Estonie

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République d'Estonie

Eesti Vabariik (et)

Drapeau
Drapeau de l'Estonie.
Blason
Armoiries de l'Estonie.
Description de l'image  EU-Estonia.svg.
Hymne national Mu isamaa, mu õnn ja rõõm
Administration
Forme de l'État République parlementaire
Président de la République Toomas Hendrik Ilves
Président du Parlement Eiki Nestor
Premier ministre Taavi Rõivas[1]
Langues officielles Estonien
Capitale Tallinn

59° 26′ N 24° 45′ E / 59.433, 24.75 ()

Géographie
Plus grande ville Tallinn, Tartu, Narva, Kohtla-Järve, Pärnu
Superficie totale 43 698 km2
(classé 130e)
Superficie en eau 4,56 %
Fuseau horaire UTC +2 ; heure d’été : UTC+3
Histoire
Indépendance de l'URSS
Date 20 août 1991
Démographie
Gentilé Estoniens, Estoniennes
Population totale (1er janvier 2013) 1 286 479[2] hab.
(classé 149e)
Densité 31 hab./km2
Économie
IDH (2010) en augmentation 0,883 (élevé) (40e)
Monnaie Euro (EUR​)
Divers
Code ISO 3166-1 EST, EE​
Domaine Internet .ee
Indicatif téléphonique +372
Organisations internationales ONU : 17 septembre 1991
UE : 1er mai 2004

L’Estonie (Esthonie forme ancienne), en forme longue la République d’Estonie, en estonien Eesti et Eesti Vabariik, est un pays d’Europe du Nord, situé sur la rive orientale de la mer Baltique et méridionale du golfe de Finlande. Le pays est bordé au nord par la Finlande, à l’ouest par la Suède, au sud par la Lettonie et à l’est par la Russie. Ce pays est généralement regroupé avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble géopolitique appelé pays baltes. Toutefois, depuis son retour à l’indépendance en 1991, l’Estonie cherche à se rapprocher des pays nordiques. L’Estonie fait partie de l’Union européenne depuis le et a intégré la zone euro le . Elle est membre de l’OTAN depuis le .

L’Estonie est un des trois pays baltes mais la langue utilisée se rattache à une branche complètement distincte de celles parlées en Lituanie et en Lettonie : l’estonien est une langue fennique, comme celles parlées en Finlande ou en Carélie (Russie), les langues fenniques font partie de la famille finno-ougrienne qui inclut les langues sames (Laponie linguistique).

Après avoir retrouvé son indépendance en 1991, le pays, qui a opté pour un régime économique libéral, a connu une forte croissance économique grâce à une reconversion réussie de son industrie et la mise en place d’infrastructures modernes. L’Estonie est entrée violemment en récession lors de la crise économique de 2008-2010 avec notamment un taux de chômage supérieur à 14 %. Le gouvernement se fixe comme priorité de réduire l’inflation et de maîtriser les finances publiques. Le pays a, depuis 2009, le plus faible taux d’endettement public de l’Union européenne[3], remplit les critères de convergence et intègre la zone euro le 1er janvier 2011.

L’Estonie est aussi membre de l’ONU, de l’OMC, du conseil de l'Europe,de l'OTAN, du Conseil des États de la mer Baltique ou encore de l’OCDE depuis 2010. Le pays est aussi observateur du Conseil nordique et de l’Organisation internationale de la francophonie depuis octobre 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Estonie.
La confédération de Livonie en 1260.
Déclaration d'indépendance à Pärnu le 23 février 1918.

À l'issue de la dernière ère glaciaire, les premiers occupants à pénétrer sur le territoire estonien sont des populations nomades qui arrivent vers 8 500 av. J.-C. Selon la théorie la plus répandue, le peuple finno-ougrien, dont descend la majorité des estoniens contemporains, arrive dans la région vers le 4e millénaire avant J.-C. en introduisant la céramique à peigne commune à plusieurs peuples rattachés à la même famille linguistique.

Au début du XIIIe siècle les rives sud de la mer Baltique constituent une des dernières contrées païennes d'Europe. Les croisades baltes (1200-1227), menées sur le territoire par un ordre de soldats templiers allemand, les chevaliers porte-glaive, réalisent la conquête du pays dont les habitants sont convertis à la foi chrétienne. Un État dominé conjointement par des princes-évêques et l'ordre des moines soldats, recouvrant à la fois le territoire de l'Estonie et de la Lettonie moderne, se met en place avec deux classes de population bien distinctes : d'une part une minorité d'origine allemande qui constitue l'élite politique, militaire, religieuse, intellectuelle et qui monopolise le commerce et la propriété foncière, d'autre part les paysans, finno-ougriens sur le territoire estonien, dont le statut va se dégrader au fil des siècles. Cette division perdure plus ou moins jusqu'en 1917. Entre 1418 et 1562, la région forme la Confédération livonienne. Au début du XVIe siècle le pays, touché par la Réforme, opte pour le luthéranisme. Il est le théâtre de conflits qui l'opposent à des voisins de plus en plus puissants : la Russie, la Lituanie, la République des Deux Nations et la Suède. Finalement cette dernière annexe la région en 1595. Initialement, les souverains suédois ne remettent pas en cause la suprématie de la noblesse balte d'origine germanique descendante des chevaliers porte-glaives. Cette politique change avec Charles XI mais les tentatives de réformes sont interrompues par la défaite de la Suède face à la Russie au cours de la Grande Guerre du Nord. À compter de 1710 le territoire estonien devient pour deux siècles une région de l'Empire russe.

Article détaillé : Gouvernement d'Estland.

Au XVIIIe siècle la noblesse foncière germanophone, à qui les dirigeants russes laissent une grande autonomie, maintient les paysans finno-ougriens dans le servage. Celui-ci n'est aboli qu'au début du siècle suivant en partie sous la pression du pouvoir russe, en partie grâce à quelques germanophones éclairés. Certains de ces derniers, qualifiés d'estophiles, s'intéressent à la langue, la culture et l'histoire des autochtones. Des intellectuels membres de la classe moyenne estonienne, qui commence à se former à cette époque, vont prendre le relais en faisant un travail de collecte de la mémoire populaire et en affinant la langue permettant l'apparition des premiers périodiques et ouvrages de fiction en estonien. À la fin du siècle la langue estonienne, dopée par une tentative de russification, commence à se substituer à l'allemand comme langue véhiculaire. En parallèle la proportion de paysans propriétaires s'accroît fortement. Au début du XXe siècle apparaissent les premiers partis politiques estoniens dont les revendications se cantonnent à une autonomie limitée et à l'égalité de statut avec les germanophones qui conservent une grande partie des pouvoirs.

En 1920, à l'issue de la Première Guerre mondiale, qui a déclenché l'effondrement de l'Empire russe, l'Estonie acquiert, comme ses voisins baltes, son indépendance après une courte guerre contre l'Armée rouge. Les terres agricoles encore détenues par la noblesse germanophone sont redistribuées aux paysans et un régime parlementaire s'installe. Celui-ci, menacé durant la Grande Dépression par la montée d'un mouvement populiste, se transforme en 1934 en régime semi-autoritaire. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les clauses secrètes du Pacte germano-soviétique, signé en 1939 par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, permettent à cette dernière d'occuper l'Estonie. Le pays est ravagé par son occupant. Les élites germanophones quittent en masse le pays pour répondre à l'appel des autorités nazies. Lorsque l'Allemagne déclare la guerre à l'Union soviétique, l'Estonie est envahie rapidement par les Allemands, puis reconquise par l'Armée rouge en 1944. Une partie de la population fuit alors l'occupant par crainte de représailles et quitte définitivement le pays. L'Estonie, malgré une longue résistance clandestine d'une partie de ses habitants, est transformée en une république socialiste intégrée dans l'URSS. La société estonienne et son économie sont profondément transformées par l'envahisseur. De nombreuses industries sont installées et l'agriculture est nationalisée. Une forte minorité russe s'installe pour fournir des bras à ces nouvelles activités. L'éclatement de l'Union soviétique en 1991 permet à l'Estonie de retrouver son indépendance à l'issue d'un processus pacifique. Le nouvel État se transforme rapidement grâce à une forte croissance de l'économie et la mise en place d'institutions politiques et économiques de type libéral. Soucieuse de conserver son indépendance face à un voisin russe qui accepte mal le nouvel ordre des choses, l'Estonie adhère à l'OTAN et intègre l'Union européenne en 2004.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Estonie.
Le président Toomas Hendrik Ilves et George W. Bush en Estonie en 2006

L'Estonie est une démocratie parlementaire depuis le rétablissement de l'indépendance en 1991.

Le mandat du Président de la République est de 5 ans. Il est élu au premier tour de scrutin par le Riigikogu (parlement) s'il obtient la majorité des deux tiers, et au second tour, si nécessaire, par un collège électoral composé des 101 députés du Riigikogu et d'un nombre d'élus locaux défini à chaque nouvelle élection. Son principal pouvoir est de nommer le Premier ministre qui doit obtenir la confiance du Riigikogu.

Élu pour la première fois en 2006, le président Toomas Hendrik Ilves a été réélu en août 2011[4]. Taavi Rõivas occupe la fonction de premier ministre depuis mars 2014.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Riigikogu.
Composition du Riigikogu en mars 2011

Le Riigikogu est le nom estonien du parlement monocaméral de l'Estonie. Il comprend 101 députés, élus tous les quatre ans. L'Estonie étant une république parlementaire, le Riigikogu est le principal acteur du pouvoir estonien.

Riigi- vient de l'allemand Reich (État) et -kogu vient d'assemblée en estonien.

Les premières élections eurent lieu en 1920. Jusqu'en 1938, 5 autres élections se déroulèrent sur la base de trois constitutions différentes. Depuis 1922, les sessions du Riigikogu ont lieu dans le château de Toompea où une aile a été reconstruite pour devenir le bâtiment du parlement. En 1992, après 50 ans d'occupation soviétique, de nouvelles élections eurent lieu selon la nouvelle constitution adoptée durant l'été 1992.

Quatre partis politiques sont actuellement représentés au Riigikogu depuis les élections de 2011 et ont donc dépassé le seuil d'éligibilité de 5 %[5].

Le Riigikogu est entièrement équipé de matériel de vote informatique, les résultats sont transmis via internet et donc directement accessibles aux citoyens.

Son président actuel est Eiki Nestor du Parti social-démocrate (qui remplace Ene Ergma de l'Union Pro Patria et Res Publica en mars 2014).

Relations avec l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Comtés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comtés d'Estonie.
Carte des différentes régions administratives de l'Estonie.

L'Estonie comprend 15 régions administratives, appelées maakonnad (au singulier maakond) — le -maa signifie pays ou plus précisément terre :

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes d'Estonie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Estonie.

D'une superficie (45 227 km2) proche de celle des Pays-Bas (celle définie par le traité de paix de Tartu en 1920 était de 47 549 km2), l'Estonie est le plus septentrional des pays baltes, largement ouvert à l'ouest sur la mer Baltique, au nord sur le golfe de Finlande (3 794 km de côtes), bordé à l'est par la Russie (frontière de 294 km) et au sud par la Lettonie (frontière de 339 km). La côte estonienne est essentiellement rocheuse.

10 % du territoire est composé d'un archipel de plus de 1 500 petites îles situées dans la Baltique dont les deux plus grandes sont Hiiumaa (989 km2) et Saaremaa (2 673 km2).

La distance de Tallinn à Helsinki n'est que de 85 km alors qu'il faut 307 km pour aller à Rīga, 395 km pour rejoindre Saint-Pétersbourg et 405 km pour Stockholm.

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Relief[modifier | modifier le code]

L'Estonie est un pays de terres basses marécageuses. Des inondations ont régulièrement lieu au printemps. Le pays compte peu de cultures agricoles permanentes[7]. 48 % du pays est constitué de bois et de forêts, la taïga, et 13 % de marais à tourbe. L'Estonie compte également plus de 1 400 lacs. Le relief de l'Estonie est caractérisé par une altimétrie assez faible et un grand nombre de lacs et environ 150 rivières. Le point culminant est le Suur Munamagi, situé au sud-est du pays.

Le lac Peïpous est le quatrième plus grand lac d'Europe après les lacs Ladoga et Onega en Russie et le Vänern en Suède. Il ressemble à une véritable mer intérieure du point de vue de sa superficie et sert de frontière à l'Est avec la Russie. Il est gelé en hiver pendant 4 mois et est navigable pendant les 8 autres mois de l'année. À l'inverse, l'été avec les longues journées ensoleillées estoniennes, le lac est propice à la baignade et de nombreux Estoniens et Finlandais sont attirés par les plages de dunes sur son côté nord. Il présente même de nombreux campings gratuits, mode d'hébergement favori dans les pays nordiques. Le reste du lac est par contre davantage composé de marécages.

Climat[modifier | modifier le code]

Grâce au courant Nord-Atlantique chaud, toute l'Europe du Nord (dont l'Estonie) jouit d'un climat considérablement plus doux que, par exemple, les mêmes latitudes en Amérique du Nord. La mer Baltique cause de grandes différences de climat entre les zones côtières et continentales.

Le climat est caractérisé par un hiver plutôt froid, un printemps doux et un peu pluvieux, un été relativement chaud et un long et doux automne (température moyenne en juillet +16 °C ; température moyenne en février -9 °C). Les premières neiges apparaissent vers novembre. La température peut descendre en dessous de -20 °C l'hiver. Le mois le plus sec est le mois de mars avec en moyenne 24 mm alors que la pluviométrie est la plus élevée au mois de juin avec une moyenne de 127 mm.

Comme dans les autres pays nordiques, la latitude élevée de l'Estonie engendre une importante différence de lumière de jour entre l'hiver et l'été.

Les journées sont plus courtes au solstice d'hiver :

  • Tallinn (au nord): 6 heures et 2 minutes de jour / 17 heures et 58 minutes de nuit ;
  • Valga (sud): 6 heures et 39 minutes de jour / 17 heures et 21 minutes de nuit ;

À l'inverse, les journées sont plus longues au solstice d'été ;

  • Tallinn: 18 heures et 40 minutes de jour / 5 heures et 20 minutes de nuit crépusculaire ;
  • Valga: 18 heures et 10 minutes de jour / 5 heures et 50 minutes de nuit crépusculaire.

Le nombre annuel d'heures ensoleillées varie entre 1 600 et 1 900, ce nombre étant plus élevé sur la côte et les îles et plus faible à l'intérieur du pays. Cela correspond à moins de la moitié de la quantité maximale de soleil possible.

Écologie[modifier | modifier le code]

Les Estoniens, comme les autres populations nordiques, sont très proches de la nature et soucieux de la préservation de l'environnement. L'Estonie pratique le libre droit d'accès à la nature comme la Finlande. Le camping sauvage est autorisé partout hors des villes et des endroits qui mentionnent une interdiction spécifique.

Une initiative de dépollution « à l'estonienne » de grande ampleur a été mise en place en 2008 sur tout le pays. Les zones polluées par de nombreux déchets ainsi que les décharges sauvages ont été localisées par images satellite et par des citoyens qui renseignaient une base de données. Les coordonnées GPS de chaque endroit ont ensuite été communiquées aux participants qui pouvaient localiser les zones proches de chez eux et y intervenir pour s'occuper des déchets. Plusieurs dizaines de milliers d'Estoniens ont participé à ce projet. Cette expérience fut accompagnée d'une vaste campagne de sensibilisation. 80 % des déchets collectés par les bénévoles ont été recyclés[8].

Paysage estonien - Parc national de Lahemaa

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Estonie.
Taux de croissance annuel en Estonie (2000-2010)

En 2005, le PIB/habitant était de 9 733 euros, le PIB en standard de pouvoir d'achat (SPA) par habitant de 13 400 euros et le taux d'inflation de 4,1 % (2005). En juillet 2006, le taux de chômage était de 4,2 %.

L'Estonie se trouve dans une région d'Europe à fort potentiel économique, autour de la mer Baltique. Ces dernières années, elle a connu une croissance rapide (8,1 % en 2004, de 10,5 % en 2005 et de 11,4 % en 2006, selon Eurostat). Elle appartient, depuis 2001, au premier groupe des pays à fort niveau de développement humain (46e rang sur 174).

L’une des plus libérales d'Europe du Nord, l’économie estonienne exporte machines-outils, équipements électriques et électroniques (comme les pièces de téléphonie mobile), logiciels et services liées aux NTIC, bois et produits textiles.

Microsoft Skype est une entreprise qui commercialise son logiciel propriétaire et le service lié de voix sur IP (VoIP) développé par les programmeurs Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallinn pour les entrepreneurs Niklas Zennström et Janus Friis. Les trois Estoniens étaient déjà à l'origine du logiciel Kazaa.

L'Estonie est régulièrement citée comme modèle dans l'adoption des technologies de l'information et des télécommunications. Anneli Kavald, chargée de mission à l’Institut estonien en France, établit sur ce point une comparaison d'ordre culturel avec la France : « les Estoniens sont beaucoup plus réceptifs en matière de NTIC que les Français, qui, habitués au Minitel, ont parfois eu du mal à passer à autre chose. Et puis les Estoniens sont partis de zéro et cela leur a permis d’acquérir à une vitesse supérieure tout ce qu’il y avait à acquérir en matière de connaissances, même au niveau d’un simple utilisateur. Nous sommes très branchés mais sans forcément nous en rendre compte car, pour nous, il s’agit d’une norme. Nous nous plaignons parfois quand nous voyageons car, ailleurs, ces services ne sont pas obligatoirement disponibles. »[9].

L’économie de ce petit pays, très dépendante sur le plan financier des banques suédoises, s’est révélée très fragile. La crise financière de 2008 a provoqué une débâcle dans ce petit pays baltique qui avait formé sa propre bulle immobilière : entre juin 2008 et juin 2009, le chômage a doublé, le PIB a reculé de 15 %, la production industrielle de 34 %. Le gouvernement tente de renverser la situation essentiellement par des coupes budgétaires[10] afin de pouvoir remplir les conditions d'entrée dans la zone euro dès 2011[11]. On attend pour 2009 une contraction du PIB comprise entre -14 % et -15 % tandis que le pays connaît désormais la déflation qui a atteint - 0,1 % en 2009.

Le pays renoue avec la croissance à partir de 2010, et le gouvernement estime que l'Estonie retrouvera le niveau de PNB d'avant la crise économique à horizon 2015[12]. Quant au taux de chômage, il s’élève en décembre 2011 à 11,7 %[13] contre à 15,2 % en janvier 2010[14], selon Eurostat.

Vue de Tallinn - Quartier moderne avec ses gratte-ciels à gauche et la ville historique à droite

Monnaie[modifier | modifier le code]

Couronnes estoniennes

À l'issue de la Première Guerre mondiale, plusieurs monnaies circulaient en Estonie, dont le mark allemand et le rouble soviétique. Elles furent remplacées en 1918 par le mark estonien, a parité avec le mark allemand. Après plusieurs dévaluations, celui-ci fut remplacé le 1er janvier 1928 par la couronne estonienne au taux de 1 couronne pour 100 marks. Cette première couronne estonienne fut à nouveau dévaluée en 1933 lors de la crise économique.

À la suite de l'invasion soviétique de 1940, la couronne estonienne se trouva remplacée par le rouble soviétique au taux de 1 rouble pour 0,8 couronne.

Après l'indépendance, une nouvelle couronne estonienne (eesti kroon ; abréviation internationale EEK), fut introduite en juin 1992 à parité fixe avec le mark allemand (1 DEM = 8 EEK). Cette nouvelle monnaie rejoint le mécanisme de taux de change européen II (MCE II) le , en vue d'une adoption de l'euro initialement prévue en janvier 2007 (1 euro = 15,6466 EEK, ± 15 %). Mais une inflation trop importante (environ 4 % sur 12 mois) retarde le passage à l'euro jusqu'à 2011.

Depuis le , la monnaie nationale est l'euro, avec une parité fixe de 1 EUR = 15.6466 EEK.

Transports[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Estonie.
Pyramides des âges
Évolution de la démographie entre 1970 et 2010 (chiffre de la "Statistics Estonia", 2010).

En 2010, la population de l'Estonie se monte à 1 340 194 habitants, contre 1 372 071 en 2000[15]. La démographie est marquée par une perte sensible de population depuis la fin des années 1990 (-4,9/1000 en 1998 ; -3,8/1000 en 1999), en raison du départ d'une partie de la population, comme dans les autres pays baltiques, mais surtout d'un indice de fécondité faible (1,37 enfant par femme en 2000 et 1,64 en 2010[16]).

Les principales villes sont : Tallinn (400 378 habitants), Tartu (101 169 habitants), Narva (74 572 habitants), Pärnu (51 927 habitants).

Les minorités en Estonie[modifier | modifier le code]

La situation actuelle[modifier | modifier le code]

Les Russes représentent la minorité la plus importante d'Estonie (environ 350 000 personnes) et la plus ancienne. Elle est loin d'être homogène car elle est constituée de plusieurs sous-groupes dont l'arrivée sur le sol estonien est échelonnée dans le temps.

Tout au long de l'histoire de l'Estonie, des Russes se sont installés dans les villes pour occuper des métiers d'artisans et de commerçants : environ 40 000 Russes étaient présents ou sont descendants de Russes présents avant l'invasion soviétique de 1939. Parmi ceux-ci, les vieux-croyants forment une communauté d'environ 15 000 personnes qui, attachée à un rite ancien de l'Église orthodoxe, a été pourchassée par Ivan le Terrible et s'est installée au XVIIe siècle sur les rives du lac Peïpous. Le reste de la communauté s'est installé durant la période soviétique pour occuper les emplois générés par la construction en Estonie d'importants complexes industriels. Cette partie de la communauté russe, qui représente environ 20 % de la population et qui est de plus fortement concentrée dans les villes industrielles du nord-est (Narva) et dans la capitale, est généralement mal intégrée. Peu parlent l'estonien et, vivant en communauté fermée, ils ont peu de contacts avec les Estoniens qui ne cherchent de toute façon pas à les fréquenter. Malgré tout, 70 000 ont opté depuis l'indépendance pour la nationalité estonienne après avoir passé avec succès un examen linguistique et culturel tandis que 100 000, souvent âgés, choisissaient la nationalité russe. Environ 170 000 russophones n'ont pas voulu trancher et sont aujourd'hui apatrides puisque leur pays d'origine, l'Union soviétique, a depuis disparu[17]. Peu à peu, une partie de cette minorité russe quitte le pays[18].

D'autres minorités sont présentes : Biélorusses, Ukrainiens, Setus, juifs[19].

Les minorités disparues ou en voie de disparition[modifier | modifier le code]

Certaines minorités ont disparu ou sont en voie de disparition : juifs, allemands, ingriens, suédois.

Article détaillé : Suédois d'Estonie.

Les Suédois d'Estonie (suédois : Estlandssvenskar) sont les populations de langue suédoise qui se sont installées en Estonie, notamment pendant la période de colonisation du pays par la Suède (1561 - 1721). Comme du côté finlandais, ils résidaient principalement dans les îles du golfe de Riga (notamment Hiiumaa, Ruhnu, Naissaar et Vormsi) et sur les côtes ouest et nord du pays. La communauté suédoise, installée dans ces lieux depuis le XIIIe siècle et qui comptait alors 7 000 membres a quitté le pays durant la Seconde Guerre mondiale. Il ne reste aujourd'hui que quelques centaines de Suédois d'Estonie.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de l'Estonie.
Culture urbaine - Graffiti à Tallinn

De tout temps, l'Estonie s'est trouvée dans la sphère de culture européenne. Tallinn (Reval à l'époque) était, au Moyen Âge, la ville la plus orientale de la ligue hanséatique.

Forte des diverses cultures qui se sont côtoyées et succédé du fait des occupations successives, l'Estonie s'est forgé une culture particulière faite de tolérance et de respect envers l'étranger, quels que soient son pays ou sa culture. L'Estonie compte de nombreuses minorités : les Russes représentent 25,7 % de la population. Viennent ensuite les Ukrainiens : 2,1 % de la population ; 1,2 % de la population est biélorusse et 0,8 % finnoise... L'importance de la population russophone vient naturellement de l'occupation soviétique et de l'industrialisation forcenée dont l'Estonie avait fait l'objet à l'époque.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature estonienne.
Extrait du premier film estonien, 1914 - Cliquer en bas de l'image pour lire la vidéo.

L'estonien n'est pas une langue indo-européenne mais finno-ougrienne de même que le finnois et le hongrois. L’estonien littéraire naît tardivement, entre les XVIe et XVIIe siècle. Elle est surtout utilisée par des pasteurs allemands pour transmettre la littérature religieuse. Le plus ancien livre en estonien est le catéchisme de Wanradt et Köll, publié en 1535 à Wittenberg. On remarquera que c'est la Réforme qui est à l'origine de ce livre.

Le XVIIIe siècle voit la naissance de la littérature nationale, et la langue écrite se répand par les almanachs et journaux, colportés jusqu’au fond des campagnes. La littérature est alors composée de récits imités d’œuvres allemandes. À partir de 1820, Kristjan Jaak Peterson est à l’origine de la poésie estonienne moderne. Dans les années 1850, à la suite des mouvements nationaux et romantiques, la littérature connaît un véritable essor, avec notamment la redécouverte du folklore national et la rédaction de l’épopée nationale, le Kalevipoeg, composée par Friedrich Reinhold Kreutzwald, publiée entre 1857 et 1861 (voir L'Homme de Bois et la Femme d'Écorce, un conte typiquement estonien) dans les publications de la Société savante estonienne. L'édition populaire a été publiée en 1862 en Finlande. À cette période, entre 1860 et 1885, la nation estonienne prend conscience d’elle-même, et la littérature se développe rapidement. La poésie est un genre particulièrement vivace (et le reste aujourd’hui), symbolisée à cette époque par l’une des grandes poétesses de ce pays, Lydia Koidula. Comme dans le reste de l’Europe, la fin du XIXe siècle voit le développement d’une littérature réaliste, en particulier avec Eduard Vilde.

Eduard Vilde (1911)

Peu après, la littérature s’ouvre de plus en plus aux courants occidentaux, avec le groupe des « Jeunes Estoniens ». C’est dans ce contexte qu’émerge l’une des figures estoniennes les plus connues à l’étranger, celle de la poétesse Marie Under. Les années vingt voient le retour du réalisme, avec Anton Hansen Tammsaare. La période de l’entre-deux-guerres, celle de l’indépendance, contraste fortement avec la suivante, celle de l’exil pour les uns, de la déportation en Sibérie pour les autres. La littérature estonienne en exil demeure très vivace, pour preuve les 2 600 volumes en estonien qui sont parus entre 1945 et nos jours. En Estonie devenue soviétique, la littérature « bourgeoise » est brûlée, interdite, censurée, etc. Un certain renouveau se déclare après la mort de Staline, avec les débuts de grands auteurs comme Viivi Luik et Jaan Kaplinski, mais surtout le monument vivant Jaan Kross qui est publié chez Robert Laffont. Il est l'auteur notamment du Fou du Tzar (1978), prix du meilleur livre étranger 1989. « Ses romans, aujourd'hui traduits en de nombreuses langues, font revivre pour la plupart des figures importantes de l'Histoire estonienne ou des Estoniens ayant atteint dans leur domaine une certaine notoriété internationale »[20] comme le baron balte Timotheus von Bock du Fou du Tzar.

Une fois le retour de l’indépendance, l’Estonie libre retrouve une belle vitalité littéraire, marquée par l’émergence de nombreux jeunes auteurs, comme Tõnu Õnnepalu, en particulier grâce aux généreuses subventions de la Fondation pour la culture.

La romancière Sofi Oksanen, finlandaise par son père, estonienne par sa mère, née en Finlande en 1977, consacre son roman Purge (en finnois : Puhdistus) à l'Estonie. Il se déroule entre 1939 et 1992 et évoque les difficiles années nazies puis communistes, avant l'indépendance[21].

Musique, arts du spectacle[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Musique estonienne et Cinéma estonien.

La musique est indissociable de la culture nationale, les Estoniens n'ont-ils pas été qualifiés de « Peuple chantant » ? Le premier festival pan-estonien de chant a eu lieu en 1869 à Tartu, où près de mille chanteurs et musiciens venus de tout le pays furent réunis. Aujourd'hui cette fête rassemble trente mille chanteurs et musiciens devant un public de 200 000 personnes. Ces traditions ont inspiré en 1988 la « Révolution chantante », c'est en chantant que l'Estonie s'est libérée du joug soviétique. En 2001, l'Estonie a remporté le concours de l'Eurovision.

Il existe deux grands théâtres en Estonie : le théâtre Estonia à Tallinn fondé en 1865, le théâtre Vanemuine à Tartu fondé en 1883. Tous les registres y sont abordés.

L'Estonie a certainement le plus faible taux d'audience cinématographique au monde[réf. nécessaire] mais elle est très productive surtout en ce qui concerne les films d'animation et documentaires. Un festival est proposé chaque été, consacré au film anthropologique à Pärnu et en hiver c'est à Tallinn que se déroule le « Festival de cinéma des nuits noires ».

Sports[modifier | modifier le code]

Le cycliste Jaan Kirsipuu a été vainqueur de nombreuses étapes du Tour de France. À Sydney, la médaille d'or du décathlon a été remportée par Erki Nool, natif de Võru. À Pékin, c'est le discobole Gerd Kanter déjà champion du Monde à Osaka en 2007, qui décroche l'or olympique. Il succède à Erki Nool, sacré en 2000 à Sydney et à Jaak Uudmae — Estonien sautant pour l'URSS — vainqueur du triple saut en 1980 lors des Jeux de Moscou. Dans les sports d'hiver, les athlètes estoniens sont très productifs (une médaille d'or, une d'argent et une de bronze aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 (se plaçant devant la Suède et le Royaume-Uni) et 3 médailles d'or aux Jeux olympiques de Turin en 2006. À noter que le champion d'échecs Paul Keres (1916-1975), au top de l'élite dans les années 1930-1960, était estonien et a concouru pour le pays, puis pour l'URSS. Il a même eu droit à son effigie sur le billet de banque de 5 couronnes[22]. En rallye, Markko Märtin a remporté plusieurs épreuves au volant de la Ford Focus WRC puis de la Peugeot 307 en 2003, 2004 et 2005. Enfin, la joueuse de tennis Kaia Kanepi est devenue ces deux dernières années l'une des athlètes les plus populaires de son pays en intégrant le top 20 du classement WTA en 2010, après avoir notamment atteint les quarts de finale à Wimbledon et à l'US Open de tennis.

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Uusaasta
24 février Fête nationale iseseisvuspäev, Eesti Vabariigi aastapäev commémoration de l'indépendance de 1918
variable Vendredi saint suur reede
variable Pâques
1er mai Fête du travail kevadpüha
variable Pentecôte nelipühad
23 juin Jour de la Victoire võidupüha
24 juin fête de saint Jean jaanipäev
20 août Jour du rétablissement de l'indépendance taasiseseisvumispäev
25 décembre Noël esimene jõulupüha
26 décembre Saint-Étienne teine jõulupüha en calendrier populaire tabanipäev ou tehvanipäev - jour d'Étienne
Fêtes non fériées
Date Nom français Nom local Remarques
6 janvier Épiphanie kolmekuningapäev
2 février Anniversaire du traité de paix de Tartu Tartu rahulepingu aastapäev
14 mars Jour de la langue maternelle emakeelepäev
2e dimanche de mai Jour des Mères emadepäev
14 juin Jour du Souvenir leinapäev
2 novembre Jour des Défunts hingedepäev
2e dimanche de novembre Jour des Pères isadepäev

Capacités militaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forces armées estoniennes.
Les Forces estoniennes à Bagdad

L'armée estonienne est de constitution récente. En 2011, 1,9 % du PNB est consacré à la défense, soit un budget de la défense de 280 millions d'euros[23]. Ayant adopté une attitude prudente face à la Russie, l'Estonie compte sur l'OTAN pour protéger son espace aérien et sur l'Union européenne en cas de crise internationale. Elle participe à plusieurs missions à l'étranger sous le commandement des Nations unies ou de l'OTAN. Les forces estoniennes sont présentes en Afghanistan et un contingent est impliqué dans la guerre en Irak. Les forces estoniennes font partie de la KFOR au Kosovo et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban renforcée. L'armée de l'air possédant plusieurs hélicoptères et avions légers de transport ainsi qu'une centaine de batteries anti-aériennes, son réseau radar est relié à celui de l'OTAN.

Les forces militaires de l'Estonie ont introduit une nouvelle formation basée sur la cyberguerre et la défense des infrastructures électroniques et infrastructures essentielles de la république d'Estonie. Actuellement, la principale organisation de cyber-défense estonienne est le CERT (Computer Emergency Response Team of Estonia), créée en 2006, comme organisation responsable de la gestion des incidents de sécurité dans des réseaux informatiques estoniens. Son but est de réduire le plus possible les dommages liés aux incidents de sécurité en répondant efficacement aux nouvelles menaces. L'Estonie a connu une série de cyber-attaques qui ont commencé le 27 avril 2007. Les dirigeants estoniens attribuent ces attaques aux autorités russes, lesquelles démentent[24]. Le 25 juin 2007, le président estonien Toomas Hendrik Ilves a rencontré le président des États-Unis, George W. Bush[25]. Parmi les sujets abordés, il y avait notamment les attaques sur l'infrastructure électronique estonienne. Ces attaques ont provoqué, dans un certain nombre d'organisations militaires mondiales, une reconsidération de l'importance de la sécurité de réseau dans la doctrine militaire moderne. Le 14 juin 2007, les ministres de la Défense de l'OTAN ont tenu une réunion à Bruxelles, publiant un communiqué sur une action immédiate commune. Cette action permit de mettre fin aux attaques à l'automne 2007. L'OTAN s'apprête à mettre en place en Estonie son futur centre cybernétique de défense, les Estoniens formeront ainsi les spécialistes du cyber-terrorisme, du cyber-espionnage[26] et de la cyber-défense pour les forces de l'alliance atlantique.

Codes[modifier | modifier le code]

L'Estonie a pour codes :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Métropolite Stéphanos de Tallinn et de toute l'Estonie et Jean-François Jolivalt, La véritable histoire des Orthodoxes d'Estonie, L'Harmattan,‎ 2012, 374 p. (ISBN 9782336-006260)
  • Jean-Pierre Minaudier, Histoire de l'Estonie et de la nation estonienne, L'Harmattan, 2007, 406 p.  (ISBN 978-2296046733)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/14/plus-jeune-premier-ministre-union-europeenne-34-ans-estonie_n_4963829.html
  2. http://www.stat.ee/main-indicators
  3. (fr) « Dettes et déficits publics dans l’Union européenne », La Croix,‎ 25 mai 2010
  4. (fr) « Le président Toomas Ilves réélu sans difficulté en Estonie », La Tribune,‎ 29 août 2011
  5. (fr) « Élections en Estonie: confortable victoire de la coalition au pouvoir », L'Express,‎ 6 mars 2011
  6. 2007/801/CE Décision du Conseil du 6 décembre 2007 sur l'application de la totalité des dispositions de l'acquis de Schengen à la République tchèque, à la République d'Estonie, à la République de Lettonie, à la République de Lituanie, à la République de Hongrie, à la République de Malte, à la République de Pologne, à la République de Slovénie et à la République slovaque ([PDF] EU L 323 du 8.12.2007)
  7. (fr) « Géographie de l'Estonie », Site cartage.org.lb (consulté le 28 janvier 2011)
  8. Nicolas Blain, « World Clean Up 2013 : « nettoyons la planète en un jour » ! - See more at: http://www.courantpositif.fr/world-clean-up-2013-nettoyons-la-planete-en-un-jour/#sthash.qAMNyR4T.dpuf », sur courantpositif.fr,‎ 6 septembre 2013 (consulté le 7 septembre 2013).
  9. http://www.europeplusnet.info/article189.html L'Estonie, terre sainte du High-Tech
  10. Yves Eudes, « Les Estoniens sont durement frappés par la crise », Le Monde, 6 juin 2009, p. 8
  11. (fr) « L'Estonie à l'aube de 2010 », Site estonie-tallinn.com,‎ 4 janvier 2010
  12. (en) « Estonia to Raise 2011 GDP Growth Forecast to 7%, Ansip Says », Bloomberg,‎ 1er septembre 2011
  13. « Le taux de chômage à 10,9 % dans la zone euro », Eurostat,‎ 2 mai 2012
  14. « Le taux de chômage en hausse à 10,0 % dans la zone euro », Eurostat,‎ 29 janvier 2010
  15. (en) « Total population », Statistics Estonia (consulté le 4 mai 2012)
  16. (en) « Total fertility rate », Statistics Estonia (consulté le 4 mai 2012)
  17. « Une histoire en dents de scie », Libération,‎ 4 mai 2007
  18. « Situation des droits de l'homme en Estonie et en Lettonie », Haut-Commissariat aux droits de l'homme,‎ 26 octobre 1993
  19. « La communauté juive renaît en Estonie », Le Figaro,‎ 14 octobre 2007
  20. « Portrait de Jaan Kross », Site litterature-estonienne.com (consulté le 28 janvier 2011)
  21. (fr) « "Purge" : les archives vivantes de Sofi Oksanen », sur lemonde.fr,‎ 9 septembre 2010
  22. (en) « Le billet de 5 couronnes estoniennes », Site de la Banque d'Estonie (consulté le 28 janvier 2011)
  23. (en) « Estonian minister says defense spending reaching 2 pct of GDP is signal event », Estonian Review,‎ 17 septembre 2011
  24. (en) « Estonia accuses Russia of 'cyberattack' », The Christian Science Monitor,‎ 17 mai 2007
  25. (en) « President Bush to Welcome President Toomas Ilves of Estonia », Site de la Maison Blanche,‎ 4 mai 2007
  26. Le cyber-espionnage étatique va augmenter en 2008 - Technologie - Actualit� - Le Vif/L'Express

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]