Saint-James

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Saint-James
L'église Saint-Jacques
L'église Saint-Jacques
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Saint-James (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-James
Maire
Mandat
Michel Thoury
2008-2014
Code postal 50240
Code commune 50487
Démographie
Gentilé Saint-Jamais
Population
municipale
2 718 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Population
aire urbaine
2 678 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 25″ N 1° 19′ 24″ O / 48.523611, -1.323333 ()48° 31′ 25″ Nord 1° 19′ 24″ Ouest / 48.523611, -1.323333 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 151 m
Superficie 17,96 km2
Localisation

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Saint-James

Saint-James est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 2 718 habitants[Note 1] (les Saint-Jamais). Saint-James se situe à la limite entre la Normandie et la Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Beuvron et la Dierge coulent dans la commune.

Communes limitrophes de Saint-James[1]
La Croix-Avranchin Saint-Senier-de-Beuvron Saint-Senier-de-Beuvron
Villiers-le-Pré Saint-James[1] Montjoie-Saint-Martin
Carnet Le Ferré (Ille-et-Vilaine) Le Ferré (Ille-et-Vilaine)

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est connue sous le nom de Saint James de Beuvron au Moyen Âge.

La commune porte le nom de Beuvron-les-Monts sous la Révolution[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-James, au temps des Tramways normands

Guillaume le Conquérant fit bâtir la forteresse de la ville de Saint-James en 1067, pour se protéger des attaques bretonnes. Cité défensive jusqu’à la fin du XVe siècle, cité drapière du Xe au XVIIIe siècle, halte pour les pèlerins en direction du mont Saint-Michel.

Début 1426, Richemont ayant rejoint Jean V en Bretagne y vient assiéger les Anglais, mais sans succès.

Pendant la chouannerie, la commune fut le théâtre de plusieurs affrontements entre les républicains et les chouans. Pendant toute la première moitié de l'année 1796, la commune resta aux mains des chouans.

La commune fut desservie par une ligne de chemin de fer secondaire, celle d'Avranches à Saint-James de 1901 à 1933, exploitée par les Tramways normands

Article détaillé : Première bataille de Saint-James.
Article détaillé : Deuxième bataille de Saint-James.

L'affaire criminelle Louis Charuel, une incroyable machination, s'est déroulée à Saint-James en 1958 et fut jugée aux assises de la Manche à Coutances[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-James

Les armes de la commune de Saint-James se blasonnent ainsi :
De gueules à la porte coulissée d'argent flanquée de deux tours d'or, celle de senestre plus élevée que l'autre, le tout maçonné de sable, accompagné de quatre coquilles aussi d'argent, une en chef et trois ordonnées 2 et 1 en pointe.[4]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1888 Hyppolyte Morel, père   Juge de paix
1888 1919 Hyppolyte Morel, fils   Homme politique
1919 1925 André Payen    
1925 1934 Léon Legallais   Propriétaire des filatures Saint-James
1934 1935 Jules Gardin   Teinturier
1935 1945 Léon Legallais   Propriétaire des filatures Saint-James
1945 1954 Jacques Guesnier   Comptable
1954 1959 Martial Gérard   Quincaillier
1959 1983 Charles Houssard   Notaire
1983 1983 Louis Ménard   Commerçant
1983 en cours Michel Thoury UMP Chirurgien dentiste
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et quatre adjoints[5].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Groupe scolaire public, 1 rue Haie de Terre
  • Collège public Le Clos tardif, rue Guillaume le Conquérant.
  • École et collège privés Immaculée Conception.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 718 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 515 2 522 2 666 2 646 3 104 3 203 3 236 3 278 3 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 274 3 270 3 230 3 199 3 088 3 249 3 265 3 067 2 965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 996 2 764 2 624 2 250 2 412 2 365 2 302 2 386 2 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 415 2 452 2 489 2 766 2 976 2 917 2 735 2 678 2 718
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Palluelle.
Polissoir de Saint-Benoît.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La Patriote Saint-Jamaise fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sylvestre de La Cervelle (? à Saint-James-de-Beuvron-1386), évêque de Coutances
  • Louis Ravalet, médecin (né à Pontaubault en 1924, décédé à Saint-James en 2009), coauteur de Pontaubault 1944 : naissance d'une amitié franco-américaine avec W.H. Turner[13]. Fondateur de la maison médicale de Saint-James.
  • Francis Goré (1883 à Saint-James - 1954), missionnaire au Tibet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lecacheux Paul. Histoire religieuse, civile et militaire de Saint-James-de-Beuvron, depuis sa fondation jusqu'à nos jours…, par V. Ménard., Bibliothèque de l'école des chartes, 1897, vol. 58, n° 1, pp. 690-691. [lire en ligne (page consultée le 26 mai 2010)]
  • Bagot Jean-Pierre Bagot Sylvère, Promenade à travers l'histoire de Saint-James, Éditions Charles Corlet, 2011.
  • Bagot Jean-Pierre, Bagot Sylvère, Saint-James de 1944 à nos jours, Éditions Charles Corlet, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]