Henri de Bernières

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Henri de Bernières
Image illustrative de l'article Henri de Bernières
Notre-Dame de Québec
Biographie
Naissance 1635
Caen (Normandie) Royal Standard of the King of France.svg France
Ordination sacerdotale Archidiocèse de Québec
Décès 4 décembre 1700
Québec Royal Standard of the King of France.svg Nouvelle-France
Évêque de l’Église catholique
Curé de Notre-Dame de Québec

Henri de Bernières, né en 1635 à Caen (paroisse Saint-Jean) (France) et mort le 4 décembre 1700 à Québec (Nouvelle-France), est un prêtre et éducateur canadien. Il est le premier curé de Québec et le premier supérieur du séminaire de Québec, une société apostolique de prêtres.

Origine familiale en Normandie[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean de Caen, paroisse d'origine d'Henri de Bernières.

Henri de Bernières est le neveu du célèbre mystique Jean de Bernières, de Louvigny. Né vers 1635 à Caen en Normandie fils de Pierre de Bernières, baron d'Acqueville, trésorier du roi à Caen, et de Madeleine Le Breton, il fait ses études à Caen.

Encore simple tonsuré, il est désigné à la cure de Saint-Pierre de Caen ; mais il préfère venir au Canada en 1659, avec Mgr François de Laval, qui prend alors ses fonctions de premier évêque de Québec.

Le premier curé de Québec[modifier | modifier le code]

Le séminaire de Québec.

Henri de Bernières reçoit les ordres mineurs à Québec, le 2 décembre 1659, le diaconat en février et la prêtrise le 13 mars 1660 des mains de Mgr de Laval. Ce sont alors les premières ordinations au Canada. Mgr de Laval le garde comme secrétaire et chapelain et lui fait apprendre la langue iroquoise.

Henri de Bernières est aussi le premier curé en titre de Québec, lorsque Mgr de Laval érige cette cure, en 1664, et l'unit au séminaire de Québec. En 1662, il assume les fonctions de grand-vicaire conjoint pendant le voyage de Mgr de Laval en France. Lors d'autres absences de l'évêque, il est administrateur du diocèse, en 1671, en 1678, en 1684. Il est délégué de Mgr de Laval au Conseil souverain durant les voyages de l'évêque. Il est supérieur des Ursulines et de l'Hôtel-Dieu, de 1676 à 1683, et premier doyen du Chapitre de Québec, de 1684 à 1700.

Un des cinq premiers prêtres du séminaire de Québec lors de sa fondation le 26 mars 1663, il en devient le premier supérieur et il occupe cette charge à quatre reprises : de 1665 à 1672, de 1673 à 1683, de 1685 à 1688, de 1693 à 1698. Il donne les conférences spirituelles aux séminaristes.

Une personnalité respectée[modifier | modifier le code]

Henri de Bernières meurt le 4 décembre 1700 peu après minuit[1], durant la grave épidémie de « rhumes » de l'hiver 1700-1701 et il est fort regretté. C'était un « homme pacifique, désintéressé et qui ne cherchait que la gloire de Dieu », note la Mère Juchereau. « Ses Vertus étaient remarquables, surtout son humilité, sa charité, et sa grande et longue patience », écrit l'abbé Charles Glandelet. Il est inhumé le 5 décembre 1700 dans la chapelle du séminaire de Québec[2]. Plus tard, ses restes sont transférés à la paroisse de la cathédrale de Québec dont il a été le tout premier curé.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Auguste-Honoré Gosselin, Henri de Bernières : premier curé de Québec, Imprimerie de l'Eure, Évreux, 1896, p.160.
  2. Extrait du registre paroissial de l'église Notre-Dame de Québec (1700) : Le cinquième jour du mois de décembre mil sept cent, a été inhumé dans la chapelle du séminaire de Québec Messire Henry de Bernières, âgé de soixante [espace vide], premier doyen de la cathédrale de Québec, par Messire Etienne Le vallet, chanoine de la dite cathédrale, en présence de Messires Pierre Le Boullenger, Thierry Hazeur et de plusieurs autres. En foy de quoy je prêtre du dit déminaire faisant les fonctions curiales ay soussigné. Signé : Pocquet, prêtre. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Bibliographie[modifier | modifier le code]