Équitation

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Cavalier et cheval au galop.

L’équitation est « la technique de la conduite du cheval sous l'action de l'homme », à la fois art, loisir et sport avec pour partenaire un équidé, le plus souvent un cheval ou un poney. Le mot vient du latin equitare, qui signifie « aller à cheval ». Cette discipline réunit deux espèces biologiques différentes, l'être humain et l'équidé, et demande un matériel spécifique.

L'équitation tient historiquement un rôle utilitaire puisqu'elle facilite les déplacements de l'homme, et un rôle militaire, par le biais des corps de chevalerie et de cavalerie. Avec la généralisation de la motorisation, elle s'oriente presque essentiellement vers la pratique du sport et des loisirs, grâce à la naissance des centres équestres, qui mettent des chevaux à disposition du public, enfants et adultes. Parallèlement, alors que la majorité des cavaliers étaient des hommes jusqu'au début du XXe siècle, c'est désormais une discipline mixte et fortement féminisée dans les pays occidentaux. L'équitation peut toujours jouer un rôle utilitaire, notamment pour le transport et le travail, dans les pays peu développés.

Les disciplines d'équitation sont très nombreuses et variées. Les sports hippiques recherchent presque uniquement la vitesse, les sports équestres proposent saut d'obstacles et dressage du cheval, le concours complet d'équitation réunissant les deux disciplines précédentes et un cross. Parmi les disciplines les plus pratiquées figurent également la randonnée équestre, l'endurance qui en est dérivée, l'équitation western et la voltige en cercle. Ces dernières années, l'équitation éthologique s'est développée. Le succès du couple homme-cheval dépend notamment de la relation de confiance et de respect qui s’établit entre eux. En compétition, l'équitation est l'un des rares sports où hommes et femmes concourent à égalité. Les distinctions se font selon le niveau des cavaliers, des chevaux, et la difficulté des épreuves.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les peuples cavaliers, comme les Mongols, ont eu une influence déterminante sur la pratique de l'équitation.

L'histoire de l’équitation est, d'après Denis Bogros, longtemps restée ignorée voire méprisée, seule la pratique étant jugée utile. La plupart de ses principes sont inventés durant les deux millénaires qui vont de l'époque de Xénophon à la Renaissance, à l'aide d'outils visant à mieux contrôler le cheval. Le rôle de l'équitation est essentiellement utilitaire (se déplacer) ou guerrier jusqu'au XXe siècle[1].

Cette histoire est longue, puisqu'elle couvre l'époque de la domestication du cheval, durant la plus haute Antiquité et probablement en Asie centrale, jusqu'à l'actuelle. La généralisation de la cavalerie mille ans avant notre ère, l’élaboration de la selle à arçon mille ans plus tard, et enfin le passage de l'équitation du domaine militaire et utilitaire au domaine civil, aux sports et aux loisirs en sont d'après Jean-Pierre Digard les trois transformations les plus significatives[2].

L'apport des peuples cavaliers orientaux, en particulier Arabo-Musulmans et Mongols, est déterminant. Leurs conquêtes à dos de cheval contraignent les peuples sédentaires à les affronter également à cheval, les premières « cavaleries » régulières sont ainsi créées en s'inspirant de l'adversaire. Les peuples sédentaires codifient l'équitation en tant que technique et lèguent des écrits, tandis que les peuples cavaliers montent d'instinct, et font rarement connaître leur savoir. Durant leurs invasions successives, ils apportent avec eux le cheval oriental et leur monte. Les Mongols influencent durablement l'équitation slave, et notamment celle des cosaques[1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cheval dans l'Antiquité.
Xenophon, auteur du plus célèbre des traités d'équitation antiques, au Ve siècle av. J.-C..

« [...] l’équitation est presque toute un plaisir. On souhaite quelquefois d’avoir des ailes : il n’est rien qui s’en rapproche davantage chez les hommes. »

— Xénophon, Le Commandant de cavalerie

Le cheval est présent à l'état sauvage dans un certain nombre de régions d'Eurasie, où il est domestiqué puis importé en Chine, en Asie occidentale, en Europe et en Afrique au gré des migrations de pasteurs nomades. Les modèles des animaux évoluent sous l'influence de l'élevage sélectif. L'équitation est réellement « inventée » durant toute l'Antiquité, la nécessité d'apprendre à utiliser la force et la rapidité du cheval au combat et à la chasse en est la principale motivation[3].

La plus ancienne représentation connue d'un cavalier est un bas-relief de Crète, daté du deuxième millénaire av. J.-C., où l'homme, vraisemblablement un militaire, porte un javelot et un bouclier. Elle remet en cause l'idée selon laquelle le cheval a toujours été attelé avant d'être monté[3]. Sans selle et surtout sans étriers, l'homme a des difficultés pour tenir à dos de cheval, ce qui ne lui permet que les déplacements et l'escarmouche. L'utilisation du char précède l'équitation dans le domaine militaire, les Hittites développent tout particulièrement cet art de la guerre[3]. Les peuples celtes connaissent le char, évoqué dans les épopées. Ceux d'Europe occidentale l'abandonnent progressivement au cours de IIIe siècle au profit de l'équitation dont ils reconnaissent les avantages[4]. Ceux du Danube et la Thrace, au IIIe siècle av. J.-C., étaient peut-être déjà cavaliers.

Contrairement à l'idée reçue, les Numides ne semblent pas avoir maîtrisé le combat à cheval, du moins au IIIe siècle av. J.-C.. Au IIIe siècle, les cavaliers romains d'Afrique du Nord connaissent par contre le bridon[3]. En Germanie, région forestière, les « peuples barbares » montent des chevaux trop petits pour la guerre et ne s'en servent qu'en transport. Jules César fournit des chevaux de combat aux mercenaires germains qu'il engage contre Vercingétorix[3].

Apparition de l'archer à cheval[modifier | modifier le code]

Archer à cheval assyrien d'Assourbanipal, VIIe siècle av. J.-C. Ninive.
Article connexe : archer à cheval.

L'une des premières représentations d'archer à cheval date du VIIe siècle av. J.-C., à Ninive, avec un cavalier assyrien d'Assourbanipal. La tenue à cheval s'améliore, ces cavaliers se risquent désormais à la chasse et à la guerre, aidés pour cela par l'invention du mors à barrettes et l'utilisation de rênes alourdies qui permettent d'employer l'arc tout en empêchant la monture de prendre une allure trop rapide. L'archer à cheval devient l'unité militaire par excellence dans les steppes, et inspire la crainte des siècles durant. Les Scythes, redoutables cavaliers, maîtrisent l'élevage et la guerre équestre, et résistent à Darius Ier. Les Romains, pourtant réputés pour la qualité de leur armée, n'osent attaquer les peuples cavaliers des steppes. La perfection de l'équitation sans étriers est atteinte par les Sassanides, meilleurs cavaliers antiques et successeurs des Parthes, qui comme ces derniers sont capables de se retourner sur le dos de leur monture au galop et de décocher une flèche dans cette position[3].

Technologies d'équitation antiques[modifier | modifier le code]

Les Celtes sont parfois crédités de l'invention du mors de bride[5]. La selle à arçon rigide, qui fournit une surface d'appui pour protéger le dos du cheval du poids du cavalier, permet de répartir celui-ci. Les Romains auraient inventé la selle solide en bois dès le Ier siècle av. J.-C.[6], son usage se généralise au IIe siècle[7]. Les progrès de l'équitation antique, très lents, visent à améliorer la tenue de l'homme sur le dos de l'animal, et à maîtriser sa vitesse et sa direction, d'où l'invention du mors et de la selle à étriers, qui couvre toute l'Antiquité. Les Sassanides, dont la technique, les connaissances équestres et l'assiette en selle sont les meilleures parmi les peuples antiques, transmettent leurs connaissances au peuple arabe qui les envahit au VIIe siècle. Ils connaissent alors la selle à arçon et surtout les étriers, ce qui a une influence déterminante sur l'équitation médiévale[3].

Traités d'équitation[modifier | modifier le code]

Le Hittite Kikkuli écrit vers 1490 avant J.-C L'art de soigner et d'entraîner les chevaux, considéré comme « le plus ancien traité d'équitation du monde », mais qui concerne essentiellement le cheval de char[8]. Le traité d'équitation de Xénophon, au Ve siècle av. J.-C. concerne lui l'équitation en tant que telle, il « contient les principes de toute équitation supérieure »[9], même si l'équitation indienne du IIe siècle av. J.-C. n'a rien à lui envier[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article connexe : cheval au Moyen Âge.
Fauconnerie à cheval au Moyen Âge. Les montures semblent être des palefrois de type genêt d’Espagne. Codex Manesse.

La principale fonction de l'équitation médiévale est militaire, les animaux sont distingués par l'usage qui en est fait. Si le destrier, cheval de guerre, est le plus connu mais aussi l'un des plus rares et coûteux, le cheval d'équitation est plutôt un palefroi, populaire auprès des nobles et des chevaliers de haut rang pour la chasse et les cérémonies. L’amble est une allure recherchée, permettant de couvrir rapidement de longues distances dans un confort relatif. La haquenée est une jument d'équitation d'allure douce, allant l'amble, que montent les dames.

Les chevaux de selle sont utilisés par une grande variété de gens. La chasse, entre autres la chasse au faucon qui est documentée par des sources iconographiques, forme l'une de ses principales utilisations, mais les aristocrates qui en possèdent organisent aussi des courses, des tournois et des manœuvres de cavalerie afin d'étaler leurs richesses et de montrer leur puissance[10].

Technologies d'équitation médiévales[modifier | modifier le code]

Étrier du Xe siècle, probablement un modèle utilisé par les Vikings.

Le développement des technologies équestres est fondamental, il comprend l’arrivée de l’étrier et de la selle semi-rigide en Europe de l'Ouest à partir d'emprunts aux peuples cavaliers « barbares »[11].

Le fer à cheval se généralise en Occident[12], d'origine non-européenne, il apparaît vers 500 ou 600, et limite l'usure des pieds, ce qui permet à la fois de monter son cheval plus longtemps, et de parcourir une plus grande variété de terrains. Les peuples gaulois auraient été les premiers à ferrer du métal sur les pieds de chevaux[13], mais le plus ancien document écrit à ce sujet date de 910[14]. Ses premières utilisations remontent peut-être à la fin du IXe siècle[12]. D’autres preuves archéologiques suggèrent une utilisation en Sibérie aux IXe et Xe siècles, propagés à Byzance peu après, puis à toute l’Europe au XIe[15].

Les selles occidentales du haut Moyen Âge, utilisées sans étriers, ressemblent à la romaine « à quatre cornes »[16]. Le développement de l'arçon rigide généralisé au XIIe siècle chez les Occidentaux est capital, outre la sécurisation du cavalier, il réduit la pression exercée par unité de surface sur le dos du cheval, augmente considérablement le confort de l'animal, prolonge son utilisation, et lui permet de porter un poids plus important[17]. Le haut troussequin travaillé dans la selle de bois rigide permet au cavalier d'utiliser une lance beaucoup plus efficacement[18].

La selle rigide autorise une utilisation plus efficace de l'étrier. Développé en Chine, il est largement utilisé dans ce pays en 477 de l’ère chrétienne[19]. Au VIIe siècle, principalement en raison des invasions venues d'Asie centrale, comme celle des Avars, les étriers arrivent en Europe[20] et les cavaliers européens les adoptent vraisemblablement au cours du VIIIe siècle[21]. Leur adoption est lente[22]. Les étriers fournissent plus d'équilibre et de soutien en selle. Une théorie connue sous le nom grande controverse de l'étrier fait valoir que les avantages guerriers découlant de son utilisation conduisent à la naissance du féodalisme lui-même[23]. D'autres chercheurs contestent cette affirmation[24]. Sous la selle, le caparaçon ou le tapis de selle sont parfois utilisés[25].

Une grande variété de systèmes est mise au point pour contrôler les chevaux, principalement la bride et des mors variés, la plupart ressemblent au mors de filet et au mors de bride encore d'usage courant de nos jours, mais décorés à un plus haut degré. Le mors de bride est connu depuis la période classique, mais n'est pas utilisé pendant le Moyen Âge, jusqu'à la moitié du XIVe siècle[26]. Les éperons se révèlent très cruels, et consistent surtout en une longue tige pointue[27]. Vers le milieu du XIVe siècle, les éperons à molette, tige au bout de laquelle est fixée une roulette dentelée et acérée, font leur apparition. En tournant sur son axe, la roulette crantée entre superficiellement dans la peau du cheval[28].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Article connexe : cheval à la Renaissance.
Courbette dans les piliers (L'instruction du roi en l'exercice de monter à cheval d'Antoine de Pluvinel - ed. 1625)

La fin de la cavalerie lourde entraîne une nouvelle sélection des chevaux de guerre, les animaux sont recherchés plus légers et maniables. Le dressage classique se développe énormément sous l'impulsion des écuyers italiens, qui créent les premières académies pour obtenir des chevaux plus légers, maniables, permettant de sortir de la mêlée des combats[29]. L’Italie accueille les principales académies d'équitation de la Renaissance, aux XVe siècles, et intègre l'équitation à l'éducation courtisane. L’Italie devient « le modèle de ce qui peut construire le bel homme de cheval », de plus, sa position au croisement de l'influence occidentale et orientale permet la découverte de nouveaux modèles de chevaux[30]. Frederico Grisone relance l'Académie de Naples en 1532. Il écrit le traité d'équitation Ordini di cavalcare en 1550. Cesare Fiaschi fonde sa propre académie en 1534. Gianbatista Pignatelli forme, dans l'académie créée par Grisone, les deux écuyers français Salomon de La Broue et Antoine de Pluvinel, précurseurs de l'école d'équitation française.

La famille impériale des Habsbourg fonde en 1580 un nouveau haras dans la localité slovène de Lipica, et en 1572, le premier hall de l'école espagnole (Spanische Reitschule) de Vienne est construit[29].

En Amérique, les premiers colons espagnols réintroduisent le cheval Barbe et andalou dans les deux continents américains. L'espèce y a disparu depuis plus de huit millénaires. En 1519, Les conquistadores de Hernán Cortés amènent avec eux onze chevaux et six juments[31]. Le fait que les Amérindiens n'aient jamais vu ces bêtes les aide à remporter de nombreuses batailles.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Alors que l'apport culturel Italien a été déterminant durant la Renaissance, l'équitation britannique gagne en réputation lorsque les anglais « inventent » le fleuron de l'élevage hippique mondial, le Pur Sang, et la « monte à l'anglaise » qui devient la monte cavalière de loisir par excellence[32].

Depuis le XXe siècle[modifier | modifier le code]

De l'usage militaire à l'usage civil[modifier | modifier le code]

Désormais, la majorité des pratiquants de l'équitation sont des femmes, comme ici, sur un concours de saut d'obstacles.

La fin de l'utilisation industrielle et militaire du cheval provoque un nouveau grand changement. L’équitation, jusqu'alors majoritairement militaire et masculine (d'où l'expression « homme de cheval »), bascule vers l'usage civil. En France, le cheptel, qui comptait trois millions de chevaux peu avant la Seconde Guerre mondiale, tombe à un dixième de ce nombre, soit 300 000 têtes, au milieu des années 1980. Le nombre de chevaux de selle baisse de plus de moitié mais représente une part de plus en plus considérable de l’effectif total, du fait de la quasi-disparition du cheval de trait : 17 % en 1935, ils représentent 91 % du cheptel total en 1995[2].

En 25 ans, l'armée cesse tout recours au cheval, et les centres équestres se développent à destination des particulier. Le cheval de selle devient un animal de loisir. Le nombre de cavaliers connaît une progression spectaculaire en France, passant de 30 000 après la Seconde Guerre mondiale à 620 000 en 2001[2]. Les pratiquants de l'équitation ne sont plus les mêmes, officiers et aristocrates laissent la place à une majorité de femmes (plus de 70 %), de jeunes et de citadins, le plus souvent issus de la classe moyenne[2],[33].

Changements culturels[modifier | modifier le code]

L'équitation est passée de discipline militaire à sport et loisir, dans lequel domine désormais la recherche du contact avec la nature.

D'importants changements culturels se produisent, aux trois disciplines issues de la tradition militaire que sont le dressage, le saut d’obstacles et le concours complet, qui restent les trois disciplines olympiques officielles, s'en ajoutent de nouvelles comme l'endurance, le horse-ball, les pony-games, l'équitation western et d'autres pratiques exotiques comme la doma vaquera espagnole : l'équitation du début du XXIe siècle emprunte à une foule de cultures. Un autre changement majeur est l'explosion des loisirs, comme la randonnée. La plupart des cavaliers sont à la recherche, au travers du cheval, d'une équitation tournée vers la sociabilité, le contact avec la nature, la détente et le plaisir. Enfin, la perception de l'animal lui-même change : d'auxiliaire de travail, le cheval devient intermédiaire entre l'animal de rente et l'animal de compagnie. En Amérique du Nord et en Europe occidentale, il est le troisième animal favori après le chien et le chat. La plupart des nouveaux pratiquants de l'équitation prodiguent des soins attentifs aux chevaux, et s'opposent à des habitudes qu'ils pensent dangereuses ou douloureuses pour l'animal. Le développement de l'équitation éthologique laisse à supposer que la suppression de la selle et du mors pourrait bientôt être demandée[34].

Désormais, le cheval de selle est de moins en moins utilisé pour l'équitation, un nombre croissant de cavaliers, en particulier les femmes, préférant le simple contact avec l'animal[35].

Disciplines[modifier | modifier le code]

Sport hippique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : sport hippique et chevaux de course.
Course de trot attelé.
Course de galop.

Le sport hippique regroupe tout ce qui concerne les courses de chevaux. En course de trot, le cheval doit trotter le plus vite possible pour rallier le poteau d'arrivée sans jamais prendre le galop sous peine de se faire disqualifier. Il existe quatre races officielles de chevaux spécialisés dans cette discipline[36], qui comprend deux spécialités : le trot attel, où le driver (pilote) est assis sur le sulky'tracté par le cheval. Et le trot monté, qui existe surtout en Belgique et en France. Le jockey, alors cavalier, est assis sur le dos de son cheval.

Les courses de galop comportent deux disciplines. Le plat, dont les épreuves se disputent sur des distances comprises entre 800 et 4 000 mètres, la distance dite classique est de 2 400 mètres et la distance de référence historique est le mile anglais (1 609 mètres). En obstacle, les épreuves se disputent sur des distances comprises entre 2 800 et 6 500 mètres. Les courses d'obstacles peuvent être des courses de haies (tous les obstacles sont identiques), des steeple-chase (au moins quatre obstacles différents sur le parcours) ou du cross-country (obstacles naturels, distances plus longues)[37].

Les courses de groupe et les listed races sont disputées par les meilleurs chevaux internationaux, poulains et pouliches destinées à la reproduction. Les chevaux hongres ne sont donc pas autorisés à prendre le départ. Toutes les courses de groupe représentent des étapes de sélection de chevaux et le Groupe I est la meilleure catégorie. On peut toutefois noter un assouplissement de cette règle, puisque presque toutes les Listed Race, certains Groupe I sont ouverts aux hongres (Prix Ganay, d'Ispahan, Royal Oak…). La règle est stricte pour les poules de produits et les Derbies.

Sports équestres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : sport équestre.

Les sports équestres regroupent toutes les disciplines équestres sportives (CSO, trec, CCE, endurance etc.). Certaines, généralement gérées par la fédération équestre internationale, ont une portée internationale et sont représentées aux jeux olympiques et aux jeux équestres mondiaux. D'autres sont locales et pratiquées dans certains pays, voire certaines régions uniquement. Toutes les disciplines équestres peuvent se pratiquer en équitation handisport.

Disciplines représentées aux jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Les jeux olympiques comptent actuellement trois disciplines, le saut d'obstacles, le dressage et le concours complet. La voltige en cercle a été représentée en 1920.

Saut d'obstacles[modifier | modifier le code]

En saut d'obstacles (ou CSO pour 'Concours de saut d'obstacles), le cavalier et sa monture sautent des obstacles construits avec des barres mobiles. Ses aspects ludiques et spectaculaires ainsi que la simplicité de ses règles rendent ce sport attrayant et expliquent en grande partie son succès. Le saut d'obstacles est, en effet, le sport équestre le plus pratiqué dans le monde.

Dressage[modifier | modifier le code]
Concours de dressage.

Le dressage voit dans son aboutissement le mythe du centaure, ne faire qu'un avec sa monture. Le cavalier recherche l'harmonie avec son cheval. Le but premier est de rendre les chevaux agréables dans leur spécialité. Quelle que soit sa discipline de sport équestre, le cavalier s'adonne au dressage pour se lier à sa monture.

Concours complet[modifier | modifier le code]

Le concours complet, ou CCE, ne se pratique qu'en concours. Avant 2004, il regroupait toujours une épreuve de dressage, un routier, un steeple-chase, un cross et un hippique, épreuve de saut d'obstacles spécifique au complet. Depuis 2004, les épreuves de routier et de steeple-chase ont été supprimées des plus importantes rencontres internationales et, par voie de conséquence, disparaissent peu à peu de tous les autres concours.

Disciplines représentées aux jeux équestres mondiaux[modifier | modifier le code]

En plus des trois disciplines déjà citées, les jeux équestres mondiaux comportent des épreuve d'attelage, d'endurance, de reining, de voltige en cercle et de dressage para-équestre, qui est par ailleurs la seule discipline représentée aux jeux paralympiques.

Attelage[modifier | modifier le code]

En attelage, le meneur conduit des chevaux attelés à une voiture. En compétition, le groom se positionne dans la voiture de telle façon que celle-ci reste équilibrée en toutes circonstances. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une discipline d'équitation dans le sens où le cheval n'est pas monté, mais l'attelage est généralement géré par des fédérations équestres.

Endurance[modifier | modifier le code]

L'endurance vise à tester l'endurance du cheval sur de longues distances, jusqu'à 160 km, sans limitation de vitesse[38]. Le cavalier doit gérer l'effort demandé à la monture sur toute la distance. Depuis la fin des années 1970, l'endurance a connu une véritable montée en puissance dans les pays européens et arabes.

Voltige en cercle[modifier | modifier le code]

La voltige en cercle est un sport qui se situe entre l'équitation, la gymnastique et l'acrobatie. Elle consiste à effectuer, individuellement ou en équipe, des figures sur un cheval longé à un rythme constant sur un cercle. Cette discipline a la particularité d'inclure, outre le cavalier et sa monture, un autre acteur tout aussi important : le longeur.

Reining[modifier | modifier le code]

Depuis 2002. Le reining est issu de l'équitation western.

Autres sports équestres[modifier | modifier le code]

Outre ces disciplines règlementées par la FEI, il existe toutes sortes de sports équestres comme le horse-ball, le hunter (pratiqué surtout dans les pays anglo-saxons), les pony-games, le polo, le polocrosse, etc. Les pony-games sont accessibles à tous et comportent plusieurs jeux comme le poser d'une balle sur un cône, le saut en sac et l'attraper de drapeau. C'est un sport d'équipe où le cavalier apprend à faire connaissance avec sa monture, à lui faire confiance et à ce que le cheval prenne lui aussi confiance. Le cavalier est toujours en contact avec d'autres et cela l'aide à mieux connaître son équipe.

Équitations issues de traditions[modifier | modifier le code]

Les façons de monter à cheval étant aussi nombreuses que les pays qui la connaissent, un grand nombre d'équitations particulières à une région coexistent, parmi lesquelles des pratiques d'équitation de travail. La plus connue est l'Équitation Western, ou américaine, pratiquée à l'origine par les cow-boys et elle-même déclinée en disciplines parmi lesquelles le reining, reproduction en patrons de mouvements initialement destinés à diriger le bétail. L'accomplissement de ces mouvements vise à démontrer les aptitudes psychologiques et physiques du cheval pour cette tâche. La Doma vaquera et l'équitation camarguaise sont également des équitations de travail, la première étant portugaise et la seconde française. L'équitation de tradition française, qui est plutôt issus de la tradition du dressage à la française, est entrée au patrimoine de l'Unesco.

Enfin, la monte en Amazone est une façon particulière de monter à cheval avec deux jambes du même côté, afin de permettre le port d'une robe, et permet logiquement de pratiquer certaines disciplines équestres, comme le dressage et le saut d'obstacles, dans cette position.

Équitations de loisir et influence de l'éthologie[modifier | modifier le code]

Traversée d'un ruisseau pendant une randonnée équestre.

L'équitation de loisir est très certainement la plus pratiquée, en centre équestre ou avec son propre cheval. Il est difficile de dénombrer le nombre d'adeptes puisque ce type d'équitation ne nécessite pas d'appartenance à un club ou une association. Le cavalier peut se promener ou randonner à cheval de la même façon qu'une personne se promène ou randonne à bicyclette ou à pied. L'équitation de loisir peut aussi se pratiquer en manège ou en carrière.

L'équitation éthologique, inspirée de l'éthologie équine et qui vise à interagir avec son cheval tout en prenant en compte les particularités psychologiques de l'animal, connaît un vif succès, à la suite notamment du film L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Spectacle équestre.
Article détaillé : Spectacle équestre.

Autrefois limité à l'un des nombreux numéros des spectacles de cirque, le spectacle équestre possède de plus en plus de troupes dédiées au cheval. Y sont pratiquées toutes sortes d'équitation, de la haute école sous de nombreuses formes par exemple sans selle et sans mors, des cascades, de la voltige en ligne, etc. En France et dans les années 1980, le cabaret équestre de Bartabas a positionné ce type de spectacle au premier plan.

Les joutes équestres sont également un composant des spectacles équestres. De nombreuses démonstrations sont organisées, notamment lors des fêtes médiévales (Urbino en Italie, Binche en Belgique, Orléans en France) ou dans le cadre d'un programme régulier comme au Royal Armouries Museum de Leeds.

Matériel[modifier | modifier le code]

Article connexe : Équipement équestre.

L'équitation se pratique généralement avec un matériel spécifique permettant tout à la fois de se faire comprendre du cheval, de protéger son dos et d'augmenter la sécurité du cavalier. En premier lieu, il faut un filet ou une bride munis d'un mors ou d'un hackamore, qui permet de contrôler la tête du cheval. Il faut aussi un tapis de selle (sert à protéger le garrot et la colonne vertébrale du cheval et les éventuels pincements de peau, il se met en dessous de la selle), une selle, le plus souvent munie d'étriers, pas seulement pour sécuriser le cavalier, mais surtout pour répartir le poids de ce dernier sur le dos de sa monture. En équitation classique, le cavalier porte aussi une bombe ou un casque pour protéger sa tête en cas de chute. En cas d'utilisation d'étriers, il convient de porter des bottes ou autres chausses qui ne se coincent pas en cas de chute.

Avant de préparer sa monture il est nécessaire de panser son cheval pour voir s'il n'est pas blessé et également pour établir un petit lien de confiance avant de se mettre en selle, de déceler d’éventuels blessures, d'observer les qualités, les défauts, et le caractère du cheval. On brosse un cheval avec une étrille, un bouchon, une brosse douce, curer les pieds de sa monture et enlever les brins de paille accroché à la crinière du cheval.

Compétitions, organisations et fédérations[modifier | modifier le code]

Comme tout sport, l'équitation à ses compétitions, elle est notamment présente aux Jeux olympiques depuis leur création, avec trois disciplines : dressage, concours complet et saut d'obstacles. La fédération équestre internationale règlemente et organise les compétitions internationales des sept disciplines les plus connues et les plus pratiquées dans le monde, en plus des trois olympiques, s'y ajoutent l'attelage, l'endurance, le reining et la voltige en cercle.

La fédération française d’équitation gère tous les aspects relatifs à ce sport en France, où l'on compte désormais plus d'un million de cavaliers, dont la moitié ont une licence FFE (687 341 pratiquants en 2010). Premier employeur du secteur sportif, l'équitation représente 15 000 salariés actifs et 7 000 entrepreneurs dans la filière pour 7 792 centres équestres. 900 000 chevaux et poneys environ sont présents dans ces centres et chez des particuliers. La France est aussi la première nation européenne de tourisme équestre[39].

Environ 76 542 concours sont organisés tous les ans. La fédération française d'équitation est la troisième fédération olympique française par son nombre de licenciés. L'équitation sportive française a engendré 30 médailles olympiques, 305 médailles européennes et 99 médailles mondiales[39].

La Fédération Francophone d’Équitation et d'Attelage de Loisir de Belgique en Belgique, la Fédération Équestre du Québec au Québec, la Fédération Suisse des Sports Équestres en Suisse. Des équivalents de cet organisme existent dans d'autres pays.

Dangers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chute de cheval.
Accident, chute du cavalier et du cheval en horse-ball.

L'équitation est un sport à risques traumatiques. C'est dû d'une part à l'imprévisibilité de l'animal, et d'autre part à la discipline pratiquée, le sport hippique figurant parmi les plus dangereuses en raison d'une vitesse de déplacement avoisinant les 60 km/h. Le risque le plus courant est la chute, mais on dénombre également des accidents à pied. La gravité des accidents est variable, mais peu de cas sont mortels[Combien ?].

La fréquence des accidents en équitation est moyenne, moins élevée notamment qu'en ski, en football ou en basket-ball. Par contre, ces accidents sont généralement assez graves, l'équitation figurant au troisième rang des sports les plus dangereux[40] après le parapente et le moto-cross. C'est pourquoi l'échelle de Poret-Vernhes et Duval classe l'équitation parmi les quatre sports les plus risqués. Ces risques découlent surtout de l'incertitude du milieu où elle est pratiquée (en pleine nature par exemple), et de l'absence potentielle d'encadrement en dehors d'un centre équestre[41].

Les blessures les plus fréquentes pour les cavaliers sont des contusions et des fractures, localisées à la tête, à l'épaule, et dans la partie inférieure de la colonne vertébrale[42]. Afin de minimiser les risques, des protections sont conçues pour le cavalier : bombe ou casque pour la tête, gilets de protection ou « protège-dos ». Ces protections sont parfois obligatoires dans certains établissements équestres, ou lors de concours dans certaines disciplines (comme en cross). La bombe ou le casque doit être sûr, il ne doit y avoir aucune fissure pour limiter les risques de traumatismes crâniens lors d'une chute. Le cavalier ne doit en aucun cas jeter le casque (ou la bombe) par terre. S'il y a une fissure, le casque doit être remplacé.

Critiques[modifier | modifier le code]

Cette jument de polo semble présenter une réaction à la douleur, due à un brusque virage à 180°

L'équitation fait l'objet de critiques, en particulier de la part d'associations de protection animale comme PETA, qui dénoncent certaines pratiques en sport équestre et sport hippiques considérées comme de la cruauté envers les animaux. Le sport hippique est principalement visé, mais d'autres critiques visent la manière de dresser les chevaux de sport équestre de haut niveau, comme le rollkür et le barrage du cheval d'obstacles, ou encore l'emploi de matériels tels des muserolles trop serrées et des mors coercitifs, une preuve de gêne étant que chez certains chevaux, la langue bleuit sous l'action du mors. Le cavalier peut aussi faire usage d'éperons sévères qui piquent les flancs du cheval, et de la cravache comme punition et non pour mettre simplement le cheval en avant.

Une pétition a été portée en Russie par Nevzorov Haute Ecole pour demander l'interdiction totale des sports équestres et des sports hippiques, arguant que cette pratique est contre nature pour le cheval, lui cause de grandes douleurs dans la bouche (jusqu'à 300 kg de pression par cm²) et endommage son système neurologique. Elle suit une longue enquête concernant les pratiques des cavaliers professionnels, avec prises de photographies et réalisation d'autopsies de chevaux de haut niveau présentant des dégâts physiques dus à la pratique de l'équitation[43].

L’équitation naturelle est une manière de répondre à ces critiques, puisqu'elle vise la monte sans mors, sans cravache, voire sans harnachement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bogros 1989, p. Avant-propos « De l'histoire de l'équitation »
  2. a, b, c et d Digard 2004, p. 2
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Bogros 1989, p. Chapitre II. Recherches iconographiques dans l'Antiquité. Les débuts du couple homme-cheval. La Chasse et la Guerre.
  4. Christiane Éluère, L'Europe des Celtes, volume 158 de Découvertes Gallimard, 1992, (ISBN 2070531716 et 9782070531714), p. 151
  5. Musée des antiquités nationales, Vercingétorix et Alésia: Saint-Germain-en-Laye, Musée des antiquités nationales, 29 mars-18 juillet 1994, Réunion des Musées nationaux, 1994, (ISBN 2711827895 et 9782711827893), p. 291
  6. Gawronski, Some Remarks on the Origins and Construction of the Roman Military Saddle, Archeologia (Archaeology), p. 31-40
  7. Hope 1972, p. chapitres 1 et 2
  8. (en) Peter Raulwing, « The Kikkuli Text » dans Les équidés dans le monde méditerranéen antique, Monographies d'archéologie méditerranéenne, Édition de l'Association pour le développement de l'archéologie en Languedoc-Roussillon, 2005, (ISBN 2912369096 et 9782912369093), p. 61-76
  9. Xénophon et Édouard Delebecque, De l'art équestre, collection des universités de France Collection des universités de France: Série grecque, Les Belles lettres, 2002, (ISBN 2251003452 et 9782251003450), p. 18
  10. Nicole de Blomac et Bernadette Barrière, Cheval limousin, chevaux en Limousin, Presses univ. Limoges,‎ 2006, 380 p. (ISBN 9782842874049, lire en ligne), p. 32
  11. Prévot et Ribémont 1994, p. 127
  12. a et b Prévot et Ribémont 1994, p. 150
  13. McBane 1992, p. 57-60
  14. (en) Henry Heymering, RJF, CJF, « Who Invented Horseshoeing? », The Farrier and Hoofcare Resource Center (consulté le 18 novembre 2007)
  15. Slocum 2005, p. 143-4
  16. Oakeshott 1998, p. 40
  17. Bennet et al. 2005, p. 74
  18. (en) Richard Alvarez, « Saddle, Lance and Stirrup: An Examination of the Mechanics of Shock Combat and the Development of Shock Tactics », Classical Fencing (consulté le 8 mars 2007)
  19. Hobson 2004, p. 103
  20. (en) ComputerSmiths, Stirrup, History of Chinese Invention, ComputerSmiths, consulté le 4 décembre 2006.
  21. (en) Albert Dien, The Stirrup and its Effect on Chinese Military History, Silkroad Foundation, consulté le 14 août 2008.
  22. Prévot et Ribémont 1994, p. 147
  23. White 1966
  24. Voir, par exemple D.A. Bullough, English Historical Review (1970) et Bernard S. Bachrach, Charles Martel, Mounted Shock Combat, the Stirrup, and Feudalism dans Studies in Medieval and Renaissance History (1970).
  25. Wagner, Drobiná et Durdik 2000, p. 65
  26. Oakeshott 1998, p. 38
  27. Prévot et Ribémont 1994, p. 155
  28. Prévot et Ribémont 1994, p. 156
  29. a et b (en) Alois Podhajsky, The Complete Training of Horse and Rider, Doubleday,‎ 1967 (ISBN 0-948253-51-7)
  30. Daniel Roche, Histoire du cheval 1/4 : vers 41-44 min
  31. Hernan Cortés dans www.americas-fr.com
  32. Daniel Roche, Histoire du cheval 1/4 : vers 24 min
  33. « De l'histoire des transports à l'histoire de la mobilité 3/4 », France Culture (consulté le 23 novembre 2011)
  34. Digard 2004, p. 3
  35. Digard 2004, p. 4
  36. http://www.cheval-francais.com/trotteurfrancais/index.htm (page consultée le 28 septembre 2006)
  37. http://www.france-galop.com/COURSES/monde.htm (page consultée le 28 septembre 2006)
  38. Une limitation de vitesse (12 à 15 km/h) existe pour les premiers niveaux d'épreuves en France. Source : FFE (Fédération Française d'Équitation)
  39. a et b « La FFE en chiffres », Fédération française d'équitation (consulté le 23 novembre 2011)
  40. Ces statistiques prennent en compte toutes les pratiques équestres ainsi que le steeple-chase, ou les accidents sont les plus fréquents et les plus graves
  41. L. Collard - Université de Picardie - Jules Verne Faculté des Sciences du Sport, Campus Universitaire, Amiens, « Approche sociologique des sports à risque »
  42. http://www.oivo-crioc.org/textes/pdf/662.pdf
  43. Lydia Nevzorova, Nevzorov Haute Ecole Equine Anthology Vol 1 [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Bogros, Des hommes, des chevaux, des équitations : Petite histoire des équitations pour aider à comprendre l'Équitation, Caracole, Favre,‎ 1989, 180 p. (ISBN 9782828904548)
  • Jean-Pierre Digard et Institut du monde arabe, Chevaux et cavaliers arabes, Gallimard,‎ 2002, 299 p.
  • Jean-Pierre Digard, « Des manèges aux tipis. « Équitation éthologique » et mythes indiens », Techniques et cultures, no 43-44,‎ 2004, p. 2-10 (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Digard, Une histoire du cheval. Art, techniques, société, Arles, Actes Sud,‎ 2007, 296 p. (ISBN 2742764836 et 9782742764839)
  • Françoise Racic-Hamitouche et Sophie Ribaud, Cheval et équitation, Éditions Artemis,‎ 2007, 287 p. (ISBN 2844164684 et 9782844164681)
  • Daniel Roche, La Culture équestre occidentale, XVIe-XIXe siècle, L'ombre du cheval: Tome 1, Le cheval moteur, Essai sur l'utilité équestre, vol. 1 de La culture équestre occidentale, XVIe-XIXe siècle: l'ombre du cheval, Fayard,‎ 2008, 479 p. (ISBN 2213636311 et 9782213636313)
  • Daniel Roche, La Culture équestre occidentale, XVIe-XIXe siècle, L'ombre du cheval: Tome 2, La gloire et la puissance, vol. 2 de La culture équestre occidentale, XVIe-XIXe siècle, Fayard,‎ 2011, 488 p. (ISBN 978-2-213-66607-5)
  • Emmanuel Laurentin, Jacques Mulliez et Daniel Roche, « La Fabrique de l'Histoire : Histoire du cheval 1/4 », sur France Culture.fr, France Culture,‎ novembre 2011 (consulté le 29 novembre 2011)
  • (en) C.E.G. Hope, The Horseman's Manual, New York, Charles Scribner's Sons,‎ 1972 (ISBN 0684136228)
  • Brigitte Prévot et Bernard Ribémont, Le Cheval en France au Moyen Âge : sa place dans le monde médiéval ; sa médecine, l'exemple d'un traité vétérinaire du XIVe siècle, la Cirurgie des chevaux, vol. 10 de Medievalia, Caen, Paradigme,‎ 1994, 522 p. (ISBN 9782868780720, présentation en ligne)
  • (en) Susan McBane, A Natural Approach to Horse Management, Londres, Methuen,‎ 1992, 272 p. (ISBN 9780413623706, présentation en ligne)
  • (en) Kay Slocum, Medieval Civilisation, Londres, Laurence King Publishing,‎ 2005 (ISBN 1856694445)
  • (en) Ewart Oakeshott, A Knight and His Horse, Dufour Editions,‎ 1998, 2e éd. (ISBN 0-8023-1297-7)
  • (en) Matthew Bennet, Jim Bradbury et Kelly DeVries, Fighting Techniques of the Medieval World : AD 500-AD 1500, Londres, Amber Books,‎ 2005 (ISBN 1-86227-299-9)
  • (en) John M. Hobson, The Eastern Origins of Western Civilisation, Cambridge University Press,‎ 2004 (ISBN 0521547245)
  • (en) Lynn Townsend White, Medieval Technology and Social Change, Oxford University Press,‎ 1966 (ISBN 0195002660)
  • (en) Eduard Wagner, Zoroslava Drobiná et Jan Durdik, Medieval Costume, Armour and Weapons, Dover Publications,‎ 2000 (ISBN 0486412407)