Henry Coston

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Henry Coston

Nom de naissance Henri Georges Coston
Naissance 20 décembre 1910
Paris
Décès 26 juillet 2001 (à 90 ans)
Caen
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession Journaliste
Essayiste
Éditeur
Famille
Gilberte Borie (épouse)

Henry Coston, selon l'état civil Henri Georges Coston, est un journaliste, éditeur, essayiste et militant d'extrême droite français, né à Paris le 20 décembre 1910 et mort à Caen le 26 juillet 2001. Il était marié à Gilberte Coston, née Borie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Après des études au collège de Villeneuve-sur-Lot, il voit à 16 ans sa famille ruinée par la crise économique de 1926[réf. nécessaire] : il travaille alors comme employé de banque ainsi qu'au journal monarchiste de Toulouse, L'Express du Midi[1], tout en animant celui de l'Action française à Villeneuve-sur-Lot.

En 1928, le jeune journaliste fonde La Contre-Révolution, revue antisémite, anticommuniste, antimaçonnique et opposée aux sociétés secrètes en général. En 1930, il crée les Jeunesses anti-juives, puis le journal La Révolte ouvrière avec notamment Henry Charbonneau[1].

Les années 1930[modifier | modifier le code]

Antisémite doctrinaire, Coston se réclame d'Édouard Drumont au point de relancer La Libre Parole, le journal créé par le pamphlétaire anti-juif durant les années 1890. Avec la collaboration de Jacques Ploncard d'Assac, d'Albert Monniot, du Docteur Molle et de Jean Drault, il fonde en 1930 le Parti national populaire, puis soutient le Francisme de Marcel Bucard en 1933, auquel il propose d'intégrer la Libre parole.

Bucard refusant son antisémitisme virulent[2], Coston participe à la création du Front national ouvrier paysan, également appelé « Les Francistes » (par opposition aux francistes de Bucard), parti d'inspiration fasciste[3], dont la doctrine est « proche du national-socialisme allemand[4] », qui est dissous en 1934.

Coston est à partir de 1934 le correspondant français de la Weltdienst[5], centre allemand de propagande antijuive basé à Erfurt et dirigé par Ulrich Fleischhauer, qui l'aurait considéré comme l'un des siens[6],[7]. Un an plus tard, il est reçu par le gauleiter de Franconie, Julius Streicher[8], lors du Reichsparteitag de 1935. Ces relations avec l'Allemagne nazie lui valent de violentes attaques dans L'Action française[9], germanophobe depuis ses débuts.

Il devient membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, où il est chargé des services de renseignement[5].

En 1936, il part en Algérie pour tenter de se faire élire — sous l'étiquette « candidat antijuif d'Union latine » — député d'Alger à l'occasion des élections législatives, mais est battu[10]. Il revient en métropole où il crée plusieurs petites maisons d'édition antisémites et antimaçonniques, publie quelques romans policiers (portant pour la plupart sur la franc-maçonnerie, comme L'affaire Dargence), puis rompt avec son collaborateur Henri-Robert Petit, qu'il accuse d'avoir mal géré son fonds documentaire durant son séjour en Algérie et de lui avoir volé de l'argent[8]. De 1937 à 1938, il fonde et dirige Le Siècle nouveau.

La Libre parole est interdite par le décret de Paul Marchandeau du 21 avril 1939[11] (paradoxalement, durant l'Occupation, les autorités allemandes lui refuseront, en février 1941, l'autorisation de faire reparaître La Libre parole, demande qu'il avait faite par l'intermédiaire de Bernard Faÿ, désigné par l'ambassadeur allemand Otto Abetz comme un de ces « grands bourgeois réactionnaires [qui] voulaient imposer à la France la dictature du sabre et du goupillon[12] »).

La Collaboration[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est vice-président de l'Association des journalistes anti-juifs. Appelé par Jean Drault, il devient secrétaire de rédaction du quotidien collaborationniste La France au travail, qui atteint 180 000 exemplaires en août 1940[1]. En 1940, son nom figure parmi ceux des quelques membres du Parti national-socialiste français de Christian Message[13].

Il est chargé par le maréchal Pétain de travailler sur la franc-maçonnerie avec Bernard Faÿ. En 1941, s'écartant du maréchal[réf. nécessaire] il fonde le Centre d'action et de documentation, qui s'occupe des problèmes raciaux, de propagande antisémite et d'information antimaçonnique[14], le Bulletin d'information anti-maçonnique, puis le Bulletin d'information sur la question juive. En 1942, il compte parmi les fondateurs de la Commission d'études judéo-maçonniques du lieutenant[réf. nécessaire] SS Moritz[15] et est le président des admissions au Cercle aryen. Il a collaboré au journal Documents maçonniques[16].

En 1943, Coston est décoré de l’ordre de la Francisque et publie avec George Montandon la brochure du Cahier Jaune intitulée : Je vous hais[17], dont le titre est une allusion à une réplique attribuée à Léon Blum lors d’une intervention à la Chambre[18] et dans laquelle on peut lire une apologie des camps de concentration[19]. L'année suivante, il publie avec Albert Simonin Le Bourrage de crâne[20].

À la Libération, Coston s'enfuit en Allemagne, puis à Prague ; arrêté en Autriche en 1946, il est poursuivi en 1947 pour faits de collaboration, puis condamné l'année suivante aux travaux forcés à perpétuité ; sa femme, Gilberte, est également incarcérée plusieurs mois. Il bénéficie en 1951 d'une grâce médicale puis est gracié définitivement en 1955.

Le journaliste et l’éditeur[modifier | modifier le code]

En 1952, Gilberte Coston fonde la Librairie française, qui, à partir de 1954, se transforme peu à peu sous l'impulsion de son époux en maison d'édition et de diffusion[21]. Il en devient le directeur littéraire (l'entreprise sera revendue en 1976 à Jean-Gilles Malliarakis).

En 1957, Coston fonde avec Michel de Mauny et Pierre-Antoine Cousteau la revue Lectures françaises. Il reprend ses activités éditoriales antimaçonniques et antisémites en modifiant leur forme, mais sans renier ses convictions antérieures[22]. Il écrit également dans Jeune Nation, Défense de l'Occident, Carrefour, L'Écho de la presse et de la publicité, Europe-Action[23] et plus tard, dans Présent et National-Hebdo. Il utilise de multiples pseudonymes — dont « Georges Virebeau », du nom de la propriété où il a passé son enfance, « Saint-Pastour » ou l'« Archiviste Jérôme ».

Grâce à sa fille, Micheline[24], qui l'a rencontré en vacances du côté de Dreux autour de ses 14 ans, il fait la connaissance d'Alain de Benoist, ce qui permet à celui-ci de publier un peu plus tard ses premiers articles politiques dans Lectures françaises, sous le pseudonyme de Cédric de Gentissard[25].

Henry Coston y publie aussi plusieurs articles de Paul Rassinier[26], son ami intime, qu'il aurait perçu, avec Maurice Bardèche, comme une « double caution politique et historique[26] ». La Librairie française réédite le Mensonge d'Ulysse (1955) et réalise en 1961 la première édition d'Ulysse trahi par les siens. Henry Coston ne produit pas lui-même de textes négationnistes[27], mais en assure la promotion dans ses publications et comme éditeur[28] ,[29].

Antisémitisme et anti-maçonnisme

Dans les années 1960, il continue à justifier l'antisémitisme en considérant que « les excès abominables survenus pendant la guerre ont transformé l'antisémitisme en bourreau, et c'est cette signification qui est aujourd'hui seule retenue[30]. En 1960, Coston distingue un « bon » antisémitisme français de l'antisémitisme de type nazi :

« Cet antisémitisme, écrit-il, que l'on confond aujourd'hui avec les monstrueuses hécatombes de juifs dans les dernières années du IIIe Reich, a des racines profondes dans le peuple français.
Au Moyen Âge, les rois de France ont bien souvent édicté des mesures contre les Juifs. À la fin du XIXe siècle, le catholique Édouard Drumont avait donné une vigueur nouvelle à ce sentiment. La guerre, dont les fascistes rendaient les Juifs responsables, et la défaite qu'ils attribuaient à la désorganisation du pays par le gouvernement de Léon Blum, avaient exacerbé leur antisémitisme. Mais aucun d'eux “ne pouvait soupçonner — écrit Paul Sérant (Le Romantisme fasciste, p. 77) — les massacres scientifiquement conçus et organisés par certains dirigeants du régime hitlérien”. »[31].

Ses écrits concernent notamment ce qui formerait la mainmise des franc-maçons et de la « haute finance » sur la politique et la presse françaises. À la sortie du Retour des 200 familles[32], Le Canard enchaîné écrit que « le de-cujus [Coston] est presque toujours remarquablement informé, ses dossiers sont presque toujours sérieux et il a le mérite de ne pas faire parler de lui. Pour cause que la grande presse, de droite et de gauche, n'accepte jamais, pour ainsi dire, de mentionner l'existence de ses bouquins[33] » ; admettant peu après avoir « un peu forcé sur la nuance », l'hebdomadaire le présente ensuite comme « un tantinet fasciste sur les bords, fortement pétainiste, un soupçon antisémite[34] ».

Dans Infiltrations ennemies dans la droite nationale et populaire, publié en 1999, Coston prétend qu'une infiltration de la franc-maçonnerie, notamment de la Grande Loge nationale française (GLNF), constitue la cause de la scission du Front national[35].

Le Dictionnaire de la politique française

Coston est l'auteur d'un volumineux Dictionnaire de la politique française en plusieurs tomes, publié à compte d'auteur, qui présente les principaux acteurs (revues, mouvements, partis, idéologies, clubs, loges maçonniques) des droites et des gauches françaises au XXe siècle. Souvent cité, mais parfois critiqué[36] et est cité par l'historien Jean-Pierre Rioux comme exemple de « nomenclatures dénonciatrices » produite par les milieux d'extrême droite à partir des années 1950[37].

Pierre Assouline le décrit quant à lui comme « un ouvrage indispensable à l'historien, à condition de l'utiliser avec précaution (...). Parfois cité, souvent pillé, le Dictionnaire de la politique française est en effet une mine d'information sur la presse et les mouvements politiques, les journalistes et les politiciens de l'entre-deux-guerres et l'Occupation[38]. »

Pour l'historien israélien Simon Epstein, « son style, certes, a évolué. Il houspillait les juifs avant 1939 ; s'il traque furieusement les "youtres" entre 1940 et 1944, il s'attache désormais, d'une plume affligée, à épingler et recenser les "israélites". Les quatre volumes de son Dictionnaire de la Politique Française n'en constituent pas moins —pourvu qu'on prenne soin d'en vérifier les références, lesquelles d'ailleurs sont assez souvent exactes— une source non négligeable de renseignements[39]. ».

La mort d'Henry Coston

Il meurt en juillet 2001, après avoir commencé à écrire ses mémoires (en trois tomes[40]), et lancé une nouvelle publication, Nous les Françaises. Il est inhumé au cimetière francilien de Bagneux (Hauts-de-Seine).

Le décès d'Henry Coston en 2001 a été mentionné aussi bien dans les médias proches de l'extrême droite[41] que dans la presse internationale[42].

Yann Moncomble[43] et Emmanuel Ratier[44] ont pu être considérés comme les « successeurs » de Coston par leurs activités d'archivistes de la politique et leurs écrits conspirationnistes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Sous le nom d'Henry Coston[modifier | modifier le code]

  • (dir.), Dictionnaire de la politique française, tome 1, Paris, Publications Henry Coston, 1967, 1087 p.
  • (dir.), Dictionnaire de la politique française, tome 2, Paris, Publications Henry Coston, 1972, 782 p.
  • (dir.), Dictionnaire de la politique française, tome 3, Paris, Publications Henry Coston, 1979, 742 p.
  • (dir.), Dictionnaire de la politique française, tome 4, Paris, Publications Henry Coston, 1982, 735 p.
  • (dir.), Dictionnaire de la politique française, tome 5, Paris, Publications Henry Coston, 2000, 525 p. [texte intégral]
  • Les francs-maçons célèbres, La Libre parole, 1934
  • Le Bourrage de crâne : comment la presse trompait l'opinion, CAD, 1943 (en collaboration avec Albert Simonin)
  • Je vous hais, Le Cahier Jaune, 1944 (en collaboration avec George Montandon)
  • L'ABC du journalisme. Cours élémentaire en 30 leçons, Clubinter-presse, 1952 (en collaboration avec Gilberte Coston)
  • Les Financiers qui mènent le monde, Librairie française, 1955, réédité et illustré par Chard, 1989
  • Tu seras journaliste !, La Librairie française, 1955 (en collaboration avec Gilberte Coston)
  • Antoine de Rivarol et l'émigration de Coblence, 1956. Réédition, Publications Henry Coston, 1996
  • La Franc-maçonnerie gouverne, Lectures Françaises, 1958
  • Les Mystères de la franc-maçonnerie, Lectures françaises, 1958
  • La haute banque et les trusts, Librairie française, 1958
  • François Mitterrand ou cet homme est dangereux, Lectures françaises, novembre 1958
  • Daniel Mayer ou « Je vous hais ! », Lectures françaises, 1958
  • Partis, journaux et hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui, Lectures françaises, décembre 1960
  • Le Retour des 200 familles, La Librairie française, 1960
  • Le Journalisme en trente leçons, La Librairie française, 1960 (en collaboration avec Gilberte Coston)
  • Les Technocrates et la synarchie, Lectures françaises, 1962
  • L'assemblée introuvable : le trombinoscope de la Ve bis, Michel de Mauny, 1963
  • L'Europe des banquiers, Documents et témoignages, 1963
  • La Haute Finance et les révolutions, Lectures françaises, 1963
  • La République du Grand Orient. Un État dans l'État, Lectures Françaises, 1964
  • Le Livre Noir de l'épuration, Lectures Françaises, 1964
  • La France à l'encan, Lectures Françaises, 1965
  • Le Secret des dieux, Lectures françaises, 1968
  • Onze ans de malheur — 1958-1969, Lectures Françaises, 1970
  • Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires Paris, Editions Alain Moreau, 1975, 599 p.
  • Les Causes cachées de la Deuxième Guerre mondiale, Lectures françaises, 1975
  • Les 200 familles au pouvoir, H. Coston, 1977
  • La conjuration des Illuminés, publications Henry Coston, 1979
  • Ce qu'il faut savoir quand on publie un livre, Henry Coston, 1983, (ISBN 2-904903-00-3)
  • La Fortune anonyme et vagabonde,Coston, Paris, 1984
  • Le Veau d'or est toujours debout, Publications H.C., 1987
  • Ceux qui tirent les ficelles de la politique et de l'économie mondiale, Publications H.C., 1992
  • La Guerre de cent ans des sociétés secrètes, publications Henry Coston, 1993
  • Le traquenard européen de Jean Monnet : l'Europe qu'on nous fabrique est celle des banques et des trusts, éd. Henry Coston, Paris, 1993
  • La « Trahison » de Vichy, 1940, Publications H.C., 1993
  • L'Argent et la Politique, Publications H.C., 1994
  • Non ! L'écologie n'est pas de gauche, Publications H.C., 1995
  • Tous pourris !, Publications H.C., 1995
  • L'âge d'or des années noires. Le cinéma arme de guerre ?, Publications H.C., 1996
  • Signé : Drumont, Publications H.C., 1997
  • Encyclopédie des pseudonymes (tome 2, avec Emmanuel Ratier), Faits & Documents, 1994
  • Infiltrations ennemies dans la droite nationale et populaire, 1999
  • Henry Coston présente les Francs-Maçons sous la Francisque, Publications H. Coston, 1999, (ISBN 2-904903-16-X)

Sous le pseudonyme de Georges Virebeau[modifier | modifier le code]

  • L'affaire Dargence, Éditions littéraires et artistiques (non daté)
  • Algerusalem, La libre Parole (non daté)
  • Quand Finaly est roi, La libre Parole, 1934
  • Les Juifs et leurs crimes, 1938
  • Pétain toujours présent (avec Jacques Isorni), 1964
  • Infiltrations ennemies dans l'église (avec Léon de Poncins, Édith Delamare, Jacques Bordiot, Gilles de Couessin), 1970
  • Les Papes et la Franc-maçonnerie, Publications Henry Coston, 1977
  • Prélats et francs-maçons, Publications Henry Coston, 1978
  • Mais qui gouverne l'Amérique ? Publications Henry Coston, 1991
  • Les Mystères des Francs-maçons, Publications Henry Coston, 1994
  • Les communistes et la Deuxième Guerre mondiale : des documents oubliées, Publications Henry Coston, 1995

Autres pseudonymes[modifier | modifier le code]

  • L’Archiviste Jérôme, Dictionnaire des changements de noms, tome I, 1803-1956, Documents et Témoignages, 1957
  • L’Archiviste Jérôme, Dictionnaire des changements de noms, tome II, 1957-1962, Documents et Témoignages, 1962
  • L’Archiviste Jérôme, L’Ordre de la Francisque, Publications H.C, 1987
  • Saint Pastour, La Franc-maçonnerie au Parlement, Documents et Témoignages, 1970
  • Saint Pastour, Les Francs-Maçons dans la République, 1991

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Assouline, « Henry Coston : Itinéraire d'un antisémite », L'Histoire, no 148, octobre 1991, p. 56-58
  • Michaël Lenoire, « Notice biographique de Coston », dans L'Antisémitisme de Plume, 1940-1944 études et documents, sous la direction de Pierre-André Taguieff, Berg International, 1999, p. 370-383
  • Paul J. Kingston, Anti-semitism in France during the 1930s, Organisations, Personalities and Propaganda, University of Hull Press, 1983
  • Florent Brayard, Comment l'idée vint à M. Rassinier. Naissance du révisionnisme, Fayard, 1996
  • Lectures françaises, no 533, septembre 2001, p. 1-40 (plaidoyer pro domo)
  • Lecture et Tradition, no 82, avril 1980
  • Emmanuel Ratier, Encyclopédie politique française, Tome II, Faits & Documents, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Dossier Henry Coston, site de l'« Institut d'histoire des identités nationale et régionale » de Francis Bergeron.
  2. Voir le chapitre consacré au Francisme dans Pierre-Philippe Lambert et Gérard Le Marec, Partis et mouvements de la Collaboration, Grancher, 1993.
  3. Pierre Milza, Les fascismes, Seuil, 2001, p. 346.
  4. Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême-droite en France. De Maurras à Le Pen, éd. Complexe, 1998, p. 78.
  5. a et b Emmanuel Ratier, Encyclopédie politique française, Tome II, Faits & Documents, 2005, p. 244-245.
  6. Gilles Karmasyn, « Les amis de Rassinier. Henry Coston », Pratique de l'histoire et dévoiements négationnistes, 25 novembre 1999.
  7. Florent Brayard, Comment l'idée vint à M. Rassinier. Naissance du révisionnisme, Fayard, 1996.
  8. a et b Michaël Lenoire, op. cit., p. 373.
  9. Michaël Lenoire, « Notice biographique de Coston », dans Pierre-André Taguieff (dir.) L'Antisémitisme de plume, 1940-1944. Études et documents, Berg International, 1999.
  10. Joseph Algazy, La tentation néo-fasciste en France de 1944 à 1965, Paris, Fayard, 1984, p. 276.
  11. Henry Coston (dir.) La République du Grand Orient, 1964, p. 155.
  12. Ibid., p. 223.
  13. Michaël Lenoire, op. cit., p. 375, note 3.
  14. Joseph Algazy, op. cit., p. 276.
  15. Michaël Lenoire, op. cit, p. 377.
  16. « Documents maçonniques », Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, p. 218-219
  17. Page de garde de la brochure - Mémorial de Caen.
  18. Pierre Assouline, L’Histoire no 148, octobre 1991, p. 57.
  19. Florent Brayard, Comment l'idée vint à M. Rassinier. Naissance du révisionnisme, Fayard, 1996, p. 242, cité par pdhn.org.
  20. Voir sur histoire-memoires.com.
  21. Bibliographie de France, Cercle de la librairie, 1961.
  22. Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l'occupation, Albin Michel, 2001, p. 345.
  23. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, 2000, p. 119.
  24. Micheline Vallée-Coston.
  25. Pierre-André Taguieff, Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, éditions « Descartes et Cie », 1994, p. 109 et suiv.
  26. a et b Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 51.
  27. « À la différence de [Maurice Bardèche], Henry Coston n'est pas un théoricien du négationnisme », cf.Valérie Igounet, op.cit., p. 51.
  28. « Europe-Action adopte dès ses origines un corps idéologique limpide : apologie du nazisme et de l'antisémitisme (...) Les négationnistes de la première génération participent à l'épopée du groupuscule d'extrême droite. Henry Coston prend une part active à Europe-Action : à chaque livraison du journal, il y joint une série de fiches de documentation détaillées.
    Son mensuel, Lectures françaises, ne manque pas de faire de nombreuses publicités pour le groupuscule. » (V. Igounet, op. cit., p. 119).
    Par ailleurs, Nadine Fresco note : « Henry Coston, lui, avait d'abord été le diffuseur dès 1955, du deuxième livre de Rassinier, Le Mensonge d'Ulysse, avec ce commentaire “Enfin la vérité sur les camps de concentration, par un ancien déporté de Buchenwald et de Dora” ». La note 70 précise : « comme l'indique la quatrième de couverture du livre de Coston lui-même, les Financiers qui mènent le monde, 365 pages, La librairie française, 1955 » (Fabrication d'un antisémite : Paul Rassinier, Éditions du Seuil, La librairie du XXe siècle, 1999 (ISBN 2-02-021532-2), p. 28).
  29. * (en) Adrian Dannatt, « Obituary: Henry Coston », The Independent, 27 août 2001
  30. Article « Antisémitisme » in Dictionnaire de la politique française, tome V.
  31. (« La Droite et le fascisme », in Partis, journaux et hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui, Lectures françaises, 1960).
  32. Le Retour des 200 familles, Documents et Témoignages, 1960.
  33. Le Canard enchaîné, 1er juin 1960 (voir Laurent Martin, « Le Canard enchaîné, un objet politique mal identifié »)
  34. Ibid., 8 juin 1960.
  35. Un point de vue partagé par Philippe Ploncard d'Assac — fils de Jacques Ploncard d'Assac — dans la publication (La Politique, avril 2001) de son association, les Cercles nationalistes français.
  36. Nadine Fresco, Fabrication d'un antisémite : Paul Rassinier, Éditions du Seuil, La librairie du XXe siècle, 1999 (ISBN 2-02-021532-2) : « La compacité de l'ouvrage et la taille de l'index (61 pages en deux colonnes et simple interligne) sont sans doute pour une bonne part à l'origine de la réputation d'objectivité dont jouit souvent ce livre et de sa fréquente utilisation, celle-ci n'étant pas toujours accompagnée d'ailleurs d'une référence à la source utilisée ; pour une analyse de la prétendue objectivité du livre de Coston, voir Jean-Marc Théolleyre, Les Néo-nazis, Messidor, collection « Temps Actuels », 1982, p. 23-37 ».
    Florent Brayart (op. cit., p. 167) parle de « dictionnaire à prétention objective » et renvoie également au livre de Théolleyre.
  37. Jean-Pierre Rioux, « Des clandestins aux activistes (1945-1965) », in Histoire de l'extrême droite en France sous la direction de Michel Winock, Seuil, 1993 : « L'obsession documentaire à forte connotation antimaçonnique et antisémite fleurit plus que jamais. Henry Coston, qui fondera Lectures françaises en 1957 et éditera un Dictionnaire de la politique française en 1972, en est le meilleur exemple, salué aujourd'hui encore au Front national (voir Pierre Assouline, « Henry Coston : itinéraire d'un antisémite », L'Histoire, no 148, octobre 1991. »
  38. « Henry Coston : itinéraire d'un antisémite », L'Histoire, no 148, octobre 1991, p. 58.
  39. Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l'Occupation, Albin Michel, 2001, p. 3456-346
  40. Tome 1, Tribulations d'un militant ; tome 2, La Vengeance d'Hiram ; tome 3, Feu la presse libre.
  41. Voir notamment la tribune de Pierre Sidos dans Présent (Pierre Sidos, « Je me souviens d'Henry Coston », Présent, 23 juillet 2002) et une série d'émission sur Radio-Courtoisie (10 octobre 2001, émission consacrée à Henry Coston (avec Serge de Beketch, François Brigneau, Emmanuel Ratier, Jean-Gilles Malliarakis, et Benoît Mancheron) : Partie 1 ; Partie 2 ; Partie 3).
  42. Adrian Dannatt, « Obituary: Henry Coston », The Independent, 27 août 2001
  43. « Oubliait-on Yann Moncomble, dont il avait mis le pied à l'étrier et qui publia une bonne dizaine de livres capitaux, dans la ligne droite de ses propres ouvrages ? », cf. Philippe Randa in Lectures françaises no 533, septembre 2001, p. 21.
  44. Interrogé par la revue nationaliste-révolutionnaire Jeune Résistance (« Entretien avec Henry Coston », Jeune Résistance, no 23, été 2001) pour savoir si « parmi les journalistes nationaux contemporains », il en considérait un « comme particulièrement proche de [sa] démarche passée et, d'une certaine manière, comme [son] héritier », Henry Coston déclare : « Ce serait Emmanuel Ratier dans ce cas-là. Il peut être considéré comme mon héritier moral... Nous n’avons pas travaillé ensemble, mais il a repris ma formule qui consiste à publier des petites nouvelles. Il fait d’ailleurs une lettre qui est remarquablement réalisée. », Faits & Documents. Lettre d'informations confidentielles d'Emmanuel Ratier, no 116, 1er-15 septembre 2001, p. 10.
    Dans le no 4818 du quotidien Présent, daté du samedi 5 mai 2001, Coston déclare, dans un entretien avec Francis Bergeron (page 7) : « Emmanuel Ratier est certainement celui qui est le plus fidèle à l'esprit qui a guidé mes travaux. Et l'on voit qu'il travaille sur des sources maçonniques et cosmopolites, ce qui est loin d'être le cas de tous ceux — dans notre famille de pensée — qui écrivent sur le sujet. »