Saint-James

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Saint-James
L'église Saint-Jacques.
L'église Saint-Jacques.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Saint-James (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-James
Maire
Mandat
Nathalie Panassié
2014-2020
Code postal 50240
Code commune 50487
Démographie
Gentilé Saint-Jamais
Population
municipale
2 718 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Population
aire urbaine
2 718 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 22″ N 1° 19′ 29″ O / 48.522778, -1.32472248° 31′ 22″ Nord 1° 19′ 29″ Ouest / 48.522778, -1.324722  
Altitude Min. 28 m – Max. 151 m
Superficie 17,96 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-saintjames.com

Saint-James est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 2 718 habitants[Note 1] (les Saint-Jamais). Saint-James se situe à la limite entre la Normandie et la Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Beuvron et la Dierge coulent dans la commune.

Communes limitrophes de Saint-James[1]
La Croix-Avranchin Saint-Senier-de-Beuvron Saint-Senier-de-Beuvron
Villiers-le-Pré Saint-James[1] Montjoie-Saint-Martin
Carnet Le Ferré (Ille-et-Vilaine) Le Ferré (Ille-et-Vilaine)

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est connue sous le nom de Saint James de Beuvron au Moyen Âge.

La commune porte le nom de Beuvron-les-Monts sous la Révolution[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-James, au temps des Tramways normands

Guillaume le Conquérant fit bâtir la forteresse de la ville de Saint-James en 1067, pour se protéger des attaques bretonnes. Cité défensive jusqu’à la fin du XVe siècle, cité drapière du Xe au XVIIIe siècle, halte pour les pèlerins en direction du mont Saint-Michel.

Début 1426, Richemont ayant rejoint Jean V en Bretagne y vient assiéger les Anglais, mais sans succès.

Pendant la chouannerie, la commune fut le théâtre de plusieurs affrontements entre les républicains et les chouans. Pendant toute la première moitié de l'année 1796, la commune resta aux mains des chouans.

La commune fut desservie par une ligne de chemin de fer secondaire, celle d'Avranches à Saint-James de 1901 à 1933, exploitée par les Tramways normands

Article détaillé : Première bataille de Saint-James.
Article détaillé : Deuxième bataille de Saint-James.

L'affaire criminelle Louis Charuel, une incroyable machination, s'est déroulée à Saint-James en 1958 et fut jugée aux assises de la Manche à Coutances[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-James

Les armes de la commune de Saint-James se blasonnent ainsi :
De gueules à la porte coulissée d'argent flanquée de deux tours d'or, celle de senestre plus élevée que l'autre, le tout maçonné de sable, accompagné de quatre coquilles aussi d'argent, une en chef et trois ordonnées 2 et 1 en pointe.[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1888 Hyppolyte Morel, père   Juge de paix
1888 1919 Hyppolyte Morel, fils   Homme politique
1919 1925 André Payen    
1925 1934 Léon Legallais   Propriétaire des filatures Saint-James
1934 1935 Jules Gardin   Teinturier
1935 1945 Léon Legallais   Propriétaire des filatures Saint-James
1945 1954 Jacques Guesnier   Comptable
1954 1959 Martial Gérard   Quincaillier
1959 1983 Charles Houssard   Notaire
1983 1983 Louis Ménard   Commerçant
1983[5] mars 2014 Michel Thoury UMP Chirurgien dentiste
mars 2014[6] en cours Nathalie Panassié   Adjointe de direction
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et cinq adjoints[7].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Groupe scolaire public, 1 rue Haie de Terre.
  • Collège public Le Clos tardif, rue Guillaume le Conquérant.
  • École et collège privés Immaculée Conception.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 718 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Saint-James[8]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 515 2 522 2 666 2 646 3 104 3 203 3 236 3 278 3 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 274 3 270 3 230 3 199 3 088 3 249 3 265 3 067 2 965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 996 2 764 2 624 2 250 2 412 2 365 2 302 2 386 2 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 415 2 452 2 489 2 766 2 976 2 917 2 735 2 678 2 718
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Palluelle.
Polissoir de Saint-Benoît.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La Patriote Saint-Jamaise fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sylvestre de La Cervelle (? à Saint-James-de-Beuvron-1386), évêque de Coutances
  • Louis Ravalet, médecin (né à Pontaubault en 1924, décédé à Saint-James en 2009), coauteur de Pontaubault 1944 : naissance d'une amitié franco-américaine avec W.H. Turner[16]. Fondateur de la maison médicale de Saint-James.
  • Francis Goré (1883 à Saint-James - 1954), missionnaire au Tibet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lecacheux Paul. Histoire religieuse, civile et militaire de Saint-James-de-Beuvron, depuis sa fondation jusqu'à nos jours…, par V. Ménard., Bibliothèque de l'école des chartes, 1897, vol. 58, n° 1, pp. 690-691. [lire en ligne (page consultée le 26 mai 2010)]
  • Bagot Jean-Pierre Bagot Sylvère, Promenade à travers l'histoire de Saint-James, Éditions Charles Corlet, 2011.
  • Bagot Jean-Pierre, Bagot Sylvère, Saint-James de 1944 à nos jours, Éditions Charles Corlet, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-James », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 11 novembre 2009)
  3. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, Paris, 2012.
  4. « GASO, la banque du blason - Saint-James Manche » (consulté le 9 mai 2013)
  5. « Élections cantonales : Michel Thoury est candidat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 novembre 2014)
  6. « Nathalie Panassié succède à Michel Thoury », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 novembre 2014)
  7. « Saint-James (50240) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  8. Date du prochain recensement à Saint-James, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. « Polissoir dit La pierre Saint-Benoit », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PM50000981 », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Château de la Paluelle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 9 novembre 2014)
  15. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – La Patriote St Jamaise » (consulté le 9 novembre 2014)
  16. CRL de Basse-Normandie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]