Bretteville-le-Rabet

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Bretteville-le-Rabet
L'église Saint-Lô.
L'église Saint-Lô.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Bretteville-sur-Laize
Intercommunalité Communauté de communes du Cingal
Maire
Mandat
Poste vacant
2014-2020
Code postal 14190
Code commune 14097
Démographie
Gentilé Rabellois
Population
municipale
257 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 33″ N 0° 15′ 29″ O / 49.0258333333, -0.258055555556 ()49° 01′ 33″ Nord 0° 15′ 29″ Ouest / 49.0258333333, -0.258055555556 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 125 m
Superficie 4,53 km2
Localisation

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Bretteville-le-Rabet est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 257 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au nord par Cauvicourt, à l’est par Soignolles, au sud par Estrées-la-Campagne et Grainville-Langannerie, à l’ouest par Urville.

Jadis, un fort ruisseau coulait dans la commune, connu sous le nom de Muance. Sa source est à Grainville et il ne coule à Bretteville que par intervalles. Sa largeur est d’un demi-mètre et suffisante pour son volume. Se perdant dans le sol sablonneux et calcaire de la plaine, il se retrouve à 5 km de là, vers le nord, au hameau de Saint-Martin-des-Bois à Saint-Sylvain.

Il y a deux routes départementales, dont l’une, la D 43, conduit de Langannerie à Saint-Sylvain. La D 239 part de Bretteville et mène à Soignolles. Une voie romaine, dite le « Chemin Haussé », passant par la campagne, fait la jonction avec Renémesnil (ancienne commune absorbée par Cauvicourt). La commune est aussi bordée par la route nationale 158 qui relie Caen à Falaise, et passe à fort peu de distance du village, du côté de Langannerie.

Le sol de la commune se compose de terrains appartenant à la formation oolithique (calcaire de Caen) et s’unit aux grandes plaines du nord du département.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bretteville : " le village breton", de Brett ( Breton ) et de villa ( domaine agricole de l'époque carolingienne ).
  • le Rabet : "la (paroisse du seigneur) Rabel". La Rabel, par la suite, deviendra par corruption le rabet.

Voir Bretteville (homonymie).

Le gentilé est Rabellois[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Rabel était un vaillant chef sous le duc Robert, père de Guillaume, qui lui donna une partie de sa flotte pour aller dévaster les côtes bretonnes. Ce Rabel, fils de Guillaume de Tancarville, avait fondé à cet endroit au XIIème siècle, une vaste Commanderie de Templiers.
  • Plus tard, un Rabel qui participa à la conquête de l’Angleterre, reçut des fiefs de Guillaume[2].
  • Un troisième Rabel, chambellan, périt avec Guillaume Adelin sur la Blanche-Nef en 1120[3].
  • Enfin, un quatrième Rabel, seigneur de Mézidon, se révolta contre le roi Étienne en 1137[4]
  • On trouve dans l’adjudication de plusieurs héritages faite aux plaids de Brétheville et Tournebu en 1488 un Jean Le Normand, écuyer, seigneur de Bretteville-le-Rabet. En 1636, Jacques Le Normand bailla par contrat la seigneurie de Bretteville-le-Rabet à Charles de Baize et la lui céda définitivement en 1679[5]. Charles de Baize, neveu du précédent, fit de Jean Jacques Langlois, son neveu, son héritier en 1748. En 1793, Jean Louis Joseph Langlois légua le manoir de Bretteville à son gendre, Jean Baptiste Jacques Étienne du Bisson, ancien président au bailliage et siège présidial de Caen et trésorier de France. Ce dernier, à son tour, le légua en 1806 à son gendre, Jean Jacques Luc Edmond de Foucault, chevalier de Saint-Louis, ancien garde du corps de Louis XVI et capitaine de cavalerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1812 Hubert Bocage SE Nommé par le sous-préfet de l'arrondissement de Falaise
1812 1869 Pierre Saint-Jean SE Nommé par le préfet du Calvados en 1812, conseiller général, président de la société d'agriculture de Falaise
1869 1887 Jean Louis Saint-Jean SE  
1887 1900 Louis Giffard SE  
1900 1927 Octave Biré SE Avocat, conseiller général
1929 1931 Robert de Foucault SE  
1931 1935 Henri Guesnon SE  
1935 1941 Fernand Guesnon SE  
1941 1945 M. de Foulques SE  
1945 1953 Henri Guesnon SE  
1953 1959 Louis Desloges SE  
1959 2001 Paul Énouf SE Agriculteur, plus jeune maire de France lors de sa 1re élection[1]
2001 mars 2014 Odile Lagrange PS Contrôleur du travail
mars 2014[6] mai 2014[7] Dominique Leboucher SE Commercial en assurance ; assassiné quelques semaines après son élection
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Cingal.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 257 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189 275 203 210 220 198 234 199 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220 211 220 191 181 167 167 165 158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
142 144 138 101 111 94 105 112 136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
115 116 118 133 175 193 248 257 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commanderie de Bretteville-le-Rabet fut, sans doute, fondée par les Rabel à la fin du XIIe siècle qui voulurent imiter les seigneurs de Gouvix, alors suzerains de Bretteville. Lors de la destruction de l’ordre des Templiers en 1307, il y avait trois templiers à Bretteville, un commandeur, Martin Renaud, et deux frères. La commanderie qui dépendait du bailliage de Caen fut donné aux chevaliers de Saint-Jean qui la réunirent en 1325 à celle de Voismer et en jouirent jusqu’à la Révolution. Sur l’emplacement de l’ancienne commanderie, on peut y voir une belle ferme qui porte le nom de l’Hôpital. Il reste encore quelques salles voutées qui datent du XIIIe siècle ; elles étaient divisées en deux nefs par un rang de colonne supportant les arceaux de voûte, disposition constante à cette époque dans les pièces du rez-de-chaussée[10].
  • L’ancien manoir seigneurial de Bretteville-le-Rabet, situé en face de l’église paroissiale, subsiste de nos jours. La disposition actuelle du manoir et des autres bâtiments, de la haute et de la basse-cour ainsi que du potager et de son pavillon est semblable à celle dessinée en 1755 par Trudaine[Note 4]. Dans la partie la plus élevée est le manoir qui parait du XVIIIe siècle ; des caves voûtées existent dans ce manoir qui a la forme et les dimensions de beaucoup d’autres maisons féodales de la plaine de Caen. Entouré d’écuries, d’étable, remise, grange, pressoir et four à pain, il a conservé sa vocation agricole jusqu’au milieu du XXe siècle. Un parc, fermé de murs et traversé par un vallon sous lequel coule par intervalles un petit ruisseau connu sous le nom de Muance, y est annexé.
  • Église Saint-Lô , inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 19 septembre 1928[11]. L'église dépendait du diocèse de Bayeux. Entre 1135 et 1142, Robert de Bretteville l'offrit en patronage à l'abbaye du Plessis-Grimoult. L'édifice date du début du XIIe siècle, mais les baies du chœur sont du XVe siècle et la nef du XVIIIe siècle (date 1785 sur la porte occidentale). Voici la description que l'on peut lire sur la première cloche : « L'AN 1821 J'AI ETE DONNEE AVEC MA SOEUR PREMIER PAR LA GENEROSITE DE MTRE LOUIS NICOLAS DU BUR PRETRE CURE DE CE LIEU ET BENIE PAR MTRE NICOLAS HENRI ROBERT GUERIN CURE DE ST SILVAIN ET DOYEN DU CANTON ET J'AI ETE NOMMEE MARIE LOUISE CAROLINE PAR LE DIT SIEUR DU BUR ASSISTE DE MADAME MARIE ELISABETH ROSALIE DU BUISSON EPOUSE DE MR DE FOUCAULT SEIGNEUR DE BRETTEVILLE-LE-RABET CHEVALIER DE L'ORDRE ROYAL ET MILITAIRE DE SAINT LOUIS. BARON ET MAIRE DE TOURNEBU CAPITAINE DE CAVALERIE DE LA MAISON DU ROI »[12].
  • Le Chemin Haussé, voie romaine appelée également « Chemin du Duc Guillaume » qui longe la commune [13] et qui fait l'objet d'un recensement à l'inventaire général du patrimoine culturel[14].

Personnalités liéese[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Atlas de Trudaine, p24.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[15].
  1. a et b « Paul Enouf a été le plus jeune maire de France en 1959 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 mai 2014).
  2. Duschesne, p. 266.
  3. Duschesne, p. 868.
  4. Duschesne, p. 909.
  5. Dictionnaire universel de la noblesse, par M de Courcelles, p. 238.
  6. « Bretteville-le-Rabet (14190) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 juin 2014)
  7. « Calvados : le maire d'une petite commune émasculé et tué par un mari jaloux », Le Figaro, 23 mai 2014.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 2, Caen, Hardel,‎ 1850 (lire en ligne), p. 261-262.
  11. « Église Saint-Lô », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « 3 cloches », base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. Le Chemin haussé sur Panoramio.
  14. Ministère de la Culture, Notice no IA00000228.
  15. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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