Thierry Lepaon

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Thierry Lepaon

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Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, au 50e congrès de l'organisation.

Naissance 31 janvier 1960 (54 ans)
Caen Drapeau de la France France
Nationalité Française
Profession

Thierry Lepaon, est un syndicaliste français. Le 22 mars 2013, cet ex-salarié de Moulinex a pris la tête de la Confédération générale du travail (CGT) en remplacement de Bernard Thibault.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Originaire de Normandie, Thierry Lepaon est entré dans la vie active à l'âge de 17 ans. Ouvrier soudeur à l'usine Caterpillar près de Caen, il adhère à la CGT et crée une section syndicale dans son entreprise. Son activité lui vaut, selon son témoignage, d'être licencié en 1979.

Délégué syndical central de l'usine Moulinex, il est confronté au dépôt de bilan de l'entreprise en 2001. La reprise de la marque par le concurrent SEB se solde par le licenciement de plus de 3 000 salariés. Son rôle dans ce combat est contesté par d'anciens salariés de Moulinex[1] et d'autres organisations syndicales qui critiquent son opportunisme personnel au détriment de l'obtention d'indemnisations pour les salariés licenciés[2].

Parcours syndical[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, la Commission exécutive (CE) de la Confédération générale du travail le propose pour succéder au secrétaire général sortant Bernard Thibault, lors du 50e Congrès du syndicat, en mars 2013. Ce choix, confirmé le 6 novembre 2012, par le Comité confédéral national (CCN), se fait aux termes d'une crise de succession de 9 mois, ayant vu le rejet de la candidate souhaitée par Bernard Thibault, Nadine Prigent[3].

Le 22 mars 2013, il est élu secrétaire général de la CGT[4] lors du 50e congrès (Toulouse) de la Confédération syndicale[5].

Mais, choisi par défaut, sa légitimité est régulièrement contestée au sein de son organisation. Sur fonds de tensions internes fortes[6],[7], Le Canard enchaîné révèle en octobre 2014, qu'il aurait commandé des travaux d’aménagement pour son appartement de fonction, facturés à la « centrale » syndicale, plus de 100 000 €[8],[9].

Dans son édition du 1er décembre 2014, L'Expansion révèle qu'avant d'accéder au poste de secrétaire général de la CGT en 2013, Thierry Lepaon a perçu des indemnités de départ de la part de la CGT, qui l'employait[10].

Le 12 décembre 2014, les deux principales fédérations en nombre d'adhérents, la fédération CGT des services publics et la fédération CGT de la santé, demandent officiellement le départ sans délai de Thierry Lepaon[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]