Consistoire (protestantisme)

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Le consistoire était, dans les régions protestantes, un organe judiciaire mi-laïc, mi-ecclésiastique, formé des pasteurs et des anciens de l'Église, laïcs élus. Ils avaient pour but de contrôler les mœurs des citoyens, c'est-à-dire les affaire matrimoniales (protégeant les épouses battues ou bafouées, facilitant des divorces), morales et religieuses[1]. Le mot consistoire signifie, à l'origine, « se tenir ensemble ».

Dans l'Église réformée de France, le terme a changé de sens, ou plutôt d'échelon, après un XIXe siècle de régime concordataire où les Consistoires furent des conseils à vocation plus ou moins départementale.

Le présent Consistoire supérieur de l'Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL) à Strasbourg.

Les anciens Consistoires se nomment aujourd'hui Conseils presbytéraux et exercent toujours un ministère collégial de gouvernement. Ce sont les anciens colloques qui se nomment aujourd'hui Conseils de consistoire, lieux de dialogue et de partage entre ministres et délégués laïcs d'Églises locales voisines, notamment en ce qui concerne l'évangélisation, l'animation jeunesse, parfois la catéchèse, la solidarité financière, etc.

Le consistoire de Genève[modifier | modifier le code]

Ce tribunal ecclésiastique était dirigé par un syndic, c'est-à-dire la plus haute autorité civile de la ville-État.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Genève, la cité des saints, Max Engammare

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