Brionne

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Brionne
Ruines du donjon carré du XIe siècle
Ruines du donjon carré du XIe siècle
Blason de Brionne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Brionne
Intercommunalité Commune non concernée
Maire
Mandat
Gérard Grimault
2008-2014
Code postal 27800
Code commune 27116
Démographie
Population
municipale
4 276 hab. (2011)
Densité 255 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 44″ N 0° 43′ 16″ E / 49.1955555556, 0.721111111111 ()49° 11′ 44″ Nord 0° 43′ 16″ Est / 49.1955555556, 0.721111111111 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 145 m
Superficie 16,77 km2
Localisation

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Brionne est une commune française, située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Les habitant(e)s portent le nom de "Brionnais(es)"

Géographie[modifier | modifier le code]

Brionne se situe dans la vallée de La Risle, entre Beaumont-le-Roger et Pont-Audemer.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville existait déjà à l'époque gallo-romaine, son nom est attesté sous la forme Breviodurum (Table de Peutinger, Itinéraire d'Antonin), aux IIIe et IVe siècles donc. Cependant, les latinisations médiévales ne confirment pas cette mention. En effet, on trouve : Brionnam 1035 - 1040, Briotna 1051 - 1054, (ecclesiae) Briothnienses XIe siècle[1].

Les formes médiévales postulent un *Brivoduna[2] > Brioduna > Briothna > Brionne. Brivo a le sens de « pont » en gaulois. La lénition gauloise de Brivo- en Brio- est attestée dans une inscription et dans le glossaire d'Endlicher, où brio glose le latin ponte[3], puis lénition française [d] > [ð] > [∅] (cf. latin cathedra > français chaire)

Les produits de Brivodurum sont différents, quant-à-eux : Briare (Brivodurum, Peutinger), Brieulles-sur-Meuse (Briodurum 984), etc.

Duna serait une variante de dunum, attestée dans Therdonne (Oise)[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Brionne

Les armes de la commune de Brionne se blasonnent ainsi :
de gueules à la tour d'argent mouvant d'une rivière du même, chargée de la lettre B capitale d'azur, accostée de deux navettes d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or [4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Grimault PCF Conseiller général du Canton de Brionne depuis 2001
mars 2001 mars 2008 Gérard Grimault PCF  
juin 1995 mars 2001 Gérard Grimault PCF  
mars 1989 juin 1995 François Loncle PS  
mars 1983 mars 1989 François Loncle MRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 276 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 553 1 682 2 118 1 620 2 645 2 891 3 098 3 159 3 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 601 3 940 4 037 3 550 3 763 3 658 3 746 3 577 3 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 521 3 351 3 272 3 014 3 087 2 930 2 993 3 196 3 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 187 4 348 4 808 4 951 4 408 4 449 4 306 4 329 4 326
2011 - - - - - - - -
4 276 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Brionne. Sur les hauteurs dominant la ville se dresse son donjon construit à la fin du XIe siècle. C'est un des rares donjons carrés normands de défense subsistant encore de nos jours.
  • L'église Saint-Martin, dont les origines remontent à 1030. L'église actuelle, bénie en 1458, a subi plusieurs changements à travers les siècles, mais contient quelques éléments datant de la fin du XIIIe siècle.
  • L'église Saint-Denis, aujourd'hui désaffectée et transformée en salle de sports.
  • le monument aux morts
  • Un mémorial près de l'église Saint-Denis commémore le passage des Canadiens lors de la libération de la ville en 1944.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • F. Desbuard (préf. M.-G Micberth), Brionne à vol d’oiseau, Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1993 (1re éd. 1887), 14 X 20, 218 p. (ISBN 2-87760-050-7, ISSN 0993-7129.)
  • Marcel Roncerel (préf. M.-G Micberth), Glanes historiques sur Brionne, Le Livre d’histoire-Lorisse, Paris, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1993 (1re éd. 1951), 14 X 20, 227 p. (ISBN 2-84373-310-3, ISSN 0993-7129.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 78
  2. a et b François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions errance 1994, p. 203.
  4. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f27116
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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