Gournay-en-Bray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Gournay
Gournay-en-Bray
La collégiale Saint-Hildevert
La collégiale Saint-Hildevert
Blason de Gournay-en-Bray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Gournay-en-Bray
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Gournay-en-Bray
Maire
Mandat
Eric Picard
2014-2020
Code postal 76220
Code commune 76312
Démographie
Gentilé Gournaisiens
Population
municipale
6 402 hab. (2011)
Densité 616 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 53″ N 1° 43′ 29″ E / 49.4813888889, 1.72472222222 ()49° 28′ 53″ Nord 1° 43′ 29″ Est / 49.4813888889, 1.72472222222 ()  
Altitude Min. 84 m – Max. 133 m
Superficie 10,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Gournay-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Gournay-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gournay-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gournay-en-Bray

Gournay-en-Bray est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Gournaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gournay-en-Bray se situe dans le pays de Bray, au confluent de l'Epte et de la Morette. Les deux ruisseaux de l'Auchy et de l'Aulnaie, affluents de la Morette rejoignent également celle-ci sur le territoire de la commune.
Gournay est située à 13 km de Songeons, à 20 km de Forges-les-Eaux, à 25 km de Gisors, à 30 km de Beauvais, à 38 km des Andelys, à 48 km de Rouen et à 99 km de Paris.
Gournay est desservie par la gare de Gournay-Ferrières située sur la ligne de Paris à Dieppe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gornai v. 1050, comparable aux innombrables Gournay et Gornac de France et signifiant "bief, pêcherie" sur la base de l'appellatif celtique *gorn > gord[1] et le suffixe celtique localisant bien connu -ako[2](latinisé en -acum ).

Histoire[modifier | modifier le code]

Gournay se fortifie au XIe siècle, suite à l'invasion normande. La collégiale Saint-Hildevert est incendiée en 1174. La nouvelle église est consacrée le . La foire Sainte-Croix, qui a lieu en septembre, remonte à 1193, quand Hugues de Gournay revient de croisade. Philippe-Auguste reprend la ville en 1202. Il fait chevalier dans l'église Saint-Hildevert Arthur Plantagenêt, et le fiance à sa fille Marie.

En 1589, Charles de Mayenne assiège la ville et la prend. Deux ans après, Henri IV la prend à son tour.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. L'église paroissiale Notre-Dame, fermée en 1792, est vendue puis détruite.
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle voisine d'Alges[3]. Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Gournay, porta provisoirement le nom de Consolation[3].

Vers 1798, Christophe Potter (1751-1817), homme politique anglais et chef d'entreprise français, établi une manufacture de porcelaine en association avec son bras droit, George Wood. Cette manufacture arrête sa production vers 1811. (Source: Patrice Valfré, C. Potter, le potier révolutionnaire et ses manufactures de Paris, Chantilly, Montereau…, 2012, p. 285).

Les bombardements du détruisent presque totalement le centre de Gournay. Les Allemands entrent dans la ville le 9 juin pour n'en partir que le . Il a fallu plus de dix ans pour achever la reconstruction.

La référence au pays de Bray a été ajoutée le au nom de la commune[3],[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gournay-en-Bray

Les armes de la commune de Gournay-en-Bray se blasonnent ainsi :
de sable au cavalier armé contourné d’argent tenant de sa main dextre une lance du même, accompagné en chef d’une fleur de lys d’or.

Écu noir d'Eudes, premier sire de Gournay.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1813 Francois Nicolas Bodin    
1813 1815 Pierre Jacques Élie Noël    
1815 1826 Jean d'Hautecloque de Monturel    
1826 1830 Jean Francois Marie de Bongars   général
1830 1831 Pierre Jacques Élie Noël    
1831 1871 Nicolas Bourgeois   Notaire
1871 1891 Alfred Boucault    
1891 1900 François Parfait Queneuil    
1896 1900 Jules Legrand    
1900 1909 Paul Corneille    
1909 1935 Charles Duchesne    
1935 1937 Géraud Castagné    
1937 1945 Marcel Trou    
1945 1947 Léopold Bellière    
1947 mars 1959 Joseph Finance    
mars 1959 Georges Delatre   chirurgien
1978 René-Jacques Valois    
1978 1982 Robert Duranton    
1982 Bernard Laurent   notaire
Alain Carment PS puis DVG Employé d'IME, Conseiller général

(1987-2011)

Jean-Lou Pain DVG  
en cours Eric Picard DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 402 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 3 046 3 207 3 204 3 030 3 164 3 210 3 153 3 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 041 3 282 3 353 3 498 3 521 3 631 3 818 3 829 4 046
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 209 4 199 4 411 4 283 4 617 4 634 4 746 4 379 4 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 048 5 791 6 430 6 344 6 147 6 275 6 187 6 174 6 402
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lors du recensement Insee de 2007, Gournay-en-Bray comptait 6 174 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupait alors le 1 580e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 470e en 1999, et le 38e au niveau départemental sur 745 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 6 430 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 22,5 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 32,2 %)
Pyramide des âges à Gournay-en-Bray en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
2,3 
8,7 
75 à 89 ans
14,2 
13,5 
60 à 74 ans
15,7 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
20,3 
30 à 44 ans
17,9 
19,6 
15 à 29 ans
16,1 
19,0 
0 à 14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Les festivités de la Saint-Clair[modifier | modifier le code]

Chaque année, au mois de juillet, depuis 1953, les Gournaisiens ainsi que les habitants de la commune se réunissent pour célébrer la Saint-Clair organisée par le comité des fêtes de la ville. Au programme, attractions et animations pendant une dizaine de jours. Ces festivités traditionnelles sont marquées par la Cavalcade et le corso de nuit où déambulent différentes associations gournaisiennes, des groupes venant de France ou d'Europe, ainsi que des chars fleuris confectionnés par les bénévoles du comité. Elle se clôt généralement par un feu d'artifice.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Les Écrans, deux salles de cinéma.
  • L'Atelier - médiathèque.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Hildevert[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Hildevert, en majeure partie du XIIe siècle, se compose d'une nef romane de six travées, munie de bas-côtés, d'un transept et d'un chœur de trois travées, également flanqué de bas-côtés, se terminant par un chevet plat percé d'une grande fenêtre du XIVe siècle. Deux travées du côté droit du chœur sont encore romanes ; elles offrent une élévation identique à celle de la nef. Le reste du chœur a été reconstruit au XIIIe siècle.

Les chapiteaux romans de l'église Saint-Hildevert sont sans doute parmi les plus intéressants de la Haute-Normandie. La plupart d'entre eux sont décorés de palmettes et d'entrelacs ; quelques-uns s'ornent de damiers, de chevrons et de motifs de feuillage plaqués ; d'autres enfin sont décorés de scènes figurées, maladroitement traitées mais souvent très expressives.

L'église Sainte-Hildevert est classée Monument historique depuis 1840[8]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le cinéma
  • La porte de Paris ou porte Ibert (XVIIIe siècle), inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1930[9]. Elle se trouve à l'emplacement d'une ancienne porte fortifiée construite par le duc de Montmorency.
  • La fontaine monumentale (XVIIIe siècle), classée Monument historique depuis 1945[10]. Elle est construite en 1779, pour permettre la première adduction d'eau dans le centre de la ville.
  • Fortifications de la ville (XIIIe siècle) rue des Remparts et rue Castagne
  • Anciens fossés du Xe siècle rue du Croquet Dubosc et boulevard Montmorency
  • pont sur l'Epte et ancien moulin rue de Ferrières
  • Couvent des Capucins, construit en 1642. Occupé jusqu'en 1789, il accueille successivement les services du chef-lieu de district, la municipalité et le tribunal de commerce.
  • L'ancienne Halle au beurre et le Kursaal. Construit en 1821 pour abriter une halle au beurre, elle est rehaussée en 1927 pour abriter deux salles de cinéma.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  2. Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, éditions Errance, 1994.
  3. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Fiche de la commune», INSEE
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Gournay-en-Bray en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  8. « Notice no PA00100676 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00100678 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00100677 », base Mérimée, ministère français de la Culture