Brionne

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Brionne
Ruines du donjon carré du XIe siècle
Ruines du donjon carré du XIe siècle
Blason de Brionne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Brionne
Intercommunalité Commune non concernée
Maire
Mandat
Gérard Grimault
2014-2020
Code postal 27800
Code commune 27116
Démographie
Population
municipale
4 276 hab. (2011)
Densité 255 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 44″ N 0° 43′ 16″ E / 49.1955555556, 0.72111111111149° 11′ 44″ Nord 0° 43′ 16″ Est / 49.1955555556, 0.721111111111  
Altitude Min. 47 m – Max. 145 m
Superficie 16,77 km2
Localisation

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Brionne est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Les habitant(e)s portent le nom de "Brionnais(es)"

Géographie[modifier | modifier le code]

Brionne se situe dans la vallée de La Risle, entre Beaumont-le-Roger et Pont-Audemer. La ville est à 16 km au nord-est de Bernay, à 39 km au nord-ouest d'Evreux, à 39 km à l'est de Lisieux et à 47 km au sud-ouest de Rouen.

La commune de Brionne se situe précisément à l'intervalle entre le plateau bocager du Lieuvin à l'ouest et la vaste plaine de la campagne du Neubourg à l'est. Elle est traversée selon un axe nord-sud par la rivière de la Risle. Celle-ci se divise alors en plusieurs bras élargissant son lit majeur à plus de 400 mètres. Elle reçoit les eaux de la source des Fontaines et du ruisseau des Fontaines.

Le paysage de la commune est caractérisé par des coteaux raides et boisés et par un fonds de vallée occupé par des prairies bocagères. Les cultures labourées sont rares.

Communes limitrophes de Brionne[1]
Livet-sur-Authou, Saint-Pierre-de-Salerne Authou Le Bec-Hellouin,
Berthouville, Saint-Pierre-de-Salerne Brionne[1] Calleville, Harcourt
Aclou, Franqueville Nassandres, Fontaine-la-Soret Perriers-la-Campagne

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville existait déjà à l'époque gallo-romaine, son nom est attesté sous la forme Breviodurum (Table de Peutinger, Itinéraire d'Antonin), aux IIIe et IVe siècles donc. Cependant, les latinisations médiévales ne confirment pas cette mention. En effet, on trouve : Brionnam 1035 - 1040, Briotna 1051 - 1054, (ecclesiae) Briothnienses XIe siècle[2].

Les formes médiévales postulent un *Brivoduna[3] > Brioduna > Briothna > Brionne. Brivo a le sens de « pont » en gaulois. La lénition gauloise de Brivo- en Brio- est attestée dans une inscription et dans le glossaire d'Endlicher, où brio glose le latin ponte[4], puis les [t] / [d] (ou [ð]) intervocaliques s'amuïssent régulièrement en français Briot(h)na > Brionne (cf. latin catena > français chaine). Le second élément aurait été initialement duna, variante de dunum, attesté dans Therdonne (Oise)[3].

Bien que Breviodurum corresponde topographiquement au site de Brionne, la filiation phonétique de l'un a l'autre n'existe que pour le premier élément du nom[3]. En effet, Breviodurum composé des éléments gaulois Briva, pont (sur la Risle) et durum, forteresse, ville, n'a pu aboutir à Brionne, mais aurait dû donner *Briore, comme Briare (Loiret, Brivodurum IVe siècle, Table de Peutinger). Il est possible que la finale -URU ait fait place à une finale *-UNA ou *-ANA au Moyen Âge selon la suggestion d'Albert Dauzat et Charles Rostaing[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ville gauloise située à la limite des territoires des Lexoviens, des Eburovices et Vellocasses, situé à un carrefour de quatre voies romaines, dont deux de première importance, elle est citée en 337 dans l'itinéraire d'Antonin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Brionne

Les armes de la commune de Brionne se blasonnent ainsi :
de gueules à la tour d'argent mouvant d'une rivière du même, chargée de la lettre B capitale d'azur, accostée de deux navettes d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or [6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Grimault PCF Conseiller général du Canton de Brionne depuis 2001
mars 2001 mars 2008 Gérard Grimault PCF  
juin 1995 mars 2001 Gérard Grimault PCF  
mars 1989 juin 1995 François Loncle PS  
mars 1983 mars 1989 François Loncle MRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 8 octobre 2014, Brionne est jumelée avec[7] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 276 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 553 1 682 2 118 1 620 2 645 2 891 3 098 3 159 3 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 601 3 940 4 037 3 550 3 763 3 658 3 746 3 577 3 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 521 3 351 3 272 3 014 3 087 2 930 2 993 3 196 3 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 187 4 348 4 808 4 951 4 408 4 449 4 306 4 329 4 326
2011 - - - - - - - -
4 276 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Ecole maternelle Georges Brassens
  • Ecole primaire Louis Pergaud
  • Ecole privée de la Providence
  • Collège Pierre Brossolette
  • Lycée des Métiers d'Art, de l'Ameublement et de l'Agencement Augustin Boismard

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • Brionne Association Rugby
  • Brionne Handball
  • Brionne Matin Football
  • Brionne Moto Verte
  • Canoé Kayak Club Brionne
  • Chris Fitness
  • Cyclo Club Brionne
  • Football Club Brionne
  • Gymnastique Acrobatique
  • Gymnastique Volontaire Brionne
  • Judo Club Brionnais
  • Karaté-Do Brionne
  • Kung Fu Brionnais
  • La Pétanque Brionnaise
  • Starter Club 27 Boxe Thaï
  • Tennis Club Brionne
  • Tennis de Table de Brionne
  • A.S du Collège Pierre Brossolette
  • A.S du Lycée Augustin Boismard
  • Badminton

Equipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Gymnase Georges Beuvain
  • Salle de sport J.L. Leroy et R. Desnos
  • Stade Jacky Devillers
  • Eglise Saint-Denis
  • Tennis couvert

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château et manoir[modifier | modifier le code]

  • Le château de Brionne du XIe siècle classé aux Monuments historiques en 1925. Sur les hauteurs dominant la ville, se dresse son donjon, dont il ne reste que des ruines. Il est l'un des rares donjons carrés normands de défense subsistant encore de nos jours.

Ruines du château, « Notice no PA00099362 », base Mérimée, ministère français de la Culture

  • Le domaine de Lorraine (XVIIIe siècle). Ce domaine se compose d’un manoir en brique et pierre et de dépendances, dont notamment un ancien pressoir qui abrite l'office du tourisme.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin, dont les origines remontent à 1030. L'église actuelle, bénie en 1458, a subi plusieurs changements à travers les siècles, mais contient quelques éléments datant de la fin du XIIIe siècle.
  • L'église Saint-Denis et la place du même nom, classés par arrêté du 15 novembre 1934. Aujourd'hui désaffectée, cette église sert de salle de sports.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Justice de paix, comprenant une salle d'audiences, un bureau de greffier et une vieille prison a fonctionné de 1798 à 1961.
  • La mairie.
  • La gare de Brionne (1865).
  • Le viaduc du radier d'Aclou - La Risle (autoroute A 28).

Mémorial[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts
  • Un mémorial près de l'église Saint-Denis commémore le passage des Canadiens lors de la libération de la ville en 1944.

Jardin[modifier | modifier le code]

  • Jardin de Shaftesbury : petit jardin situé le long de la Risle portant le nom de la ville anglaise jumelée avec Brionne.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • La champignonnière (ancienne marnière construite vers 1730. Elle a servi de refuge pour la population durant les bombardements de 1944).
  • Lac de Brionne (base de loisirs)

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Site Natura 2000 "Risle, Guiel, Charentonne".

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Prairies de Launay-sous-Brionne, prairies de Valleville et prairies des Marionnettes et des Essarts : ensemble de prairies hygrophiles. Certaines espèces remarquables vivent dans ce milieu telles l’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum), la Valériane dioïque (Valeriana dioica) ou l’Euphorbe raide (Euphorbia stricta) ;
  • Prairies du Moulin d'Aclou (peupleraie, mare et mégaphorbiaies eutrophes.
  • Cavité de la Vallée aux Bœufs : espace d'hibernation pour plusieurs espèces de chiroptères ;
  • Bois de la Tour : composé principalement de hêtraie et de chênaie, il abrite la bruyère cendrée (Erica cinerea)

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • ZNIEFF 230009170 – La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort ;
  • ZNIEFF 230000764 - La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne.

Sites classés[modifier | modifier le code]

  • Le vieux donjon et la côte qui l’entoure par l’arrêté de classement du 20 avril 1925 ;
  • L’église Saint-Denis et la place du même nom par l’arrêté de classement du 15 novembre 1934 ;
  • Deux marronniers de la propriété des Fontaines par l’arrêté de classement du 22 mai 1935.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • F. Desbuard (préf. M.-G Micberth), Brionne à vol d’oiseau, Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1993 (1re éd. 1887), 14 X 20, 218 p. (ISBN 978-2-87760-050-7, ISSN 0993-7129.)
  • Marcel Roncerel (préf. M.-G Micberth), Glanes historiques sur Brionne, Le Livre d’histoire-Lorisse, Paris, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1993 (1re éd. 1951), 14 X 20, 227 p. (ISBN 2-84373-310-3, ISSN 0993-7129.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 78
  3. a, b et c François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions errance 1994, p. 203.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 118a
  6. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f27116
  7. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 8 octobre 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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