Le Guerchin
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Le Guerchin
Portrait de l'artiste tenant une palette, vers 1635, musée du Louvre
| Naissance | 8 février 1591 Cento Bologne |
|---|---|
| Décès | 9 décembre 1666 Bologne |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Peintre |
| Maître | Louis Carrache |
| Mouvement artistique | Baroque |
| Influencé par | Benedetto Gennari |
Giovanni Francesco Barbieri, dit Guercino ou le Guerchin[1], né à Cento le 8 février 1591 et mort à Bologne le 9 décembre 1666, est un peintre et dessinateur italien baroque de l'école de Ferrare, actif à Rome et Bologne. Il est l'oncle de Benedetto Gennari le Jeune, lui-même petit-fils de Benedetto Gennari dit Seniore.
Sommaire |
Vie et œuvre [modifier]
Autodidacte, Giovanni Francesco Barbieri se perfectionne en dessin par l'étude des tableaux des Carrache, il apprend l'usage de la lumière avec Louis Carrache, il étudie le Caravage à Venise et l’œuvre de Rubens à Mantoue.
1608 : à 17 ans, il rencontre Benedetto Gennari, peintre de l'école de Bologne.
Plus tard, à travers G. B. Cremonini il entre en contact avec le milieu artistique des Carrache, et il est attiré par le style de Louis Carrache particulièrement.
En 1616 à Ferrare il a, à travers Scarsellino, un premier contact avec la peinture vénitienne, qu'il peut approfondir pendant son séjour à Venise (1618) avec l'étude des grands maîtres vénitiens du XVIIe siècle.
Les œuvres de la première période (1615 -1620) et plus spécialement celles postérieures à son séjour vénitien (Susanna, au musée du Prado, S. Guglielmo d'Aquitania, à la pinacothèque de Bologne) ont une couleur chaude et intense, des effets de lumière et d'ombre, et représentent peut-être la meilleure partie de son œuvre.
Appelé à Rome par le pape Gregoire XV en 1621, il peint, entre autres, la Maria Maddalena de la pinacothèque du Vatican, la sépulture de Sainte Pétronille de la Galleria Capitolina, et l'Aurore et La Fama du Casino Ludovisi (en).
Il revient à Cento en 1623 et il y reste, en travaillant intensément, jusqu'en 1642, quand il s'établit à Bologne.
L'influence de Guido Reni se fait de plus en plus nette et, avec elle, le Guerchin se tourne vers les modes académiques dans la composition, dans le coloris, dans la facture, et finalement même dans les sujets et dans les motifs. L'influence du Caravage sur le premier style du Guerchin est faible. La transformation subie par sa peinture est la preuve la plus évidente de la crise de la culture artistique qui s'installe vers les années 1630 et qui fait triompher le soi-disant « classicisme baroque »[2].
D’une extrême facilité d'exécution, il produit plus de 250 tableaux. Dans ses œuvres on admire la force des coloris, ainsi que le talent avec lequel il imite la nature et crée des illusions d'optique. Citons Jean-Joseph Taillasson[3] :
« Une couleur vigoureuse, monotone, et tendant au noir et au violet, une exécution facile, pleine de feu et de vérité, sont les principaux caractères de son originalité. Il est du nombre des peintres qui faisoient tout d’après nature, et copioient leurs modèles, comme s’ils eussent voulu faire leurs portraits, sans trop penser aux rôles qu’ils devoient jouer. Il est du nombre de ceux dans les ouvrages desquels on reconnoît l’acteur bien plus que le personnage qu’il représente. Ses tableaux ont une physionomie bien differente de celle des tableaux de Michel-Ange de Caravage, de l’Espagnolet, du Valentin, d’Alexandre Véronèse, quoique tous ces artistes aient eu le même but que lui. »
Œuvres [modifier]
- Peintures du dôme de la cathédrale de Plaisance.
- Ecce homo et sainte Pétronille, à Rome (1622-1623), musées du Capitole, Pinacothèque capitoline, Rome.
- Saint Antoine, Padoue.
- Suzanne et les vieillards (1617).
- Anges pleurant sur le Christ mort (1618), National Gallery, Londres.
- Le Martyr de Saint Pierre (1619).
- Le retour du fils prodigue (1619), Kunsthistorisches Museum, Vienne.
- Les Enfants de Jacob lui montrant la robe ensanglantée de Joseph.
- Saint Jérôme s'éveillant au bruit de la trompette.
- La Pietà (1637-1640), musée Condé, Chantilly.
- Pietà, cathédrale Saint-Lazare d'Autun.
- Coriolan supplié par sa mère (1643), musée des beaux-arts de Caen.
- La Mort de Caton d'Utique.
- Les Adieux de Priam et d'Hector, musée des beaux-arts de Marseille.
- Abraham renvoyant Agar.
- Esther devant Assuirus.
- Circoncision (1646), huile sur toile de 415 cm x 265 cm, musée des beaux-arts de Lyon.
- Vierge à l'Enfant, musée des beaux-arts de Chambéry.
- La Mort de Didon (1630), palais Spada, Rome.
- L'Aurore (1621), casino de la villa Ludovisi.
- Vénus et Adonis, lavis, musée Bonnat-Helleu, Bayonne.
- Judith et Holopherne.
- Saint Jérôme, église Saint-Laurent de Nogent-sur-Seine; tableau peint pour le cardinal Fabrizio Savelli, (1607-1659) légat du pape Innocent X à Bologne en 1649.
- Le Martyre de sainte Pétronille, église Saint-Gervais-Saint-Protais de Paris.
- Sainte Marie-Madeleine, (vers 1623), musées du Vatican, Rome.
- La Visitation, (vers 1632), huile sur toile, 320 x 213 cm, musée des beaux-arts de Rouen.
- Le Roi David, huile sur bois, 88,5 x 72 cm, musée des beaux-arts de Rouen.
- La Femme adultère (vers 1621), Dulwich Picture Gallery, Londres.
- Saint Pierre en prison délivré par un ange (vers 1622-23), musée du Prado, Madrid.
- Salomé recevant la tête de Saint-Jean Baptiste (1637), musée des beaux-arts de Rennes.
- La Déploration de la Vierge (1638), musée des beaux-arts de Rennes.
- Joseph et la femme de Putiphar, (vers 1649), John and Mable Ringling Museum of Art (en), Sarasota (Floride).
- Saint Romuald (1640-1641), pinacothèque communale, Ravenne.
Notes et références [modifier]
- Guercino signifie loucheur; il est borgne de l’œil droit.
- Le Guerchin sur L'Encyclopédie Treccani.
- Jean-Joseph Taillasson, Observations sur quelques grands peintres [lire en ligne].
Bibliographie [modifier]
- Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 22, Paris, Firmin-Didot, 1858, p. 398-401
Liens externes [modifier]
- Œuvres du Guerchin, base Joconde, ministère français de la Culture.
- Pinacoteca Civica Il Guercino Commune de Cento.
- Exposition virtuelle "Guercino a Fano" en haute résolution.
- ECA - Catalogue en ligne du patrimoine artistique d'Este dans les musée du monde.