Saint-Étienne-du-Rouvray

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Saint-Étienne-du-Rouvray
Image illustrative de l'article Saint-Étienne-du-Rouvray
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Saint-Étienne-du-Rouvray (chef-lieu)
Sotteville-lès-Rouen-Est
Intercommunalité CREA
Maire
Mandat
Hubert Wulfranc
2014-2020
Code postal 76800
Code commune 76575
Démographie
Gentilé Stéphanais, Stéphanaises
Population
municipale
28 118 hab. (2011)
Densité 1 541 hab./km2
Population
aire urbaine
525 638 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 43″ N 1° 06′ 18″ E / 49.3786111111, 1.105 ()49° 22′ 43″ Nord 1° 06′ 18″ Est / 49.3786111111, 1.105 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 87 m
Superficie 18,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saintetiennedurouvray.fr

Saint-Étienne-du-Rouvray est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située en bordure de la forêt du Rouvray, la ville est en plein centre de la CREA, à moins de 10 kilomètres du centre ville de Rouen.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Grand-Quevilly Sotteville-lès-Rouen Amfreville-la-Mi-Voie Rose des vents
Petit-Couronne N Belbeuf
O    Saint-Étienne-du-Rouvray    E
S
Oissel Gouy

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Rame du métro au terminus Technopôle à Saint-Étienne-du-Rouvray

Saint-Étienne-du-Rouvray est à 1 heure de Paris et de Caen, par l'autoroute A13. La ville est un lieu de passage – et de halte – pour ceux qui venant du nord de la France, traversent l'agglo vers la Normandie ou la Bretagne, mais aussi Alençon et Le Mans via l'A28. Depuis juillet 2008, la ville est desservie par la rocade sud, périphérique du grand Rouen. Elle offre deux accès supplémentaires par le sud au territoire communal, par la Vente Olivier et par le technopôle du Madrillet.

La ligne de chemin de fer Paris-Rouen-Le Havre passe par Saint-Étienne-du-Rouvray, mais elle ne marque pas l'arrêt en gare. La ligne TER Rouen-Elbeuf permet quant à elle un arrêt en gare de Saint-Étienne-du-Rouvray.

L'aéroport le plus proche est celui de Rouen-Vallée de Seine, situé à Boos (compter 20 à 30 minutes en voiture).

Saint-Étienne-du-Rouvray est desservi par le métro de Rouen depuis le prolongement vers le technopôle du Madrillet en 1997. Le ligne Technopôle traverse la ville avec 5 stations à une fréquence d'une rame toutes les 6 minutes en heure de pointe. Le métro permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en une vingtaine de minutes et Sotteville-lès-Rouen en quelques minutes.

Six lignes de bus ( 10 ,  27 ,  32 ,  33  et  42 ) dont une à haute fréquence ( 10 ) s'articulent autour de la ligne de métro et offrent la possibilité de rejoindre des communes voisines non desservies par la ligne métro telle que Oissel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du néolithique à la révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Église Saint-Etienne, rue de Paris

Le Saint-Étienne-du-Rouvray d'aujourd'hui est l'héritier d'une longue histoire. Des outils néolithiques (2 000 ans avant J-C) tout comme des traces d'habitat gallo-romain (200/300 ans après J-C) témoignent d'une occupation ancienne du site en bordure des zones anciennement inondables, aux alentours de l'actuelle avenue du Bic-Auber.

Un hameau appelé Sancti Stephani et dépendant de l'abbaye de Saint-Wandrille est signalé au IXe siècle dans une charte royale. Marques de l'arrivée puis de l'implantation des Vikings tout au long de la Seine, des toponymes d'origine scandinave (la Haie Brout, les Longs Boëls, le fossé Roger) se rencontrent encore dans certains quartiers. Le bourg se développe ensuite le long de la route reliant Rouen à Paris. Aux XVe et XVIe siècles, la paroisse compte cinq cents habitants. La population cultive les terres arables en bord du fleuve et pratique l'élevage sur les terres incultes, forêts, landes et taillis. L'église Saint-Étienne rue de Paris, construite au XVIe siècle, dépendait de l'évêché de Lisieux.

À la Révolution, en 1790, Saint-Étienne-du-Rouvray se constitue en commune avec administration politique. Le bourg commence à prendre son caractère urbain et industriel à partir de la moitié du XIXe siècle, avec l'arrivée du chemin de fer et les débuts de la révolution industrielle.

De la ville industrielle à la conscience ouvrière[modifier | modifier le code]

En 1843, l'arrivée du chemin de fer ouvre la voie au développement de la commune. Les premiers trains à vapeur de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest relient Paris à Rouen. L'arrivée du train favorise l'implantation d'entreprises et le bourg rural devient peu à peu une cité industrielle. En 1865, la Société cotonnière s'implante à Saint-Étienne-du-Rouvray. Elle est alors la plus grosse entreprise de Normandie qui emploiera jusqu'à 2 000 personnes. La ville commence à changer avec l'implantation de nouveaux quartiers construits pour les ouvriers, comme la Cité neuve, de nouvelles rues...

Au début du XXe siècle, l'ouverture des ateliers ferroviaires de Quatre-Mares (1913), l'arrivée de la Fonderie Lorraine en 1916 et des Papeteries de la Chapelle (1928) viennent renforcer le caractère industriel de la ville. Dans le même temps, les premières grèves et grands mouvements de revendication forgent la conscience ouvrière. 1911 est ainsi marquée par une importante grève des salariés de la Cotonnière qui réclament la journée de 10 heures. Les solidarités s'organisent comme en témoigne la création de l'Émancipation par les ouvriers de la Cotonnière, en 1893. Cette société coopérative obtient des prix bas pour les denrées de première nécessité, mais offre également un secours aux malades et colis aux grévistes.

Après la Première Guerre mondiale, et la révolution bolchévique d'octobre 1917, la conscience ouvrière trouve également une expression politique. En 1923, trois ans après le congrès de Tours qui voit se séparer la majorité communiste (SFIC) de la minorité socialiste (SFIO), Saint-Étienne-du-Rouvray est l'une des premières villes de France à devenir communiste. En 1935, alors que la Société cotonnière ferme, dans un contexte de profonde récession, la commune et de nombreux Stéphanais adhèrent au Front populaire.

L'expansion d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Au moment où le Château blanc s'urbanise, les fermes du plateau du Madrillet côtoient les premiers immeubles qui sortent de terre.

Les reconstructions de l'après-guerre sur la région rouennaise bouleversent la géographie de la commune. L'État choisit d'implanter un grand ensemble de 3 000 logements collectifs, à l'urbanisme totalement novateur, avec ses îlots ceinturés de périphériques : la cité du Château Blanc, sur le plateau du Madrillet. En dix ans, de 1954 à 1965 la population double, passant de 15 000 à 30 000 habitants. À partir des années 1970, la municipalité freine les projets qui visent à faire de Saint-Étienne-du-Rouvray une ville de 70 000 habitants. D'autant que les conséquences de la crise économique et sociale sont durement ressenties par la population.

Dans les années 1980, la crise s'accentue et frappe les activités industrielles qui ont façonné la ville et notamment sa conscience ouvrière, contribué à ses ressources et favorisé l'intégration des habitants.

Le conflit de la Chapelle Darblay, qui porte sur un millier de suppression d'emplois chez ce fabricant de papier pour les journaux et magazines, marque les années 1983-1984. Il connait une répercussion nationale, alors que d'autres conflits sociaux portent sur la défense des mines, de la sidérurgie ou de l'industrie automobile. Le chômage et la précarité pèsent sur les conditions de vie et, dans les quartiers, la mixité sociale recule.

Au début des années 1990, face aux difficultés accumulées, la Ville choisit de réagir sur deux fronts. À la défense de l'outil industriel s'ajoute l'anticipation des besoins à venir, avec un urbanisme repensé grâce aux dispositifs de la politique de la ville et la diversification du tissu économique.

La reconversion économique et urbaine[modifier | modifier le code]

Au tournant du millénaire, la Ville décide de s'engager dans un programme sans précédent de renouvellement urbain, en s'appuyant sur les atouts du territoire : situation géographique à l'entrée de l'agglomération et au cœur de la communauté urbaine, importantes disponibilités foncières, desserte par les transports en commun, en particulier le métro, environnement privilégié grâce à la forêt...

Un vaste programme d'opérations de renouvellement urbain transforme en profondeur le territoire communal tout en s'appuyant sur les valeurs municipales d'humanisme et de solidarité héritées du monde du travail. Le nouveau visage de Saint-Étienne-du-Rouvray dessine un habitat déconcentré, de nouvelles activités économiques et l'ouverture à la haute technologie, grâce au technopôle. De nouveaux quartiers sortent de terre, de nouvelles rues voient le jour, de nouvelles entreprises se créent et se développent… une ville réinventée prend corps. La population doit atteindre 30 000 habitants en 2015. Un ambitieux programme de développement urbain, avec la création d'un quartier sur les friches entre La Houssière et les Cateliers, devrait permettre d'atteindre 35 000 habitants en 2025.

Membre de la communauté d'agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe, la Crea constituée en 2010, Saint-Étienne-du-Rouvray entend devenir un des pôles de développement Sud de l'agglomération.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Étienne-du-Rouvray

Les armes de la commune de Saint-Étienne-du-Rouvray se blasonnent ainsi :
De gueules aux deux léopards affrontés d’or, armés et lampassés d’azur, mouvant des flancs et supportant une roue dentée d’argent soutenus de trois trangles ondées du même, au chef cousu d’azur chargé d’une crosse issante aussi d’or accostée de deux chênes rouvres aussi d’argent.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 février 1790 4 décembre 1792 Thomas Delasseaux    
4 décembre 1792 25 brumaires an IV Pierre Deleau    
25 brumaire an IV   Le Sieur    
An VI   J-B Darré    
14 mai 1815 8 février 1816 J-B Mongrard    
8 février 1816 5 juin 1823 Adrien Delasseaux    
5 juin 1823 24 juin 1826 Abraham Cécile (par int.)    
24 juin 1826 31 juillet 1833 Abraham Cécile    
31 juillet 1833 3 août 1839 Abraham Cécile    
3 août 1839 5 mars 1848 Abraham Cécile    
5 mars 1848 30 juillet 1848 Letellier    
30 juillet 1848 1850 Gabriel Jamet    
1850 16 juin 1855 Gabriel Jamet    
16 juin 1855 12 avril 1860 Gabriel Jamet    
12 avril 1860 14 mai 1871 Gabriel Jamet    
14 mai 1871 mars 1874 Gabriel Jamet    
mars 1874 21 janvier 1878 Duquesnay    
21 janvier 1878 23 janvier 1881 Duquesnay    
23 janvier 1881 18 mai 1884 Duquesnay    
18 mai 1884 18 mai 1886 Duquesnay    
18 mai 1886 24 décembre 1887 Duquesnay    
24 décembre 1887 13 mai 1888 Jules Le Sueur    
13 mai 1888 20 juin 1889 Duquesnay    
20 juin 1889 mai 1890 Ferdinand Deleau    
Mai 1890 18 mai 1890 Gaudel (maire provisoire)    
18 mai 1890   Gaudel    
1929 1938 Yves Morault   Docteur
         
mars 1959 1972 Olivier Goubert PCF  
1973 2002 Michel Grandpierre PCF Cheminot - Conseiller général du Canton de Sotteville-lès-Rouen-Est (1982-1993)
2002 en cours Hubert Wulfranc PCF Conseiller général du Canton de Saint-Etienne-du-Rouvray depuis 2004
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jacques Dutheil, préside le comité de jumelage.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le premier recensement fait au XIXe siècle remonte en 1812, Saint-Étienne avait alors 1,328 habitants. En 1857, sa population était de 1,345 habitants. En 1822 : 1,491 habitants; en 1828: 1,390; en 1836: 1,494 avec 414 ménages; en 1841: 1,482 avec 370 ménages; en 1846: 1,585 avec 424 ménages; en 1856: 1,580 avec 443 ménages; en 1861: 1,633 avec 461 ménages.

C'est à partir de 1863 que commença, par la suite de la construction de la grande usine de la Société Cotonnière, le mouvement ascendant de la population de Saint-Étienne. Au recensement de 1866, on constatait à Saint-Étienne 2,157 habitants, répartis en 565 ménages. En 1872: 2,153 habitants avec 681 ménages et 614 maisons. Ce recensement qui fut des plus complets portait également sur le nombre des animaux domestiques. Il révélait l'existence à Saint-Étienne de 147 chevaux, 263 vaches, 1 âne, 164 moutons, 32 porcs, 19 chèvres, 130 chiens, 1284 poules, 176 pigeons et 62 canards.

En 2011, la commune comptait 28 118 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 419 1 301 1 326 1 491 1 481 1 494 1 482 1 585 1 547
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 580 1 633 2 197 2 513 2 864 4 246 4 485 4 670 5 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 656 6 068 6 448 8 129 9 388 10 741 11 275 10 833 15 430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
25 833 34 713 37 242 32 444 30 731 29 092 27 815 28 118 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Saint-Étienne-du-Rouvray est la troisième ville de l'agglomération rouennaise en termes de population. Une ville tout à la fois forte de sa jeunesse avec près d'un habitant sur trois âgé de moins de 19 ans, mais également riche de l'expérience de sa population : les plus de 60 ans représentent un habitant sur cinq.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre culturel Le Rive Gauche

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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