Marie-Pierre Kœnig

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Officier général francais 5 etoiles.svg Marie-Pierre Kœnig
Marie-Pierre Kœnig (avec le bâton), entouré du Lieutenant General Omar Bradley, du General Dwight D. Eisenhower et de l'Air Chief Marshal Arthur Tedder à Paris en 1944.
Marie-Pierre Kœnig (avec le bâton), entouré du Lieutenant General Omar Bradley, du General Dwight D. Eisenhower et de l'Air Chief Marshal Arthur Tedder à Paris en 1944.

Naissance 10 octobre 1898
à Caen
Décès 2 septembre 1970 (à 71 ans)
à Neuilly-sur-Seine
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 19171951
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Commandement Forces françaises de l'intérieur
Distinctions principales :

Maréchal de France
Grand-Croix de l'ordre de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Médaille de la Résistance
Médaille coloniale
Croix du combattant
Distinguished Service Order
Compagnon de l'ordre du Bain
Grand croix de l'ordre de Georges Ier

Pierre Kœnig
Fonctions
Parlementaire français
Député 1951-1958
Gouvernement Quatrième République
Groupe politique RPF (1951-1955)
RS (1956-1958)
Biographie
Date de naissance 10 octobre 1898
Date de décès 2 septembre 1970
Résidence Bas-Rhin

Marie-Pierre Kœnig, plus connu en France sous le nom de Pierre Kœnig, né le 10 octobre 1898 à Caen et mort le 2 septembre 1970 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique et un militaire français, maréchal de France, compagnon de la Libération. Il est surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la première brigade française libre lors de la bataille de Bir Hakem (Libye) qui s'est déroulée du 26 mai au 11 juin 1942 durant la guerre du désert et au cours de laquelle son unité de 3700 hommes résista opiniâtrement aux assauts des armées germano-italiennes environ 10 fois plus nombreuses de l'Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'origine alsacienne, Marie, Joseph, Pierre, François Kœnig[1] étudie au collège Saint Joseph, puis au lycée Malherbe à Caen et participe aux activités sportives à l'Avant Garde Caennaise. Il obtient son baccalauréat et s'engage en 1917. Il sert dans le 36e régiment d'infanterie. Il est nommé aspirant en février 1918 et rejoint son unité sur le front. Décoré de la médaille militaire, il est promu sous-lieutenant le 3 septembre 1918.

Après la guerre, il sert en Silésie, dans les Alpes, en Allemagne, puis au Maroc, à l'état-major de la division de Marrakech.

Il est capitaine et adjoint du lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey dans la 13e demi-brigade de Légion étrangère quand il décide de s'engager dans la France libre en juillet 1940. Il participe à la tentative de ralliement de Dakar, puis au ralliement du Gabon et à celle du Levant.

Il est promu colonel début 1941.

C'est en 1941 et lors de sa visite de la Palestine et des kibboutz que naîtra son amitié pour Israël[2]. Il est promu général de brigade en juillet 1941.

Le général Kœnig commande les Français libres lors de la bataille de Bir Hakeim (26 mai-11 juin 1942), puis lors de la seconde bataille d'El Alamein. Il est le général en chef des Forces françaises de l'intérieur (FFI) en 1944. Promu général de corps d'armée en juin 1944, il est nommé gouverneur militaire de Paris le 21 août, peu avant la libération de la ville.

Le 24 avril 1945, il est chargé de l'arrestation du maréchal Pétain à Vallorbe, à la frontière suisse et de l'escorter jusqu'au fort de Montrouge son lieu de détention.

De juillet 1945 au 21 septembre 1949, il sera nommé Gouverneur militaire de la Zone française d'occupation en Allemagne.

Optant ensuite pour la carrière parlementaire, il prend la tête d'une liste du RPF dans le Bas-Rhin, qui remporte 31 % des suffrages le 17 juin 1951 avec 94 970 voix sur 305 890 et trois sièges sur neuf.

Pressenti par le groupe gaulliste (l'URAS depuis la mise en sommeil du RPF par le général de Gaulle) comme candidat de recours lors de l'élection présidentielle de décembre 1953, il renonce à se lancer, malgré l'accord de De Gaulle.

Il est ministre de la Défense nationale et des Forces armées du 19 juin au 14 août 1954 dans le gouvernement Pierre Mendès France et du 23 février au 6 octobre 1955 dans le gouvernement Edgar Faure (2).

Le 2 janvier 1956, il est réélu dans le Bas-Rhin à la tête d'une liste d'Union démocratique des Républicains sociaux qui n'obtient que 7,1 % des voix, grâce à un apparentement avec le MRP et l'Union des Indépendants et paysans — apparentement majoritaire en voix.

Enterré au cimetière de Montmartre, il est élevé à la dignité de maréchal de France le 6 juin 1984 à titre posthume[3] par le président François Mitterrand (décret paru au JO du 8 juin, page 1775), devenant ainsi le quatrième et dernier général français élevé à cette dignité depuis la Libération, après Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), à titre posthume (décret du 15 janvier 1952, paru au JO du 16 janvier, page 666), Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant (décret du 7 mai 1952, paru au JO du 8 mai, page 4713) et Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume (décret du 23 août 1952, paru au JO du 24 août, page 8430). Son épouse, Marie Klein, est décédée en 1978.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Bas-relief sur la façade de l'hôtel Malherbe à Caen (Calvados).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Un [PDF] décret du 6 juin 1984 donne le nom complet du général Kœnig, avec la ligature œ.
  2. [1] selon Michel Soulas, historien, conférence Les relations entre la France et Israël: du Général Koenig au 60ème anniversaire de l'État d'Israël, juin 2008
  3. [PDF] décret du 6 juin 1984 conférant, à titre posthume, la dignité de maréchal de France.
  4. le 16 juillet 1946 Monitor Polski 1947 no. 27 pos. 188
  5. Plan de Caen, La Poste, 1977.
  6. Site de la promotion Général-Kœnig

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Lormier, Koenig : l'homme de Bir Hakeim, éditions du Toucan, Paris, 2012, 358 p. (ISBN 978-2-8100-0490-4)
  • Jean-Yves Mariotte, « Marie Pierre Joseph François Koenig », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 22, p. 2066
  • Michel Soulas, Les engagements du Général Koenig, Université Paul Valéry, Montpellier, 2010 (thèse d'Histoire contemporaine)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]