Villers-Bocage (Calvados)

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Villers-Bocage
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Villers-Bocage
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Villers-Bocage Intercom
Maire
Mandat
Marc Hébert
2014-2020
Code postal 14310
Code commune 14752
Démographie
Gentilé Villersois
Population
municipale
3 007 hab. (2011)
Densité 522 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 44″ N 0° 39′ 23″ O / 49.078889, -0.656389 ()49° 04′ 44″ Nord 0° 39′ 23″ Ouest / 49.078889, -0.656389 ()  
Altitude Min. 95 m – Max. 217 m
Superficie 5,76 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villers-bocage.info

Villers-Bocage est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 3 007 habitants[Note 1] (les Villersois[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Pré-Bocage, désignation récente, sorte de seuil du Massif armoricain aux confins du Bocage virois, du Bessin et de la plaine de Caen. Son bourg est à 8 km au nord de Aunay-sur-Odon, à 12 km à l'est de Caumont-l'Éventé, à 12 km au sud de Tilly-sur-Seulles et à 25 km au sud-ouest de Caen[2].

Communes limitrophes de Villers-Bocage[3]
Villy-Bocage Villy-Bocage Parfouru-sur-Odon
Tracy-Bocage Villers-Bocage[3] Épinay-sur-Odon
Maisoncelles-Pelvey Maisoncelles-Pelvey Épinay-sur-Odon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Villiers en Boscaige en 1365[4]. L'appellatif toponymique Villers est issu du gallo-roman villare, issu lui-même du latin villa rustica, « domaine rural ». Il est ici adjoint du nom du pays, Bocage, à rapprocher de son homonyme picard où le terme désigne plus directement la végétation[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Villers-Bocage.

Le 24 juillet 1346, lors de sa chevauchée, le roi d'Angleterre Édouard III prend la ville. En 1366, Jeanne Bacon, veuve de Guillaume Bertrand second fils de Robert VIII Bertrand de Bricquebec, fonde le prieuré hospitalier de Sainte-Élisabeth. En 1417, toujours pendant la guerre de Cent Ans, Henri V d'Angleterre s'empare à nouveau de la ville.

Le 22 août 1886, la commune est reliée à la gare de Caen par une ligne de chemin de fer qui va à l'origine jusqu'à Aunay-sur-Odon et qui est ensuite prolongée en 1891 jusqu'à la gare de Vire[5]. Le transport des voyageurs sur la ligne Caen - Vire est interrompu le 1er mars 1938[6]. Le transport de marchandises est par la suite limité à Jurques, puis définitivement suspendu. La ligne est alors déclassée et déferrée.

Le 13 juin 1944, Michael Wittmann brise l'offensive Perch de la 7e division blindée britannique qui venait de libérer la ville. Relativement épargnée jusqu'alors, la ville est entièrement détruite par les bombardements alliés qui suivent le retrait britannique. Les Allemands ne seront chassés définitivement de la ville que le 4 août 1944.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villers-Bocage

Les armes de la commune de Villers-Bocage se blasonnent ainsi :
De gueules aux six quintefeuilles d'argent ordonnées 3, 2 et 1.[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1810   Stanislas Meslé de Grandclos    
         
v. 1850   Saillenfest[8]    
         
1965 1992 Stanislas de Clermont-Tonnerre   Agriculteur
         
1995 mars 2014 Xavier Lebrun DVD  
mars 2014[9] en cours Marc Hébert SE Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et quatre adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 007 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. La population a doublé dans les quarante dernières années du XXe siècle.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 121 1 010 1 223 1 177 1 178 1 178 1 146 1 134 1 127
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 105 1 156 1 155 1 147 1 139 1 084 1 147 1 057 1 104
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 047 1 073 1 141 1 039 1 060 1 093 1 202 743 1 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 825 1 985 2 317 2 623 2 845 2 904 2 868 3 007 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

La commune de Villers-Bocage est labellisée village étape depuis 2003. Elle est le siège de l'office de tourisme du Pré-Bocage.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[12].

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive Villers-Bocage fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[13].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

La commune accueille une soirée du festival des Veillées d'été en août, grandes soirées pique-nique et spectacle organisées par l'association Tourisme en Bocage virois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jeanne Bacon est la fille de Roger VI, née du second mariage entre Roger VI Bacon et Éléonore de Villiers (ou de Villers-Bocage). Elle eut un demi-frère Robert, mort en bas-âge, né du premier mariage de Roger avec Aelis d'Asnières. Son autre frère Guillaume, né du second mariage de Roger, est lui aussi mort en bas âge (la plaque funéraire des deux fils de Roger Bacon est d'ailleurs visible sur l'un des murs extérieurs de l'église du Breuil-en-Bessin). Elle est l'unique héritière du fief de la famille de Molay Bacon. Deux grandes familles se disputent alors la main de Jeanne, les Bertran(d) de Briquebec et les d'Harcourt. Jeanne épouse en premières noces en 1340, Guillaume Bertran(d), vicomte de Rocheville, second fils de Robert VIII Bertrand de Bricquebec et de Laurence du Merle (sœur du maréchal Foulques du Merle). Son époux meurt au cours de la bataille de Mauron en Bretagne le 14 août 1352. En secondes noces, elle épouse Jean Ier de Luxembourg-Ligny († 1364), fils de Waléran II de Luxembourg-Ligny, seigneur de Ligny-en-Barrois, de Roussy et de la Roche.

Jeanne fonde de son propre chef le 1er août 1366, le prieuré hospitalier de Sainte-Élisabeth à Villers-Bocage. Dans cet endroit seront reçus et soignés les pauvres, les passants, les femmes enceintes et les orphelins jusqu’à l’âge de sept ans. Pour commémorer cet acte de bienfaisance, une rue de la ville de Villers-Bocage porte encore son nom aujourd'hui. Jeanne décède en 1376 et est inhumée dans l'abbaye de Saint-Évroult dans l'actuel département de l'Orne. N'ayant point d'enfant, la lignée directe des Molay Bacon s'éteint et l'héritage de la maison de Molay est dispersé entre les descendants indirects de la famille

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ouest-france.fr - Mairie de Villers-Bocage » (consulté le 10 décembre 2012)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  5. Histoire chronologique des chemins de fer européens et russes
  6. Wilez.com
  7. « GASO, la banque du blason - Villers-Bocage Calvados » (consulté le 14 janvier 2014)
  8. Annuaire du Calvados, année 1850, p.366
  9. a et b « Villers-Bocage (14310) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 29 mai 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 14 janvier 2014)
  13. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US Villers-Bocage » (consulté le 14 janvier 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Marie, Villers-Bocage : champ de bataille : le combat des tigres: Wittmann contre les rats du désert, Heimdal, 1993
  • Henri Marie, Villers-Bocage Normandy 1944, éditions Heimdal, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]