Banneville-la-Campagne

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Banneville-la-Campagne
L'ancien portail de l'abbaye de Troarn.
L'ancien portail de l'abbaye de Troarn.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Troarn
Intercommunalité Communauté de communes Entre bois et marais
Maire
Mandat
Ann Drevon
2008-2014
Code postal 14940
Code commune 14036
Démographie
Gentilé Bannevillais
Population
municipale
140 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 09″ N 0° 13′ 07″ O / 49.1691666667, -0.218611111111 ()49° 10′ 09″ Nord 0° 13′ 07″ Ouest / 49.1691666667, -0.218611111111 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 24 m
Superficie 6,44 km2
Localisation

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Banneville-la-Campagne est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 140 habitants[Note 1] (les Bannevillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Banneville-la-Campagne[1]
Sannerville Sannerville Troarn
Démouville Banneville-la-Campagne[1] Saint-Pair
Cagny Émiéville Vimont

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme Barnevilla en 1116[2].

Nom en -ville, au sens ancien de « domaine rural » (cf. vilain), précédé du surnom de personne norrois Barni[3] « l'enfant »[4].

Homonymie avec tous les Barneville de Normandie.

Le déterminant complémentaire -la-Campagne est attesté dès 1371[5] et se réfère à la campagne de Caen. Ce terme appartient au dialecte normand septentrional et est l'équivalent du français central champagne. Le mot normanno-picard campagne s'est imposé en français standard.

Il permet de faire la distinction d'avec Banneville-sur-Ajon, autre commune du Calvados, dont il n'est pas sûr qu'elle partage la même étymologie. En effet, la forme Barneville sur Ajon, déjà mentionnée en 1371[6], est contredite par une forme plus ancienne du XIIe siècle Bennevilla[7].

Guillerville (Gislervilla 1092, Guillewilla 1297[3], peut-être lire « Guillervilla ») est composé avec l'anthroponyme germanique Giselheri.

Homophonie sans doute fortuite avec Guillerville (Seine-Maritime) (Gillarville 1187, Guillarvilla vers 1240) qui semble s'expliquer différemment[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1828, Banneville-la-Campagne (30 habitants en 1821) absorbe Guillerville (100 habitants, au sud-est du territoire) et Manneville (47 habitants, au sud-ouest)[9].

Lors de la bataille de Normandie, Guillerville est attaqué le 19 juillet 1944 par la 3e division d'infanterie britannique dans le cadre de l'opération Goodwood, visant la prise du bourg de Troarn situé plus à l'est. Les tanks britanniques de la 27e brigade blindée se heurtent aux chars de la 21ePanzerdivision et des chars Tigre du 503e bataillon de chars lourds. Le village sera finalement libéré mais Troarn ne sera pas atteint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? M De Banneville    
 ? mars 2001 Michèle Baron    
novembre 2004  ?    
(avant 2008) en cours Ann Drevon SE Éleveur
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de neuf membres dont le maire et deux adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Banneville-la-Campagne a compté jusqu'à 176 habitants en 1841, mais les communes de Banneville-la-Campagne, Guillerville et Manneville, fusionnées en 1828, totalisaient 188 habitants en 1806 (respectivement 40, 104 et 44 habitants)[9]. Elle est la commune la moins peuplée du canton de Troarn.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
53 33 40 30 167 176 149 141 142
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
140 130 133 115 141 111 113 113 123
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
117 118 104 119 123 115 70 92 117
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
118 89 84 76 88 96 99 142 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancien portail de l’abbaye de Troarn.
Ce portail du XIVe siècle, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[12], provient de l'abbaye Saint-Martin de Troarn. Démonté en 1843 pour la construction de la route reliant Troarn à Saint-Samson, il fut remonté, à la demande du marquis de Banneville, sur la commune de Banneville où il sert d'entrée au château[13].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35000 noms de lieux, 4 volumes, Genève : Droz, 1990-1998
  3. a et b E. Nègre, Op. cité.
  4. Origine et étymologie de l'anthroponyme Barni (anglais)
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979. p. 51.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  7. Ernest Nègre, Op. cité.
  8. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Banneville-la-Campagne », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 8 décembre 2009) et fiches liées.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. Inscription le 25 juin 1928 : « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 2, Paris, Flohic Éditions,‎ mars 2001 (ISBN 2-84234-111-2), p. 1563.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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