef romane, chœur flamboyant, portail Louis XIII. La construction aurait reçu la visite de Thomas Becket.
  • Manoir de l’Amirauté (XVIe siècle)/XVIIe siècle), rue Louvel-et-Brière, inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) en 1969. A abrité le service du contrôle de la navigation de 1559 à 1786. Propriété privée.
  • Manoir du Haras de Meautry (XVIIe siècle), inscrit en partie à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) en 1933 : portail monumental (inscrit en 1948), façades et toitures des bâtiments attenant au manoir (inscrites en 1948), jardin dessiné par Page Russel. Propriété privée.
  • Ensemble typique de maisons à pans de bois ou en briques (dans le bourg).
  • Halles : construites en 1996, en remplacement de celles détruites en 1910.
  • Rives de la Touques.
  • Anciens quais bordant la Touques (disparus suite au détournement du fleuve) : emplacement symbolisé par des maquettes stylisées de bateaux.
  • Ruisseau des Ouïes, affluent de la Touques, traverse la commune d'est en ouest, séparait anciennement les paroisses Saint-Pierre et de Saint-Thomas.
  • Ruisseau de l'Épinay, affluent de la Touques.
  • Ruisseau des Vallasses (anciennement de Fleurigny), affluent de la Touques.
  • Manoir de l'Épinay (Renaissance et 17e).
  • Manoir de Fleurigny (18e).
  • Manoir du Mesnil-Saint-Germain.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Naissances[modifier]

Décès[modifier]

Autres[modifier]

Activité et manifestations[modifier]

Jumelages[modifier]

Culture[modifier]

  • Un festival de musique gratuit dénommé Les Tréteaux du Vendredi a eu lieu l'été, en plein air, de 1991 à 2008. Il a accueilli de nombreux artistes dont le chanteur Pierpoljak, Geoffrey Oryema, le bluesman américain John Lee Hooker Jr (2005), le groupe Pow Wow (2006) et Steve Waring (2007). On lui avait adjoint, en 2004, un complément pour les enfants dénommé Les P'tits tréteaux.
  • Un festival choral dénommé À toutes voix a lieu tous les ans, en été, depuis 1998. Il a déjà célébré les « Voix de femmes » (2003), les « Voix d'Afrique » (2004) et les « Voix méditerranéennes » (2005).
  • Un festival de guitare intitulé Ah, ça gratte ! a lieu tous les ans, en été, depuis 2002. Il a déjà accueilli Biréli Lagrène (2003), Sylvain Luc (2006) et Angelo Debarre (2006).
  • Bibliothèque municipale, 2 rue de Verdun (02 31 98 35 45)
  • Espace multimédia, rue Aristide-Briand (02 31 14 65 73)
  • Ludothèque, cour Miocque (02 31 81 93 37)

Sports[modifier]

Les disciplines suivantes sont pratiquées localement : basket-ball, tennis, athlétisme, tir à l'arc, gymnastique et football.

  • Tennis
    • De 1995 à 2008, un tournoi masculin a eu lieu chaque année. Il était doté de 10 000 $. Il a accueilli notamment Sébastien Grosjean, Arnaud Clément et Nicolas Escudé. Vainqueurs : Paul-Henri Mathieu, France (2001), Jean-Christophe Faurel, France (2004), Steve Darcis, Belgique (2005), Jordane Doble, France (2006), Mathew Middelkoop, Pays-Bas (2007), Niels Dessein, Belgique (2008).
    • De 1997 à 2007, un tournoi féminin WTA, l'Open Waterford Wedgwood, a eu lieu chaque année, en novembre, au Tennis-club de l'Amirauté. Depuis 2003, il était doté de 50 000 $ (25 000 $ en 2002 et 10 000 $ auparavant). Vainqueurs : Gabriela Kucerova, Allemagne (1997), Lioubomira Batcheva, Bulgarie (1998), Virginie Razzano, France (1999), Nathalie Vierin, Italie (2000), Sophie Erre, France (2001), Julia Vakulenko, Ukraine (2002), Eva Birnerová, République tchèque (2003), Květa Peschke, République tchèque (2004), Viktoriya Kutuzova, Ukraine (2005, 2006), et Aravane Rezaï, France (2007).
  • Escrime : un tournoi international de fleuret a lieu tous les ans, depuis 1996.
  • Union sportive Touques Basket.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Population municipale 2010.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[7].
  1. Jean Bureau, Jean Chennebenoist, Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968, pp. 33-34.
  2. a, b et c Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968.
  3. GASO, la banque du blason - Touques Calvados. Consulté le 7 décembre 2011
  4. Il fait fonctions de maire pendant la Seconde Guerre mondiale, avant d'exercer officiellement la fonction du 18 janvier 1945 au 17 mai 1945.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  7. Touques sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)

Articles connexes[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Livres
    • De la Rouvraye de Sapandre, Notice sur Touques, 1873 
    • Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé. Le château de Bonneville, Trouville, 1968 
  • Articles
    • Joachim Darsel, « L'amirauté de Touques », Annales de Normandie, octobre 1975 
    • Georges Bernage, « Touques et Bonneville », Patrimoine normand, no 16, sept oct 1997 
    • Baylé,Maylis, « L'église Saint-Pierre de Touques », Art de Basse Normandie, no 93 bis, ND 

Liens externes[modifier]