Conches-en-Ouche
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| Conches-en-Ouche | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Évreux |
| Canton | Conches-en-Ouche Chef-lieu |
| Code Insee | 27165 |
| Code postal | 27190 |
| Maire Mandat en cours |
Alfred Recours 2001-2008 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Conches |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 100 m (mini) – 173 m (maxi) |
| Superficie | 16,72 km² |
| Population sans doubles comptes |
4 280 hab. (1999) |
| Densité | 256,0 hab./km² |
Conches-en-Ouche est une commune française, située dans le département de l’Eure et la région Haute-Normandie.
Sommaire |
[modifier] Dénomination
Auparavant, la commune était simplement désignée sous le nom de Conches, appellation encore fréquemment utilisée dans le langage courant. La dénomination actuelle a été officialisée à une date inconnue, estimée entre 1882 et 1943.
La commune était autrefois homonyme exacte de l’actuelle Conches-sur-Gondoire (Seine-et-Marne) qui n’a, quant à elle, reçu l’appellation composée qu’en 1993.
[modifier] Géographie
Conches est la capitale du pays d'Ouche, conjointement avec l'Aigle. C’est une petite ville de 5 000 habitants située dans l’Eure en Normandie sur des plaines, entre Paris et la mer. Ce n'est pas la ville la plus peuplée du pays d'Ouche qui est l'Aigle ou Bernay, selon qu'on la situe en ce pays ou non. Cette commune relativement calme très boisée est bordée par une grande forêt. Ses vieilles maisons et ses vestiges du passé qui en font un centre touristique ne l’empêchent pas d’être dynamique. Conches accueille de nombreuses entreprises et commerçants et dispose d’équipements publics modernes et de disponibilités pour l’hébergement et la restauration.
[modifier] Histoire
Conches remonte à un établissement celtique, romanisé par la suite dont subsistent des traces. L’histoire de Conches commence vers 1034 lorsque les seigneurs de Tosny dont l'origine reste obscure[1], héritèrent de ce fief alors appelé Castellion (sous une forme normanno-picarde), Châtillon en français.
En ces temps de pèlerinages, les seigneurs de Tosny participèrent à l'un des plus grands: celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. C’est sur le chemin d'un de ces voyages que Roger Ier de Tosny s’arrêta à Conques-en-Rouergue, ville située à la croisée de deux itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle. On y célébrait ardemment le culte de sainte Foy, martyre d’Agen. Roger y aurait obtenu la guérison de sa femme, en aurait rapporté des reliques de la sainte et en action de grâce, aurait fondé à Castellio, « Châtillon » qui prit alors le nom de « Conches », une église dédiée à la sainte. Conque est un nom ancien pour coquille et dans le cas présent pour coquille Saint-Jacques (saint Jacques le Majeur), la ville de Conques-en-Rouergue étant située sur les routes de Saint Jacques-de-Compostelle. Conque a sans doute été interprété comme une forme normanno-picarde, d'où cet hypercorrectisme en conche. Par la suite, elle devint également une étape régionale importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les seigneurs construisent la forteresse et son donjon, entourent la ville de murailles épaisses et construisent une abbaye au modeste rayonnement.
Conches-en-Ouche fut le fief de Robert d'Artois, l’homme qui participa avec les Anglais à la Guerre de Cent Ans, dont Maurice Druon, dans sa saga historique Les Rois Maudits, fait le déclencheur du conflit.
La cité a été dotée par les seigneurs de Conches d’armes, « une bande d’azur chargée de trois coquilles d’argent sur fond or », qui témoignent de leur passage à Compostelle.
[modifier] Héraldique
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Conches :
« Une main tenant un gonfanon et une bride. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans Ma France illustrée (1882), qui se garde de remarquer que les usages de l’héraldique sont très « malmenés » dans ce « blasonnement ». Il donnait comme source un abbé de La Porte, qui aurait indiqué deux origines possibles : soit en souvenir de Raoul de Conches, porte-étendard de Normandie et fondateur de la ville, soit en souvenir de Roger de Tosny qui aurait été porte-étendard de Godefroy de Bouillon.
Malte-Brun signalait par ailleurs un autre blasonnement, dont l’énoncé est un peu plus « orthodoxe » :
« D’or, à la bande d’azur, chargée de trois coquilles d’argent. »
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | Alfred Recours | PS | président de la communauté de communes de Conches | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1882 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2005 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 105 | 3028 | 3534 | 3785 | 3854 | 4009 | 4280 | 4982 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||||
Lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 4 344 habitants. En 2005, la population s'élève à près de 5000 habitants. La croissance démographique de la commune est forte.
[modifier] Lieux et monuments
- L'église Sainte-Foy
Le chœur de l’église de style gothique flamboyant (voûtes divisées par des liernes et des tiercerons dont les moulures prismatiques retombent le long des piles qui séparent les fenêtres) au chevet à sept pans date de la fin du XVe siècle – XVIe siècle. La tour méridionale est coiffée d’une flèche de cinquante-six mètres de hauteur qui est la copie exacte de celle qui s’écrasa, un soir de tempête en 1842. Les vitraux de Sainte-Foy de Conches constituent un des exemples les plus remarquables de l’art verrier du milieu du XVIe siècle en Normandie. On y trouve également la pierre tombale de Guillaume de Conches datant du XIe siècle.
- Le Saint-Jacques
Face à l’église, un ensemble de maisons à colombages du XVe siècle surmonte des caves à étages. La grande salle des gardes est voûtée avec de petits cachots creusés dans un épais mur. La salle romane date du XIIe siècle et donne sur un très long couloir qui aboutit aux anciennes oubliettes datant du XIe siècle.
- L’ancienne abbaye
L’hôpital local, qui est une ancienne abbaye bénédictine du XIe siècle, renferme de belles constructions souterraines et de beaux vestiges avec piliers et arcs-boutants visitables.
Le parc du Rouloir comprend 122 arbres européens, asiatiques et américains. Le Conservatoire de pommiers regroupe 92 variétés de pommiers.
- Le donjon
voir histoire
- La forêt de Conches
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Guillaume de Conches, grammairien, philosophe et théologien médiéval lié à l'École de Chartres.
- C’est à Conches que Diderot place un épisode de “Jacques le fataliste” (1773/1775). Le maître de Jacques s’y fait voler sa montre, & Jacques la lui fait restituer le lendemain.
- François Décorchemont (1880-1971), maître verrier qui réalisa les vitraux de très nombreuses églises dans l'Eure et de l'église Sainte-Odile à Paris est né et mort à Conches.
[modifier] Notes et références
- ↑ Venue d'Île de France, selon les uns, elle s'installe en Normandie au Xe siècle, pour collaborer avec les descendants des anglo-danois et des norvégiens. Peut-être descendants de Malahule (Haldrick) (Malahulc) (Tresney) Eysteinsson, (oncle de Rollon ?) Ce Malahulc (Malahulce) est paraît-il inconnu des historiens. Pourtant, on le retrouve dans les Gesta Normannorum Ducum de Guillaume de Jumièges : « Roger du Ternois, de la mauvaise race de Hulce…oncle du duc Rollon, et se battant avec lui contre les Francs avait jadis concouru par sa valeur à la conquête de la Normandie ». Plus tard, Orderic Vitalis se rapporte à lui en tant qu'oncle de Rollo et ancêtre de la famille de Tosny. Né vers 845 dans le comté de Sør-Trøndelag (Sør-Trøndelag fylke en norvégien) au centre de la Norvège, de Eystein "Glumra" Ivarsson et de la Comtesse d'Ascrida (Aseda) Rognvaldsdatter, pour les autres, il aurait eu pour enfants Hugh de Cavalcamp (toujours désigné dans les généalogies comme l'ancêtre de l'importante lignée aristocratique des Tosny), né près de Dieppe vers 890, Richard, né en Norvège vers 893 et le Comte Ralph de Bayeux, né également en Norvège vers 895.
- ↑ Conches-en-Ouche sur le site de l'Insee
[modifier] Jumelages
Rhodes (Grèce), 6 février 1960 - 26 avril 1961. Ville de 62 000 habitants, chef-lieu de l’île de Rhodes. Nombreuses richesses historiques.
Aulendorf (Allemagne), 28 avril 1960 - 20 août 1961. Ville située à mi-chemin du lac de Constance et du Danube. Nombreux échanges tous les ans avec cette ville.
Wareham (Royaume-Uni) , avril-septembre 1978. Ville de 5 000 habitants, située dans une région très touristique, chargée de souvenirs historiques.
Człuchów (Pologne) , octobre 1995. Ville historique de 1 250 habitants, située au nord de la Pologne, à 100 km de Gdańsk. La communauté de communes est forte de plus de 15 000 personnes. Elle est au centre d’une région de forêts et de lacs.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Conches-en-Ouche sur le site de la Préfecture de l'Eure
- Site officiel de la ville de Conches-en-Ouche
- Conches-en-Ouche sur le site de l'Institut géographique national

