Jean Thomas Guillaume Lorge

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Jean Thomas Guillaume Lorge
Image illustrative de l'article Jean Thomas Guillaume Lorge

Naissance 22 novembre 1767
Caen (Calvados)
Décès 28 novembre 182659 ans)
Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17851825
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions baron d'Empire
grand officier de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 6e colonne.

Jean Thomas Guillaume Lorge né le 22 novembre 1767 à Caen (Calvados), mort le 28 novembre 1826 à Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Il s'enrôle, le 19 novembre 1785, à l'âge de dix-sept ans, au 7e régiment de dragons, et le quitte le 13 octobre 1791.

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il entre comme capitaine au 1er bataillon de volontaires des Lombards en septembre 1792, et donne des preuves d'un courage aux combats de Malines le 17 novembre, de Gerpinnes et de Marcinelle. Le 25 septembre 1793, promu au grade de général de brigade, il fait la campagne de cette année à l’armée des Ardennes, où il seconde puissamment, par des manœuvres habilement combinées, le général Jourdan dans son expédition sur Arlon.

À l'armée de Sambre-et-Meuse, le général Marceau ayant fait une chute qui l'oblige à quitter le commandement, de Lorge se met à la tête de la division, bloque Namur et contribue au succès des affaires de l'Ourthe, de la Roër et à la prise de Coblence le 1er brumaire an II. Il passe le Rhin à Urdingen, sous Kléber, et se couvre de gloire aux débouchés de Fürfeld et Dieffenthal, qu'il forçe après un combat très meurtrier. Ayant repassé le Rhin, il se bat avec intrépidité à Altenkirchen le 3e jour complémentaire an IV, à Ukeratz. Il prend une part active aux opérations du siège de Mayence, sous Marceau.

L'année suivante, employé sous le général Sainte-Suzanne à l'armée du Rhin, il soutient sa réputation, et passe en l'an IV, à l'armée d'Helvétie. Il se porte rapidement sur le Valais, qui vient de s'insurger contre la France, s'empare de Sion, et étouffe ainsi l'insurrection naissante. Général de division le 15 germinal an VII (4 avril 1799), il prend le commandement, sous Masséna, des troupes disséminées dans le Fricktal et pays environnants. Le 12 floréal an VIII, commandant une division de l'armée du Danube, sous Moreau, il donne de nouvelles preuves de sa valeur à Engen. Le 29 frimaire an IX, commandant la division formant l'avant-garde de l'armée du Rhin, il passe la Limmat, refoule les troupes ennemies sous les murs de Zurich, et le lendemain, à l'attaque de la place, il charge en personne à la tête de la cavalerie et pénétre, l'épée à la main, dans cette ville.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Le général de Lorge assiste à la bataille de Marengo le 6 messidor an IX. Le 19 frimaire an XII, il est nommé membre de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre le 25 prairial et électeur de la Roër. Le 2 frimaire an XIV, il commande la 3e division de l'armée du Nord, et le 11 février 1806 il a le commandement de la 26e division militaire. Le 10 novembre l'Empereur lui confie la division de cavalerie du 8e corps de la Grande Armée et la 5e division de dragons le 25 mai 1807. Le général de Lorge fait avec distinction la campagne de 1809 sous le maréchal Soult.

L'Empereur le nomme gouverneur de la Manche le 5 octobre 1810. Il est créé baron de l'Empire le 13 février 1811. Le 13 mars 1813, il prend le commandement de la 7e division de réserve de grosse cavalerie à la Grande Armée, et celui de la division de cavalerie légère du 3e corps le 25 mars 1813.

La Restauration[modifier | modifier le code]

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Mis en disponibilité le 11 février 1814, il adhére aux actes du Sénat, et est nommé par le roi, en 1814, commissaire au Portugal et en Espagne, pour le retour des prisonniers français. Louis XVIII le fait successivement chevalier de Saint-Louis le 8 juillet, et grand officier de la Légion d'honneur le 23 août. Compris dans le cadre d'organisation de l'état-major comme disponible, le général de Lorge est admis à la retraite le 1er janvier 1825. Il meurt le 28 novembre 1826 à Chauconin en (Seine-et-Marne).

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Nord. La caserne de Remonte, aménagée depuis la Révolution dans l'ancien couvent de la Visitation de Caen, a été rebaptisée Quartier Lorge ou Caserne Lorge.

Sources[modifier | modifier le code]

« Jean Thomas Guillaume Lorge », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]