Conches-en-Ouche

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Conches-en-Ouche
Donjon au centre du bourg
Donjon au centre du bourg
Blason de Conches-en-Ouche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Conches-en-Ouche
Chef-lieu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Conches
Maire
Mandat
Alfred Recours
2014-2020
Code postal 27190
Code commune 27165
Démographie
Population
municipale
4 978 hab. (2011)
Densité 298 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 41″ N 0° 56′ 36″ E / 48.9613888889, 0.94333333333348° 57′ 41″ Nord 0° 56′ 36″ Est / 48.9613888889, 0.943333333333  
Altitude Min. 100 m – Max. 173 m
Superficie 16,72 km2
Localisation

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Conches-en-Ouche
Liens
Site web www.conches-en-ouche.fr/

Conches-en-Ouche est une commune française située dans le département de l’Eure en région Haute-Normandie.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Auparavant, la commune était simplement désignée sous le nom de Conches, appellation encore fréquemment utilisée dans le langage courant. La dénomination actuelle a été officialisée à une date inconnue, estimée entre 1882 et 1943.

La commune était autrefois homonyme exacte de l’actuelle Conches-sur-Gondoire (Seine-et-Marne) qui n’a, quant à elle, reçu l’appellation composée qu’en 1993.

Géographie[modifier | modifier le code]

Conches est la capitale du pays d'Ouche[réf. nécessaire]. C’est une ville en forte croissance depuis 30 ans, d'environ 5 200 habitants, située dans l’Eure en Normandie, entre plaines et forêts, à mi-chemin entre Paris et la mer. C'est la 3e ville la plus peuplée du pays d'Ouche après Bernay et L'Aigle. La gare de Conches-sur-Ouche est à 55 minutes environ de Paris Saint-Lazare.

Cette commune relativement calme, très boisée, est bordée par une grande forêt. Ses vieilles maisons et ses vestiges du passé qui en font un centre touristique ne l’empêchent pas d’être dynamique. Conches abrite notamment le premier collège et lycée équestre de France, agréé par l'Education nationale. Conches accueille aussi de nombreuses entreprises et commerçants et dispose d’équipements publics modernes et de disponibilités pour l’hébergement et la restauration.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Conchis en 1035, Versus Conches, Conchia en 1200, Apud Conchas en 1207[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Conches remonte à un établissement celtique, romanisé par la suite, dont subsistent des traces. L’histoire de Conches commence vers 1034, lorsque les seigneurs de Tosny, dont l'origine reste obscure[2], héritèrent de ce fief alors appelé Castellio en latin médiéval (Castillon en normand septentrional et occitan, Chastillon en normand méridional et en ancien français, d'où Châtillon).

En ces temps de pèlerinages, les seigneurs de Tosny participèrent à l'un des plus grands : celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. C’est sur le chemin d'un de ces voyages que Roger Ier de Tosny s’arrêta à Conques-en-Rouergue, ville située à la croisée de deux itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle. On y célébrait ardemment le culte de sainte Foy, martyre d’Agen. Roger y aurait obtenu la guérison de sa femme, en aurait rapporté des reliques de la sainte et, en action de grâce, aurait fait construire une église lui étant dédiée à Castellio qui prit alors le nom de « Conches ». Conque est un nom ancien pour coquille et, dans le cas présent, pour coquille Saint-Jacques (saint Jacques le Majeur), la ville de Conques-en-Rouergue étant située sur les routes de Saint Jacques-de-Compostelle. Conque a sans doute été interprété comme une forme normano-picarde, d'où cet hypercorrectisme en conche. Par la suite, elle devint également une étape régionale importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les seigneurs construisent la forteresse et son donjon, entourent la ville de murailles épaisses et construisent une abbaye au modeste rayonnement.

Conches-en-Ouche fut le fief de Robert d'Artois, l’homme qui participa avec les Anglais à la Guerre de Cent Ans, dont Maurice Druon, dans sa saga historique Les Rois maudits, fait le déclencheur du conflit.

La cité a été dotée d’armes par les seigneurs de Conches : « une bande d’azur chargée de trois coquilles d’argent sur fond or », les coquilles témoignant de leur passage à Compostelle.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Montagne-de-Conches[3].

Le 24 octobre 1933, le train Caen-Paris déraille à Conches-en-Ouche sur le viaduc de Saint-Élier. Des voitures se décrochent et tombent dans la rivière. L'accident fait trente-six morts, dont l'universitaire caennais Pierre Villey, et de nombreux blessés.

C'est à Conches-en-Ouche que fut tourné du 12 mai au 26 juin 1952 le film Le Trou Normand, avec Bourvil et Brigitte Bardot.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Conches

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Conches :

« Une main tenant un gonfanon et une bride. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans Ma France illustrée (1882), qui se garde de remarquer que les usages de l’héraldique sont très « malmenés » dans ce « blasonnement ». Il donnait comme source un abbé de La Porte, qui aurait indiqué deux origines possibles : soit en souvenir de Raoul de Conches, porte-étendard de Normandie et fondateur de la ville, soit en souvenir de Roger de Tosny qui aurait été porte-étendard de Godefroy de Bouillon.

Malte-Brun signalait par ailleurs un autre blasonnement, dont l’énoncé est un peu plus « orthodoxe » :

« D’or, à la bande d’azur, chargée de trois coquilles d’argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  en cours Alfred Recours PS Président de la communauté de communes du Pays de Conches
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Grèce Rhodes (Grèce), 6 février 1960 - 26 avril 1961. Ville de 62 000 habitants, chef-lieu de l’île de Rhodes. Nombreuses richesses historiques.
  • Drapeau de l'Allemagne Aulendorf (Allemagne), 28 avril 1960 - 20 août 1961. Ville située à mi-chemin du lac de Constance et du Danube. Nombreux échanges tous les ans avec cette ville.
  • Drapeau du Royaume-Uni Wareham (Royaume-Uni), avril-septembre 1978. Ville de 5 000 habitants, située dans une région très touristique, chargée de souvenirs historiques.
  • Drapeau de la Pologne Człuchów (Pologne), octobre 1995. Ville historique de 1 250 habitants, située au nord de la Pologne, à 100 km de Gdańsk. La communauté de communes est forte de plus de 15 000 habitants. Elle est au centre d’une région de forêts et de lacs.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 978 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 118 1 918 1 952 1 725 2 056 2 074 2 094 2 135 2 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 924 1 945 2 482 2 035 2 105 2 094 2 249 2 207 2 157
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 204 2 292 2 396 2 577 2 375 2 432 2 422 2 726 2 760
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 028 3 534 3 785 3 854 4 009 4 280 4 982 4 978 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 4 344 habitants. En 2005, la population s'élève à près de 5000 habitants. La croissance démographique de la commune est forte.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Foy.

Le chœur de l’église de style gothique flamboyant (voûtes divisées par des liernes et des tiercerons dont les moulures prismatiques retombent le long des piles qui séparent les fenêtres) au chevet à sept pans date de la fin du XVe siècleXVIe siècle. La tour méridionale est coiffée d’une flèche de cinquante-six mètres de hauteur qui est la copie exacte de celle qui s’écrasa, un soir de tempête en 1842. Les vitraux de Sainte-Foy de Conches constituent un des exemples les plus remarquables de l’art verrier du milieu du XVIe siècle en Normandie. On y trouve également la pierre tombale de Guillaume de Conches datant du XIIe siècle.

  • Le Saint-Jacques

Face à l’église, un ensemble de maisons à colombages du XVe siècle surmonte des caves à étages. La grande salle des gardes est voûtée avec de petits cachots creusés dans un épais mur. La salle romane date du XIIe siècle et donne sur un très long couloir qui aboutit aux anciennes oubliettes datant du XIe siècle.

L’hôpital local, qui est une ancienne abbaye bénédictine du XIe siècle, renferme de belles constructions souterraines et de beaux vestiges avec piliers et arcs-boutants visitables.

Le parc du Rouloir comprend 122 arbres européens, asiatiques et américains. Le « Conservatoire de pommiers » regroupe 92 variétés de pommiers.

  • Le donjon

voir histoire:

  • La forêt de Conches

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 3, Ernest Nègre, page 1727
  2. Venue d'Île de France, selon les uns, elle s'installe en Normandie au Xe siècle, pour collaborer avec les descendants des anglo-danois et des norvégiens. Peut-être descendants de Malahule (Haldrick) (Malahulc) (Tresney) Eysteinsson, (oncle de Rollon ?) Ce Malahulc (Malahulce) est paraît-il inconnu des historiens. Pourtant, on le retrouve dans les Gesta Normannorum Ducum de Guillaume de Jumièges : « Roger du Ternois, de la mauvaise race de Hulce…oncle du duc Rollon, et se battant avec lui contre les Francs avait jadis concouru par sa valeur à la conquête de la Normandie ». Plus tard, Orderic Vitalis se rapporte à lui en tant qu'oncle de Rollo et ancêtre de la famille de Tosny. Né vers 845 dans le comté de Sør-Trøndelag (Sør-Trøndelag fylke en norvégien) au centre de la Norvège, de Eystein "Glumra" Ivarsson et de la Comtesse d'Ascrida (Aseda) Rognvaldsdatter, pour les autres, il aurait eu pour enfants Hugh de Cavalcamp (toujours désigné dans les généalogies comme l'ancêtre de l'importante lignée aristocratique des Tosny), né près de Dieppe vers 890, Richard, né en Norvège vers 893 et le Comte Ralph de Bayeux, né également en Norvège vers 895.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Conches-en-Ouche », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 12 janvier 2013)
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]