Université en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Université de France.
Disambig colour.svg Cet article ne traite ni les universités de technologie, qui ont un statut particulier, ni les établissements privés ou les pôles de recherche et d’enseignement supérieur portant le nom d’« université ».

Une université est un établissement dont l’objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation, sa valorisation et sa transmission (études supérieures) dans plusieurs domaines du savoir.

En France, la première université fut créée à Paris en 1200. Supprimées lors de la Révolution et restaurées par la suite, les universités françaises sont au nombre de 73 en 2014. Deux autres ont le statut de Grand établissement (Université Paris-Dauphine et Université de Lorraine).

Ce sont des établissements publics, administrés de façon démocratique, et bénéficiant d’une certaine autonomie. Les enseignements sont accessibles pour toute personne titulaire du baccalauréat ou d'un diplôme admis en équivalence (par exemple la capacité en droit). Les études universitaires classiques débouchent sur la licence (trois ans après le baccalauréat), le master (deux ans après la licence), le doctorat (trois ans après le master). D’autres filières permettent les formations aux métiers de la santé, de l’enseignement, du droit, des ingénieurs… Il y a environ 1,5 million d’étudiants en université, soit la moitié des étudiants du pays.

Les enseignants-chercheurs dispensent les enseignements et assurent des activités de recherche. Les laboratoires de l’université sont très souvent partagés avec les organismes français de recherche.

Historique[modifier | modifier le code]

La place de la Sorbonne au début du XIXe siècle.

Les premières universités françaises sont créées au Moyen Âge, la date traditionnellement donnée de création de l’université de Paris étant 1200, suivi de peu par celle de Toulouse sur le même modèle.

En 1789, la France compte 22 universités, qui sont supprimées par la Convention nationale en septembre 1793.

Napoléon Ier créa en 1808 l’Université impériale. Elle englobait l’ensemble de l’enseignement sur tout le territoire français. En son sein, l’enseignement supérieur se faisait dans les facultés : théologie, droit, médecine, sciences et lettres[1]. Celles-ci étaient très indépendantes les unes des autres et ne faisaient que délivrer des grades[2]. Durant la Restauration, un certain nombre de facultés furent fermés et l’Université devint « royale »[2].

La loi Wallon de 1875 (modifiée en 1880) permet l’existence d'établissements privés d’enseignement supérieur mais interdit à ces établissements d’utiliser les dénominations « université », « baccalauréat », « licence »…

Les universités sont recréées en 1896, mais leur domaine d’intervention est limité, contrairement aux facultés[3].

Après les mouvements étudiants de mai 1968, le statut et l’organisation des universités sont fortement modifiés par la loi Faure : les facultés sont supprimées, et les universités sont désormais gouvernées de manière démocratique par tous les acteurs y participant. On observe toutefois la création de plusieurs universités dans les grandes villes[4].

Par la suite, la Loi Savary a permis d’augmenter le nombre d’instances de décision[5]. Des filières technologiques ont été mises en places (comme les DUT à partir de 1967) et la contractualisation est apparue en 1989[6]

De nombreuses réformes sont intervenues ces dernières années : entre 2003 et 2006, les universités ont réformé leur cursus (réforme LMD). De 2006 à 2012, elles se sont engagées dans la constitution de pôles de recherche et d'enseignement supérieur. La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (« loi LRU ») de 2007 a modifié le statut des universités. Depuis 2008, celles-ci accèdent aux « compétences élargies » (90 % des universités ont basculé en 2011, les neuf restantes en 2012)[7],[8].

La loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche supprime les PRES et les EPCS. Elle prévoit que les EPCS déjà constitués deviennent des communautés d’universités et établissements, le Conseil d’administration ayant un an pour rédiger les nouveaux statuts. Toutefois, quatre EPCS peuvent conserver ce statut pendant 5 ans de plus : les PRES AGREENIUM et ParisTech[9], le Campus Condorcet[10] et PSL Formation[11].

Notion d'université[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des universités françaises.

Dans la loi française, une université est un type particulier d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (ÉPSCP). Les instituts nationaux polytechniques étant assimilés à des universités[12]. Ce sont les établissements dont il est question dans cet article.

Le nom « université » est également porté par :

En 2014, 79 établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel sont habituellement désignés par le terme "université" dans le langage courant, mais seuls 73 ont le statut légal d'Université (auxquels s'ajoute l'Institut national polytechnique de Toulouse, assimilé à une université). La particularité française est que les universités ne sont pas les seuls lieux d’enseignement supérieur et de recherche. Il existe en effet parallèlement des « écoles » de l’enseignement supérieur et des organismes de recherche (des EPST comme le Centre national de la recherche scientifique). Le statut des communautés d'universités et établissements, créé par la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche (loi no 2013-660 du 22 juillet 2013) est supposé remédier à ce manque de lisibilité (les ComUE portent d’ailleurs souvent le nom d’« université »).

Missions[modifier | modifier le code]

Université Bordeaux 2, formations et recherche en sciences humaines place de la Victoire

Les universités participent au service public de l’enseignement supérieur, dont les six missions sont ainsi définies par la loi[13] :

  1. la formation initiale et continue tout au long de la vie,
  2. la recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats au service de la société,
  3. l’orientation, la promotion sociale et l’insertion professionnelle,
  4. la diffusion de la culture humaniste en particulier à travers le développement des sciences humaines et sociales, et de la culture scientifique, technique et industrielle,
  5. la participation à la construction de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche,
  6. la coopération internationale.

Débats autour du rôle de l'université[modifier | modifier le code]

Selon certains économistes, le rôle de l’université serait de favoriser la croissance économique. Ainsi, dans un rapport de 2004[14], Philippe Aghion et Élie Cohen proposent de mettre fin à la coupure supposée entre recherche et enseignement supérieur, et de donner aux universités les moyens d’accompagner l’innovation. Cette position fut plus ou moins reprise par les gouvernements de ces vingt dernières années.

À l’opposé, des syndicats d’étudiants ou d’enseignants défendent une vision de l’université comme étant un lieu de savoir ouvert à tous[15]. Ces différences de point de vue font régulièrement l’objet de manifestations[16], pouvant aboutir à des mobilisations universitaires.

De la part des organisations syndicales c'est plus l'intégration de l'ensemble de l'enseignement supérieur au sein de l'université, un fonctionnement démocratique et des postes et financement a la hauteur des besoins qui apparaît comme essentiel.

Comparaisons internationales[modifier | modifier le code]

Articles connexes : bibliométrie et palmarès universitaires.

De nombreux classements internationaux des universités ont récemment fait leur apparition en réponse au phénomène nouveau de mondialisation des études, c'est-à-dire l'arrivée massive d'étudiants internationaux de pays anciennement considérés comme le tiers-monde et qui deviennent des géants aux besoins de formation importants dans les « vieilles » universités qui sont considérées comme des références [17].

Les classements internationaux sont généralement assez sévères avec le système universitaire français ; en réponse, des universitaires français dénoncent les modalités de création de ces classements[18]. Dans le classement académique des universités mondiales par l'université Jiao Tong de Shanghai de 2010, les premières universités françaises sont l’université Paris VI - Pierre-et-Marie-Curie (39e), et l’université Paris-XI - Paris-Sud (45e). L’École normale supérieure de Paris est à la 71e place. D’autres établissements apparaissent dans les classements par disciplines[19]. On notera cependant que, comme pour les autres universités européennes, si les universités françaises sont absentes des hautes marches du podium, elles se retrouvent en nombre dans le classement général. En moyenne, la France se trouve au sixième rang mondial en 2009[20].

Une étude de la Banque Mondiale de 2009, prenant de manière implicite les universités du monde anglo-saxon comme référence, impute le faible niveau relatif des universités françaises à l’absence de sélection : « [les universités françaises sont mal classées car] il n'y a presque pas de sélection des étudiants qui entrent dans l'enseignement supérieur. » En outre, l'organisme international estime que la fragmentation en de nombreuses petites universités est néfaste et parle de « dispersion des ressources humaines et financières »[21]. Il faudrait aussi ajouter à cela le faible niveau de financement des universités en France qui, s’il n’est pas noté par l’étude, est aussi largement reconnu[réf. nécessaire]. Enfin, les critères des classements du Times Higher Education et de Shanghaï sont principalement centrés sur la recherche (avec des rajouts en terme universitaire comme la part des étudiants étrangers) : le nombre de brevets, mais surtout le nombre de chercheurs récompensés (Prix Nobel, médaille Fields), les articles publiés (comptabilisant uniquement les articles parus dans des revues anglophones). Or, la recherche française est basée sur de grands organismes (CNRS, INSERM, CEA, IRD, CIRAD, INRA, CEMAGREF, INRIA, etc.) et pas sur les universités. Ainsi, les deux tiers des articles anglophones publiés par des Français ne sont pas comptabilisés dans ces classements. Un article publié par un chercheur membre d'une Unité mixte de recherche CNRS-Université est compté comme un demi-article[réf. nécessaire].

Formation[modifier | modifier le code]

La formation des universités couvre tous les domaines du savoir. Elle est principalement assurée par des enseignants-chercheurs. Les universités jouissent d’une autonomie pédagogique : elles réalisent et proposent les maquettes de leurs diplômes (depuis la réforme LMD, cette proposition inclut l’intitulé du diplôme et sa structure générale) au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ces demandes se font tous les quatre ans, couvrant la même période que les contrats avec l’État. Si le ministère accepte la proposition, les diplômes sont habilités à être délivrés par l’université, avec la qualité de diplôme national.

L’université parmi les formations de l’enseignement supérieur.

Depuis 2003, la formation généraliste est organisée autour des diplômes suivants :

  • la Licence est un diplôme généraliste s’obtenant après trois années d’études (apportant 180 ECTS ou crédits européens),
  • le Master conclut deux années d’études après la licence,
  • le Doctorat est délivré après un travail de recherche (une « thèse ») durant généralement trois ans.

À côté de cette formation générale, des composantes de l’université proposent les formations suivantes :

Les diplômes universitaire (DU) ou inter-universitaire (DIU) sont des diplômes spécifiques à un établissement qui ne sont pas soumis à une habilitation du ministère et n’ont donc pas la qualité de diplômes nationaux. Il en existe à tous les niveaux d'études mais ces diplômes intéressent principalement la formation continue et la formation complémentaire de certaines professions comme les professions de santé.

En France, de nombreux domaines d’études post-bac (art, administration, agronomie, architecture, armée, commerce, construction, industrie, commerce, notariat, vétérinaire, etc.) ou post-universitaires (administration, documentation, magistrature, notariat...) sont enseignés en dehors des universités dans des « écoles » ou des sections de technicien supérieur, etc.

Recherche[modifier | modifier le code]

Recherche publique en France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Recherche publique (France).

La recherche publique en France se fait par deux types d’établissement :

Organisation de la recherche dans les universités[modifier | modifier le code]

En 1993, François Fillon, ministre de l’Enseignement et de la Recherche lance une réflexion sur la coopération entre les organismes et les universités. C’est ainsi que va naître le principe des unités mixtes avec une contractualisation entre l’État, les universités et les organismes tous les quatre ans. Ce contrat engage un budget mais aussi un programme scientifique[22].

Ainsi les « unités de recherche » de l’université peuvent avoir l’un des statuts suivants :

  • équipe d’accueil ou jeune équipe (entièrement gérée par l’université) ;
  • unité mixte de recherche (cogérée par l’université et un organisme) ;
  • unité mixte de service (mise à disposition de moyens, accompagnement de la recherche) ;
  • unité de service et de recherche, hybride entre les deux précédentes ;
  • unité propre de recherche (gérée par un organisme mais pouvant avoir des conventions avec l’université) ;
  • équipe de recherche technologique (collaboration avec des industriels).

Ces unités peuvent être regroupées en fédérations (par exemple les maisons des sciences de l'homme).

Documentation[modifier | modifier le code]

La bibliothèque universitaire de l'Université Rennes 2, sur le Campus de Villejean

On compte en France 480 implantations de bibliothèques (soit 7 sites en moyenne par université)[23].

Organisation et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Les universités disposent selon le code de l’éducation d’une autonomie de fonctionnement et sont régies par une démocratie interne voulue et organisée par les lois de 1968 (« loi Edgar Faure »), de 1984 (« loi Savary »), de 2007 (« loi LRU ») et de 2013 (loi ESR). La première traduction de cette démocratie interne est la liberté statutaire d’organiser leur fonctionnement sous réserve de l’observation des lois et décrets qui les régissent. Plus exactement la gouvernance des universités est régie par les articles L712-1 et suivants du code de l'éducation[24].

Présidence de l'université[modifier | modifier le code]

Les présidents de l’université sont élus à la majorité absolue par les membres élus du Conseil d’administration, pour un mandat de quatre ans (renouvelable immédiatement une fois). Il n’y a pas de condition de nationalité. Les présidents représentent leur université, président les Conseils et pilotent l’établissement ; ils disposent pour l’essentiel du pouvoir exécutif.

Ils s’entourent d’un « bureau » qui est chargé, selon les termes de la loi, de « l’assister ». Sa composition est à configuration variable selon les statuts adoptés par les universités qui en organisent très librement la composition et le fonctionnement. Il peut être composé de vice-présidents des conseils, de chargés de mission, etc. Ces personnes, majoritairement enseignants-chercheurs, sont selon les cas élus par les conseils sur proposition du président ou par candidature spontanée, sur liste ou de façon individuelle... Leur mandat peut coïncider avec celui du président ou avec celui des conseils. Le bureau comprend obligatoirement un vice-président étudiant issu du conseil des études et de la vie universitaire. Le secrétaire général et d’autres responsables administratifs (agent comptable par exemple) sont souvent intégrés dans le bureau ou peuvent être appelés à y siéger à titre consultatif.

Au niveau national, les présidents d’université sont regroupés en Conférence des présidents d'université.

Conseil d’administration[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’administration (CA) détermine la politique de l’établissement. Le Conseil d'administration est donc chargé entre autres d'approuver le contrat d'établissement, voter le budget et approuver les comptes, approuver les accords et conventions signées par le président, adopter le règlement intérieur de l'université, délibérer sur les acquisitions immobilières. Depuis la loi ESR, il peut exercer un droit de véto sur le recrutement des enseignants-chercheurs, pouvoir qui jusqu'alors avait été confié au président de l'université avec la loi LRU.

Selon la loi ESR, il comprend de vingt à quarante membres ainsi répartis :

  • de huit à seize représentants des enseignants-chercheurs et des personnels assimilés, des enseignants et des chercheurs, en exercice dans l’établissement, dont la moitié de professeurs des universités et personnels assimilés ;
  • huit personnalités extérieures à l’établissement ; qui peuvent être de nationalité française ou étrangère
  • quatre ou six représentants des étudiants et des personnes bénéficiant de la formation continue inscrits dans l’établissement ;
  • quatre ou six représentants du personnel ingénieurs, administratifs, techniques et des bibliothèques, en exercice dans l’établissement.

Conseil académique[modifier | modifier le code]

Le Conseil académique (Cac) a été créé par la loi ESR (article 49). Il regroupe les membres de la commission de la recherche (ancien Conseil Scientifique) et de la commission de la formation de la vie universitaire (ancien Conseil des études et de la vie universitaire). Il compte de vingt à quarante membres; la parité doit y être respectée. Le président du Conseil académique est déterminé par les statuts de l'université; le président de l'Université n'est pas obligé d'assurer cette présidence.

Le Conseil académique exerce un pouvoir décisionnaire, excepté sur les décisions comportant une incidence financière, forcément soumise à l'approbation du Conseil d'administration.

Au sein du Conseil académique, on retrouve une section disciplinaire qui faisait jusqu'alors partie du Conseil administratif. Elle comprend la section compétente pour les questions relatives au recrutement, à l'affectation et à la carrière des enseignants-chercheurs.

Conseil scientifique[modifier | modifier le code]

L’UFR STAPS de Montpellier I

Le Conseil scientifique (CS) est consulté sur les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique, ainsi que sur la répartition des crédits de recherche. Il comprend vingt à quarante membres ainsi répartis :

  • de 60 à 80 % de représentants des personnels. Le nombre de sièges est attribué pour la moitié au moins aux professeurs et aux autres personnes qui sont habilitées à diriger des recherches, pour un sixième au moins aux docteurs n'appartenant pas à la catégorie précédente, pour un douzième au moins aux autres personnels parmi lesquels la moitié au moins d'ingénieurs et de techniciens ;
  • de 10 à 15 % de représentants des doctorants inscrits en formation initiale ou continue ;
  • de 10 à 30 % de personnalités extérieures qui peuvent être des enseignants-chercheurs ou des chercheurs appartenant à d’autres établissements.

Conseil des études et de la vie universitaire[modifier | modifier le code]

Le Conseil des études et de la vie universitaire (CÉVU) est consulté sur les orientations des enseignements de formation initiale et continue, sur les demandes d’habilitation et les projets de nouvelles filières et sur l’évaluation des enseignements.

Il comprend de vingt à quarante membres ainsi répartis :

  • de 75 à 80 % de représentants des enseignants-chercheurs et enseignants, d’une part, et des étudiants, d’autre part, les représentations de ces deux catégories étant égales et la représentation des personnes bénéficiant de la formation continue étant assurée au sein de la deuxième catégorie ;
  • de 10 à 15 % de représentants des personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ;
  • de 10 à 15 % de personnalités extérieures.


Ces trois conseils sont appelés « conseils centraux ». Les étudiants qui y siègent sont éligibles au conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER). Il existe d’autres conseils, comme le CHSCT (Comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail), le Comité technique[25], la Commission paritaire d'établissement[26], les conseils des services et des composantes (voir sections suivantes).


Secrétariat général et agence comptable[modifier | modifier le code]

Les secrétaires généraux (ou directeurs généraux de services (DGS)[27]) sont nommés par le ministre chargé de l’enseignement supérieur, sur proposition de la présidence de l’université. Ils assurent, sous l'autorité de cette dernière, la gestion administrative et financière de l’établissement. Les présidents peuvent demander qu’il soit mis fin à ses fonctions.

Les agents comptables sont nommés, sur proposition de la présidence, par un arrêté conjoint du ministre chargé de l'enseignement supérieur et du ministre chargé du budget. Ils peuvent exercer, sur décision de la présidence ou du DGS, les fonctions de chef des services financiers de l’établissement.

Les secrétaires généraux et les agents comptables participent avec voix consultative au Conseil d'administration et aux autres instances administratives de l’établissement[28].

Rectorat d'académie[modifier | modifier le code]

Les recteur d'académie sont également chanceliers des universités de leur académie : ils exercent un contrôle de légalité sur les actes de ces dernières à la manière des Préfets sur ceux des collectivités locales. Ils reçoivent les procès-verbaux des séances des conseils d’administration des universités de leur académie ainsi que les actes budgétaires qui leur sont transmis et pour lesquels ils disposent de prérogatives particulières. En cas de défaillance, de faute grave ou de troubles sévères du fonctionnement d'une université, les Recteurs-chanceliers peuvent désigner des administrateurs provisoires[29].

Budget[modifier | modifier le code]

Les universités françaises sont financées par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (pour une part importante), les collectivités territoriales, les frais d’inscription (pour une part faible).

Depuis 2009, les financements du ministère tiennent compte, pour 20 % du montant à répartir, des performances des établissements. Les universités bénéficiant des « compétences élargies » ont plus de pouvoir sur leur budget (libre répartition entre les composantes, gestion de la masse salariale…)

Campus[modifier | modifier le code]

Les campus et bâtiments universitaires appartiennent à l’État. Aujourd'hui, ils sont souvent vétustes et en mauvais état; 25 % des locaux ne répondent pas aux normes de sécurité contre l'incendie[30]. Ils font régulièrement l’objet de plans de modernisation.

Depuis la loi LRU, l’État peut « transférer aux ÉPSCP qui en font la demande la pleine propriété des biens mobiliers et immobiliers appartenant à l’État qui leur sont affectés ou sont mis à leur disposition »[31]. Quatre universités seront engagées dans ce processus dès 2011 : Clermont-I, Poitiers, Toulouse-I et Corte[32].

Services[modifier | modifier le code]

Les services communs ont des missions « transverses » aux composantes de l’université. De façon formelle il s’agit des services des activités sportives, des étudiants étrangers, de documentation, de formation continue, d’orientation, de formation des formateurs, des activités industrielles et commerciales et de médecine préventive.

Les conseils d’administration peuvent créer des services supplémentaires (formellement ce sont alors des « services généraux »)[33].

Ces services peuvent faire l’objet d’une coopération entre plusieurs universités.

Composantes[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Les universités regroupent diverses composantes qui sont :

  1. des unités de formation et de recherche (UFR), créés par délibération du conseil d’administration de l’université après avis du conseil scientifique ;
  2. des écoles ou des instituts, créés par arrêté du ministre sur proposition ou après avis du conseil d’administration de l’université et du conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Ces composantes sont libres de fixer leur statut (qui doivent être approuvés par le conseil d’administration) et leur budget[34].

Unités de formation et de recherche (UFR)[modifier | modifier le code]

Les unités de formation et de recherche (UFR) ont succédé aux facultés après la loi Faure. Le découpage de l’université en UFR correspond en général aux différentes disciplines de l’établissement. Les UFR associent des départements de formation et des laboratoires ou centres de recherche.

Les UFR sont créées par le conseil d’administration[N 1], elles sont administrées par un conseil élu et dirigées par un directeur élu par ce conseil[35]. Le directeur est parfois appelé « doyen » par tradition universitaire.

Elles sont principalement chargée de la formation « classique de l’université » (licence, master, doctorat).

Les UFR de santé peuvent passer des conventions avec les centres hospitaliers régionaux pour constituer un centre hospitalier universitaire. Contrairement aux autres UFR, elles décident elles-mêmes du contenu de leur formation pour les deuxièmes et troisièmes cycles[36].

Instituts ou écoles[modifier | modifier le code]

Les instituts et les écoles faisant partie des universités sont administrés par un conseil élu et dirigés par un directeur choisi dans l’une des catégories de personnels qui ont vocation à enseigner dans l’institut ou l’école, sans condition de nationalité. Les directeurs d’école sont nommés par le ministre chargé de l’enseignement supérieur sur proposition du conseil et les directeurs d’instituts sont élus par le conseil. Leur mandat est de cinq ans renouvelable une fois. Ces composantes peuvent définir leur programme de recherche[37].

Voici les types de composantes les plus répandues, auxquels il faut ajouter les composantes spécifiques à une université.

Les instituts universitaires de technologie (IUT) recrutent, de manière sélective, au niveau du baccalauréat, ils forment des techniciens supérieurs et mènent au Diplôme universitaire de technologie. Les diplômés peuvent rentrer dans la vie active ou poursuivirent des études en IUP, école d’ingénieur, école de commerce, licence...

Les écoles d’ingénieurs internes aux universités (par exemple celles du Réseau Polytech) recrutent, de manière sélective, au niveau du baccalauréat ou bien, plus rarement sur concours après deux ou trois années de classes préparatoires. Il en existe 42 auxquelles il faut ajouter les écoles des instituts nationaux polytechniques qui sont régies de la même façon[38] (sur environ 200 écoles).

Les instituts de préparation à l’administration générale (IPAG) préparent les étudiants aux concours d'accès aux trois fonctions publiques et à de nombreux organismes publics ou para-publics. Ils préparent également à des diplômes nationaux en administration publique (licence et master) et à des certificats. Le niveau de recrutement varie suivant la formation ou la préparation considérées. Il en existe 23[38].

Les instituts d’administration des entreprises (IAE) proposent des formations en gestion et administration des entreprises au niveau L3 de la licence (licence professionnelle) et au niveau master (recherche ou professionnel). Il en existe 23[38].

Les 27[38] Écoles supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) sont, depuis la loi Fillon, intégrées aux universités. Elles préparent les étudiants aux concours de l’enseignement et forment les professeurs stagiaires.

Les 17 observatoires des sciences de l’univers[38].

Fondations[modifier | modifier le code]

Depuis la loi LRU, les universités (de façon plus générale les EPSCP et les EPCS) peuvent mettre en place des fondations disposant de l’autonomie financière et dont les fonds proviennent du mécénat et de la collaboration avec les partenaires. Il existe deux régimes juridiques :

En septembre 2009, il existe 13 fondations universitaires (8 pour des universités, 2 pour des PRES, 1 pour un INP, 1 pour un INSA, 1 pour une université de technologie) et 6 fondations partenariales (4 pour des universités, 1 pour un grand établissement et 1 pour une université de technologie)[43].

Le ministère estimait que 60 millions d’euros avaient été récoltés par ce moyen en 2009. En février 2010, une étude menée par KPMG et le Crédit coopératif révèle que la plupart des fondations ont pu être dotées de sommes allant de un à cinq millions d’euros provenant principalement d’entreprises ou de collectivités. Ce mode de financement, qui reste symbolique, est surtout intéressant pour les universités scientifiques[44],[42].

Établissements rattachés[modifier | modifier le code]

Certains établissements indépendants peuvent être « rattachés » à un EPSCP[45]. Cette disposition concerne :

Personnel des universités[modifier | modifier le code]

En 2008-09, 91 300 personnes enseignent dans les établissements publics d’enseignement supérieur pour la France métropolitaine et les DOM, dont 87 000 dans les universités, réparties de la manière suivante[47] :

Répartition des enseignants des universités par discipline et fonction en 2008-09 (France métropolitaine + DOM)[N 2]
Droit Lettres Sciences Santé Total
Professeur des universités 2 614 4 426 7 322 4 934 19 296
Maître de conférences 5 781 10 645 15 744 3 283 35 453
Assistants titulaires 15 16 25 23 79
Chefs de cliniques, AHU, PHU 0 0 0 4 249 4 249
Attachés et Moniteur 2 859 3 920 8 015 132 14 926
Autres[N 3] 1 621 7 833 4 039 0 13 493
Total 12 890 26 840 35 145 12 621 87 496

Enseignants-chercheurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignant-chercheur (France).

Enseignants du second degré[modifier | modifier le code]

Les PRAG (enseignants agrégés du secondaire) ou PRCE (enseignants certifiés) sont recrutés pour des fonctions d'enseignement, mais peuvent également se voir confier des missions de recherche. En effet, ils peuvent obtenir une décharge allant jusqu'à la moitié de leur service annuel, leur permettant de travailler sur une thèse de doctorat, ou, pour ceux qui sont déjà docteurs, de faire de la recherche[48].

Personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, ouvriers et de service (BIATSS)[modifier | modifier le code]

Gestion des ressources humaines dans les universités aux compétences élargies[modifier | modifier le code]

Les universités disposant des « compétences élargies » ont des possibilités supplémentaires dans la gestion de leur ressources humaines :

  • les actions de titularisation, détachement, mise à disposition, délégation et avancement sont prises au niveau de l’université,
  • les universités peuvent attribuer des primes,
  • les universités peuvent recruter des contractuels en CDI ou CDD[49],[50].

Selon les syndicats, ces dispositions donnent trop de pouvoir au président de l’université[51],[52].

Usagers des universités[modifier | modifier le code]

L'amphithéâtre Laprade de l’université Lyon 2

Ce terme recouvre les étudiants et les personnes recevant une formation continue.

Au 15 janvier 2013, 1 462 716 étudiants[53] sont inscrits dans les universités et établissements assimilés de France métropolitaine et des départements d’outre-mer sur un ensemble de 2 386 944 étudiants[54]. Ils sont répartis de la manière suivante[55] :

Répartition des effectifs des universités françaises par cursus et par discipline en 2012-13 (France métropolitaine + DOM)
Grandes disciplines Disciplines Secteurs disciplinaires Cursus de Licence Cursus de Master Cursus de Doctorat Ensemble
Droit, sciences économiques, AES Administration économique et sociale Administration économique et sociale 33 496 6 456 10 39 962
Droit, sciences politiques Sciences juridiques 109 647 61 137 6 707 177 491
Sciences politiques 3 652 13 932 997 18 581
Pluridisciplinaire droit, sciences politiques 9 769 727 10 496
Total 123 068 75 796 7 704 206 568
Sciences économiques, gestion Sciences de gestion 74 560 43 741 1 809 120 110
Sciences économiques 19 417 15 605 1 734 36 756
Pluridisciplinaire sciences économiques et gestion 35 473 3 112 4 38 589
Total 129 450 62 458 3 547 195 455
Pluridisciplinaire droit, sciences économiques, AES Pluridisciplinaire droit, sciences économiques, AES 111 111
Total 286 014 144 821 11 261 442 096
Lettres, langues et sciences humaines Langues Cultures et langues régionales 605 107 56 768
Français, langue étrangère 5 061 2 210 148 7 419
Langues et littératures étrangères 40 489 11 100 2 284 53 873
Langues étrangères appliquées 37 038 5 398 14 42 450
Pluridisciplinaire langues 703 2 407 3 110
Total 83 896 21 222 2 502 107 620
Lettres, sciences du langage, arts Arts 26 838 9 328 1 797 37 963
Langues et littératures anciennes 1 183 243 255 1 681
Langues et littératures françaises 30 370 5 252 1 532 37 154
Littérature générale et comparée 1 142 589 1 731
Sciences du langage, linguistique 5 445 4 505 1 509 11 459
Pluridisciplinaire lettres, sciences du langage, arts 1 335 4 197 5 532
Total 65 171 24 667 5 682 95 520
Sciences humaines et sociales Aménagement 1 342 3 324 482 5 148
Archéologie, ethnologie, préhistoire 1 466 1 502 704 3 672
Géographie 6 719 3 947 1 311 11 977
Histoire 22 997 9 852 3 840 36 689
Philosophie, épistémologie 5 636 3 633 1 286 10 555
Psychologie 41 899 14 293 1 827 58 019
Sciences de l'éducation 8 174 25 886 1 066 35 126
Sciences de l'information et la communication 24 251 10 356 1 086 35 693
Sciences religieuses 529 206 157 892
Sociologie, démographie 12 117 4 150 1 520 17 787
Pluridisciplinaire sciences humaines et sociales 16 036 6 661 7 22 704
Total 141 166 83 810 13 286 238 262
Pluridisciplinaire lettres, langues, sciences humaines Pluridisciplinaire lettres, langues, sciences humaines 3 256 5 939 56 9 251
Total 293 489 135 638 21 526 450 653
Sciences et sciences de l'ingénieur Sciences de la vie, de la terre et de l'univers Sciences de l'univers 5 178 5 617 1 846 12 641
Sciences de la vie 41 398 16 211 8 442 66 051
Pluridisciplinaire sciences de la vie, de la santé, de la terre et de l'univers 3 385 904 6 4 295
Total 49 961 22 732 10 294 82 987
Sciences fondamentales et applications Chimie 8 941 4 937 3 797 17 675
Électronique, génie électrique 12 033 2 576 2 292 16 901
Formation générale aux métiers de l'ingénieur 1 186 714 2 1 902
Génie civil 7 483 1 318 534 9 335
Génie des procédés 3 433 2 020 380 5 833
Informatique 25 994 10 461 2 420 38 875
Mathématique et informatique 3 191 500 3 691
Mathématiques 12 099 6 192 1 726 20 017
Mathématiques appliquées et sciences sociales 3 197 554 184 3 935
Mécanique, génie mécanique 13 948 3 039 1 595 18 582
Physique 10 681 4 364 3 457 18 502
Physique et chimie 5 476 667 6 143
Technologie et sciences industrielles 9 856 29 972 837 40 665
Pluridisciplinaire sciences fondamentales et applications 5 864 787 33 6 684
Total 123 382 68 101 17 257 208 740
Pluridisciplinaire sciences Pluridisciplinaire sciences 22 171 2 494 150 24 815
Total 195 514 93 327 27 701 316 542
STAPS STAPS STAPS 35 074 7 458 467 42 999
Santé Médecine Médecine 13 593 108 144 1 204 122 941
Odontologie Odontologie 32 8 837 47 8 916
Pharmacie Pharmacie 502 22 228 294 23 024
Pluridisciplinaire santé Pluridisciplinaire santé 55 538 7 55 545
Total 69 665 139 216 1 545 210 426
Total général 879 756 520 460 62 500 1 462 716

En 2008, les universités, les universités de technologie et les instituts nationaux polyvalents ont accueilli 368 000 stagiaires de la formation continue.

En 2010-2011[56] :

Disciplines Licence Master Doctorat Ensemble Nouveaux entrants en L1
Droit 118 763 71 538 8 141 198 442 36 599
Économie, AES 115 186 68 628 3 859 187 673 26 353
Lettres, Sciences humaines 274 576 139 945 22 749 437 270 83 180
Sciences, STAPS 171 753 94 571 28 003 294 327 45 509
Santé 67 008 134 381 1 527 202 916 35 149
IUT 116 476 0 0 116 476 49 479
Total 863 762 509 063 64 279 1 437 104 276 269

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Situation sociale des étudiants[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

En 2006, 20 % des étudiants pratiquaient un sport à l’université, qui pouvait être pris en compte de manière optionnelle dans l’obtention du diplôme. Ils peuvent participer à des compétitions organisées par la Fédération française du sport universitaire. Les SUAPS disposent de 660 enseignants titulaires (agrégés ou certifiés) pour encadrer les activités. Ils font également appel à des enseignants vacataires[57].

Associations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Associations étudiantes en France.

Les associations étudiantes sont de nature très variée, les types les plus fréquents sont :

  • les syndicats étudiants
  • les associations de filières
  • les associations thématiques (humanitaire, environnement, prévention santé, sport, culture, etc.)
  • les organisations politiques de jeunesse

Mouvements étudiants[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mouvements étudiants en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avant la loi LRU, seul le ministère pouvait créer une UFR.
  2. Sont inclus les trois universités de technologies, les deux instituts nationaux polytechniques et les composantes de l’université (IUT, écoles internes…)
  3. Enseignants de type « second degré » et ENSAM, fonctions spécifiques des grands établissements et des écoles françaises à l’étranger, lecteurs et maîtres de langue étrangère (1 013 personnes)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liard 1890, p. 6
  2. a et b Liard 1890, p. 7
  3. Aghion et Cohen 2004, p. 69
  4. Aghion et Cohen 2004, p. 70
  5. Aghion et Cohen 2004, p. 71
  6. Aghion et Cohen 2004, p. 76
  7. Philippe Jacqué, « Universités : l’union fait-elle la force ? », sur www.lemonde.fr,‎ 13 janvier 2010
  8. Marie-Estelle Pech, « 90 % des universités en gestion autonome », sur www.lefigaro.fr,‎ 30 décembre 2010
  9. Loi no 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche, article 117
  10. Décret no 2012-286 du 28 février 2012 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Campus Condorcet »
  11. Décret no 2012-952 du 1er août 2012 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « PSL-formation »
  12. Code de l’éducation, article L711-2 sur www.legifrance.gouv.fr, anciennement article 24 de la loi Savary)
  13. Code de l’éducation, article L123-3 modifié le 22 juillet 2013 sur www.legifrance.gouv.fr
  14. Aghion et Cohen 2004
  15. « L’Université doit être un lieu de savoir », sur www.humanite.fr,‎ 11 décembre 2007
  16. Catherine Gouëset, « Plus de 30 ans de manifestations étudiantes », sur www.lexpress.fr,‎ 30 juin 2009
  17. Voir par exemple la stratégie des familles Brésiliennes : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ES_021_0105
  18. Voir le dossier de la Revue d'Histoire Moderne Contemporaine consacré à l'évaluation de l'enseignement supérieur : http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2008-5.htm
  19. (en) « Academic Ranking of World Universities - 201 », sur http://www.arwu.org (consulté le 10 novembre 2010)
  20. Le classement de Shanghai des universités mondiales
  21. Marie-Estelle Pech, « Les facs françaises mal notées par la Banque mondiale », sur www.lefigaro.fr,‎ 15 juillet 2009
  22. Bernard Bigot, « Passerelle des sciences : la contractualisation tripartite », sur www.revues.org,‎ 2006
  23. « Des bibliothèques universitaires ouvertes plus longtemps », sur /www.enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎ 8 avril 2010
  24. Code de l’éducation, article L712-1. Ceci constitue la source de référence de la section Gouvernance
  25. Décret no 2011-184 du 15 février 2011 relatif aux comités techniques dans les administrations et les établissements publics de l’État.
  26. Code de l’éducation, article L953-6
  27. Décret n° 2010-175 du 23 février 2010 relatif à l'emploi de secrétaire général d'établissement public d'enseignement supérieur
  28. Code de l’éducation, article L953-2
  29. Code de l’éducation, article L711-8
  30. Marie-Estelle Pech, « Ces universités qui réclament la propriété de leurs locaux », sur www.lefigaro.fr,‎ 29 mai 2009
  31. Code de l’éducation, article L719-14
  32. Marie-Estelle Pech, « Cinq universités propriétaires de leurs murs en 2011 », sur www.lefigaro.fr,‎ 5 novembre 2010
  33. Décret no 95-550 du 4 mai 1995 relatif aux services généraux des universités
  34. Code de l’éducation, article L713-1
  35. Code de l’éducation, article L713-3
  36. Code de l’éducation, article L713-4, anciennement article 32 de la loi Savary
  37. Code de l’éducation, article L713-9, anciennement article 33 de la loi Savary (il reste d’ailleurs d’usage de surnommer ces écoles « article 33 »)
  38. a, b, c, d et e Décret no 85-1243 du 26 novembre 1985 portant création d’instituts et d’écoles internes dans les universités et les instituts nationaux polytechniques
  39. Code de l'éducation, article L719-12
  40. Code de l'éducation, article L719-12
  41. Décret n° 2008-326 du 7 avril 2008 relatif aux règles générales de fonctionnement des fondations universitaires
  42. a et b [PDF]« Le guide des bonnes pratiques en matière de fondations partenariales et universitaires », sur www.cpu.fr,‎ février 2010
  43. [PDF]« Dossier de presse de la rentrée 2009, ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche »
  44. Marie-Estelle Pech, « Comment les universités récoltent des fonds privés », sur www.lefigaro.fr,‎ 12 février 2010
  45. Code de l'éducation, article L719-10, anciennement article 43 de la loi Savary (il reste d’ailleurs d’usage de surnommer ces écoles « article 43 »)
  46. Rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures 2010; p. 208
  47. Vitry 2009, 9.15 Les enseignants du supérieur par discipline, p 307
  48. [PDF] Compte-rendu de réunion entre le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et les représentants syndicaux, 5 mars 2010, par le Syndicat des agrégés de l'enseignement supérieur.
  49. « Autonomie des universités : An II », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎ 28 décembre 2009
  50. Code de l’éducation, article L954-1 et suivants
  51. Marie-Estelle Pech, « Trente-trois nouvelles universités autonomes », sur www.lefigaro.fr,‎ 31 décembre 2009
  52. « Rapport d’information fait au nom de la commission des finances et de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication sur la mise en place du volet budgétaire et financier de la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités et sur le nouveau système d’allocation des moyens aux universités (SYMPA), par MM. Philippe Adnot et Jean-Léonce Dupont, sénateurs. »
  53. « Tableau de bord de l'enseignement supérieur : les étudiants et les formations - Ministère de L'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieure et de la Recherche »
  54. « Atlas régional, les effectifs d'étudiants - Ministère de L'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieure et de la Recherche »
  55. « Tableau de bord de l'enseignement supérieur : les étudiants et les formations - Ministère de L'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieure et de la Recherche »
  56. http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Etat_du_Sup_Rech/19/7/EESR11_E3_pop_parcours_reussite_209197.pdf
  57. Stéphane Diagana, Gérard Auneau, « Rapport sur le développement du sport à l'université », sur www.enseignement-recherche.gouv.fr,‎ 10 juillet 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

Bases de données[modifier | modifier le code]

Base de donnée (open data) des effectifs d’étudiants inscrits dans les établissements publics d'enseignement supérieur sous tutelle du Ministère en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, dont les université, pour les années 2006-2007 à 2012-13. Les données sont tirées du « système d'information sur le suivi de l'étudiant (SISE) » (01/09/2006 à 31/08/2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Philippe Aghion et Élie Cohen, Éducation et croissance, Paris, La Documentation française,‎ 2004, 144 p. (ISBN 2-11-005533-2, lire en ligne) (rapport du Conseil d'analyse économique) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis Liard, Universités et facultés, Paris, Armand Colin et Cie,‎ 1890, 259 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Daniel Vitry (dir.), Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2009,‎ septembre 2009, 426 p. (ISSN 1635 9089, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christine Musselin, La longue marche des universités françaises, Presses universitaires de France, 2001
  • Jacques Verger, Les Universités au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France, Collection Sup 14, 1973.
  • Jacques Verger, Histoire des universités en France, Toulouse, Privat, 1986.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles plus généraux