Sannerville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sannerville
Église Notre-Dame-de-la-Nativité.
Église Notre-Dame-de-la-Nativité.
Blason de Sannerville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Troarn
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer
Maire
Mandat
Christian Pielot
2014-2020
Code postal 14940
Code commune 14666
Démographie
Gentilé Sannervillais
Population
municipale
1 732 hab. (2011)
Densité 337 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 53″ N 0° 13′ 18″ O / 49.1813888889, -0.221666666667 ()49° 10′ 53″ Nord 0° 13′ 18″ Ouest / 49.1813888889, -0.221666666667 ()  
Altitude 15 m (min. : 7 m) (max. : 55 m)
Superficie 5,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte administrative du Calvados
City locator 14.svg
Sannerville

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte topographique du Calvados
City locator 14.svg
Sannerville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sannerville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sannerville

Sannerville est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 1 732 habitants[Note 1] (les Sannervillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Sannerville est une commune du Calvados située à dix kilomètres à l’est de Caen et à dix kilomètres du littoral de la Manche, à la rencontre de la plaine de Caen et des premiers vallons du pays d'Auge.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Salnerii villa en 1059[1],[2], Saunervilla en 1169, Salnervilla en 1230[3].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville, non pas au sens ancien de « domaine rural », comme la plupart des autres toponymes en -ville de Normandie, mais plutôt au sens de « village », déjà employé au Moyen Âge. Les mentions anciennes postulent comme premier élément, assez inusuel pour ce type toponymique, le surnom d'un personnage Saunier, d'après son métier, ou plutôt le nom commun saunier. Le sens global de ce nom de lieu serait « village du saunier ».

Le terme saunier est attesté pour la première fois en français chez Geffrei Gaimar, Histoire des Anglais, sous la forme salnier vers 1140, au sens de « celui qui débite et vend le sel », puis dans un recueil d'actes des XIIe et XIIIe siècles, Ban sur le sel, sous la forme saulnier au sens de « celui qui fabrique le sel ». On avait en latin médiéval une forme salinarius (dérivé de salinae, salines), attestée en 1086, déjà au sens de « fabriquant de sel »[4].

Il doit s'agir d'un toponyme en -ville tardif. Le surnom Saunier devenu patronymique est principalement répandu en Seine-Maritime avant la Première Guerre mondiale, sous cette forme, et avec l'article défini masculin dans le Calvados, Lesaunier, et la Manche, Lesaulnier.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dès le Ier siècle de notre ère, l’exploitation du sel fixe les hommes sur le site[5].
  • C’est en 1059, dans la charte de fondation de l’abbaye Saint-Martin de Troarn, que l’on trouve la première mention écrite de Sannerville. La charte est signée de Roger II de Montgomery, avec l’accord du Duc Guillaume.
  • Le hameau de Lirose fut une commune à part entière jusqu’en 1828, année au cours de laquelle elle fut rattachée à Sannerville.
  • Le 6 juin 1944, la plaine au nord-est du hameau de Lirose est investie par les parachutistes et voit l’avancée des premiers artilleurs Écossais. Le 18 juillet, l’opération Goodwood est déclenchée. La commune, dévastée par 1200 tonnes de bombes, est transformée en paysage lunaire. Mais sur les collines du Maizeret, les combats continuent. L’ennemi ne lâchera prise définitivement devant la 4th Special Service Brigade que le 17 août 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sannerville

Les armoiries de Sannerville se blasonnent ainsi :
D'azur à la barre cousue de gueules chargée de trois gerbes de blé et de deux losanges, alternées et posées à plomb, le tout d'or, accompagnée, en chef, d'une fleur de lys aussi d'or surmontée, à senestre, d'une rose aussi de gueules tigée et feuillée d'or et, en pointe, d'une nef contournée d'argent équipée et habillée d'or, mouvant du bord senestre de la barre, posée sur une mer du champ, au chef cousu parti au I de gueules aux deux léopards d'or passant l'un sur l'autre et au II d'azur aux trois tiercefeuilles d'or mal ordonnées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1900 M. Sabine    
1900 1912 M. Vaubaillon    
1912 1924] Albert Langevin    
1924 1929 M. Lechevalier    
1929 1938 Arthur Betton    
1938 1945 Louis Huet    
1945 1947 Raymond Quignette    
1947 1953 Lucien Fouques    
1953 1977 Fernand Forest    
1977 1989 Marthe Las    
1989 en cours Christian Piélot[6] PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 732 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
467 421 490 430 525 563 543 554 547
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
564 524 524 485 458 464 469 409 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
398 401 347 424 413 434 435 260 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
649 711 849 1 504 1 529 1 624 1 551 1 558 1 636
2011 - - - - - - - -
1 732 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 642.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1998. p. 1429.
  3. E. Nègre, op. cit.
  4. Site du cnrtl : étymologie de "saunier"
  5. [PDF] « Nature, terroir et patrimoine - Sannerville » (consulté le 2 janvier 2011)
  6. Réélection 2014 : « Christian Piélot, réélu, entame son 5e mandat de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 10 avril 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :