Malaunay

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Malaunay
Image illustrative de l'article Malaunay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Notre-Dame-de-Bondeville
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Guillaume Coutey
2014-2020
Code postal 76770
Code commune 76402
Démographie
Gentilé Malaunaysiens
Population
municipale
5 959 hab. (2011)
Densité 644 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 37″ N 1° 02′ 28″ E / 49.5269444444, 1.04111111111 ()49° 31′ 37″ Nord 1° 02′ 28″ Est / 49.5269444444, 1.04111111111 ()  
Altitude Min. 34 m – Max. 169 m
Superficie 9,25 km2
Localisation

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Malaunay est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Cailly (l'antique maronna des Romains).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Malaunay a pour origine le mot latin alna ou alnus, qui rappelle la présence sur ce site d'aunes, arbres qui poussent en zones très humides. Le préfixe mal précise la caractéristique du lieu que l'on peut ainsi interpréter comme « le mauvais site planté d'aunes ». On retrouve ce type de toponyme dans le Calvados avec un suffixe de présence « aunay », et dans la Manche Laulne.

Malaunay vient apparemment de « Malaineit » mentionné vers 1040.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville comprenait avant la Révolution les trois paroisses de Saint-Nicolas, Saint-Maurice et Notre-Dame-des-Champs.

Hugues de Malaunay signa le 1er juin 1204 la convention des Bourgeois de Rouen avec Philippe Auguste ; il combattit près de ce prince à Bouvines (1214). Tout comme à Montville, la tornade de 1845 causa des destructions. Le développement industriel de Malaunay est lié à la présence de la rivière du Cailly dont la puissance motrice est utilisée dès le milieu du XVIe siècle pour alimenter les premiers moulins. En 1550, deux moulins à papier sont construits, l'un dans la paroisse de Notre-Dame des Champs, l'autre dans la paroisse Saint-Maurice. Jusqu'au début du XIXe siècle, ces moulins sont destinés à l'activité meunière ou papetière. Leur succéderont ensuite les premières filatures. En 1805, on dénombre à Malaunay, une filature de coton, un moulin à blé, et encore six moulins à papier. En 1812, il n' y a plus que trois moulins à papier, les trois autres ayant été reconvertis en filature. Pendant la Restauration et la Monarchie de Juillet, Malaunay connaît une industrialisation effrénée, où l'activité cotonnière prédomine : en 1836, on comptera jusqu'à 9 filatures de coton, une indiennerie, un moulin à papier et une briqueterie. En 1856, l'industrie cotonnière emploie un total de 1 004 personnes. En 1870, sur 10 établissements cotonniers, trois seulement sont mixtes, c'est-à-dire pourvus d'une roue hydraulique et d'une machine à vapeur. L'énergie thermique ne supplante définitivement l'énergie hydraulique qu'au début du XXe siècle, lorsque parallèlement se développe le phénomène de concentration des entreprises. La crise qui touche l'activité cotonnière, à partir des années 1860, accentue la précarité des conditions de vie et de travail des ouvriers. Afin de juguler la misère, diverses organisations associatives sont fondées : la Solidarité de Malaunay en 1891, la Solidarité Enfantine en 1897, la Mutuelle Féminine en 1909. Entre temps est créé le syndicat des Travailleurs de l'Industrie Cotonnière de Malaunay (1903). Devant les crises structurelles et conjoncturelles que subit l'activité cotonnière, l'industrie malaunésienne se diversifie : la margarine, le rotin, la ramie, la laine sont les nouveaux produits qui s'implantent dans les filatures désormais désaffectées. Enfin les années 1970 voient la fermeture des derniers sites cotonniers établis sur la commune.

Une histoire digne des plus grands films frappe la petite commune de Malaunay, en 1887, au café Druaux, Poline trouve son mari et son frère morts, elle est suspectée de les avoir empoisonnés. Arrêté et condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Un an plus tard, dans la même pièce on trouve la femme des successeurs morte, les seconds successeurs ont à leur tour des malaises. Le doute s’installe, on s’intéresse au four à chaux accolé à la maison et l’on constate des fissures dans le mur : le monoxyde de carbone est la cause de ces décès ! Elle fut réhabilitée et elle put récupérer sa fille. Ce fait divers a été utilisé par Jules Mary pour son roman La Pocharde, son livre a eu un énorme succès, de nombreuses éditions ont été publiées, un film en a été tiré.

Deux soldats canadiens meurent pendant la libération de Malaunay en 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
1848 1864 Emile Delahalle    
1884 1892 Henri Offroy    
1892 1919 Georges Pellerin    
  1956 Olivier Miannay    
1956 1989 Pierre Nehoult SE  
1989 27 mai 2009 Joël Clément PS  
juillet 2009 Septembre 2012 Stéphane Deschamps PS  
6 septembre 2012 en cours Guillaume Coutey PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 959 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
238 250 281 1 224 1 529 1 673 1 833 1 943 1 823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 962 1 915 1 590 1 700 1 690 1 797 1 951 2 062 2 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 431 2 953 3 143 3 124 3 004 3 104 3 043 2 974 3 236
1962 1968 1975 2004 2006 2009 2011 - -
3 786 4 230 4 875 5 948 5 913 5 893 5 959 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sport[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • manoir Gresland
  • ancienne margarinerie
  • l'usine Offroy (XIXe siècle), ancienne filature de coton fermée en 1969.
  • château du domaine au Loup
  • viaduc de Malaunay, (1845-1846), il est édifié par les Anglais pour le passage de la ligne de chemin de fer Rouen-Le Havre. Bombardé en 1944, la construction est relevée en 1945.
  • ruines du château de Frevaux (près du centre équestre)
  • église Saint-Nicolas

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hugues De Malaunay, chevalier français qui a participé à la bataille de Bouvines

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Normand, Le Prieuré des deux amants, 1890[5]
    Conte de Noël utilisant la ville de Malaunay comme décor et le compte de Frévaux comme antihéros.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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