Cairon

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Cairon
L'église Saint-Hilaire
L'église Saint-Hilaire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Creully
Intercommunalité Communauté de communes entre Thue et Mue
Maire
Mandat
Claude Yver
2014-2020
Code postal 14610
Code commune 14123
Démographie
Gentilé Caironnais
Population
municipale
1 688 hab. (2011)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 04″ N 0° 26′ 49″ O / 49.234444, -0.446944 ()49° 14′ 04″ Nord 0° 26′ 49″ Ouest / 49.234444, -0.446944 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 72 m
Superficie 5,91 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cairon.info

Cairon est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 1 688 habitants[1] (les Caironnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cairon se situe en Basse-Normandie, dans le Calvados, à 5 km au nord-ouest de Caen.

La rivière la Mue et son affluent le Vey traversent le village.

Communes limitrophes de Cairon[2]
Thaon Thaon Anisy,
Villons-les-Buissons
Lasson Cairon[2] Villons-les-Buissons
Rosel Rosel, Authie Saint-Contest

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cairon, Karon en 1077, Cayron en 1231[3] : le toponyme s'est sans doute formé à partir de l'anthroponyme roman Carius adjoint du suffixe -onis[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de Normandie, Cairon est libéré le 11 juin 1944 par le 46th Royal Marine Commando (en).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cairon

Les armes de la commune de Cairon se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois coquilles d’or[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Claude Yver[6] SE Controleur principal du trésor
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 688 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
567 586 540 646 701 702 684 671 569
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 545 537 501 471 429 402 402 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 320 292 281 261 269 300 349 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
409 480 664 809 1 098 1 585 1 574 1 571 1 688
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Rassemblement de la Pointe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Perrotte (de Cairon ; vers 1450)[13] :
La famille de Cairon remonte à Nicolas Perrotte, qui combattit sous les ordres du connétable Arthur de Bretagne, comte de Richemont, pour expulser les Anglais de la Normandie, et qui commandait à la bataille de Formigny (14 avril 1450) une compagnie d’hommes armés levée à ses frais. Il fut anobli par le roi Charles VII (ainsi qu’un Jean Laurence, individu qu’on retrouve dans « le livre de raison »), en raison de ses services, le 3 février 1454 ou en février 1455 (Lettres de noblesse délivrées à Mehun-sur-Yèvre, Cher). « L’histoire de Charles VII » par G. Gaston du Fresne de Beaucourt le confirme dans le tome VI, page 373 : « anoblis pour services rendus à la réduction de la Normandie ».
Des lettres patentes du roi Louis XI, datées de La Guerche (Touraine), le 5 août 1472, autorisèrent les membres de cette famille à prendre le nom de Cairon. Famille maintenue en noblesse par Roissy en 1599, et par Chamillard en 1667.
Marié à très noble damoiselle Guillemette d’Estampes, fille de Robert seigneur d’Audrieu.
  • Nicolas (I) Perrotte de Cairon (vers 1470) :
A pris le nom de Cairon au lieu de celui de Perrotte, par lettres-patentes du 5 août 1472, vérifiées aux assises d’Évrecy. Demeurait à Saint-Vigor-des-Mézerets, sergenterie de Saint-Jean-le-Blanc, élection de Vire. A continué les services militaires de son père. Porte : « de gueules, à trois coquilles d’argent, 2 et 1 » (similitude avec le blason de la commune).
  • Nicolas (II) (Perrotte) de Cairon (vers 1600) :
Fils de feu noble homme Guillaume, sieur de Bretteville-l'Orgueilleuse et de noble damoiselle Jeanne de La Mariouze. Figure dans plusieurs documents jusqu’en 1631, mort avant 1634. Marié à Isabeau du Boissel (ou Boussel), dont sont issues deux filles :
- Anne qui épousé à Bretteville les 16-25 juin 1641, Jean-Jacques Le Coustellier, écuyer, sieur de Beaumont
- Isabeau.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Ghesquière, Cyril Marcigny, Cairon : vivre et mourir au Néolithique, Presses universitaires de Rennes, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 83
  5. « Blasonnement de Cairon, », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 22 avril 2012)
  6. a et b Réélection 2014 : « Cairon (14610) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Colombier », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Mégalithe nommé La Pierre Tourneresse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Emmanuel Ghesquière et Cyril Marcigny, 2000 – Fouille et restauration d’un mégalithe voué à la destruction à Cairon « La Pierre Tourneresse », Archéopages, no 1, juin 2000, p. 4-9
  12. « Église Saint-Hilaire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Voir « Notes extraites de trois livres de raison de 1473 à 1550 – Comptes d’une famille de gentilshommes campagnards normands » par M. l’abbé Aubert (comptes courants des Perrotte de Cairon sur cette période). Après la conquête de la Normandie par Henri V roi d’Angleterre, un Thomas Linford a eu les terres « que furent à Nicolas Perotte ». Il est plausible que ce Nicolas, ou son fils du même nom, soit celui présent à la bataille de Formigny qui conclut la reconquête de la Normandie par les Français au terme de la guerre de Cent Ans. (in Mémoires de la société des antiquaires de Normandie -1865 (volume 23) – citant diverses sources).

Liens externes[modifier | modifier le code]