Vernon (Eure)

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Vernon
L'Hôtel-de-ville
L'Hôtel-de-ville
Blason de Vernon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Chef-lieu de Vernon-Nord
& Vernon-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure
Maire
Mandat
Sébastien Lecornu (UMP)
2014-2020
Code postal 27200
Code commune 27681
Démographie
Gentilé Vernonnais
Population
municipale
24 772 hab. (2011)
Densité 709 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 33″ N 1° 29′ 09″ E / 49.0925, 1.4858333333349° 05′ 33″ Nord 1° 29′ 09″ Est / 49.0925, 1.48583333333  
Altitude Min. 10 m – Max. 148 m
Superficie 34,92 km2
Localisation

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Liens
Site web www.vernon27.fr

Vernon est une commune française qui est située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie, aux portes de la Normandie et au carrefour des routes d'Évreux à Beauvais et de Paris à Rouen par la vallée de la Seine. Sa devise est Vernon semper viret, « Vernon toujours vert ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Vernon est situé dans la vallée de la Seine non loin du confluent de l'Epte. Elle forme avec Saint-Marcel, Saint-Just et Saint-Pierre-d'Autils une agglomération de 36 000 habitants.

Le territoire communal est, avec 3 492 hectares, relativement vaste et s'étend de manière sensiblement égale sur les deux rives du fleuve.

Il comprend :

  • d'une part, la basse vallée alluviale de la Seine, relativement étroite, y compris des îles situées du côté de la rive droite (île Saint-Pierre, île Saint-Jean, île de l'Horloge, Grande île), séparées de la rive droite par des bras très étroits ou même soudés à la rive. La grande île est partagée entre la commune de Vernon et celles de Port-Villez et de Giverny.
  • d'autre part, les plateaux calcaires à une altitude variant de 130 à 140 mètres d'altitude, couverts en grande partie par les forêts de Bizy et de Vernon.

Dans le Vernonnais, sur la rive droite, on trouve en hauteur un placage d'alluvions de la Seine comprenant des silex, des meulières ou grès, ainsi que des sables de Lozère [1].

Entre les deux, la zone de transition formée de collines en pente vers la Seine est surtout développée sur la rive gauche, là où s'est implanté le noyau urbain initial à partir duquel l'urbanisation récente s'est développée dans toutes les directions, tandis que, sur la rive droite où la transition est plus abrupte, formant pratiquement une falaise entaillée par deux vallons très encaissés, l'urbanisation est très limitée.

Communes limitrophes de Vernon
Pressagny-l'Orgueilleux Panilleuse, Tilly Bois-Jérôme-Saint-Ouen
Saint-Marcel Vernon Giverny
La Heunière Douains Port-Villez, Blaru

Vernon est située à 10 km de Gasny, à 11 km de Bonnières-sur-Seine, à 13 km de Pacy-sur-Eure, à 14 km de Gaillon, à 22 km des Andelys, à 31 km d'Évreux et à 34 km de Gisors.

Anciennes communes rattachées à Vernon[modifier | modifier le code]

  • Bizy
    Mentionné sous la forme Bisi au XIe siècle. Nom de lieu gaulois, composé du nom de personne Bisius, dérivé du thème bissu-, doigt (cf. gallois bys, doigt et breton biz, doigt, bizou, anneau du doigt, bague, d'où le français « bijou »)[2] et du suffixe de localisation et de propriété bien connu -acum. Homonymie étymologique avec les nombreux Bizy, Bizay, Bizé et Biziat.
    Ce village de vignobles et de moulins, devenu aujourd'hui un quartier résidentiel composé de riches demeures (manoirs, châteaux, villas) sur la rue de Bizy, l'avenue de l'Ardèche, l'avenue Montgomery, l'avenue des Capucins, la rue du Capitaine-Rouveure, la rue du Parc (ancien au nord et récent au sud), ce quartier porte le nom du château situé tout près (château de Bizy). Cette ancienne paroisse fut rattachée à Vernon en 1791. Environ 1 500 habitants.
  • Gamilly
    Mentionné sous la forme latinisée Cameliacum en 1215. Rare exemple au sud de la ligne Joret du maintien de /g/ dur ou de /c/ dur. La forme attendue devrait être *Jamilly ou encore *Chamilly / *Chemilly[3].
    Quartier pavillonnaire, ancienne paroisse rattachée à Vernon en 1791, d'environ 4 000 habitants situé à l'est du centre-ville.
  • Vernonnet :
    Ancienne commune rattachée à Vernon en 1804. Aujourd'hui, c'est un quartier de Vernon fonctionnant comme un gros village d'environ 2 800 habitants.

Les quartiers[modifier | modifier le code]

  • Les Blanchères : quartier de logements sociaux récent d'environ 1 200 habitants, construit entre 1980 et 1986.
  • Les Bourdines : zone artisanale à l'est.
  • Les Boutardes : quartier récent de logements sociaux d'environ 2 000 habitants, construit entre 1968 et 1970.
  • Ma Campagne : petit hameau de Vernon en bordure de Seine, orientation sud, à l'ouest du centre ville. Nom récent.
  • Fieschi : quartier pavillonnaire portant le nom de l'ancienne caserne.
  • Glatigny : quartier résidentiel pavillonnaire récent. Un des quarante Glatigny de Normandie, où c'est la forme en -acum la plus répandue, composé avec le nom de personne germanique *Glatto, le chauve, le lisse.
  • Le Hameau de Normandie : petit hameau résidentiel pavillonnaire d'environ 200 habitants en lisière de la forêt, au sud.
  • Le Moussel : quartier pavillonnaire. Forme normande méridionale de « monceau ».
  • Le Parc : quartier résidentiel ancien proche de la gare. Il doit son nom à la rue du Parc.
  • Le Petit Val : quartier pavillonnaire excentré à l'est.
  • Plateau de l'Espace : zone forestière au nord de Vernon, séparée de Vernonnet par les falaises des carrières de pierres. À l'exception d'une maison de gardes située le long de la Route des Pénitents, les premiers bâtiments apparurent en 1928 lorsqu'Edgar Brandt décida d'y installer une usine de chargement d'obus. Cette usine, nationalisée et renommée AVN en 1936, puis LRBA en 1946, fermera en 2012, entraînant la fermeture de l'école et la désertification du quartier. Il tient son nom d'une consultation réalisée en 2004 auprès de ses 600 habitants.
  • Saint-Adjutor : quartier résidentiel pavillonnaire récent portant le nom d'un saint normand : saint Adjutor.
  • Saint-Lazare : quartier résidentiel ancien péri-central, à l'ouest du centre-ville.
  • Les Valmeux : quartier récent de logements sociaux d'environ 3 700 habitants, construit entre 1968 et 1970.
  • Virolet : zone industrielle et artisanale située sur les communes de Vernon et de Saint-Marcel.

Origine[modifier | modifier le code]

Vernon a une origine très ancienne attestée par des vestiges préhistoriques, celtiques, gallo-romains et mérovingiens. Elle devint une ville militaire importante après la constitution du duché de Normandie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

de Vernum 1027-1031 ; Vernonensi (adjectif) 1029-1035 ; de Vernono 1053.

Le /m/ de l'attestation la plus ancienne pourrait impliquer une formation celtique en -mago- (magus) « plaine, marché » ou moins probablement l'appellatif dunon. Cependant une formation fondée sur le suffixe celtique -o est également possible comme pour les autres Vernon, si l'on exclut la forme de 1027-1031[4]. Le premier élément Vern- est issu du gaulois *uerno- signifiant aulne. Cf. français verne, aulne noir ; occitan vern, aulne ; breton gwern, aulne ; irlandais fern.

Le nom de Vernon signifie donc soit « la plaine des aulnes » ou « la plaine marécageuse » par extension (sens aussi du breton gwern), soit « l'endroit planté d'aulnes », qualificatifs qui décrivent bien la géographie de Vernon, dont les plaines alentour étaient encore plantées de nombreux aulnes et marécageuses, avant le remplacement d'une partie de ces arbres par des peupliers hybrides et des travaux d'assèchement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vernon

« D'argent, à trois bottes de cresson de sinople, 2 et 1, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. »

Ces armoiries auraient été attribuées à la ville par Saint-Louis, à qui l'on offrit des bottes de cresson pour se rafraîchir[5]. Le chef rappelle que Vernon était ville royale.

Les armes de Vernon sont assorties d'une devise : « VERNON SEMPER VIRET. » (« Vernon toujours vert »)[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monuments aux morts
Place Charles-de-Gaulle
La place Barette
Le pont Clemenceau
Jardin des Arts
château de Bizy et ses écuries

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'important oppidum des Véliocasses n'était pas situé sur le site de l'actuel Vernon, mais sur un éperon rocheux de Vernonnet, sur la rive droite de la Seine. Sa superficie était de 78 hectares. Des fouilles archéologiques ont mis en évidence trois phases distinctes dans la construction de son rempart : un murus gallicus, puis deux aménagements d'un rempart de type « Fécamp », dit aussi de type « belge ». Le site a semble-t-il été occupé dès le IIe siècle av. J.-C. jusqu'au cours de l'époque gallo-romaine. On a trouvé les fragments d'une des plus anciennes cottes de mailles de facture celtique, comme à Ciumesti et Pergame[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

1337-1449, Vernon est le théâtre de nombreux et sanglants événements pendant la guerre de Cent Ans :

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Cinquième République[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont médiéval.
Espace Philippe-Auguste.
Lycée Saint-Adjutor.

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

La ville a su préserver l'architecture du centre, autour de la collégiale et de la tour des Archives, qui a survécu aux bombes. Ce centre a gardé son aspect médiéval.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Vernon possède de nombreux châteaux éparpillés sur tout son territoire, de styles très différents.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Vernon a perdu beaucoup de ses églises durant les guerres ; la collégiale et l'église de Vernonnet sont deux des joyaux religieux de la ville. La construction de la mosquée Omar ibn al-Khattâb (2002), située aux Blanchères, vient ajouter un édifice supplémentaire à la richesse religieuse de Vernon.

Monuments militaires et administratifs[modifier | modifier le code]

À l'époque de la caserne Fieschi, près de 1 500 militaires étaient basés à Vernon, mais celle-ci a été fermée en 1998. En revanche, une autre caserne existe encore dans le quartier de Vernonnet.

Cimetières[modifier | modifier le code]

  • Le cimetière monumental.
  • Le cimetière de Vernonnet.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Vernon possède de nombreux parcs, squares et jardins. Bien qu'il soit entouré de deux grandes forêts (forêts de Bizy et de Vernon) s'étendant sur près de 1 380 hectares, les grandes étendues vertes se situent principalement le long des berges de la Seine.

  • Le jardin des Arts, ouvert en 2006.
  • Le Vernon Plage, ouvert en 2003.
  • Le square Jeanne-et-Robert-Laurence.
  • Le square Benjamin-Pied.
  • Le square Pierre-Nicolas.
  • Le square de Bizy.

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • La fontaine de Neptune datant de 1743 se situe sur le site du château de Bizy.
  • La fontaine Delafontaine sculptée par Pierre Amédée Delafontaine en 1899.
  • La fontaine de Chérence (1838-1839) sur la place de Paris, anciennement située sur la place du Marché.

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

  • La chapelle des sœurs garde-malade (1899) construit par Denis Darcy (1823-1904).
  • Les sept statues People (1997) d'Olivier Gerval.
  • Le manoir Grévarin datant du XVe siècle, situé dans le quartier de Gamilly.
  • Le monument aux morts.
  • La Villa Castelli datant de 1780, accueille le théâtre de l'Arrosoir.
  • La statue de Victor Hugo sur la place de la République.
  • La Colline aux oiseaux à Vernonnet.
  • L'hôtel de Strasbourg détruit en 1992.
  • Le tombeau de Saint-Mauxe dans la forêt de Bizy.

Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Centre culturel[modifier | modifier le code]

  • L'espace Philippe-Auguste, centre culturel (auditorium, conservatoire, médiathèque, salles de congrès) inauguré en septembre 1992.

Conservatoire à rayonnement intercommunal des Portes de l'Eure[modifier | modifier le code]

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • L'auditorium de l'espace Philippe-Auguste comprenant près de 1 000 places.
  • Le théâtre de l'Arrosoir.
  • Le théâtre du Lion.
  • Le théâtre du Drakkar.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le Cinéma-théâtre.
  • Ciné-club de Vernon : « Un autre regard »

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 772 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 029 5 202 4 793 4 812 4 888 5 301 6 128 5 204 6 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 674 7 410 7 787 7 961 7 636 7 881 8 164 8 288 8 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 757 8 667 8 733 8 814 9 725 10 621 11 330 11 242 14 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 247 18 872 22 422 22 243 23 659 24 056 24 018 24 772 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à Vernon en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
5,6 
75 à 89 ans
9,5 
10,4 
60 à 74 ans
11,8 
19,0 
45 à 59 ans
19,3 
21,6 
30 à 44 ans
18,9 
20,6 
15 à 29 ans
18,9 
22,4 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vernon est membre de la communauté d'agglomération de la CAPE (communauté d'agglomération des Portes de l'Eure), créée en 2003.

Elle est par ailleurs chef-lieu de deux cantons : Vernon-Nord et Vernon-Sud.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires de Vernon
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Sébastien Lecornu UMP Chef d'entreprise - Député-Suppléant de l'Eure - 1er Vice-Président de la Communauté d'Agglomération des Portes de l'Eure (CAPE)
mars 2008 mars 2014 Philippe Nguyen Thanh PS Médecin
mars 2001 mars 2008 Jean-Luc Miraux UMP Professeur, sénateur
mars 1983 mars 2001 Jean-Claude Asphe RPR Député
mars 1980 mars 1983 Georges Azémia PS Conseiller général
mars 1977 mars 1980 Lucien Pommier PCF Conseiller général

Le conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de trente-cinq conseillers municipaux (dont dix sont adjoints au maire), proportionnellement au nombre d’habitants. Le maire est Sébastien Lecornu (UMP), le chef de l'opposition est Philippe Nguyen Thanh (PS).

Le Conseil municipal des jeunes a été mis en place en décembre 2004. Il est composé de trente-six enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions : sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Associations politiques[modifier | modifier le code]

  • « Générations Vernon », association citoyenne d’opposition municipale créée en 2008, présidée par Sébastien Lecornu maire de Vernon
  • « Vernon tous ensemble », association présidée par Jean-Luc Miraux.
  • « Oui, Vernon avance », association présidée par Philippe Nguyen Thanh,ancien maire de Vernon.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Vernon a reçu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris.

Festivals, foires et salons[modifier | modifier le code]

  • Concours de la chanson française organisé par l'Association Pluie d'étoiles depuis 2002.
    • Sélections mensuelles au restaurant Le Paris-Plage.
    • Finale sous chapiteau place de la République au mois d'août.
  • La Normandie et le Monde, festival international de cinéma de Vernon :
  • Foire aux cerises, depuis 1983.
  • Salon international du pastel.
  • Salon d'automne (exposition de photographies).
  • Festival Les Nuits d'Orient.

Projets[modifier | modifier le code]

  • Aménagement de l'ancienne caserne (projet porté en 2012 par la CAPE)
  • Création d'un musée Ariane.
  • Projet ANRU aux Boutardes porté par la CAPE.
  • Création d'un second franchissement au-dessus de la Seine.
  • SECUROSCOPE[17].
  • Agrandissement de la zone industrielle des Bourdines (Gamilly).
  • Création du Clos du Croquet (2005, Gamilly).
  • Réaménagement du Plateau de l'Espace et de l'ancien site militaro-industriel du LRBA. Mise en place d'une Société Publique Locale entre le Conseil général, la CAPE et la ville afin de gérer le site.

Transports[modifier | modifier le code]

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La gare de Vernon-Eure a une fréquentation annuelle de plus de 1 200 000 voyageurs, ce qui lui vaut la troisième place régionale juste après Rouen-Rive-Droite et la gare du Havre. La gare est saturée et n'offre pas de voie terminus. Il existe un projet de reconstruction de la gare sur le terrain de la caserne Fieschi. La ligne Paris-Le Havre relie Vernon à Paris-Saint-Lazare en 45 minutes, à Rouen-Rive-Droite en 30 minutes et à la gare du Havre en 1 heure 30. La gare de Vernon est aussi le terminus d'une branche du Transilien J.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Voie navigable[modifier | modifier le code]

Pont Clemenceau

La Seine.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Vernon dispose d'un service de lignes de bus urbaines appelé Transcape. Il se compose de quatre lignes A, B, C et D. Il est géré par la CAPE et actuellement exploité par TVS (Transports du Val de Seine). Les quatre lignes du réseau convergent à République, la gare routière, où des correspondances avec les lignes départementales sont possibles [1].

Ligne A Saint-Marcel-Poste - Garenne - Blériot - Espace nautique - ZI Virolet - Ariane - Saint-Louis - Montgommery - SNCF Montigny - République - Hôpital - Gamilly - Le Tellier - Coqs Lodards - Beaufour - Boutardes - L. Damasse - Blanchères - Futaie - Horticole - Lycée Dumézil
Ligne B Saint-Marcel-Poste - Léonard de Vinci - Cornouillères - Chenevrières - Croix Baudot - Quesvrue - Saint-Marcel-Mairie - 11 Novembre - Montigny - Auges - Relais de la Poste - Steinlen - Pruniers - Saint-Marcel - Capucins - Château Saint-Lazare - C. Lemaître ou SNCF Loubet (selon le sens) - Gare SNCF ou Place d'Évreux (selon le sens) - République
Ligne C SNECMA - Forêt - Route de Gisors - Chanoine - Pénitents - Soret - Albuféra - Place d'Évreux - Gare SNCF - République - Ardèche - Les Églantiers - Chauffour-Ivry - Lycée Dumézil - Horticole - Futaie - Blanchères - L. Damasse - Bad Kissingen
Ligne D Saint-Just-Les Saules - Saint-Just-Mairie - Mésanges - Cornouillères - Saint-Marcel-Poste - Garenne - Bringer - Adoma - Rosiers - Gendarmerie - Grosse Borne - Albuféra - Place d'Évreux - Gare SNCF - Deux antennes :
  • - République - SNCF Montigny - Ariane - Auges - Coteau de Montigny - Montigny - Saint-Adjutor
  • - Place de Paris - Hôpital - Jean Blin - Île-de-France - ANPE - Florian - Bad Kissingen

Économie[modifier | modifier le code]

Activité et marché d'emploi, voir données INSEE :

Principales entreprises[modifier | modifier le code]

Les fusées et moteurs Véronique, Vesta, Viking, Vulcain et Vinci tirent leur initiale V de la ville de Vernon. Le LRBA, actif à Vernon de 1946 à 2012, a développé Véronique et Vesta, et la SEP les moteurs Viking, Vulcain et Vinci. À ce titre, Vernon est membre de la communauté des villes Ariane[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait imaginaire du roi Henri Ier Beauclerc, issu de l'Histoire d'Angleterre de Cassell.
Portrait du duc de Penthièvre.
Le maréchal de Belle-Isle.
Portrait d'après Maurice Quentin de La Tour.
Château de Versailles.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant été en garnison à Vernon :

Actuellement :

Filmographie[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Périphrases désignant Vernon[modifier | modifier le code]

  • Le Neuilly normand
  • Les Portes de l'Eure
  • Elle est vénérable et douce disait Anatole France lors de ses visites à Vernon[20].
Panorama Vernon.jpg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guide géologique Normandie-Maine. 2ème édition. Editions DUNOD. Page 184. ISBN 2 10 050695 1
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éd. Errance, 2003, p. 76.
  3. François de Beaurepaire, Op. cité, p. 115.
  4. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154)
  5. Blason de Vernon sur le site officiel de la commune
  6. Tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).
  7. Venceslas Kruta, Les Celtes : histoire et dictionnaire, Bouquins Robert Laffont, Paris, 2000.
  8. Pierre Guiral, Adolphe Thiers ou De la nécessité en politique, Fayard, 1986, p.8.
  9. http://www.memoire-ardeche.com/cahiers/73.htm
  10. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultregi.php?nunit=9996&tunit=Garde%20Nationale%20Mobile%20-%20Ard%E8che
  11. http://www.vernon-visite.org/rf3/1870.shtml
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Vernon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  16. « Suchet (Louis-Napoléon, Duc d'Albuféra) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  17. « L'Usine Nouvelle n° 2558 - Haute-Normandie : Projet de Sécuroscope à Vernon »
  18. « Membres fondateurs et adhérents », Communauté des Villes Ariane - CVA (consulté le 4 janvier 2011).
  19. « Histoire de la dynastie Gruss »
  20. « Anatole France - Pierre Nozière »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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