Oran

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ORAN وهـران
Blason actuel de la ville d'Oran
Vue d'Oran depuis Santa Cruz, 2007
Vue d'Oran depuis Santa Cruz, 2007
Géographie
Pays Algérie Algérie
Wilaya Oran
Daïra Oran
Superficie 2 121 km²
Coordonnées geo. 0°37′59″W
35°41′49″N
Démographie
Population 1 700 000 hab (2008)
Densité 680 hab/km²
Politique
Président de l'APC Saddek Benkada
Mandat en cours 2007-2012
Autres informations
Code ONS 3101
Code postal 31000
Budget 4,8 milliards de DA (2008)[1]

Oran (arabe : وهران, ), surnommée El Bahia « la radieuse », est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.

Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjajo), d'une hauteur de 375 m, ainsi que par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani (Moul el Meida). L'agglomération s'étale de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

Située à 432 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897 700 habitants, tandis que l'agglomération en compte environ 1 700 000. La ville est un pôle industriel (zones industrielles d'Arzew, Bethioua, etc.) et universitaire (Université d'Oran Es-Senia, Université des sciences et de la technologie, faculté de médecine...etc.).

De nombreuses personnalités sont nées à Oran telles qu'Yves Saint Laurent, Louis Bertignac, Alain Chabat, Etienne Daho etc.

Sommaire

[modifier] Étymologie

Le nom de la ville signifie « deux lions », aussi bien en arabe qu'en berbère. Son nom arabe وهران est Ouahrân (Wahran) ; le nom de Wahran a été donné par Sidi Maakoud Al Mahaji et Sidi El Khrouti Al Mahaji, anciens chasseurs de lions à Oran. Il existe notamment, en référence à l'origine du nom, deux grandes statues en bronze représentant deux grands lions mâles devant la mairie actuelle d'Oran. Selon la légende, les deux derniers lions de la région furent chassés dans la montagne voisine d'Oran, elle aussi dénommée "montagne des lions". Sidi Maakoub Al Mahaji aurait selon une autre version lui-même apprivoisé deux lions[réf. nécessaire].

Le nom Oran apparaît pour la première fois dans un portulan génois en 1384[2]. Oran portait également le nom d’Ifri auparavant, qui signifie en berbère « la caverne »[3], toponyme sans doute lié aux nombreux abris dans les collines environnantes (Ras El-Ain et Ravin Blanc)[réf. nécessaire].

[modifier] Fondation

Oran a été fondée en 902 par les marins Andalous Mohamed Ben Abou Aoun et Mohamed Ben Abdoun, qui traitent avec les tribus berbères Nefza et Mosguen au nom des Omeyyades de Cordoue[4]. Son port offrait, avant, surtout refuge aux pirates.

La situation d'Oran sur la Méditerranée, face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, est propice au développement d'un port de commerce. Sa situation est à l’origine de sa prospérité à certaines époques, mais à d'autres, de sa décadence.

D'après le géographe et historien Andalous Al Bakri: « Mohamed Ben Aoun, Mohamed Ben Abdoun et un groupe de marins Andalous fondent la ville d'Oran, du consentement des tribus berbères des Nefz et des Mosguen ».[5]

[modifier] Histoire

Oran

[modifier] Période préhistorique et Antiquité

Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIXe et XXe siècles. Des traces datant d'au moins 100 000 ans ont été relevées. Des grottes du paléolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Des fouilles furent entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892 aux grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, pourtant classés, ont aujourd'hui disparus du fait de l'extension des carrières et de l'habitat précaire.

Plusieurs sites archéologiques ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique (Ier siècle av. J.-C.) est représentée par l'immense nécropole des Andalouses et la présence de beaucoup d'artefacts (vases, coupes, urnes). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 kilomètres à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont exhumés de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et la région d'El Ançor. Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon).

Du temps des romains, Oran s'appelait Unica Colonia, elle fut parmi les plus riches cités de Maurétanie césarienne. Le terme Unica Colonia induit une image édénique, une vision de bien être, un coin de terre où il fait bon vivre, une ville à nulle autre pareille au monde. On emploie ce genre d'épithète pour immortaliser le souvenir heureux qu'on a conservé d'un lieu, de la même façon que Rome a été surnommée « la Ville éternelle », Naples « baiser de feu » et la Corse « Ile de beauté ». Oran avait sûrement dû laisser à ses visiteurs une impression incomparable de douceur et de félicité pour mériter ce nom de « Unica Colonia ».[6]

Si les Phéniciens avaient plutôt choisi, comme comptoir, la crique de Madagh à l’Ouest de l’Oran, les Romains avaient préféré le site de Portus Magnus Bethioua (le vieil Arzew), à 40 kilomètres à l’est d'Oran. Ils avaient tout de même signalé Portus Divini, les ports divins, les deux criques d’Oran et Mers El Kébir. On peut mentionner la légende selon laquelle certaines tribus de l’Afrique du Nord ont été judaïsées par un disciple et compagnon du prophète Moise (Sidna Moussa), Josué (Sidna Oucha) à la suite des persécutions des pharaons à l’encontre du peuple d’Israël. Josué (Sidna Oucha) a pris la direction du Maghreb. Selon cette légende, Sidna Oucha (Josué) est enterré sur une plage située à égale distance de Ghazaouet et de Nedroma. Son mausolée fait l’objet, depuis des siècles, de pèlerinage à l’occasion des fêtes Juives.[7]


[modifier] Période islamique

Entre 910 et 1082, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades de Cordoue et Fatimides une dynastie chi'ite de Kairouan. Le conflit entre des fractions des Ifrenides et les Fatimides conduit en 954 à la prise de la ville d'Oran par Yala Ibn Mohamed des Ifrenidess[8], Oran est détruite par son ordre et reconstruite dans un autre endroit. Par la suite, Les Zirides reconstruisirent la ville d'Oran sur le site actuel[9]. La ville passa ensuite sous domination des Almoravides, dynastie berbères originaire du sud de l'actuelle Mauritanie, jusqu'en 1145, lorsque le sultan Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen, il fut acculé en haut d'une falaise de la montagne Murdjajo et se cassa le cou en tombant avec son cheval sur la croupe duquel se trouvait aussi sa favorite Aziza.[10] Il voulait rejoindre le port de Mers el-Kébir où il devait embarquer pour l’Andalousie.[11] La présence des Almohades fut marquée dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. Créé en 1162, le nouveau port d’Oran devint vite le plus important du Maghreb, quand Abd El Moumen y ouvrit ses chantiers navals et leur confia la construction d’une partie de sa flotte de guerre, Oran et Honaine s'associèrent pour construire les cent vaisseaux commandés par Abd El Moumen Ben Ali[12]. L'empire qui domina le Maghreb plusieurs décennies s'émietta peu à peu pour finalement donner naissance à des dynasties plus locales ; en 1230 les Hafsides de Tunis, en 1235 les Zianides de Tlemcen, puis en 1258 les Mérinides de Fès. En 1287, les juifs de Majorque firent leur première apparition à Oran.

« En moins d'un demi siècle, dit M. L. Fey, Oran passa neuf fois sous différents pouvoirs...Ben-Abbad réussit à se maintenir à la tête du gouvernement oranais, à la condition qu'il se reconnaîtrait vassal du royaume hafside (1437). Oran reçu dans ses mûrs vers cette époque, le célèbre Mohammed IX al-Aysar, surnommé le gaucher; et quinzième roi de Grenade, obligé de fuir devant ses sujets insurgés. A la mort de Ben-Abbad, Oran obéit aux Zianides de Tlemcen. Sous cette nouvelle domination, Oran jouit d'une grande prospérité; elle devient l'entrepôt d'un commerce très actif et très étendu. Marmo et Alvarès Gomès en rendent témoignage. L'ivoire, les dépouilles d'autruche, les peaux de bœuf tannées, la poudre d'or, les céréales étaient d'inépuisables sources de richesses pour les habitants, qui excellaient aussi dans la fabrication des étoffes de laine et dans celle des armes blanches. Les Vénitiens, les Pisans, les Génois, les Marseillais et les Catalans achetaient à l'envi ces produits, écoulant par contre des étoffes, des verroteries, de la quincaillerie grossière et du fer. » Oran comptait 6000 maisons, des mosquées splendides, de vastes entrepôts commerciaux et de nombreux édifices remarquables.[13]

La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du XIVe siècle le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche »[14]. La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves. À partir de 1391 arrivent des juifs d’Espagne.

A partir de 1493, Oran va accueillir un nombre important de réfugiés grenadins. La ville va devenir le point de départ de nombreuses attaques contre les côtes espagnols. L'envie de vengeance des andalous expulsés et à mesure que leur nombre augmente, feront que les côtes algériennes vont être de plus en plus impliquées dans les attaques contre Chrétiens. Cela permettra à la couronne de Castille, alliée à celle d'Aragon pour le compte des Rois Catholiques au début du XVIe siècle, à l'occupation les plusieurs ports d'Algérie (Honaine, Mers El Kebir, Oran, Tenes, Cherchell, le Peñon à Alger, Bejaia, Tedeles, Jijel et Annaba). Mais grâce à l'aide ottomane, les espagnols seront refoulés de tous les ports, sauf Oran et Mers El Kebir.[15]

D'après Al Idrissi: « Wahran est prés du bord de la mer, elle fait face à Alméria sur la côte d'Andalousie dont elle est séparée par deux journées de navigation. Marsa El Kébir est un port sans pareil sur tous les rivages de la Berbérie. Les navires d'Andalousie y viennent souvent. On trouve à Wahran, des fruits à profusion. Ses habitants sont des hommes d'action, puissants et fiers »[16] .

Ibn Khémis a dit: « Les deux villes frontières qui m'ont plu dans le Maghreb sont Oran de Khazer et Alger de Bologhine ».[17][18]

Selon Léon l'Africain: « Oran est une grande cité bien fournie d'édifices et de toutes sortes de choses qui sont séantes à une bonne cité, comme collèges, hôpitaux, bains publics et hôtellerie, la ville étant ceinte par ailleurs de belles et hautes murailles ».[19]

[modifier] Période espagnole

Nous sommes au début du XVIe siècle. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses.

Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors 6 000 feux, soit environ 25 000 habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal espagnol Francisco Jiménez de Cisneros commandée par Pedro Navarro, eut lieu le 17 mai 1509. Après l’occupation du port de Mers-el-Kébir (1505), et celui de la ville d’Oran (1509), la ville fut désertée, puis totalement occupée par les troupes Espagnoles. « C'est la plus belle ville au monde », s'écria en 1509 le cardinal Jiménez de Cisneros après avoir vu Oran la Joyeuse qu'il venait d'annexer par les armes à la couronne des Rois Catholiques.[20] Dès cette même année, le Cardinal entreprit de construire sur les ruines de la mosquée Ibn El Beitar l'église Saint Louis, qui domine la vieille ville des deux côtés.

En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvint à maintenir encore la présence espagnole.

Les Espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon »[21]. Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies.

Au XVIe siècle, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse. Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur famille une fois par an, le dimanche de Pâques. La mona était le nom du gâteau qu’emportaient avec eux les pèlerins à la Vierge et les visiteurs au Murdjajo.

En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour le fort de Santa-Cruz. En 1568, Don Juan d’Autriche visita Mers-el-Kébir puis Oran.

Débarquement des Morisques au port d'Oran (1613, Vicente Mestre), Fundación Bancaja de Valencia

A partir de 1609, suite au décret d'expulsion des Morisques, plusieurs vagues de Morisques vont débarquer à Oran. Certains s'établirent aux alentours de la ville (Misserghin, les Andalouses, El Ançor, Bousfer, Krystel, etc.), d'autres se dirigèrent vers des villes telles que:Tlemcen, Nedroma, Mostaganem, Blida, Alger, etc.[22]

Les juifs d’Oran n’eurent pas la vie facile avec les Espagnols, considérés comme des ennemis de la religion. Les juifs qui habitaient Ras El Ain et le Ravin Blanc furent expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669 et durent habiter la montagne de La Corniche Supérieure (Misserghin).

Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. En 1701, Le Rozalcazar, ou Bordj Lahmar, ou encore Château Neuf, était considéré comme la plus grande des fortifications de la ville d’Oran. C'est ainsi qu'en 1707, Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté d'en forcer la défense, vit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air au-delà des remparts. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années C`était en ce moment la, les espagnols coincés, s`enferment a l’intérieur du fort, par manque de ravitaillement ils se nourrissent pour la première fois la fameuse Karantika. En Espagnols caliente (chaud). En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce. Sous le roi d’Espagne, Charles III, partisans de la conservation de la ville et de son abandon s’affrontent. Entre 1780 et 1783, le ministre Floridablanca proposa a l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar.

[modifier] Période ottomane

La domination espagnole avait connu une éclipse de 1708 à 1732 : chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef dit Bouchelaghem le fondateur de la ville de Mascara s'empare d'Oran, seule la victoire de l'armada du duc de Montemar à Aïn-el-Turck leur permit de chasser les Turcs. Sous leur domination, les exilés juifs avaient pu regagner la ville, ils durent repartir pour Tlemcen après 1732.

Le mois d'octobre 1790 plongea la ville dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible évènement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entama des discussions, qui durèrent plus d'une année, avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganisa les défenses espagnoles, le bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prit possession d'Oran Jusqu'en 1830, les beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara. Le 8 octobre1792 de la même année. Il accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1793 fut achevée la mosquée du Bey Mohamed el Kébir, qui a servi de Médersa dite de Kheng en Nitah et de cimetière familial au bey. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportèrent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevint pratiquement déserte.

En 1796, la Mosquée du Pacha, nommée en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers. Le premier imam de la Mosquée, Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji fut l’un des conseillers du bey d’Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El Kèbir. En 1800, Ben Abdelkader ben abdallâh Al Mahaji obtint le poste de cadi d’Oran, qu’il conserva jusqu’à sa mort.

Après le départ des Espagnols, Oran resta trente-neuf années sous autorité turque.

[modifier] La colonisation française

Armoiries de la ville d'Oran pendant l'administration Française.
  • 1831 : 18 000 habitants à Oran et ses faubourgs.
  • 1831 : Oran est occupée par le corps expéditionnaire français et les nouveaux colonisateurs.
  • 1831 : Les Français entrent à Oran.
  • 1831 : après l'arrivée des Français, la communauté juive comprend 3 531 personnes (et dans la ville, on compte 750 chrétiens et 250 musulmans). La maison Bacri-Busnach qui avait obtenu le monopole du commerce des céréales dans toute la Régence, étend son privilège au port d’Oran en 1801.
  • C'est dans une cité en ruine[réf. nécessaire] suite aux deux violents tremblements de terre qu'a connu la ville, peuplée de 2 750 âmes, que, le 4 janvier 1831, s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. Dès septembre 1830, un commissaire du Roi, faisant fonction de maire, est installé à Alger. En septembre 1831, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, M. Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du cote de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du cote du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre à des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
  • 1832 : Abd El Kader qui obtint une fatwa des tribus des Chorafas dans la grande Zaouïa Derkaouia Mahajia a la tête de l’ordre Sidi Amer Lekhal Al Mahaji, dirigea le soulèvement contre la conquête coloniale française.
  • L’œuvre de Abd El Kader commence en 1834 avec le traité Desmichels, mais se poursuit plus activement après mai 1837, lorsque le traité de la Tafna reconnaît son titre d’Emir et son autorité sur la majeure partie des provinces d’Alger et d’Oran. Abd El Kader ne se borne pas à rassembler des terres, à grouper des territoires pour asseoir sa puissance politique. il va les unifier administrativement dans un sens égalitaire et populaire pour unir les populations contre les Français, à l’automne.
  • 1835 : Le combat reprit de nouveau et ils se rencontrèrent le 26 juin à la ferme de la forêt Moulay Ismaïl, près de la ville de Sig un brillant combat, où le colonel Oudinot trouva la mort.
  • 1835 : Victoire de la Macta, il signe avec le général Bugeaud (Commandant militaire d’Oran) le traité de la Tafna qui lui assure le contrôle des deux tiers du territoire Algérien.
  • 1836 : le général de Létang crée la magnifique promenade d'où l'on peut jouir d'un si beau panorama.
  • 1841 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations citadins, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. Il fixa alors cette masse flottante originaire des citadins des banlieues.
  • 1844 : Naît le premier journal l’Écho d’Oran.
  • 1844 : Amram Sananés siège à la chambre de commerce.
  • 1845 : Le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats, des bohémiens et en particulier les hommes de couleur, Ce fut le village des ‘’Djalis’’ ou des ‘’étrangers’’, que l’on appellera par la suite, assez improprement d’ailleurs’’village-négre’’. C’est en 1880 que les citadins des banlieues ont habité le quartier de nouveau. Le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
  • 1845 : Hôpital Baudens est le premier hôpital militaire construit par les Français et ouvert au public en 1849.
  • 1847 : Création du consistoire provincial d’Oran.
  • 1847 : Après le départ en exil de Abd El-Kader les officiers français reprennent une politique des privilèges au profit des Zmalas et les Douairs au detriment des Chorafas d'Al Mahaja.
  • 1847 : Suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, une épidémie de choléra frappe et décime la population d’Oran.
  • 1847 : 1er janvier 47 300 Français étaient venus d'Alsace, des Vosges, du Dauphiné et du sud de la France en même temps que 31 000 Espagnols, 8 800 Maltais, 8 200 Italiens et 8 600 Suisses et Allemands qui passaient pour être les plus mauvais colons.
  • À partir de 1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
  • 1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se protéger du choléra.
  • 1850 : la ville se cantonne dans les bas quartiers avec une seule pointe sur le plateau représentée par le quartier israélite.
  • 1851 : 30.258 habitants a Oran.
  • 1854 : Haim Bénichou, président du consistoire souhaite une francisation rapide des Juifs.
  • La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran .
  • 1860 : construction du Casino Bastrana ; ce lieu a servi pendant plus d’un siècle comme théâtre, salle des fêtes, pour des concerts de musique.
  • 1860 : Cimetière chrétienne (Tamashouet) a été construit sur la terre rouge (El Hamri) de la ferme Lamur, en extra-muros des remparts existant en ce temps-la, et après la désaffectation du cimetière espagnol du fort San Fernando de Ras El Ain, à la suite de sa saturation après les épidémies de choléra à Oran en 1849.
  • Hôtel de la Paix, l’un des plus grand Hôtel de la ville, là où a séjourné l’empereur Napoléon III en 1865
  • Mostefa Ben Brahim, Né en 1800 dans un Douair d'Al Mahaja Boudjebha à El Gaada 39 Kms dans la banlieue d'Oran est un grand poéte algérien qui a rejoint également la résistance d'Abd El Kader. Et mort en 1867 il est enterre dans le cimetiére du village M'Cid dans la région de Sfisef dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès.
  • 1867 : La compagnie du P.L.M. fut installée à Oran. L'ouverture de la ligne eut en 1871.
  • 1870 : Le décret-loi du 24 octobre a conféré le statut de citoyen à tous les indigènes israélites.
  • 1871 : L’antijudaïsme à Oran, ses différentes formes à travers les élections et les journaux.
  • 1873 : Installation de la statue de la vierge mise en place sur la tour.
  • 1876 : 45 640 habitants à Oran.
  • La Cimenterie de La Cado daïra de Zahana est la premier gande usine de l'industrie oranais appelé par la suite en 1976 Complexe Erco a 37 kms dans la banlieue d'Oran.
  • 1880 : un quartier d'Oran appelé Village Négre (M’dina-Jdida) contenait de nombreuses petites maisons. Fut longtemps le point de ralliement de tous les visiteurs de passage à Oran. Qui devint le nom générique de la ville, entame la ballade par la Tahtaha la grande et légendaire esplanade, Qui la scinde en deux quartiers, dont la partie basse est appelée Medinet El-Haddar et la partie haute, Sidi Okba, incluant la place Sidi Blel et la place Sebalat Et-Tolba, à partir de laquelle on investit facilement les ruelles et les nombreuses khouchettes (impasses) du quartier.
  • 1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 à Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans le centre de la ville.
  • 1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
  • 1885 : 63 929 habitants à Oran.
  • 1887 : Le lycée Lamoricière ouvre ses portes à Oran. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves, l'un des plus grands lycées français aujourd'hui bâtis (Lycée Pasteur).
  • 1889 : L’infrastructures du tribunal, loi qui a accélérée l’absorption des immigrants dans la collectivité française.
  • 1890 : Oran, à l'étroit, commence à grimper vers Karguentah. Peu à peu, la ville sort de ses limites et de nombreux faubourgs se créent : Saint Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint Michel, Miramar, Saint Pierre, Saint Eugène, Gambetta.
  • 1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, le père Clément va récupérer les fleurs de l’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
  • 1896 : 80 981 habitants à Oran.
  • 1898 : Le monument de Sidi-Brahim d'Oran par Jules Dalou fut élevé à la mémoire du 8e Bataillon de Chasseurs d’Orléans.
  • 1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar) Située à 21 km de Ain Temouchent, 45 km de Sidi Bel Abbés et 65 km d'Oran, elle constitue un véritable carrefour entre les trois Wilayate (provinces).

[modifier] Années 1900

  • 1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
  • 1902 : Construction de la Maison du Colon sur la Place Karguentah, par l'architecte Wolf.
  • 1906 : 101 009 habitants à Oran.
  • 1907 : Édification de L'Opéra (théâtre).
  • 1911 : 118 023 habitants à Oran.
  • 1917 : Le gouverneur Jean-Pierre Bordes réalisa la nouvelle route du port sur piliers
  • 1921 : 138 212 habitants à Oran.
  • 1926 : 145 183 habitants à Oran.
  • 1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit, Magnan Ce quartier possédait un grand établissement scolaire primaire, l’école Magnan, belle et robuste construction du début du siècle. Elle est située sur la rue Aristide Magnan… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
  • 1930 : Le Port d’Oran a dépasser en tonnage celui d’Alger.
  • 1930-1932 : Oran Es Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
  • 1931 : 187 981 habitants à Oran.
  • 1931 : Club Des Joyeusetés (C.D.J). Est Le premier club d’Oran vainqueur de la coupe d’Afrique du Nord de Football. Il s'agit du quartier Israélite ou " Derb El Houde ". La partie supérieure de ce dynamique quartier appelée Akbet Zabak (La Rue de Wagram).
  • 1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kebir, soit plus de six kilomètres, dont 2,4 km furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
  • Sidi Dada-Youb (Bain de la Reine). Ce centre de plaisance balnéaire a fonctionné pendant des siècles. Sidi Dada-Youb grand saint ayant guéri des dizaines de malades par le miracle.
  • 1936 : 217 819 habitants à Oran. Le 1er août 1936, nait à Oran le créateur et couturier français Yves Saint-Laurent.
  • 1936 : Le nombre de Marocains dans le département d’Oran est de 19 902, dont 4 395 vivaient dans la ville d’Oran.
  • 1937 : Construction du Marché Michelet Avec ses trois entrées, ses deux niveaux et ses vendeurs de fleurs.
  • 1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.

[modifier] Seconde Guerre Mondiale

  • 1940 : L’armistice franco-allemand du 18 juin consacre l’échec des armées françaises, la flotte reste libre.
  • 1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. 1 200 marins périssent.
  • 1940 : 6 juillet la marine française déplore 1 297 morts ou disparus et 351 blessés. Ces soldats reposent au cimetière marin de Mers El-Kébir.
  • 1940 : Au cimetière de Mers El-Kébir, un immense carré est réservé aux 1 200 marins victimes du bombardement.
  • 1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britanniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes pétainistes du régime de Vichy, procèdent à des tirs à partir des batteries de Gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower futur président des États Unis. L’Année des Bons (aâme el Boun). La misère frappe Oran.
  • 1942 : Les habitants de l’Est d’Oranie (Chéraga), ont subi l’exode vers la ville d’Oran.
  • 1942 : Cimetière chrétien au quartier de Petit-Lac appelé le cimetière des Alliés construit en 1942 pour recevoir les dépouilles des militaires tués lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • 1942 : Au mois de novembre les Américains débarquent dans la baie, point de départ de la victorieuse campagne d’Italie.
  • Le Grand Café Riche et sa clientèle bourgeoise et dominante, la pharmacie Maregiano, l’une des premières d’Oran.
  • 1942 : lors du débarquement Américain à Oran, Blaoui El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que le martyr Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh Blaoui, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins oranais. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a Sig (Algérie), et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
  • 1943 : Les années noires de la Deuxième Guerre mondiale. L’alimentation était rare et les soins aléatoires en face des grandes épidémie, telle que le typhus (aâme typhus).
  • 1943 : À l’automne le cuirassé de 50 000 tonnes ‘’Iowa’’, portant à son bord le président Roosevelt se rendant à la conférence de Téhéran, accoste à Mers El-Kébir, probablement le seul port de l’Afrique du Nord susceptible d’accueillir rapidement à la jetée nord, bord à quai, un tel navire. De là, Roosevelt gagne l’aérodrome de Es Senia dans sa puissant voiture présidentielle.
  • 1943 : Le café El-Widad a été créé par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran. Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
  • 1945 : Le 8 mai le monde entier célébrait la fin de la deuxième guerre mondial. On organisa dans la ville d'Oran, des combats de boxe professionnels et amateurs ou se produisirent Bob Omar, Houari Godih, Hocine Khalifa, Bachir Cheraka et les trois frères Sebbane.
  • 1945 : 11 mai la police des renseignements généraux a regroupe les nationalistes de tous bords : Oulémistes, Manifestes, P.P.A., à la suite des graves événements de Sétif et Guelma.
  • Premier périphérique de la ville, qui partait de la clinique Juan.
  • 1946 : El-Jrad à Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir (aame jrad).
  • Après les massacres du 8 mai 1945, les familles oranaises adoptent les orphelins venus de l’Est du pays.
  • 1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui à inspiré à Albert Camus son fameux livre (La Peste).
  • 1948 : Oran compte 352 721 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans. Oran est démographiquement la ville la plus européenne de l'Algérie ; c'est aussi celle où la population d'origine espagnole a la plus forte prépondérance numérique.[23]
  • 1948 : Dar El-Chakouri: Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés à la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
  • Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’État d’Israël par les Nations unies. À l’occasion de la célébration de la Pâque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
  • 1949 : La construction du Balcon de front de mer
  • 1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé. L’eau douce coule dans les robinets de la ville en juillet 1952.
  • 1953 : 415 299 habitants à Oran.

[modifier] Guerre d'Algérie

  • 1954 : 457 972 habitants à Oran.
  • 1954 : guerre d’Algérie.
  • 1954 : Zeddour Mohamed Brahim Kacem l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne, fut arrêté par les troupes françaises quelques jours seulement après son retour d'Égypte, où il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire.
  • 1954 : Larbi Ben M'Hidi fut le commandant de la (Wilaya v) qu'il essaya tant bien que mal de diriger malgré le manque de moyens. Il laisse le commandement de la Wilaya à Boussouf au début de l'année 1957.[24]Ahmed Zabana fut désigné par Larbi Ben M'hidi en tant que responsable de la zone de Zahana (Willaya v) 32 kms dans la banlieue d'Oran, chargé de préparer la Révolution avec tout le nécessaire en munitions et hommes.[25]
  • 1954 : 30 octobre, Ahmed Zabana a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, à Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) 39 kms dans la banlieue d'Oran plus precisement au Douair Chorfa qui était le P.C (poste de commandement) du front de libération nationale (FLN) de la ville d'Oran pendant la révolution la guerre d'Algérie (Willaya v).
  • 1956 : Arènes d’Oran : Corrida les arènes servirent de centre de tri aux troupes françaises. À l’indépendance en 1962 on essaya de trouver un plan de charge culturel pour animal cette infrastructure (TORO–BALL).
  • 1956 : février, le FLN lance un ordre de grève. À Oran, ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié à la CGT qui donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortège, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
  • 1957 : Ahmed Wahby (Driche Ahmed Tidjani) rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (Chine notamment).
  • 1958 : Construction du stade municipal baptisé "Henri Fouquès-Duparc", dans le quartier Lyautey Arrondissements d'El Hamri d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par un grand match de gala opposant Real Madrid (ESP) – Stade de Reims (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade 19 juin aujourd’hui rebaptisé stade Ahmed Zabana.
  • 1959 : La chapelle de la Vierge (Notre Dame du Salut) devient un lieu de pèlerinage.
  • 1959 : 370 000 habitants à Oran.
  • Le Plan du Groupement d’Oran de 1959, préconise l’extension de la ville vers l’Est. Entre-temps, la connexion avec les faubourgs se réalise : Gambetta, Saint-Eugène, Lamur, Boulanger et Maraval mais aussi Choupot, Cité Petit, tout en conservant leur spécificités, sont désormais reliés au centre …Bientôt Es-Senia… Déjà, M’dina Jdida fonctionnait comme pôle d’attraction de la population algérienne de la région. Avec El Hamri, M’dina Jdida exerce sa fonction de lieu de mémoire et de mobilisation du mouvement national. La socialisation des masses populaires passe autant par les partis politiques que par les clubs sportifs dont le plus populaire et le plus titré était alors L’Union Sportive Musulmane d’Oran, l’USM Oran. Des Chorafas d’Al Mahaja viennent dispenser des cours d’arabe et de religion. Ils forment des générations de jeunes qui vont militer dans les différents courants du mouvement national. Autour de Houari Souyah, de Mohamed Benahmed, dans les Médersa MTLD ou réformistes, dans les cercles politiques et le mouvement scout, dans les clubs de football, l’ASM Oran, le MC Oran, l’EM Oran des jeunes se mobilisent a M’dina Jdida, mais aussi dans les faubourgs de Victor Hugo de Lamur, de Médioni, de Lyautey les Arrondissements d'El Hamri et dans les autre quartiers.
  • 1960 : Premières barricades.

[modifier] Indépendance

  • 1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), deux jours après la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie, enlèvement et de l’assassinat par le FLN de plusieurs milliers de Pieds Noirs (sources allant de 1 100 à 2 000 morts) sans intervention de l'autorité algérienne ni celle des soldats français encore présents bien que le gouvernement français eut été immédiatement informé de ces massacres (les accords d'Evian stipulant qu'entre mars 1962 et le jour de l'indépendance, l'autorité et la sécurité publique serait du seul ressort du Gouvernement provisoire légitime reconnu d'Algérie). Au bas de la rue de la révolution, à 11h15 du matin, des coups de feu éclatent entrainent une panique générale. La foule se lance dans un massacre vengeur de tous les occidentaux. Il y eu de nombreuses victimes et parmi celles-ci 10 juifs d'Oran. Le grand imam de la ville Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil), condamna ces crimes. Plus tard le président Ahmed Ben Bella a arrêté les commanditaires de ces massacres.

[modifier] Oran pour les Algériens

  • 1962 : En septembre, élection de Ahmed Ben Bella à la présidence de la république. Oran ne compte plus que 150 000 habitants;
  • 1962 : Juillet le gouvernement algérien, en accord avec la municipalité d’Oran, pour baptise une avenue sur le nom de l’inspecteur de l’enseignement Max Marchand.
  • 1962 : Barclays Bank, Après l’indépendance elle a connu différentes péripéties, elle servira comme siège au commissariat du parti FLN.
  • 1963 : Il ne restera que 850 juifs à Oran qui rejoindront soit la France ou Israël, quelques années après.
  • 1965 : 17 juin Oran Match Amical opposant l'Algérie au Brésil, joué au stade municipal (Ahmed Zabana) devant 60 000 spectateurs. Ahmed Ben Bella, le premier Président de la république algérienne, et ancien joueur de l'OM, était présent.
  • 1975 : 1er juin Découpage territorial a divisé les banlieues et les habitations citadines de la ville d'Oran par d’autres wilayas.
  • 1976 : Les casernes sont libérées par l’ANP et remise a l’État qui, à son tour, la rétrocéda à la commune d’Oran. En 1995, les autorités de la Willaya transforment les lieux en lycée et CEM.
  • Les grandes salles de cinéma telles que : l'Empire, l'Escurial, le Régent, le Colisée, le Balzac, le Lynx, le Club, le Century, le Paris et Rex sont fermées, en grande partie.
  • 1985 : La cathédrale du Sacré-Cœur, Après avoir servi comme un haut lieu de culte chrétien, elle sera reconvertie en bibliothèque municipale.
  • 1986 : Construction du Parc d’Attraction au profit des enfants .
  • 1986 : La chute des prix du pétrole mettra fin à cette politique socio-économique.
  • 1988 : octobre une nouvelle expérience politique – “la voie démocratique”.
  • 1989 : septembre, une nouvelle constitution, et ouvrit la scène politique au multipartisme.

[modifier] Crise des Années 1990

  • 1991 : Vie politique dominée par des conservateurs religieux.
  • 1991 : En décembre, victoire du FIS au premier tour des élections législatives. Il est limogé au lendemain.
  • 1992 : Manifestations politiques de toutes tendances.
  • 1992 : Période de violences opposant l'État aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes armés.
  • 1992 : Guerre Civile algérienne.

[modifier] Vie administrative, touristique et économique

Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier quadriennal eurent très peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville, vidée de la majorité de ses habitants ; on y acheva les programmes du plan de Constantine et on reconvertit quelques espaces militaires en équipements universitaires.

C'est avec le deuxième plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, que l'urbanisation allait prendre un nouvel essor, sous les mêmes formes et axes que ceux tracés pendant l'époque coloniale : on assiste à la poursuite du même type d'urbanisation ; malgré l'énorme effort de construction, les résultats et les tendances sont les mêmes que ceux hérités de la période française. De 1978 à 1991, le développement urbain est marqué par :

  • L'urbanisation de la deuxième couronne, achevée en 1986, par la construction des ZHUN et de quelques lotissements.
  • L'extension vers l'est.
  • La marginalisation de la zone ouest (Planteurs, Ras El Ain et Sidi El Houari).
  • Le dépérissement du tissu urbain.
  • L'absence de planification urbaine et la poursuite de l'exclusion des populations vers les agglomérations périphériques.
  • La conurbation d'Oran avec quelques agglomérations de création coloniale récente (Alberville, Fernanville, Bir El Djir).

[modifier] Arrondissements et quartiers historiques

Les arrondissements sont au nombre de douze (appelés aussi « secteurs urbains »), chaque arrondissement ou secteur ayant sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu, et qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari qu'on appelle aussi « les bas quartiers ». Il est en effet considéré comme « le vieux Oran » et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville (espagnoles, ottomanes, française).

Arrondissements d'Oran :

  • 1er: Sidi El-Houari (Casbah, St-Louis, Vieux Port)
  • 2nd : Sidi El Bachir (St-Charles, Plateaux, Centre Ville)
  • 3e : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte)
  • 4e : El-Makkari (Saint-Eugène, Les Castors, Petit Lac)
  • 5e : El-Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, Saint-Hubert)
  • 6e : El Badr (Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès)
  • 7e : Es-Seddikia (Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises)
  • 8e : El Menzeh (Canastel)
  • 9e : El Amir (Miramar, Bel Air, Saint-Pierre)
  • 10e : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers)
  • 11e : Bouamama (Cité Petit, Planteurs)
  • 12e : Es-Saada (Ekhmühl, Saint-Antoine)

Les Anciens Quartiers de la Ville d'Oran :

  • Bon Accueil, Melis, Yllouz, Courbet, Falaises, Gambetta, Carteaux, Mont Plaisant, Arbes Ville, Hippodrome, Pouget, Saint Eugène, Delmonte, Cavaignac, Bastie, Victor Hugo, Lamur, Lyautey, Médioni, Boulanger, Magnan, Village Negre, Saint Michel, Foyer Oranais, Choupot, Sananès, Saint Antoine, Terrade, Eckmühl, Brunie, Cuvillier, Cité Petit, Chollet, Le Château D’Eau, La Marine, Eugène Étienne.
  • Le quartier historique Sidi El Houari est un faubourg au nord de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe Siècle. Dans ce quartier repose la dépouille du saint patron de la ville au nom de Cadi Boulahbal, au mausolée qui fut édifié en 1793 par le bey ottoman appelé le borgne. C’est dans la vieille ville (casbah) se quartier qui porte le nom du imam Sidi El Houari . C'est historiquement le premier centre ville d’Oran, il regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l’Ouest de la ville entre le versant est du mont Murdjadjo, et le vieux port.

D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du XVIe siècle, et surtout le palais du Bey d'Oran.

[modifier] Cimetières

  • Parmi les cimetières de la ville d’Oran, le cimetière de Sidi El Ghrib est le lieu d’enterrement des musulmans le plus ancien. Il existe aussi le cimetière de Sidi Fillali qui se situe sur la montagne de l'Aidour (Murdjajo). Ce cimetière ne recevait que les familles oranaises d’origine turque.
  • D'autres cimetières sont connus tels que Sidi El Bachir nom d'un des plus vieux marabbouts de la cité au quartier Plateaux (ex: Saint Michel), El Melh au quartier Lyautey (Arrondissements d'El Hamri) et Moul-Douma dans le quartier des Planteurs, où on y enterrait les défunts de la ville jusqu’en 1958; il fut fermé au profit du cimetière d’Ain El-Beida.
  • La colonisation française à réservé Un carré situé au quartier Sananés (cimetière des aghas) abritent les tombeaux de Mustapha Ben Ismail, chef de la tribu des Douairs, et de Benaouda Mazari, chef de la tribu des Zmalas.

[modifier] Agglomération oranaise

La métropole oranaise comporte plusieurs communes dont 2 sont agglomérées à la ville :

  • Bir-El-Djir : Elle constitue la banlieue est d’Oran ("en dehors des arrondissements"). Baptisée Arcole à l'époque coloniale, la commune, située à 8 kilomètres du centre, est restée essentiellement agricole jusqu'à la fin des années 1980. Elle accueille aujourd'hui une population de 118 000 habitants, et devient un centre majeur de l’agglomération oranaise. Elle abrite plusieurs sièges d’entreprises à l'architecture moderniste (Sonatrach, en construction), le nouveau CHU "1er novembre 1954", le Palais des Congrès, l'Université des sciences et de la technologie, conçue par l’architecte japonais Kenzo Tange, l'Institut des sciences médicales, et la Cour de Justice. On y projette la construction d'un stade olympique de 50 000 places.

D'autres communes plus éloignées font partie de l'aire d'attraction de la ville sans toutefois faire encore partie de son agglomération :

  • Aïn-el-Turck se situe au Nord-Ouest d’Oran à 15 km du centre. Il s'agit d'une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune change grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de la commune : la station balnéaire les Andalouses.
  • Mers-El-Kébir : Cette commune se situe au Nord-Ouest d’Oran à quelque 7 kilomètres du centre ville. Elle est également une base maritime et une station navale, siège de la marine nationale algérienne.

[modifier] Transports

La ville dispose de moyens de transport limités, qui ne couvrent pas suffisamment les zones suburbaines. L'entreprise ETO (Entreprise du transport oranais) a acquis des bus neufs pour couvrir la demande à hauteur de 70%. Mais cela reste insuffisant au vu du nombre d'usagers, notamment les étudiants qui fréquentent les deux grandes universités. Le visage de la ville va être transformé grâce à la mise en œuvre prochaine du tramway d'Oran, dont le projet de faisabilité a été finalisé et validé par les autorités locales en décembre 2005. Les travaux, entamés en janvier 2007, devraient durer environ deux ans et demi, pour livrer la première ligne du tramway en 2009. Elle devrait comporter 31 stations, réparties sur 17,7 kilomètres allant d'Es-Sénia, au Sud, jusqu'à Sidi Maarouf, à l'Est, en passant par le centre ville (place du 1er Novembre). Le tramway devrait desservir la localité d'Haï Sabbah, l'université des Sciences et de la Technologie (USTO), le carrefour des Trois Cliniques, le Palais de Justice, Dar El Baïda, le Plateau-Saint Michel, la place du 1er Novembre, Saint-Antoine, Boulanger, Saint-Hubert, le 3e Boulevard périphérique et enfin l'université Es-Sénia.

[modifier] International

L'aéroport International Es-Senia est à 12 km du centre ville. Le port est relié par des ferries aux ports européens de Marseille, Sète, Alicante et Almería, via la compagnie nationale Algérie Ferries ou la SNCM.

[modifier] Tourisme


[modifier] Vue panoramique

Port et Front de mer
Port et Front de mer


[modifier] Photos d'Oran

[modifier] Jumelages

Oran est jumelée avec les villes suivantes :

[modifier] Vie artistique et culturelle

[modifier] Musée Ahmed Zabana (ex-Demaegt)

Ce musée, ne bénéficiant malheureusement que de peu de moyens, est reconnu internationalement comme ayant reçu en dotation l'essentiel des Œuvres de l'ancien "Musée des Beaux Arts d'Oran" (Demaeght), et notamment une collection importante de Peintres Franco Algériens ou y ayant travaillé tels qu'Abdel Tif ou André Sureda. On y trouve des œuvres de peintres célèbres de l'École d'Alger, comme Jean Launois, André Hébuterne, Maurice Bouviolle, Léon Cauvy, Marius de Buzon, Pierre Deval, Léon Carré, Paul Elie Dubois, Georges Halbout du Tanney, etc.

[modifier] Films sur Oran

[modifier] Raï

Oran est la capitale du Raï, cette musique originale qui mêle instruments traditionnels et électroniques, au même titre que l'interpénétration de la joie de vivre et de la mélancolie (chagrin d'amour, alcool, misère). Le Raï a longtemps été considéré comme une musique vulgaire, on ne pouvait décemment l'écouter en famille, comme le Chant Ouahrani, Chant Bédoui ou Chant Marocain.

Des les années 1960 Bouteldja Belkacem et Mohamed Sanhaji étaient les pionniers de la chanson Raï et Bellemou Mesaoud, Boutaiba El Hfif et Benfisa Younes dans les années 1970.

Le Raï est marginalisé par les autorités algériennes qui n’aiment pas le message hédoniste ou contestataire que le genre véhicule, le rai est paradoxalement devenu un des principaux symboles de la culture algérienne.

[modifier] Principaux Festivals

  • Festival du Raï qui se tient chaque année à Oran au début du mois d'août.
  • Festival International du Film Arabe qu'est organisé chaque année à la fin juin[30].
  • Le Salon national de la peinture des enfants. Organisée par l'association Le Libre pincea et qui se tien chaque année à la maison de la culture Zeddour Mohamed Brahim Kacem d'Oran du 1er au 16 juin, il regroupe des enfants 48 wilayas d'algerie (en moyene 3000 enfants)

[modifier] Personnalités


[modifier] Sports

Comptant des clubs dans l'ensemble des disciplines, MC Oran et le grand club de la ville qui a conquis de nombreux titres nationaux et internationaux, il est domicilié au stade Ahmed Zabana d’une capacité de 45 000 places, une grande salle multisports (palais des sports) et un stade Habib Bouakeul d’une capacité de 10 000 places. Cette présence se confirme également dans tous les sports.

Miloud Hadfi (MC Oran) et Tahar Benferhat (JSM Tiaret) qui avaient constitué la charnière centrale de la sélection africaine à la mini-coupe du monde en 1972.

Le phénomène s'est étendu chez les autres formations de l'Ouest. Alors que dans un passé récent, ces mêmes clubs recrutaient des joueurs étrangers tels l'ex-international Marocain Filali, qui a porté les couleurs du CR Témouchent, le WA Tlemcen et qui comptait dans ses rangs Verdier et Markovich, l'ES Mostaganem Gabrinovitch et Popov, le MC Oran avait comme entraîneur le portugais Carlos Gomez avec lequel il a gagné son premier titre de champion d'Algérie en 1971, l'ASM Oran Gomez, l'USM Bel-Abbès était composé des Tunisiens Henia, Kherrit et Lahmar ou encore les footballeurs algériens des années 1950 comme Boudjellal au quartier Lamur, l'attaquant de l'équipe (Etoile Hamri) et celui de Nair Larbi, le défenseur de l’équipe de l’USM Oran.

[modifier] Clubs de football

Les clubs de foot les plus connus de la ville d'Oran sont :

[modifier] Marathon international

Le premier Marathon international d'Oran a été réalisé en 2005. Son objectif était de démontrer les bienfaits de la course à pied et de distraire le public par ce genre de compétition, à la fois sportive et festive.


[modifier] Gastronomie oranaise

  • Mona : La célèbre brioche( pain brioché) oranaise : INGREDIENTS, 500 g de farine, 10cl d'huile, 1/2 cube de levure de boulanger, 100 g de sucre en poudre, 3 œufs, 1 sachet de sucre vanillé, 1 zeste de citron râpé, Un peu de lait tiède, Pour la décoration : 2 jaunes d'œuf, 1 pincée de sel, 4 sucres en pierre, elle fut célèbre à l'époque andalouse.[32]
  • Karantika : En espagnol Calient (chaud) : La fameuse calentica est cuit au four est à faite a base de farine de pois chiches, eau, huile et sel, elle fut célèbre à l'époque des Espagnols.[33]
  • Gaspacho oranais. Ragoût de petit gibier et de viande blanche accompagné de galettes de froment, qu'on appelle "tortas de gazpacho". d'Espagne, il a gagné Oran, où était implantée une forte population d'origine ibérique, d'où le nom de "gaspacho oranais"[34] qu'on lui donne parfois. C'est un plat qui se mange chaud et qu'il ne faut pas confondre avec la soupe froide du même nom.

[modifier] Notes et références

  1. El Watan du 9 août 2008 http://www.elwatan.com/APC-d-Oran-Les-depenses-pourraient
  2. Oran et Mers el Kébir, Louis Abadie, Publié par Jaques Gandini, 2002. (ISBN 2-906431-53-2), p 7
  3. http://fr.encarta.msn.com/encnet/refpages/RefArticle.aspx?refid=761570335
  4. http://www.oraninfo.com/Fondation-de-la-ville-d-Oran
  5. http://www.oran-belhorizon.com/textes-sur-oran/textes-choisis.php
  6. Oran la joyeuse, Alfred Salinas, Publié par L'Harmattan, 2004. (ISBN 2-7475-6585-8), p 98
  7. [1]
  8. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  9. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  10. Oran la joyeuse, Alfred Salinas, Publié par L'Harmattan, 2004. (ISBN 2-7475-6585-8), p 44
  11. [2]
  12. Oran et Mers el Kébir, Louis Abadie, Publié par Jaques Gandini, 2002. (ISBN 2-906431-53-2), p 9
  13. http://[profburp.free.fr/biblio/dep-oran1.pdf]
  14. [3]
  15. (es) Arrivée des Andalous et des Morisques en Algérie
  16. http://www.oran-belhorizon.com/
  17. [4]
  18. R.Basset, o.c., p.14.
  19. [5]
  20. Oran la joyeuse, Alfred Salinas, Publié par L'Harmattan, 2004. (ISBN 2-7475-6585-8), p 118
  21. Oran et les témoins de son passé: récits historiques et anecdotiques, avec un plan de la ville Par Eugène Cruck. Publié par , 1959
  22. http://www.alyamiah.com/cema/modules.php?name=News&file=print&sid=499
  23. [6]
  24. http://www.algerian-history.info/benmhidi3.htm
  25. http://www.zoom-algerie.com/algerie-45-Ahmed-Zabana.html
  26. [7]
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  30. [11]
  31. http://anciensducalo.free.fr/
  32. http://www.lepost.fr/article/2009/04/16/1498360_mona-gastronomie-oranaise-algerie-tourisme-voyage-rencontre.html
  33. http://www.lepost.fr/article/2009/04/16/1498372_karantika-gastronomie-oranaise-algerie-rencontre-voyage.html
  34. Gaspacho oranais

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Oran.

[modifier] Bibliographie

  • E. Cruck : Oran et les témoins de son passé, Heintz Frères, 1959.
  • P. Ruff : La domination espagnole à Oran, 1554-1558, Éditions Bouchène.
  • Le roman d'Albert Camus, La peste se déroule à Oran.
  • L'Algérie vue du ciel, par Yann Arthus-Bertrand, 2005.

[modifier] Cédérom

  • Oran, mémoires en images, par Kouider Métaïr, éditions Association Bel Horizon de Santa Cruz, 2005.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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