André Danjon

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André Danjon, né le à Caen (Calvados) et mort le à Suresnes (Seine), est un astronome français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est directeur de l’observatoire de Strasbourg entre 1929 et 1945, puis de l’observatoire de Paris entre 1945 et 1963.

Doyen de la Faculté des sciences de Strasbourg en 1935, il devient recteur de l'université de Strasbourg lorsqu'elle se replie à Clermont-Ferrand en 1940. Il va y jouer un rôle important pour protéger de la Gestapo les enseignants et les étudiants alsaciens, ce qui lui vaut d'être révoqué en 1942.

Astronome, il conçoit une méthode pour mesurer le reflet de la Terre sur la Lune à l’aide d’un télescope dans lequel un prisme coupe l’image de la Lune en deux images identiques côte à côte. En réglant le diaphragme pour obscurcir une des images jusqu’à ce que la partie éclairée par le Soleil ait le même éclat apparent que la partie éclairée par la Terre sur l’image non réglée, il parvient à mesurer l’ajustement du diaphragme et obtient ainsi une mesure correcte de l’éclat de la Terre. Il enregistre ces mesures de 1925 à 1950. Sa méthode est connue actuellement sous le nom de balance de Danjon, sur laquelle zéro est égal à une Lune à peine évidente (échelle de Danjon).

On lui doit également la définition de l’année tropique.

Avec Jean Kovalevsky, il crée un laboratoire de recherche moderne, remplaçant l’ancien service des calculs au sein du Bureau des longitudes, lequel devint le service des calculs et de mécanique céleste du bureau des longitudes puis en 1998 l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) au sein de l’observatoire de Paris.

Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1948 et reçoit la médaille d'or de la Royal Astronomical Society en 1958. La médaille d'or du CNRS lui est décernée en 1959[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Description du ciel, 89 p., 59 pl., F. Rieder, 1926.
  • Lunettes et télescopes. Théorie : Conditions d'emploi, Description, Réglage, Histoire, en collaboration avec André Couder, 715 p., 346 fig., 14 pl., éditions de la Revue d'optique, 1935 ; rééd. Paris, Albert Blanchard, 1990.
  • Table des fonctions trigonométriques, valeurs naturelles à 6 décimales de centième en centième de degré nonagésimal, suivies de tables diverses, 126 p., un abaque et un encart, librairie Hachette, 1948.
  • Cosmographie pour la classe de Mathématiques, 317 p., 173 fig., 32 pl., Librairie A. Hatier, 1948.
  • Cosmographie pour la classe de Philosophie, 216 p., 123 fig., 32 pl., Librairie A. Hatier, 1950.
  • Astronomie générale. Astronomie sphérique et éléments de mécanique céleste, J. & R. Sennac, 1952 ; seconde édition, revue et corrigée, 1959 ; rééditions multiples.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Précédé par André Danjon Suivi par
Gaston Ramon
Médaille d'or du CNRS (1959)
Raoul Blanchard