Pont-Audemer

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Pont-Audemer
Image illustrative de l'article Pont-Audemer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Pont-Audemer (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Pont-Audemer
Maire
Mandat
Michel Leroux (PS)
2014-2020
Code postal 27500
Code commune 27467
Démographie
Gentilé Pont-Audemériens
Population
municipale
8 943 hab. (2011)
Densité 956 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 18″ N 0° 30′ 53″ E / 49.355, 0.51472222222249° 21′ 18″ Nord 0° 30′ 53″ Est / 49.355, 0.514722222222  
Altitude Min. 2 m – Max. 115 m
Superficie 9,35 km2
Localisation

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Pont-Audemer est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Elle fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Ses habitants sont les Pont-Audemériens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont-Audemer, située sur la Risle, entre Roumois et Lieuvin, est la principale commune du nord-ouest du département.

Description[modifier | modifier le code]

Relativement épargnée lors des combats de la Seconde Guerre mondiale, elle a conservé un bel ensemble de maisons à pans de bois. Les bras de la Risle et les canaux les reliant lui donnent un attrait touristique certain. C'est de ses canaux que lui vient le qualificatif touristique de « Venise Normande ».

Sa position sur la Risle a permis autrefois un important essor d'industries, en particulier celles du cuir et du papier, grandes consommatrices d'eau.

La commune est classée « quatre fleurs » au concours des villes et villages fleuris. Elle est reconnue comme faisant partie des 100 Plus beaux détours de France et possède aussi le label Ville Internet (quatre arobases).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous une forme latinisée ad duos Pontes « deux ponts » en 715, Pontem Aldemari en 1025, Aldemari Ponte vers 1040[1].

Le déterminant -Audemer est tardif d'après les formes anciennes et permet de faire la différence avec Pont-l'Évêque et Pont-Authou[2].

Il est compris « eau de mer » par étymologie populaire, motivée par l'homophonie vraie avec l'élément aqueux et salin, mais il s'agit d'un anthroponyme de type germanique Aldemarus. La finale -us étant une désinence latine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'historien local Alfred Canel présentait Pont-Audemer comme une agglomération secondaire gallo-romaine.

Toutefois, cette ancienneté est aujourd'hui mise en doute[3]. Car, si le site est certes propice à l'occupation humaine (point de franchissement sur la Risle, proximité des forêts et de prairies), les découvertes archéologiques ne sont pas suffisamment probantes pour prouver l'existence d'un pôle d'habitat à l'époque antique. Les vestiges ou les objets retrouvés sont en effet peu nombreux et peu structurés. Une voie antique traversait probablement le site et constituait le premier point de franchissement de la vallée de la Risle. Toutefois, son importance devait être faible puisque la route n'apparait pas sur les deux célèbres documents routiers antiques que sont la Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin[4]. Il est possible que Pont-Audemer se limitât à l'époque romaine à un simple établissement routier[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville est désignée pour la première fois en 715 dans la Chronique des abbés de Fontenelle sous le nom de duos Pontes, c'est-à-dire « Deux Ponts » en latin, en référence aux deux localités : Pont-Audemer et Pont-l'Évêque[6]. C'est plus tard que le qualificatif Audemer fut adjoint à l'appellatif Pont pour marquer cette différence avec Pont-l'Évêque, mais également avec Pont-Authou[7]. Jacques Le Maho estime qu'Audemer pourrait être Audemarus, le fils du comte de Poitiers Ramnulf, mort en 890, et héros du siège de Paris de 885-887. Il aurait protégé la ville des Vikings au IXe siècle[8].

À l'occasion du traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi Charles III, dit le Simple, céda le comté de Rouen au chef scandinave Rollon. Pont-Audemer fait certainement partie de la donation. En effet, la tradition rapporte qu'un fidèle compagnon de Rollon, Bernard le Danois, reçut Pont-Audemer mais cette attribution reste difficilement vérifiable. En tout cas, Pont-Audemer est située au cœur d'une région où la colonisation nordique fut importante, comme en témoigne l'abondance des toponymes anglo-scandinaves et le faible nombre de ceux qui sont antérieurs à la période pré-normande.

Jusqu'au XIe siècle, la localité n'était pas un centre administratif important ou le chef-lieu d'une seigneurie. Selon l'historien Sébastien Lefèvre, elle dépendait certainement du village voisin de Tourville[9]. Pour attirer la population et augmenter leurs revenus, les descendants de Bernard le Danois y fondèrent un bourg. Dès lors, les indices d'une importance de Pont-Audemer se multiplient. Une charte évoque un marché dès 1034-1035. Orderic Vital parle d'un port maritime au milieu du XIe siècle. Une foire se déroulait dans le bourg depuis, au plus tard, les années 1118-1120. Un château est mentionné en 1123. Situé sur la rive droite de la Risle, il est aujourd'hui presqu'entièrement détruit. Pont-Audemer est devenu le chef-lieu d'un honneur dominé par la puissante famille de Beaumont.

Au XIIe siècle, Pont-Audemer poursuivit sa croissance et présentait des caractères de type urbain. Elle était le siège d'une vicomté, circonscription fondamentale de l'administration locale en Normandie. Quatre paroisses la composaient (Saint-Ouen, Saint-Aignan, Saint-Germain et Notre-Dame). Un système d'enceintes semblait protéger le bourg entre les deux bras de la Risle et le quartier Saint-Aignan[10]. Le dynamisme économique est indéniable. De nombreux artisans s’installent, créant notamment des ateliers de tannerie. Pont-Audemer abrite l'une des plus importantes communautés juives en Normandie aux XIIe et XIIIe siècles.

La ville est prise par Philippe Auguste en juin 1204 et se voit accorder une charte communale. Le roi y installe le siège d’un bailliage tout spécialement pour un de ses hommes de main, Lambert Cadoc, chef d’une bande de routiers, peu fréquentable, qui s’était mis au service du roi de France lors de l’annexion du duché de Normandie. Ce dernier pressure la ville et ses habitants, multipliant taxes et détournements. Les Pont-Audemériens vont se plaindre au roi qui relève Cadoc de ses fonctions et supprime, vers 1219/1220, le bailliage qui sera par la suite rattaché à celui de Rouen.

La Guerre de Cent Ans cause de grands ravages à la ville. Vers la fin de la guerre, à la faveur d'un coup de main anglais sur Fougères, Charles VII rompt une trève établie depuis 1446. Dunois, parti d'Évreux le 8 août 1449, prend d'assaut Pont-Audemer le 12, faisant prisonnier 420 Anglais[11]. Le château et les remparts de la ville, qui s’étaient apparemment trop facilement donnés aux Anglais, sont rasés. La guerre s'achève quelques semaines plus tard avec la bataille de Formigny.

Aussi, la ville avait-elle besoin d'un nombre considérable de réparations. Par lettres patentes, le roi Louis XI soutint en septembre 1481 les dépenses pour les réparations des chaussées, des chemins et du pavage de la ville[12].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Église Saint-Ouen

Après la fin de la guerre, on reconstruisit la ville. Ainsi on décide de reconstruire l’église romane Saint-Ouen, endommagée, devenue trop petite et dépassée dans cette période où le gothique resplendit. Un nouvel édifice plus vaste est bâti sous la direction de Michel Gohier. Au XVIe siècle, poursuite de l'élévation de la nef avec le triforium, l'amorce des fenêtres hautes et le voûtement des cinq premières travées des bas-côtés, par Guillaume Morin et Thomas Théroulde. Mais les guerres de religion interrompent malheureusement le chantier de ce magnifique édifice : on a besoin d’argent pour se protéger des protestants qui menacent : armement, reconstruction des remparts… En vain ! La ville tombe aux mains des huguenots. Le chantier ne reprendra jamais, laissant l’église actuelle, unique, avec son chœur, son transept roman et sa nef, ses bas-côtés et son clocher gothique.

Les guerres de religion terminées, la ville se relève et l’économie y devient très florissante. Son cœur s’installe définitivement sur la rive gauche de la Risle, sur la paroisse Saint-Ouen, le quartier Saint-Aignan, rive droite, n’est plus qu’une paroisse résidentielle de moindre importance.

La Risle qui marque la limite entre l’archidiocèse de Rouen et le diocèse de Lisieux, met la ville à cheval sur deux diocèses : la paroisse Saint-Aignan dépendant de l’archevêché de Rouen, dédiée à la Vierge ; Saint-Ouen, Notre-Dame-du-Prey et Saint-Germain dépendant de l’évêché de Lisieux, dédiée à saint Pierre. Une certaine rivalité existait entre paroisses, notamment entre Saint-Aignan, qui avait le privilège de faire gras, et celle de Saint-Ouen qui ne jouissait pas de la faculté de manger de la viande, les jours de samedi compris entre Noël et la Purification.

« La rive gauche de la Risle se sentait vivement tentée de tomber en péché mortel, quand le vent du nord-est lui apportait la fumée du rôt orthodoxe, apprêté pour la rive droite. Pourtant, héroïquement soumise aux prescriptions de l'église, elle tenait ferme contre les suggestions du palais et de l'estomac. Mais sa perspicacité parvint à mettre d'accord ses désirs et sa conscience : les pois, cette ressource modeste, mais précieuse les jours maigres »[13]. Par provocation, les paroissiens de Saint-Aignan se faisaient un plaisir de faire griller des andouilles qui embaumaient toute la ville, pour narguer les paroissiens de la rive gauche qui ne mangeaient, eux, que ces pois.

De plus, une année, lors de la procession de la saint Sébastien (qui avait protégé la ville de la peste), il arriva que les curés des trois paroisses secondaires se mirent en tête de disputer au curé de Saint-Ouen, paroisse principale, le privilège de porter, sur leur domaine respectif, la statue protectrice. Donc, au moment où la procession traversait le pont de Rouen et arrivait à Saint-Aignan, elle trouva le clergé de Saint-Aignan en ordre de bataille sur sa frontière : la possession de saint Sébastien est vivement disputée ; après les paroles on en vient aux mains, et, dans le tumulte, la statue est précipitée dans la Risle. Grand scandale, et qui fut de longue durée ! Car il y eut procès dont le résultat fut le maintien du curé de Saint-Ouen dans sa prérogative, et, de plus, une chanson fut composée pour perpétuer le souvenir de l'évènement[14].

Voici le couplet qui rapporte le commencement de la contestation entre le vicaire de Saint-Ouen et le curé de Saint-Aignan :

« L'gros Vitrel su Mangeux d'pois,
Lui dit tu ne l'auras pas
J'le mettrais plutôt dans ma pouquette.
Turlurette... etc. »[15]

Encore aujourd'hui, cette anecdote reste connue comme la provocations des « maqueux d’andouilles envers les maqueux eud’ pois ».

Malgré cet antagonisme, l’économie florissante permit l’édification de belles habitations à pans de bois autour de petites cours intérieures. À ce type d’architecture, s’ajoute, au XVIIe siècle, des constructions en briques avec appareillage de pierre blanche ou avec rez-de-chaussée en pierre et étages en colombage.

XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, débute l’industrialisation de la ville. Une importante communauté anglaise s’installe et amène de nouvelles techniques dans différents domaines (tanneries, papeterie).

En 1789, la ville ne fait pas partie des plus révolutionnaires, les habitants allant même jusqu'à protéger des aristocrates, comme la marquise de Saint-Pierre dans son hôtel particulier rue aux Juifs, ou les clercs et religieux de la cité. La ville devient chef-lieu de district puis d'arrondissement du nouveau département de l’Eure, ce à quoi correspond le diocèse d’Évreux auquel sont rattachées toutes les paroisses de la ville.

Au XIXe siècle, l’industrialisation se poursuit. Trois activités principales sont alors présentes : la tannerie, la papeterie et la fonderie.

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, en plus d’envoyer ses enfants sur le front, la ville fournit en masse du cuir pour les armées. Un témoin historique de la Grande Guerre se trouvant au musée des Invalides le prouve : il a une capote en cuir pont-audemérien, c’est l'un des derniers taxi de la Marne existant.

Suite au décret Poincaré du 10 septembre 1926, l’arrondissement de Pont-Audemer est supprimé et rattaché à celui de Bernay. La sous-préfecture, rue Sadi Carnot, ferme.

Vestige de fortification allemande sur le plateau de Triqueville

Après la débâcle de 1940 et l’invasion allemande, la ville devient un centre administratif pour les occupants : un aérodrome est implanté sur le plateau de Triqueville et la Kommandantur s’installe au château de Tourville. La ville subit plusieurs bombardements, dont le plus important faillit raser la majorité de la ville. Le drame fut évité grâce au mauvais temps : le brouillard empêchant les aviateurs de bombarder en formations, ceux-ci bombardèrent alors à l’aveuglette et les bombes tombèrent sur le quartier ouest de la ville (port, rue Notre-Dame-du-Pré, place Louis-Gillain), préservant le centre historique de la ville. Pont-Audemer fut libéré le 26 août 1944 (jour de la saint Ouen, fête patronale de la ville) par les soldats néerlandais de la Brigade Princesse Irène[16].

Durant les Trente Glorieuses, la ville profite de l’essor économique. La crise qui suivit ne toucha que faiblement la ville qui a su appeler des investisseurs et des groupes étrangers d’industrie de pointe pour venir s’installer (Schlumberger). En 1962, la commune de Saint-Paul-sur-Risle est rattachée à Pont-Audemer.

Au début du XXIe siècle, Pont-Audemer est dans une période assez difficile. Après la fonderie, une grande usine de la ville (Tanneries Costil) a fermé, la Cartonnerie de Pont-Audemer a également fermé ses portes en juin 2005. La cité se transforme, développant le tourisme, restaurant son habitat et ses infrastructures. Le défi principal pour la Venise Normande est de convertir son économie afin de garder son dynamisme et sa vitalité, pour éviter ainsi de devenir une ville uniquement résidentielle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pont-Audemer (Eure)

Les armes de Pont-Audemer, se blasonnent ainsi:

<< De gueules, au pont de trois arches d'argent, sur une rivière du même mouvant de la pointe; au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.>>

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Pont-Audemer a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[17].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Michel Leroux PS  
mars 2001 mars 2008 Gaston Lecureur PS  
1995 2001 Jean-Louis Destans PS  
1989 1995 Jean-Pierre Mottin UDF  
1985 1989 Gérard Lepenant RPR UDF Boulanger-Pâtissier
1983 1985 Jean-Pierre Mottin UDF  
19XX 1983 Jean Beauvais   Pharmacien
19XX 19XX André Delarue    
1936 19XX Léon Harou    
1914 1919 Charles Loriot Républicain Agriculteur
1899   Armand Louis Augustin Gentils    
1889 1902 Charles Loriot (?)    
1869   Nicolas Lereffait    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 943 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 599 5 207 5 386 5 426 5 305 5 358 5 497 5 733 6 310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 106 6 136 6 182 6 124 5 942 6 168 6 163 6 084 6 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 908 6 111 6 123 5 946 5 953 5 860 6 279 6 119 6 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
8 206 8 969 9 586 9 750 8 975 8 981 8 761 8 675 8 943
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 23,2 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 19,7 %) ;
  • 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 29,7 %).
Pyramide des âges à Pont-Audemer en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,0 
7,1 
75 à 89 ans
13,7 
12,1 
60 à 74 ans
14,0 
17,1 
45 à 59 ans
17,5 
20,4 
30 à 44 ans
18,5 
23,2 
15 à 29 ans
19,4 
19,5 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure. En 2006, la commune comptait 4 entreprises de plus de 100 salariés[22]. Usine de confection de papiers (Ahlstrom).

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • L'office de tourisme, 2, place du Général de Gaulle, est classé 2 étoiles.
  • Pont-Audemer fait partie des Plus beaux détours de France.
  • 4 fleurs, Grand Prix : Pont-Audemer a obtenu la plus haute distinction au concours des villes et villages fleuris.
  • Les restaurants La Cressonnière dans le village des Préaux et 'Le Petit Coq aux Champs' à Campigny font partie du « passeport gourmand ».
  • L'Hôtel quatre étoiles Belle Isle sur Risle, vieux manoir appartenant à la famille André, maître de l'usine de textile voisine en 1856 converti aujourd'hui en hôtel-restaurant de charme.

Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

  • La ville possède encore un important patrimoine de maisons à colombages.
  • Le pavement bichrome (noir et blanc) de la place du Pot-d'Étain, dû à Élisabeth Ballet[23]. Il reprend un motif de dentelle et couvre une surface de 3 000 m2[24].
  • Musée Alfred Canel, ses collections sont abritées dans l'hôtel particulier, don d'Alfred Canel. Il présente des collections variées : archéologie, arts décoratifs, beaux-arts, histoire, sciences de la nature, technique et industrie, ainsi qu'un fonds important de livres anciens.
  • Pont-Audemer est une des très rares villes de France où s'est perpétuée jusqu'à maintenant la sonnerie du couvre-feu, chaque jour à 22 heures. Il s'agit d'une volée assez longue de la petite cloche de l'église Saint-Ouen qui, traditionnellement, annonçait la fin de la journée et la fermeture des commerces, des cabarets et des portes de la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste d'Alfred Canel, à Pont-Audemer, rue de la République.
Lætitia Casta, née à Pont-Audemer en 1978.

Natifs[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Amand Montier, ancien maire qui modernisa la ville à l’époque haussmannienne ;
  • Pierre Féret (1830-1911), théologien et historien du catholicisme, ancien directeur du petit séminaire ;
  • Gaston Lenôtre (1920-2009), pâtissier, a fait ses débuts avec son épouse Colette dans la commune ;
  • Paul Clémencin, résistant
  • Jean-Louis Destans (1951-), actuel président du conseil général de l'Eure ;
  • Bruno Putzulu (1967-), comédien, ancien pensionnaire de la Comédie française ;
  • Louis Gillain ;
  • Thierry Hermès, fondateur des cuirs Hermès, a vécu rue de la Brasserie, à Pont-Audemer dans les années 1830 et 1870.

Journal local[modifier | modifier le code]

Le groupe de presse Publihebdos édite à Pont-Audemer un hebdomadaire, L'Éveil de Pont-Audemer[25], diffusé dans la ville et dans les communes avoisinantes. En 2005, la diffusion totale du journal était de 10 130 exemplaires par semaine, selon l'OJD[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Canel, Histoire de la ville de Pont-Audemer,‎ 1885
  • Odile Foltz, Hommes et femmes dans la guerre : Pont-Audemer 1914-1918, Point de vues et ville de Pont-Audemer,‎ 2014, 336 p. (ISBN 978-2-915548-99-0)
  • Bernard Michelin, Pont-Audemer, une petite ville de Normandie à la Renaissance (1477-1551), Thèse d'Histoire moderne, Paris IV-Sorbonne, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 159
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Sébastien Lefèvre, « Analyse topographique d'une petite ville normande au Moyen Âge : les origines et le développement de Pont-Audemer du XIe au XIIIe siècle », Des châteaux et des sources. Archéologie et histoire dans la Normandie médiévale, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2008, p.472-473.
  4. Sébastien Lefèvre, ibid, p.474
  5. Sébastien Lefèvre, idem
  6. François de Beaurepaire, Op. cité.
  7. François de Beaurepaire, Op. cité
  8. Jacques Le Maho, « Jardins et vergers du haut Moyen Âge en Normandie orientale (VIIIe-Xe siècle) », Les paysages ruraux en Normandie, actes du 37e congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Caen, Annales de Normandie, p.140-141.
  9. Sébastien Lefèvre, ibid, p.478-479
  10. Sébastien Lefèvre, ibid, p.487-488
  11. D'après les Jacques Duclercq, Mémoires, vol. 12, Bruxelles,‎ 1823
  12. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA693 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, septembre 1481 (Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVIII, p.693
  13. Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons relatifs à cette ancienne province et à ses habitants, Alfred Canel, Membre de la Société des Antiquaires de Normandie, tome 1er, M.DCCC.LIX
  14. dito 1
  15. dito 1 et 2
  16. Thierry Chion, Seine de guerre : 26 août-31 août 1944, Louviers, Ysec,‎ 2010, 320 p. (ISBN 9782846731287)
  17. [PDF]Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  20. « Évolution et structure de la population à Pont-Audemer en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  22. Pont-Audemer sur le site de la préfecture de l'Eure
  23. Luc Desbenoit, « Urbanisme cousu main. Comment les commandes publiques embellissent le cadre de vie », Télérama, n° 2697, 2001, p. 78.
  24. Site de la ville de Pont-Audemer.
  25. fiche du journal sur le site de son groupe
  26. fiche de l'Eveil de Pont-Audemer sur le site de l'OJD