Sainte-Adresse

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Sainte-Adresse
Chapelle Notre-Dame-des-Flots
Chapelle Notre-Dame-des-Flots
Blason de Sainte-Adresse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Le Havre-6
Intercommunalité Communauté d'agglomération havraise
Maire
Mandat
Hubert Dejean de La Batie
2014-2020
Code postal 76310
Code commune 76552
Démographie
Gentilé Dionysiens
Population
municipale
7 494 hab. (2011)
Densité 3 316 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 25″ N 0° 05′ 04″ E / 49.5069444444, 0.0844444444444 ()49° 30′ 25″ Nord 0° 05′ 04″ Est / 49.5069444444, 0.0844444444444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 100 m
Superficie 2,26 km2
Localisation

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Sainte-Adresse

Sainte-Adresse est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Dionysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans l'agglomération du Havre, Sainte-Adresse est une station balnéaire sur le littoral de la Manche. La ville est enclavée entre la mer et la commune du Havre. Elle se trouve sur le plateau cauchois qui appartient à l’ensemble géologique du bassin parisien, formé à l’ère secondaire. Le sous-sol est constitué d’une grande épaisseur de craie, pouvant mesurer jusqu’à 200 mètres de profondeur[1]. Il est couvert d’une couche d’argile à silex et d’un limon fertile[2]. Ce plateau est entaillé par le vallon sec d'Ignauval qui est tapissé d’alluvions et de sédiments. Le cap de la Hève à l'ouest de Sainte-Adresse, marque l'extrémité sud de la Côte d'Albâtre et l'extrémité nord de la baie de Seine. Il culmine à 100 mètres au-dessus de la Manche. Il protège l'anse de Sainte-Adresse. Le phare de la Hève y est installé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ensemble du Nice havrais.
Vue d'ensemble du Boulevard Maritime au début du XXe siècle.
La rue de la Hève et le boulevard Albert 1er à la même époque.

L'ancien nom de la commune était Saint-Denis-Chef-de-Caux, dû à l'église Saint-Denis, près de la mairie.

Sainte-Adresse étant située au bord des falaises, les habitations gallo-romaines de cet ancien village de pêcheurs sont sûrement maintenant au fond de la Manche.

En 1415, Henri V d'Angleterre débarque avec sa flotte.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Cap-d'Antifer et de Cap-de-la-Hève[3].

En 1899 est ouvert la ligne de l'ancien tramway du Havre, qui desservira la station jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 1905, Georges Dufayel, homme d’affaires parisien, crée à Sainte-Adresse ex nihilo un lotissement balnéaire, le Nice havrais, qui est à lui seul une véritable station balnéaire. L’architecte havrais Ernest Daniel dirige les opérations. L’avenue des Régates, sur le front de mer, est conçue à l’image de la promenade des Anglais de Nice.

Pendant la Première Guerre mondiale, alors que la Belgique est presque entièrement occupée par les Allemands, Sainte-Adresse fut capitale administrative du royaume, cédée à bail au gouvernement belge pour la durée des hostilités, afin de ne pas faire de celui-ci un gouvernement en exil[4]. Ce dernier s'installa donc d'octobre 1914 à novembre 1918 dans l'« immeuble Dufayel », construit par Georges Dufayel en 1911. Il avait à sa disposition un bureau de poste, utilisant des timbres-poste belges.

Pendant la seconde Guerre mondiale, les Allemands y construisent plusieurs ouvrages de fortification du mur de l'Atlantique, pour défendre le port du Havre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sainte-Adresse

Les armes de Sainte-Adresse se blasonnent ainsi :

Écartelé, au premier et au quatrième d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable, au deuxième et au troisième de gueules à une coquille d'or, à la croix d'or, chargée en abîme d'un écusson tiercé en pal de sable, or, gueules.

L'écusson en abîme présente les couleurs de la Belgique.

Administration[modifier | modifier le code]

Maires de la Ville[modifier | modifier le code]

Dans la mairie une plaque gravée présente le tableau des maires depuis la création de la commune[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790 décembre 1792 Guillaume Liard    
décembre 1792 juin 1800 Jean-Baptiste Angammare    
juin 1800 octobre 1811 Jean-Philippe Lemaistre    
octobre 1811 1818 Charles De Labre    
1818 1827 Julien De Labre    
1827 1837 Thomas-François Paumelle    
1837 1867 François-Isidore Thieullent    
1867 1870 Jean Boulard    
1870 mai 1871 Jean Verspecke    
mais 1871 octobre 1876 Jean Boulard    
octobre 1876 janvier 1881 Jules-Amédée Alleaume    
janvier 1881 août 1886 Louis Lemaistre    
août 1886 octobre 1923 Joseph de Quérhoënt    
octobre 1923 juin 1929 Albert Dubosc Rad. ind. Député
juin 1929 janvier 1945 René Proux    
janvier 1945 mai 1945 Jules Decreton    
mai 1945   François Lebel    
juin 1995 mars 2008 Jacques Dubois Sans étiquette  
mars 2008 avril 2014 Patrice Gélard UMP Sénateur
avril 2014 en cours Hubert Dejean de La Batie UMP Consultant
Professeur d'histoire-géographie
Les données manquantes sont à compléter.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'académie de Rouen.

Sainte-Adresse compte :

  • deux écoles maternelles : école du Manoir et école maternelle Antoine Lagarde
  • une école primaire : groupe scolaire Antoine Lagarde
  • une école primaire et maternelle privée : Jeanne d'Arc
  • un collège[6]
  • un lycée polyvalent privé[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 494 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726 600 637 641 655 762 789 1 880 978
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 213 1 554 1 586 1 869 1 876 1 975 2 241 2 511 2 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 084 3 208 3 622 4 357 4 318 4 668 5 135 4 392 6 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 807 8 261 8 754 8 029 8 047 7 883 7 782 7 494 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villa de Sarah Bernhardt.
Pain de sucre.

Peinture[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Auger et Gérard Granier, Le Guide du pays de Caux, La Manufacture, Lyon, 1993 (ISBN 2737702801), p. 132.
  2. J. Ragot, M. Ragot, Guide de la nature en pays de Caux, 2005, p. 6.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 8.
  5. Fernand Poupel 1973, opus cité, p. 86-87
  6. Collège de la Hève
  7. Lycée Jeanne d'Arc
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. École de la Marine Marchande

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Morlent, Le Cap de la Hève, Éva de Vitanval ou l'Écharpe d'azur : épisode historique du village de Saint-Denis-Chef-de-Caux, 1418-1428, petite bibliothèque normande, Costey Frères, Le Havre, 1861, 292 pages
  • Alphonse Martin, Histoire de Chef de Caux et de Sainte-Adresse, L. Durand, Fécamp, 1881, 247 pages (Gallica : intégral)
  • Fernand Poupel, Sainte-Adresse, Micaux, Le Havre, 1973, 232 pages
  • Christian Sinelle, Les glissements de terrain du Nice havrais - commune de Sainte Adresse, Seine-Maritime, CNAM, 1989, 290 pages
  • Frédéric Legoy, La présence belge au Havre et à Sainte-Adresse de 1914 à 1920, volume 56 de Cahiers havrais de recherche historique, Centre Havrais de Recherche Historique, 1997, 144 pages
  • Stéphanie Rosset de Quercize, Sainte-Adresse, mémoire en images, éd. Alan Sutton, 2001 (ISBN 2-84253-640-1)
  • Laurence Abensur-Hazan, Auberges et Hôtels de Normandie Du Havre à Deauville, éd. Alan Sutton, 2009 (ISBN 978-2-8138-0011-4)

Vidéo[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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