Cabourg
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| Cabourg | ||
Plage de Cabourg |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Caen | |
| Canton | Cabourg (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Estuaire de la Dives | |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Henriet 2008-2014 |
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| Code postal | 14390 | |
| Code commune | 14117 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cabourgeais | |
| Population municipale |
3 889 hab. (2010) | |
| Densité | 705 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m – Max. 15 m | |
| Superficie | 5,52 km2 | |
| Localisation | ||
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Cabourg est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie. La commune, qui est une importante station balnéaire, est classée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris et grand prix national du fleurissement. Elle est peuplée de 3 889 habitants[Note 1], les Cabourgeais.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Cabourg est une ville normande située entre Caen et Deauville, elle fait partie de la Côte Fleurie. La ville est située en bord de mer aux portes du pays d'Auge. Cabourg est sous l'influence d'un climat océanique, avec des étés doux et des hivers frais.
Climat[modifier]
En raison de sa proximité directe à la mer, Cabourg bénéficie d'un climat océanique.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,8 | 1,9 | 3,2 | 4,9 | 7,7 | 10,4 | 12,3 | 12,3 | 10,6 | 7,9 | 4,6 | 2,7 | 6,7 |
| Température moyenne (°C) | 4,5 | 4,9 | 6,9 | 8,8 | 12 | 14,8 | 17 | 17 | 15,1 | 11,9 | 7,7 | 5,4 | 10,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,3 | 8 | 10,5 | 12,7 | 16,3 | 19,2 | 21,6 | 21,7 | 19,7 | 15,9 | 10,9 | 8,1 | 14,3 |
| Précipitations (mm) | 63,5 | 57,6 | 56,3 | 45,6 | 58,4 | 52,3 | 47,7 | 46,5 | 61,4 | 67,7 | 84,9 | 69 | 710,8 |
Toponymie[modifier]
Mentionné sous les formes latinisées Cathburgum en 1066 - 1079[2], Cadburgus et Cathburgus en 1077[3], Cadburg en 1082[2].
Ernest Nègre explique Cabourg par le nom de femme Hadeburgis pris absolument. Albert Dauzat et Charles Rostaing par les appellatifs gaulois cato- « combat » et germanique burg « village »[2],[4].
Il s'agit plus vraisemblablement d'un nom de lieu basé sur le vieux saxon burg ou le vieil anglais burg, burh « bourg »[5], précédé d'un élément indéterminé, peut-être le celtique cad « combat », car il se rapproche manifestement des noms de lieux britanniques du type Cadbury et Cadborough qui sont aussi d'anciens Cadburg, Cadbuhr. Ce toponyme s'est vraisemblablement diffusé lors de l'installation de Saxons aux IVe-Ve-VIe siècles dans le Bessin et la campagne de Caen ou postérieurement, lors de l'arrivée de colons anglo-scandinaves au Xe siècle (cf. Cherbourg ou Wambourg). Il existe plusieurs lieux-dits Cabourg, Cabourt, Cabour en Normandie.
Histoire[modifier]
En 1793, on recense à Cabourg seulement 165 habitants[6]. Le village se développe alors principalement à proximité de la Dives, au nord de la confluence avec la Divette. L'habitat s'organise autour de deux axes : l'un parallèle au fleuve et l'autre au sud de la route de Caen à Dives, l'église se trouvant légèrement isolée au sud-ouest[7]. Les dunes au nord de la commune ne sont pas peuplées[8]. Au XIXe siècle, la population augmente régulièrement jusqu'à atteindre 718 habitants en 1866.
Henri Durand-Morimbau, homme d’affaires et avocat parisien, décide dans les années 1850 de créer une station balnéaire à proximité du petit village de pêcheurs. Pour ce faire, il fonde une Société thermale. Doté d'un capital de 12 millions de francs par actions au porteur, de 500 francs chacune, l'organisme achète les terrains riveraines de la mer constitués de dunes et d'herbages. On confie à l'architecte Robinet, le soin de tracer un plan d'urbanisme[9]. Celui-ci choisit un plan radio-concentrique rappelant celui des théâtres gréco-romains : les avenues convergent vers une place centrale sur laquelle est érigée un casino composant la scène. La première pierre du casino, en réalité construit en bois, est solennellement posée le 9 mai 1854 et des centaines d’arbres sont plantés le long des avenues nouvellement tracées. Mais les ressources financières viennent rapidement à manquer et la station souffre de son absence de desserte par les chemins de fer.
En 1861, un grand hôtel est construit en bordure du rivage. Le casino en bois est remplacé en 1867 par un nouveau bâtiment en pierre plus fonctionnel.
En 1879, une ligne de chemin de fer est ouverte entre la gare de Dives-Cabourg et celle de Mézidon, permettant ainsi des liaisons depuis Paris ; elle est prolongée jusqu'à Trouville-Deauville en 1882-1884. En 1881, une ligne entre Caen et Dozulé-Putot s'embranche sur la ligne Mézidon - Dives, améliorant ainsi la liaison entre la station balnéaire et la préfecture. En 1891 - 1892, la première ligne des chemins de fer du Calvados est ouverte entre Caen et Dives ; trois haltes sont prévues sur le territoire communale : Bas-Cabourg, Cabourg Pépinière, Cabourg (au bout de l'avenue de la Mer).
Après une légère baisse démographique dans les années 1870, la population cabourgeaise s'accroît rapidement quand le village devient une cité balnéaire à la mode. De 1881 à 1936, la population double (de 1 014 à 2 095 habitants), avant d'atteindre son maximum en 1946 avec 3 479 habitants recensés. De nombreux équipements sont construits pour faire face à l'essor de la station :
- un nouvel hôtel de ville en 1883, regroupant la mairie, l’école des garçons et le bureau des Postes et Télégraphes ;
- une digue-promenade en 1887 de 1 200 m de long afin de lutter contre l'érosion ;
- des équipements touristiques tel que le garden-tennis ou le golf, situé près de l'hippodrome ;
- le Grand Hôtel, reconstruit en 1908 par les architectes Viraut et E. Mauclerc.
Après un fort déclin démographique dans les années 1950, la population repart à la hausse dans les années 1970 en raison de la politique de relance touristique et de promotion immobilière de Bruno Coquatrix élu maire en 1971 ; en 1999, le nombre d'habitants dépasse son seuil historique de 1946.
Héraldique[modifier]
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Les armes de la commune de Cabourg se blasonnent ainsi : |
Administration[modifier]
En 2010, la commune de Cabourg a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[11].
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 889 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Lieux et monuments[modifier]
- Le Grand Hôtel de Cabourg. En grande partie inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH, 06/10/1993).
- Le Casino, agrandi de 2006 à 2007.
- Les bains de Cabourg, se situant sous la promenade Marcel Proust.
Selon le ministère de la Culture, le casino et le Grand-Hôtel constituent « l'un des ensembles balnéaires les plus cohérents et les mieux conservés de la Belle Époque »[14].
Il faut noter par ailleurs que Cabourg, comme d'autres villes proches, présente beaucoup de superbes habitations privées. Ainsi, sur les grandes artères de la ville (l'avenue de la Mer par exemple), ou dans les plus petites ruelles, on peut admirer de très belles, et souvent très grandes, demeures.
Depuis mars 2009, Cabourg bénéficie de la dénomination commune touristique[15].
Activité et manifestations[modifier]
Jumelages[modifier]
Atlantic City (États-Unis)
Bad Homburg vor der Höhe (Allemagne)
Salcombe (en) (Royaume-Uni)
Spa (Belgique)
Mayrhofen (Autriche)
Coire (Suisse)
Mondorf-les-Bains (Luxembourg)
Terracina (Italie)
Jurmala (Lettonie)
Bromont (Canada)
Oussouye (Sénégal)
Castro-Urdiales (Espagne)
Jeu télévisé[modifier]
- En 1989, Cabourg gagne la finale du jeu télévisé Intervilles face à Troyes[16].
Cabourg dans les arts[modifier]
- En 1980, une partie du film La Boum de Claude Pinoteau est tournée dans la ville de Cabourg.
- Dans le film Intouchables, la scène finale est tournée au Grand Hôtel de Cabourg.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Adolphe d'Ennery, maire de la ville.
- Marcel Proust, familier de la commune dont il se servit comme modèle pour son Balbec dans À la recherche du temps perdu. Il séjourna au Grand Hôtel chaque été de 1907 à 1914.
- Bruno Coquatrix, ancien maire et fondateur de l'Olympia.
- Jean-Pierre Andréani (né à Cabourg en 1940), comédien.
- Jean-Louis Ezine (né en 1948 à Cabourg), écrivain
- Corinne Lepage, ancien maire adjoint (1989-2001), ancien ministre de l'environnement d'Alain Juppé (1995-1997), présidente fondatrice du mouvement écologiste CAP21, et du Mouvement démocrate, dont elle fut la tête de liste aux élections municipales de mars 2008, dans le 12e arrondissement à Paris.
- Sandrine Bonnaire et son mari Guillaume Laurant qui ont été mariés à Cabourg et sont aujourd'hui les parrains du Festival du Film - Journées Romantiques et Européennes de Cabourg.
- Tristan Duval (né en 1971) est élu au conseil municipal de Cabourg depuis 2001. Producteur de spectacle, fondateur des opéras en plein air, créateur des expositions Bardot et Romy Schneider. D’abord adjoint au maire chargé du tourisme au côté de Jacques Porcq, il est réélu en 2008 au sein de l’équipe de Jean-Paul Henriet et assume la vice-présidence de l’office du tourisme. Il est également l’un des fondateurs de l’association (loi 1901) Cabourg Ensemble.
- Jean-François Dubos (né en 1945 à Cabourg[17]), dirigeant, président du directoire de Vivendi.
Voir aussi[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Population municipale 2010
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[18].
- Relevé météorologique de Caen-Carpiquet : 1961-1990, sur Infoclimat. Consulté le 30 mars 2010
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes ..., Volume 2, Librairie Droz 1991. p. 835.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 128.
- René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 83a.
- T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press, 1993 (ISBN 0-19-283098-8). p. 46.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Cabourg », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 15 août 2009
- Cadastre, 1826
- Philippe Dupré, « Les stations balnéaires de la côte du Calvados. Genèse et développement », Annales de Normandie, 1983, Volume 33, no 3, pp. 239-256 [lire en ligne]
- [PDF] Regard sur Cabourg, 150e anniversaire de la station balnéaire. Consulté le 2 novembre 2010
- http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f14117
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19 décembre 2009.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00125293, base Mérimée, ministère français de la Culture
- [PDF] Recueil des actes administratifs du Calvados n°8/2009 (page 304). Consulté le 2 avril 2009.
- http://www.topalavachette.net/
- Ouest-france.fr - Jean-François Dubos, de Cabourg, à Vivendi. Consulté le 18 novembre 2012
- Cabourg sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
