Oissel

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Oissel
Image illustrative de l'article Oissel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
(chef-lieu)
Canton Saint-Étienne-du-Rouvray
Intercommunalité CREA
Maire
Mandat
Stéphane Barre
2014-2020
Code postal 76350
Code commune 76484
Démographie
Gentilé Osselien, Osselienne
Population
municipale
11 395 hab. (2011)
Densité 514 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 41″ N 1° 05′ 52″ E / 49.3447, 1.097849° 20′ 41″ Nord 1° 05′ 52″ Est / 49.3447, 1.0978  
Altitude Min. 2 m – Max. 128 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-oissel.fr

Oissel est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Les habitants sont appelés les Osseliens

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 10 km au sud de Rouen, dans le centre de la CREA, en bordure de la Seine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionné sous les formes latinisées au IXe siècle Oscellus (Miracula Germani), au Xe et XIe Oscellum, le nom du lieu appartient à toute une série bien connue de toponymes Oisseau, Ussel, Usseau, etc. qui sont issus du gaulois uxsello-[1] signifiant "haut" (cf. irlandais uasal, gallois uchel et breton uhel) et qui sert de qualificatif à une divinité païenne dans des inscriptions celto-latines :

Deo Marti Ocello (Carlisle, Angleterre)
Deo Uxello (Bibl. Nat. Bronze)
Ocello Vellauno (Evans)
Jovi optimo maximo uxellimo (Allemagne)[2]

Peut-être un culte à Sainte Catherine a-t-il remplacé un culte à une divinité païenne initiale au moment de la christianisation selon un processus bien connu par ailleurs ? En tout cas, dès le Moyen Âge, il est fait référence à une île d'Oissel dénommée Sainte-Catherine.

C'est de cet endroit que les Vikings seraient partis pour lancer leurs raids dans la vallée de la Seine. Apparemment, ils vont eux-mêmes rebaptiser l'île d'Oissel en Thorholmr « île de Thor » qu'on retrouve par exemple dans un titre de Robert le Magnifique en 1030 sous la forme latinisée Torhulmus, mais contrairement à celui de l'île de Korholmr (Petit et Grand-Couronne), son nom norrois va disparaitre, remplacé définitivement par Sainte-Catherine.

Il n'est pas certain que le nom de Thor (Þórr) fasse référence au dieu, en effet l'île d'Oissel est située juste en face de Tourville-la-Rivière (Tor villam 996 - 1026) qui s'explique bien plutôt par un nom de personnage Þórr (Thor), fréquemment attesté comme anthroponyme dans l'onomastique norroise. Ce genre de relation entre deux lieux contigus se retrouve à plusieurs reprises dans la toponymie normande.

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé en bord de Seine, au pied d'un plateau couvert de forêt riche en gibier, le site d'Oissel est occupé dès la préhistoire. Gaulois et Gallo-romains y ont laissé des voies de communication et un temple, au lieu-dit la Mare-du-Puits. Des sarcophages mérovingiens furent également mis au jour.

En 1082, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d'Angleterre, y réunit un concile de hauts dignitaires de l'Église en présence de barons anglo-normands au sujet d'un différend sur la peine de mort entre l'archevêque de Rouen et l'abbé de Saint-Wandrille. Fief royal, Richard Cœur de Lion y installa un rendez-vous de chasse où séjourna Philippe le Bel en 1312. Ce manoir, profondément modifié au cours des siècles, est aujourd'hui la mairie.

Vers 1250, le roi Louis IX (Saint-Louis) créa la Sergenterie d’Oissel en la paroisse de Saint-Martin en la vicomté de Rouen. Elle comprenait dès son origine la glèbe de la Franche Sergenterie de bois fieffés et héréditaire en la forêt du Rouvray, des fiefs tenus en perpétuel héritage de divers fiefs de haubert et du fief de La Chapelle Saint-Bonnet. Parmi les sergents de la garde du roi en la forêt du Rouvray, qui devaient rendre foi et hommage au roi, puis faire aveu de leurs avoirs, on trouve les noms de Hue Bécourt (aveu du 3 avril 1383 julien), Jehan Leprevost (aveu du 2 février 1419 julien), Guernet Lynant et Jacques Lynant, ce dernier vendant et transmettant à fin d’héritage l’ensemble de la Sergenterie le 23 mars 1480 julien à Jehan Vauquelin (aveu du 26 août 1484 julien), Jacques Vauquelin en hérita (aveu du 31 juillet 1515 julien). Puis se succède la longue lignée des Duhaze, avec Robin Duhaze qui en hérita par sa mère Anne Vauquelin (aveu du 1er juin 1532 julien), jusqu’à Antoine Duhaze (aveu du 30 septembre 1686), et Jean Thomas Duhaze. La Sergenterie fut supprimée vers 1764.

La Chapelle Saint-Bonnet, qui fit partie en tout temps du fief de la Sergenterie porta au fil du temps différents noms : Ferme de la Chapelle, Manoir de la Chapelle, Ferme à Dupont au début du XXe siècle. Elle a été acquise par les Papeteries de La Chapelle en 1929. Elle a été dotée d’un château d’époque relativement récente. Mais le miracle est que le colombier à pied et le puits à colonnes (bien que ce dernier fut déplacé à plusieurs reprises) sont parvenus jusqu’à nous en restant relativement intacts depuis le XVIe siècle.

C'est à Oissel qu'en 1639, lors de la révolte des va-nu-pieds, contre les impôts et la famine, que les troupes envoyées par le Roi furent hébergées. L'épidémie de peste de 1649-1650 dévasta la commune, une nouvelle épidémie de choléra en 1832 fit de nombreuses victimes.

Les Prussiens s'installèrent en 1871 dans la ville et incendièrent en partie la mairie.

La Première Guerre mondiale fit de nombreux ravages puisque 20 % de la population adulte fut décimée[réf. nécessaire]. En septembre 1914, un commando allemand fut chargé de faire sauter le pont d'Oissel. Il fut arrêté in-extremis à Sotteville-sous-le-Val.


De 1939 à 1944, les Allemands s'installèrent à nouveau à Oissel pour défendre le nœud ferroviaire stratégique entre la Haute et la Basse-Normandie et Paris. 43 bombardements alliés en 5 ans firent des dégâts considérables : 249 immeubles furent détruits, 1475 autres endommagés. Au cours de ces trois conflits, les Osseliens montrèrent un esprit de résistance et de solidarité rare comme Édouard Turgis, Paul Henri Mongis et Émile Billoquet, trois noms inscrits à jamais dans la mémoire d'Oissel.

Le 71e régiment du génie, basé à Oissel, est dissous en 1997.

Depuis avril 2004, Oissel est le lieu d'implantation d'un Centre de rétention administrative (CRA) habilité à accueillir des familles (19 lits), en vue de l'instruction administrative de leur retour dans leur pays d'origine. Les étrangers en situation irrégulière qui y sont retenus entre deux et trente-deux jours viennent de toutes les régions de France, et principalement des régions limitrophes de la Haute-Normandie. Cette implantation a donné lieu à des protestations et manifestations du RESF. Une manifestation de protestation a eu lieu le 3 février 2007 devant l'École nationale de police de Oissel, site où est implanté le centre de rétention.

Les seigneurs et personnages ayant possédé des propriétés ou ayant résidé (1120 - 1793)[modifier | modifier le code]

Année (vers) Prénom Nom Titres Commentaires
1120 Roland (ou Rolland) d'Oissel seigneur d'Aurelandois (ce fief est le fief Herlandois, plus tard nommé le fief Faucon, du nom de son propriétaire, sis en la paroisse d'Oissel (arr. de Rouen). Ce nom de "Au relandoia" vient, sans aucun doute, de Roland d'Oissel [3] Henri Ier, vers 1120, rend sa terre avec toutes ses prérogatives, à charge de fournir au duc de la paille pour son lit et une couette de dun, lorsqu'il viendrait à son manoir d'Oissel. Henri Ier accorda à ce seigneur, pour lui et pour ses héritiers, le privilège de tenir son fief "libère et quiele in civitatibus et castellit in bosco et piano, in aquie et molcndinis, et piscariit, et pamagiit, et pasturagiie, et herbagiis, et tanleiis in nundinis et forie". (Cartul. norm., u° 1er et p. 273.)[4]

Il est question du manoir royal d'Oissel, ainsi que de l'obligation singulière du seigneur d'Oissel, dans le Coutumier des forêts de Normandie (forêt de Rouvrai.) Cf. Aveux au Roi, arch. de la S.-Inf. B. 204, Toussaint Duplessis, Detcript. géogr. et hitt. de la H. N'e, II, 67[4] Rolland d'Oissel jouissait de l'église Saint Martin et des deux tiers de la dîme d'Oissel, comme d'un fief ; il donna le tout au Chapitre de l'Église de Rouen en présence de l'archevêque Robert Poulain au commencement de l'année 1208, et en passa a&e au mois d'octobre de la même année (Archives de la cathédrale de Rouen)[5].

11?? Robert de Lyvet - -
1204 Guillaume Roland d'Oissel - -
1251 Robert Roland - -
1251 Jean de Saint-Sanson - Epoux de Emmeline Roland
1251 Gaultier de Luzarches - Epoux de Marie de Saint-Sanson
1261 Robert Roland - Epoux d'Agnès Deschamps
1268 Richard de Saint-Sanson - -
 ???? Robert de Saint-Sanson - -
1280 Jean de Livet Chevalier -
1317 Alix Faucon Veuve de Jean Faucon Jean Faucon disputa à la famille Rolland le patronage de la cure de l'église Saint Martin d'Oissel ; à l'échiquier de la Saint Michel 1317 il y eut un arrêt en forme de concordat entre Alix, veuve de Jean Faucon et le chapitre de Rouen, par lequel il fut dit que le patronage de cette cure serait alternatif entre elle ou ses héritiers et le chapitre, pourvu que le Concordat fut ratifié par le roi. Le roi Philippe V le confirma au mois de décembre 1317 (Archives de la cathédrale de Rouen). Malgré cela il paraît que le chapitre n'a plus aucun droit au patronage de la cure ; du moins on l'avoue ainsi dans le Pouillé de Rouen de l'an 1738 et selon un Aveu du 30 octobre 1686, ce patronage est alternatif entreje plein Fief de haubert d'Oissel et le fief Faucon (Archives de la Chambre des Comptes de Rouen). Selon un autre aveu du 1er février 1715 le fief Faucon, autrement appelé Herlandois, sis en la paroisse d'Oissel & aux environs, a droit de présenter à la cure d'Oissel alternativement avec les héritiers du Président du Hamel, représentant le Chapitre de N. D. de Rouen. ( ibid. ) <ref name="desc"/>
1383 Hue Bécourt Noble homme, écuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Epoux d'Ameline La Prévoste, dite La Forestière, aveu au roi du 3 avril 1383 (archives nationales, chambre des comptes, côte P277/I folio 119 Inv 119)
1383 Robin (ou Robert) Faucon Ecuyer Aveu du 11 mai 1383 (archives nationales, page 307, n°401) « confessa tenir du roy nostre sire sa terre d'Oissel par un VIIIe. de fief de haubert, dont le chef est assis en la vicomté de Rouen, en la dite parroisse d'Oissel et les parroisses d'illec environ, par lui faisant hommage, et par trouvant feure à l'usage de sa chambre, et coulle de dun (duvet) pour son lit, quant il viendra en sa maison d'Oissel, et feure pour sa boulellerle, et, quant il se partira de sa dite maison d'Oissel, le dit Robert doit ravoir et garder la dicte coulte[6]. »

Robert Faucon, à cause de son fief d'Oissel, devait fournir de l'estrain (paille) pour la chambre du roi quand il venait chasser dans la forêt de Rouvray, ainsi que de la couette de dun (du duvet pour son lit) [7]

1410 Guillaume de Montpoignant - -
1419 Jehan Leprévost Noble homme, écuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 2 février 1419 (archiv.nationales,chambre des comptes,côte P277/2 folio 169 Inv 319)
1423 Robert Faucon Ecuyer -
1458 Guillaume de Bigars - -
1467 Guillard Noble homme, écuyer, sergent en la forêt de Rouvray -
1475 Colin de Gaugy Seigneur de la Roseraie, Chevallier d'honneur au Présidial de Rouen -
- Guernet Lynant Conseiller en Cour Laye, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet -
1480 Jacques Lynant Noble homme, écuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Vend et transmet à fin d'héritage ses propriétés à Jehan Vauquelin le 23 mars 1480 (Arch.dép.Seine Maritime, registres du tabellionage,année 1480/1481)
1484 Jehan Vauquelin Conseiller en Cour Laye, noble homme, escuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 26 août 1484 (Arch.nationales, chambre des comptes,côte P277/3 folio 266 Inv 407). Epoux de Colette Letellier (1450-1503).
1500 Robert de Gaugy Escuyer Fils de Colin de Gaugy, époux de Catherine de Nollent
1504 Guillaume Abaro Seigneur du fief Faucon -
1515 Jacques Vauquelin PBRE, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 30 juillet 1515 (Arch.nationales,chambre des comptes,anciens hommages aux baillis de Rouen, côte P280/1 folio 207 Inv 20)
1532 Robin Duhaze Procureur au Parlement de Rouen, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Héritier par sa mère Anne Vauquelin, aveu au roi du 1er juin 1532 (Arch.dép.Seine Maritime,chambre des comptes,aveux aux baillis de Rouen, côte IIB441,pièce n°72,ex-volume 205)
1540 Jean Despernon Sieur d'Oissel Député aux États-Généraux de Normandie par la noblesse en 1545
1545 Jean Lami Nommé vicomte de la Neuville et sénéchal d'Oissel -
1560 Guillaume Duhaze Procureur au Parlement de Rouen, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet -
1570 Pierre d'Econtes Sieur de La Chapelle -
1598 Jacques de Gaugy Sieur de Fourneau et lieutenant-général des eaux et forêts du bailliage de Rouen Fils de Robert de Gaugy, époux de Jeanne Jeanneton Primout (1540-1614), sa chambrière, dite "La pécheresse d'Oissel"
16e siècle Pierre de Launay Chevalier, seigneur d'Oissel et de Fontaine, né à Rouen -
16e siècle Henri Cleutin (1510 – 20 juin 1566) seigneur d'Oissel et de Villeparis gentilhomme de la Maison du roi, fut de 1546 à 1560 ministre plénipotentiaire de France en Écosse, puis ambassadeur de Marie Ire d'Écosse. Il tenta sans succès de réprimer la Réforme écossaise. ,
1605 Anthoine Duhaze (1574-1616) Sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Seul fils de Guillaume Duhaze, aveu au roi du 13 août 1605 (Arch.dép.Seine Maritime, chambre des comptes, aveux aux baillis de Rouen, côte IIB, pièce n°1 du n°446, ex-volume 210). Epoux de Jeanne De Gaugy (1575-1616)
1614 Jehan-Jacques de Brèvedent Sieur de Castellier et d'Oissel Epoux de Marguerite de Caradas
1614 Charles de Canouville Capitaine de cinquante hommes d'armes Epoux de Marye Gontier, dame du Castellier, et d'un fief assis en la paroisse d'Oyssel
1615 Nicolas Legentil Sieur de la Brosse -
1618 Barthélemy Sanadon Avocat en la cour du parlement de Normandie -
1619 Antoine de Gaugy Sieur de la Rosaye, écuyer verdier en la forêt de Rouvray Fils de Jacques de Gaugy, époux de Geneviève Deshaies
1623 Charles Maignard Noble homme Maistre, seigneur de Bernières, conseiller du Roy en son conseil d'État, président en sa cours du parlement de Normandie -
1628 Jacques de Tirmois Chevalier seigneur de Saint-Bonnet, conseiller du Roi en son parlement de Normandie -
1655 Robert de Brèvedent Ecuyer, seigneur et patron d'Oissel -
1659 Nicolas Touroulde Sieur d'Aptot, garde des sceaux de la chancellerie du palais à Rouen -
1663 Roger de Martinville Messire, chevalier marquis de Thionville, seigneur de Claville, Oyssel, Port-Saint-Ouen, seigneur des nobles fiefs Faucon et Montpoignant -
1670 Jean Pierre Lecamus Chevalier, seigneur de Saint-Bonnet et de La Chapelle -
1675 Pierre de Pagalde Ecuyer, sieur du Sivro -
1676 Robert de Nollent Messire, chevalier, seigneur de Maillot -
 ???? Louis de Brèvedent Ecuyer -
1678 Antoine Duhaze (1621-1685) Sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 5 septembre 1678 (Arch.dép.Seine Maritime,chambre des comptes,côte IIB441,pièce n°72,ex-volume 205).Epoux de Jeanne Caron (1635-1694).
1679 Léonor de Brèvedent Ecuyer, sieur d'Oissel -
1678 Antoine Duhaze (1655-1702) Sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 30 septembre 1686 (Arch.dép.Seine Maritime,chambre des comptes,aveux au bailly de Rouen, côte IIB441, pièce n°74, ex-volume 205).Epoux de Marie Marguerite Dieppedalle (1660-1703).
1684 Jacques Duhamel, seigneur d'Oissel (1684-1777) - -
1687 Jean-Baptiste de Pagalde Ecuyer, sieur de Pagalde -
1690 Louis Maignard Seigneur de Bautot, etc., et des fiefs de Saint-Laurent et de Livet assis en la paroisse d'Oissel, conseiller du Roy en son parlement de Normandie -
1690 François Alexandre de Cavrey Messire, escuyer, seigneur d'Asnières et Claville seigneur en partye et patron alternatif de la paroisse d'Oissel et autres lieux, conseiller du Roy en sa cour et parlement de Normandie -
1615 Pierre-Albert, baron de Launay Seigneur d'Oissel et de Fontaine, gentilhomme ordinaire de la maison du roi -
1711 Nicolas de Masselay Sieur de la Mothe mestre de la verrie d'Oissel -
1713 Nicolas Leplaquois Prieur des marchands de Rouen, syndic de la chambre de commerce de Normandie, conseiller échevin de la ville de Rouen, ancien administrateur de l'hôpital, ancien juge consul
1713 Louis Marie Duhamel (1713-1774), marquis d'Oissel, fils de Jacques et Marie Scot de Fumechon - - -
1724 François Morin Ecuyer, seigneur, haut justicier de Tourville-la-Rivière et les authels sur le Port-Saint-Ouen, seigneur et patron des paroisses d'Oissel, saint-Etienne-du-Rouvray, seigneur des fiefs, terres et seigneuries de Livet, Saint-Laurent, Faucon, du Catellier, de Fécamp, de la Chevalerie, du Gravier, Belenclos et autres fiefs dont les chefs-mois sont assis dans les paroisses d'Oissel, Saint-Etienne et s'étendent en icelles et autres paroisses -
1736 Marquis de Saint-Pierre - -
1737 Deshommets Chevalier, seigneur de Guichainville, conseiller du Roy, maitre ordinaire, en sa cour des comptes, aydes et finances de Normandie -
1737 Jean-Baptiste-Martial Guillot Ecuyer, sieur de Fourmetot -
1738 Pierre Hély Ecuyer, conseiller du Roy, président trésorier de France au bureau des finances en la généralité de Rouen Epoux de Marie-Louise Lebaillif, ménager, fait l'acquisition des fiefs d'Oissel et prend les mêmes titres que François Morin, son vendeur
1738 Raoul de Tiremois Seigneur de Sacy, conseiller en la grande chambre du parlement de Normandie Epoux de noble dame Angélique de Motteville
1739 Guillaume Jourdain Ecuyer, conseiller du Roy, auditeur en la chambre des comptes, aydes et finances de Normandie -
1743 Édouard-Pierre Scolt Chevalier, seigneur de Rois -
1745 Charles-Adrien de Gonord - Epoux de Renée Touroulde d'Aptot
1748 David Lecouteux Ecuyer, secrétaire du Roy maison et couronne de France -
1748 Antoine Lecouteux Messire, écuyer, seigneur et patron de Canteleu, président de la cour des comptes, aydes et finances de Normandie -
1756 Abdon Victor Hély d'Oissel Chevalier conseiller du Roy en la cour et parlement de Normandie -
1761 Louis-Alexandre Dambourney Secrétaire de l'académie de Rouen, savant distingué Il fit la première découverte à Oissel, en 1774, de cercueils en plâtre et en pierre, dans le terrain qui avoisine le Champ de foire et qui faisait alors partie de sa propriété.
1763 Aimé de Paul de Réneville Chevalier, seigneur, châtelain de Gouy, du Port-Saint-Ouen, etc., conseiller du Roy, maitre ordinaire en la cour des comptes, aydes et finances de Normandie, grand pannetier hérédital pour le Roi au duché de Normandie, franc juge en ses forêts, etc.. -
1764 Nicolas Midy Duperreux Ecuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison et couronne de France

176

-
1764 Aimé Laurent Thomas de Paul de Marbeuf Conseiller du Roy au parlement de Normandie, officier dans les armées royales, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis -
1780 Jean-Baptiste Duchesne Ecuyer, seigneur du Catelier, ancien capitaine des carabiniers, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis -
1781 Henri-François de Brévedent chevalier, est en 1781 seigneur d'Oissel, de Giverny et de Sahurs. -
1786 Antoine Raoul Comte Lebègue de Germiny, capitaine au colonel général des dragons -
1793 Charles-Henri Dambray - Né à Rouen en 1760, d'une famille dont plusieurs membres avaient été présidents à mortier au parlement de Normandie. M. Dambray fut, dès l'âge de 19 ans, avocat général à la cour des aides de Paris. Appelé, 10 ans plus tard, à remplir les mêmes fonctions près du parlement de la même ville, il fit preuve, dans deux causes célèbres, d'une rare éloquence et d'un immense talent.

Dès les premiers évènements de la Révolution, il se retira dans sa terre de Montigny et, à l'époque de la Terreur, Oissel lui ayant été assigné comme résidence, il y vint avec sa famille habiter une petite maison qui se trouve aujourd'hui (en 1886) en clavée dans la propriété de M. Édouard Turgis et qui a conservé le nom de pavillon Dambray. Lors de la restauration, M. Dambray fut nommé chancelier de France, garde des sceaux et président de la Chambre des pairs. Le chancelier Dambray fut un des plus beaux caractères de son époque ; il dut à sa sagesse, sa loyauté et sa haute impartialité l'affection ou au moins l'estime de ses pairs de tous les partis. Sur la fin de sa vie, il se retira dans sa terre de Montigny où il termina ses jours à l'âge de 69 ans (13 décembre 1829).

1793 Florimont Bachelet M. l'abbé Mort curé de Saint-Honoré, dont la famille habitait Oissel, passa les jours de la Terreur dans cette commune sans y être inquiété ; il fut rejoint dans sa retraite par le vénérable abbé Motte, mort curé de la métropole de Rouen.

Source : "De la vicomté de l'Eau de Rouen et de ses coutumes au XIIIe et au XIVe siècle" par Charles de Beaurepaire, 1856, imp. Herissey à Evreux, p. 35

Source : "Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie" 2e série, 6e volume, 16e volume de la collection, 1852, Derache à Paris, Didron à Paris, Hardel à Caen, Le Brument à Rouen, p. 273

Source : "Par-ci, par-là : études d'histoire et de mœurs normandes" par Georges Dubosc, Série 3, Éditeur : H. Defontaine (Rouen), Éditeur : Impr. du "Journal de Rouen" (Rouen), Date d'édition : 1922-1933, page 112"

Source : Bibliographie, référence 2.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Oissel

Les armes de la commune d'Oissel se blasonnent ainsi :
parti au 1) d’argent à la cornue du même remplie à moitié de gueules, au 2) d’azur à la gerbe d’or ; sur le tout au chef de gueules chargé d’un léopard d’or armé et lampassé d’azur.[8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1800
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1807 Michel Horcholle    
1807 1813 Jean Duteurtre    
1813 1816 Nicolas Boimard    
1816 1819 Amable Fosse    
1819 1829 Pierre-Nicolas Ruel    
1829 1839 Antoine Potel    
1839 1843 François Déhais    
1843 1848 Pierre Turgis    
1848 1860 Louis Ruel    
1860 1867 Antoine-Nicolas Potel    
1867 1885 Edouard Turgis   manufacturier à Elbeuf
1885 1892 Alexandre Potel    
1892 1907 Félix Déhais    
1907 1908 Gustave Dantan    
1908 1912 Désiré Fenot    
1912 1919 Eugène Plantrou    
1919 1929 Gustave Boimard    
1929 1944 Maurice Gautier PCF puis PUP  
1944 1970 Marcel Billard    
1970 mars 1977 Adrien Corvaisier    
mars 1977 1982 Pierre Toutain PCF  
1982 mars 2014 Thierry Foucaud PCF Sénateur depuis 1998
Vice-président du Sénat depuis 2011
mars 2014 en cours Stéphane Barré PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 395 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 340 2 380 2 584 2 794 3 113 3 192 3 201 3 607 3 482
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 589 3 685 4 181 4 211 3 951 4 015 4 080 3 948 3 855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 280 4 475 4 712 5 746 6 304 7 560 7 501 7 228 9 284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 962 9 949 10 501 11 712 11 444 11 053 11 558 11 395 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier | modifier le code]

Malgré les destructions des guerres et la modernisation nécessaire, la ville d’Oissel a su conserver de nombreuses traces de son passé. C’est d’abord en centre ville l’urbanisation qui vit le jour autour des filatures. Il est ainsi possible de retrouver les lotissements ouvriers nés autour des usines, les maisons des contremaîtres, des ingénieurs et des industriels. Il reste aussi trace des fermes ; si deux seulement sont encore en activité, les autres ont souvent été transformées en logements.

L’église d’Oissel, dédiée à saint Martin, fut fondée à l’époque mérovingienne. Mais le bâtiment fréquenté aujourd’hui par les fidèles ou par les passionnés de musique est une construction débutée au XVIe siècle, agrandie et achevée en 1871.

Vers 1250, le roi Louis IX (Saint-Louis) créa la Sergenterie d’Oissel en la paroisse de Saint-Martin en la vicomté de Rouen. La Sergenterie fut supprimée vers 1764. La Chapelle Saint-Bonnet, qui fit partie en tout temps du fief de la Sergenterie porta au fil du temps différents noms : Ferme de la Chapelle, Manoir de la Chapelle, Ferme à Dupont au début du XXe siècle. Elle a été acquise par les Papeteries de La Chapelle (aujourd'hui Otor) en 1929. Elle a été dotée d’un château d’époque relativement récente. Mais le miracle est que le colombier à pied et le puits à colonnes (bien que ce dernier fut déplacé à plusieurs reprises) sont parvenus jusqu’à nous en restant relativement intacts depuis le XVIe siècle.

Le château des Roches qui abrita Raoul Grimoin-Sanson, est une belle construction du XIXe siècle sur l'emplacement d’un château datant de Louis XIII dont il ne reste que le logement du directeur du Centre de formation Jean-L’Herminier. Dans le parc, on voit une chapelle néo-classique, bâtie par Grimoin Sanson au début du XXe siècle pour les besoins de son film, Le Comte de Griolet.

Dans le parc municipal peuvent être découverts le château de la marquise de Frondeville, dit aussi de la Perreuse, bâtisse du XVIIIe siècle, le pavillon Dambray de style Louis XVI, et la ferme normande.

Au Cercle des Loisirs, dans l’ancienne filature Dantan, peuvent être vus la machine à vapeur qui actionnait les métiers, le four l’alimentant en vapeur et la dynamo produisant l’électricité. (Machine Sabrou - 1920)

Source : site de la ville d'Oissel (voir Liens utiles)

Santé[modifier | modifier le code]

  • L'hôpital d'Oissel est l'un des établissements de soins du CHU de Rouen.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La Gare au début du XXe siècle

Oissel est desservi par les bus de TCAR et de TAE.

Les principales lignes de bus parcourant Oissel sont la ligne F3(Fast3, ancienne ligne 10) et la ligne F. La ligne F3 relie Oissel au centre-ville de Rouen en environ 60 minutes avec un bus toutes les dix minutes en moyenne. Cette ligne est placée en correspondance avec la ligne de métro Technopôle en direction de Rouen. La ligne F relie le pôle multimodale de Oissel jusqu'à la Z.I. L'Oison de la ville de Saint-Pierre-Lès-Elbeuf, en environ 45 minutes avec une fréquence d'un bus toutes les 20 minutes. Elle passe par le centre commercial de Tourville-la-Rivière.

Oissel dispose d'une gare TER du réseau TER Haute-Normandie placée en correspondance de la ligne de bus F3. Cette gare est située sur les lignes Paris-Le Havre et Rouen-Caen et propose des allers/retours à une fréquence élevée entre Rouen et Oissel.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Édition errance 1994. ISBN 2-87772-089-6
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 119
  3. "De la vicomté de l'Eau de Rouen et de ses coutumes au XIIIe et au XIVe siècle" par Charles de Beaurepaire, 1856, imp. Herissey à Evreux, p. 35
  4. a et b De la vicomté de l'Eau de Rouen et de ses coutumes au XIIIe et au XIVe siècle" par Charles de Beaurepaire, 1856, imp. Herissey à Evreux, p. 34
  5. Michel Toussaint Chrétien Duplessis, Description géographique et historique de la Haute Normandie : Le Vexin, vol. 2, Pierre-François Giffart,‎ 1740, ? p., p. 671 et 672
  6. "Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie" 2e série, 6e volume, 16e volume de la collection, 1852, Derache à Paris, Didron à Paris, Hardel à Caen, Le Brument à Rouen, p. 273
  7. "Par-ci, par-là : études d'histoire et de mœurs normandes" par Georges Dubosc, Série 3, Éditeur : H. Defontaine (Rouen), Éditeur : Impr. du "Journal de Rouen" (Rouen), Date d'édition : 1922-1933, page 112"
  8. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f76484
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. « Jumelages de la ville d'Oissel », sur ville-oissel.fr

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]