Duclair

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Duclair
Quais de Seine à Duclair.
Quais de Seine à Duclair.
Blason de Duclair
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Chef-lieu du canton de Duclair
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Jean Delalandre
2014-2020
Code postal 76480
Code commune 76222
Démographie
Gentilé Duclairoises, Duclairois
Population
municipale
4 139 hab. (2011)
Densité 413 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 08″ N 0° 52′ 34″ E / 49.4855555556, 0.87611111111149° 29′ 08″ Nord 0° 52′ 34″ Est / 49.4855555556, 0.876111111111  
Altitude Min. 1 m – Max. 122 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

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Liens
Site web www.duclair.fr

Duclair est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sur les rives de la Seine et de l'Austreberthe, à leur confluent. La commune fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Elle est située sur la route des Abbayes (entre l'abbaye Saint-Georges de Boscherville et l'abbaye de Jumièges) et au départ de la route des Fruits (Le Mesnil-sous-Jumièges, Jumièges).

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Cat Rouge, le Bocage, les Monts, le Maupas, la Grand Mare, le Claquemeure, le Vaurouy, Saint-Paul.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Duclair
Sainte-Marguerite-sur-Duclair Saint-Paër
Le Trait Duclair Saint-Pierre-de-Varengeville
Yainville Anneville-Ambourville Berville-sur-Seine

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bac 14 entre Berville-sur-Seine et Duclair.

Duclair est relié à Rouen et au Havre par la route départementale 982 (ancienne route nationale 182).

À Duclair est exploité, par le département de Seine-Maritime, un bac maritime permettant la traversée de la Seine pour les automobiles et les poids lourds.

Article détaillé : Bacs de la Seine.

Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux et le pont Gustave-Flaubert à Rouen.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Le canard Duclair est une race de canard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Duroclarus cité avant 811

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune résulte de la fusion des deux anciennes paroisses de Duclair et du Vaurouy (« Val Rouil » en 1469).

Existence d'une église et d'un monastère d'hommes en 671 ; l'abbaye fut détruite par les Normands au IXe siècle. Ravages de la peste au XIe siècle. Le baron de Duclair est cité parmi les guerriers de Hastings (1066). Occupé par les Anglais en 1360. Peste en 1479. Fabrique importante de bière aux XVe et XVIe siècles. Léproserie, jusqu'à la Révolution, au mont Davilette.

Une ligne de chemin de fer reliant Barentin et Duclair est inaugurée en 1881.

La clouterie Mustad est fondée en 1891[1]. Elle est victime d'un violent incendie en 1893.

Le 22 août 1896, la municipalité reçoit le président Félix Faure accompagné du ministre des Affaires étrangères, Gabriel Hanotaux.

Un violent orage le 17 juillet 1910 provoque le débordement de l'Austreberthe qui inonde la commune.

En 1928, l'hôtel de ville et la salle des fêtes sont inaugurés en présence du ministre de l'intérieur Albert Sarraut.

Des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale visent le bac. Le 11 juillet 1943, la clouterie est bombardée[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Duclair

Les armes de la commune de Duclair se blasonnent ainsi :
coupé : au 1) parti au I d’azur au canard contourné d’argent, en vol, posé en fasce les ailes vers la pointe, au II d’or au pommier feuillé et fruité au naturel, terrassé de sinople, au 2) d’azur aux trois poissons contournés d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 février 1790 13 novembre 1791 Guillaume Caillouel   avocat au Parlement de Paris
13 novembre 1791   Louis Guéroult   jardinier
1844   Queval    
1848 1850 Adolphe-Amédée Cavoret   médecin
1865 1886 Adolphe-Amédée Cavoret   médecin
1896   Ménielle    
1900 1904 Allard   médecin
1912 1919 Henri Denise   hôtelier
1925 1928 Jean Laporte   ingénieur
1932 1944 Charles de Heyn Radical agent d'assurances
1944 1945 Auguste Engelhard   horticulteur
1945 1947 Jules Lioux    
1948 1965 Henri Denise    
1965 1983 Louis Bourdon    
1983 1995 Joseph Macé    
juin 1995 mars 2008 Raymond Foucault PS Agent administratif
mars 2008 2014 Joseph Macé Divers gauche  
6 avril 2014 en cours Jean Delalandre UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants à Duclair étant supérieur à 3 500 et inférieur à 4 999, le nombre de conseillers municipaux est de vingt-sept.

mandat fonctions nom(s)
2008 - 2014 maire Joseph Macé
adjoints Dominique Ponty ; Odile Cadinot ; Claude Petit ; Philippe Thorel ; Jean-Luc Espinasse ; Christine Charlot ; Frédéric Démarais Calle

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Ronnenberg (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 587 1 380 1 320 1 260 1 602 1 750 1 790 1 817 1 929
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 800 1 802 1 810 1 825 1 840 1 913 1 932 1 920 1 951
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 039 2 102 2 014 2 113 2 114 2 237 2 140 2 219 2 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 492 2 705 2 975 3 487 3 822 4 163 4 094 4 100 4 134
2011 - - - - - - - -
4 139 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'Académie de Rouen. Il y a dans la commune 3 établissements scolaires :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le quotidien Paris Normandie et l'hebdomadaire Le Courrier cauchois relatent les informations locales.
  • La commune est située dans le bassin d'émission de la chaîne de télévision France 3 Normandie.
  • Le Journal de Duclair, hebdomadaire conservateur paraissant le mardi, fut édité de 1887 à 1940 par l'imprimerie du Pilote, à Caudebec-en-Caux.
  • L'Avenir de Duclair, hebdomadaire républicain, fut fondé en 1887 par M. Bretteville, à Yvetot, et ne résista pas à la concurrence de son rival conservateur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Marescot (1709-1780), né à Duclair, curé de Saint-Nicaise à Rouen et professeur de théologie
  • Le peintre Paul Mascart habita Duclair.
  • Le musicien Pierre Villette est né à Duclair, près de la Cour du Mont.
  • L'ingénieur Jean Laporte, maire de Duclair.

Économie[modifier | modifier le code]

Nombreux commerces.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denis à trois nefs. Nef principale du XIe siècle, clocher du XIIe siècle, portail Renaissance. Vitraux des XVe et XVIe siècles restaurés par Max Ingrand.

Le château du Taillis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Taillis.

Bâti sur les fondations d’une maison forte du XIIIe siècle, le château du Taillis a été édifié vers 1530 par Jehan du Fay du Tailly. La façade sculptée, présentent des blasons seigneuriaux, ainsi que des niches et des pilastres. Après une construction inachevée, le corps central fut agrandi par l’adjonction de deux pavillons au XVIIe siècle et finalisé par de nouvelles ailes au XVIIIe siècle. Ce sont ainsi 300 ans d’architecture qui se côtoient et se respectent par une même symétrie unique en France.

Certains des plus beaux arbres de la région rayonnent dans le parc du château du Taillis. Ainsi le sens de « l’arbre remarquable », y prend ici toute racine, à travers les plus belles essences tels que le Séquoia géant, le Tulipier de Virginie, le Cèdre de l'Atlas, … Parsemé de massifs, de platebandes, et de dépendances telles que l’orangerie en temple gréco-romain ou les écuries bâties dans une chapelle du XVIe siècle, toute la symbolique et l’esprit des parcs du XVIIIe siècle y sont implantés.

  • Dans les écuries du château du Taillis est installé depuis juin 2004 le Musée août 44 « L'enfer sur la Seine » : la bataille de Normandie, on ne le sait que trop peu, s’est terminée sur les rives de la Seine. Fin août 1944, se sont des dizaines de milliers de soldats allemands qui tentent de fuir l’avancée des Alliés, mais les ponts et bacs détruits en bordure de Seine ralentissent leur retraite.

Pendant plusieurs jours, les avions et l’artillerie pilonnent les troupes massées au bord du fleuve causant des pertes en hommes et en matériels très importantes.

Les armées anglo-canadiennes combattent victorieusement les derniers bastions de défense allemande, les conduisant par la suite à la libération tant attendue des populations civiles. Ce musée a donc pour but de rappeler ces heures tragiques de combat puis ces heures de soulagement de la libération. Grâce aux récits des soldats, des civils, tous témoins de ces terribles combats ; et au travers de milliers d’objets, d’armements et de tenues de soldats, il est possible de mieux comprendre l’histoire des derniers combats sur la Seine.

La Cour du Mont[modifier | modifier le code]

La Cour du Mont est située sur les hauteurs de Duclair au hameau des Monts. Elle surplombe la vallée de la Seine.

La Porterie et la chapelle Sainte-Austreberthe

Au Moyen Âge, la Cour du Mont, siège de la baronnie de Duclair, était une dépendance de la célèbre abbaye de Jumièges toute proche. Le domaine était chargé d'assurer l'approvisionnement agricole des moines. Pendant un temps assigné, le moine ou le fermier responsable du domaine agricole devait fournir une quantité de blé, d'avoine ou de seigle aux religieux de Jumièges.

D'abord désignée par le terme de « grange » au XIIe siècle, la Cour du Mont fut ensuite appelée « Manoir ou Grange du Mont de Duclair » au XIVe siècle.

Un manoir fut construit vers le XVe siècle mais il disparut dans un incendie en 1981.

Le domaine s'est donc développé et au XVIIe siècle, on pouvait compter entre dix et quinze bâtiments construits à la Cour du Mont. Une chapelle Sainte-Austreberthe et une porterie avec un grenier constituaient l'entrée du domaine qui s'étendait sur près de neuf hectares. On avait ensuite sous les yeux des granges, une bergerie, des étables, des écuries, une porcherie, un colombier, un poulailler et des remises [5].

Aujourd'hui, il ne reste plus que la grange dîmière (propriété de la commune de Duclair), la chapelle et la porterie (propriétés de la Maison des jeunes et de la culture de Duclair) [6].

Le château du Cat rouge[modifier | modifier le code]

Le château, construit en 1776, est propriété privée[7].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

L'Archipel des eaux mêlées, jardin paysager ouvert en 2004 à l'emplacement de l'usine Mustad.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no IA76001553 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Gontran Pailhès (préf. Pierre Varenne), Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945, Rouen, Henri Defontaine,‎ 1949, 309 p., p. 164
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. www.lacourdumont.fr
  6. www.mjc-duclair.asso.fr
  7. « Notice no IA00023002 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Aubert, Patrick Sorel et Gérard Devaux (préf. Joseph Macé), Duclair, un regard sur le passé, Le Pucheux,‎ 2011, 208 p. (ISBN 978-2-918856-12-2)
  • Francis Aubert (préf. Germaine Dumesnil), Duclair, un regard sur le passé, Duclair,‎ 2002, 66 p. (ISBN 2-9519259-0-5)
  • Paul Bonmartel, Histoire du patrimoine industriel de Duclair-Yainville-Le Trait 1891 - 1992,‎ 1998
  • Joseph Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine Inférieure, Arrondissement de Rouen, Rouen,‎ 1879
  • Daniel Delattre, La Seine-Maritime, les 745 communes, Grandvilliers,‎ 1999, 344 p. (OCLC 53292170), p. 100-101
  • Ariane Duclert, « Le Caneton à la rouennaise, spécialité de Duclair », dans Pays de Normandie (ISSN 1266-1341), no 25, 2000
  • L. de Duranville, Duclair, Péron, Rouen, 1850
  • Philippe Feugère des Forts, Église de Duclair, Caen, H. Delesques,‎ 1908, 20 p. (OCLC 457713200, notice BnF no FRBNF34092615)
  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair,‎ 1986, 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3, OCLC 22642196), p. 19-55
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair,‎ 1993, 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1, OCLC 36032690), p. 27-69
  • Patrick Sorel, Histoire de Duclair 1789-1799, Duclair,‎ 1979 (OCLC 8493861, notice BnF no FRBNF34299186, LCCN 80116764)
  • Patrick Sorel, Histoire des moulins à eau de Duclair,‎ 2006
  • Patrick Sorel et Bruno Penna, Le Château du Taillis au Trait et à Duclair du XIIIe au XVIIIe siècle, Jumièges, 2004
  • « Duclair », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 423-426
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie,‎ 2009, broché, 264 p. (ISBN 2-910316-33-5), p. 244-245
    Sur la clouterie Mustad.
  • Pierre Valeri, Duclair La Clouterie Mustad : Histoire d'un passé que l'on a voulu oublier,‎ 2013

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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