Agneaux

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Agneaux
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Saint-Lô-Ouest
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Alain Sévêque
2014-2020
Code postal 50180
Code commune 50002
Démographie
Gentilé Agnelais
Population
municipale
4 192 hab. (2011)
Densité 645 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ N 1° 06′ 40″ O / 49.116667, -1.111111 ()49° 07′ 00″ Nord 1° 06′ 40″ Ouest / 49.116667, -1.111111 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 86 m
Superficie 6,50 km2
Localisation

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Liens
Site web www.agneaux.fr

Agneaux (prononcer [aɲo:]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 4 192 habitants[Note 1] (les Agnelais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Agneaux est une commune résidentielle dont la partie urbaine constitue l'ouest de l'agglomération saint-loise, composée d'un habitat essentiellement pavillonnaire, le long de la route Saint-Lô-Coutances, au centre du pays saint-lois. Son bourg est à 1,6 km à l'ouest du centre-ville de Saint-Lô, à 9 km au nord-est de Canisy et à 12 km à l'est de Marigny[1].

Communes limitrophes d’Agneaux[2]
Hébécrevon Rampan (sur quelques dizaines de mètres), Saint-Georges-Montcocq Saint-Lô
Hébécrevon Agneaux[2] Saint-Lô
Hébécrevon,
Saint-Gilles
Saint-Gilles Saint-Lô

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

  • Agnels 1056/1066 [3].
  • Herbertus de Agnes 1056/1066 [4].
  • Agnels ~1135 [5].
  • de Agnellis XIIe s., ~1180[5].
  • de Agneax ~1210 [5].
  • Philippus de Agnellis 1218[6].
  • ecclesi[a] Sancti Johannis de Agnellis; dominus de Agnellis 1332[7].
  • Sanctus Johannes de Agnellis 1351/1352 [8].
  • Aigneaux 1612/1636 [9], 1677[10], 1713[11].
  • Agneaux 1753/1785 [12], 1854[13], 1903[14].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Toponyme médiéval issu de l'ancien français agnel "agneau", et évoquant probablement un élevage de moutons. L'absence d'article suggère une fixation précoce (avant l'an mil). Les attestations ne sont pas suffisamment anciennes pour pouvoir affirmer que ce nom date de la période gallo-romaine (il reposerait alors sur le gallo-roman AGNELLOS), hypothèse que l'on ne peut cependant pas exclure a priori [15].

Remarque sur les graphies anciennes :

  • Dans la graphie Agneax (~1210), le -x final correspond à un ancien signe abréviatif utilisé dans les manuscrits médiévaux pour noter la terminaison latine -us. Il faut donc lire °Agneaus, première trace écrite pour ce nom de la vocalisation de [l] devant consonne (évolution Agnels > °Agneaus), qui se manifeste en ancien français à partir du XIe siècle.
  • La graphie Aigneaux, que l'on rencontre aux XVIIe et XVIIIe siècles, correspond à une ancienne notation de n mouillé [n'], que nous écrivons aujourd'hui -gn- et prononçons [ɲ]. Ce son, initialement articulé comme le début du mot anglais new, a été longtemps transcrit -ign- (parfois même -igni-), d'où les anciennes graphies campaigne "campagne", Mortaigne "Mortagne", montaigne "montagne", etc. Tombées peu à peu en désuétude, elles ont été parfois mal lues, et engendré des prononciations fautives, telles que celles du nom de Michel de Montaigne, ou du mot araignée, maintenant passées dans l'usage. Tout ceci pour expliquer que l'ancienne graphie Aigneaux doit être lue a-igneaux [an'o] ou [aɲo], et non ai-gneaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la construction de la déviation de Saint-Lô, de nombreuses fouilles archéologiques préventives ont eu lieu. Elles ont bien mis en évidence la longue histoire d'Agneaux depuis la Préhistoire[16].

Les vestiges les plus importants concernent l'âge du bronze, avec l'installation d'une vaste nécropole et avec la découverte de plusieurs dépôts d'objets en bronze[17], puis l'époque médiévale[18].

Administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Liste des maires[19]
Période Identité Étiquette Qualité
    Pierre Mauger de Varennes    
  décembre 1813 Claude Lecardonnel    
décembre 1813 juillet 1816 Luc Jean-François Le Bas    
juillet 1816 octobre 1830 Nicolas-Étienne Denier d'Aprigny    
octobre 1830 décembre 1831 Jean-Baptiste Douchin    
décembre 1831 1843 Michel Putot    
1843 mai 1872 Louis-François Desquesnes    
mai 1872 mars 1892 Pierre-Louis-Raphaël Yver    
mars 1892 mai 1892 Eugène Leboucher    
mai 1892 juillet 1914 Prosper Marie    
juillet 1914 décembre 1919 Victor Leroy    
décembre 1919 mars 1920 Louis Alibert    
mars 1920 avril 1925 Louis-Victor Leclerc    
mai 1925 juin 1927 Alberich Leconte    
juin 1927 mars 1928 Louis Alibert    
mai 1928 mai 1935 Louis Ledanois    
mai 1935 mars 1971 Pierre Le Monnier de Gouville    
mars 1971 mars 2000 Edmond Piedagnel RPR Conseiller général
avril 2000 avril 2014 Alain Métral DVD  
avril 2014[20] en cours Alain Sévêque    


Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et huit adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 192 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Agneaux a compté jusqu'à 4 476 habitants en 1999.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
908 892 953 920 896 933 934 951 990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 018 1 038 799 786 820 875 907 912 819
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832 807 1 054 1 101 1 093 1 024 1 178 1 250 1 787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 707 2 308 2 819 3 716 4 173 4 476 4 163 4 095 4 020
2011 - - - - - - - -
4 192 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'Institut Saint-Lô d'Agneaux.
Cycle Établissement public Établissement privé
Écoles Groupe scolaire Marie Ravenel L'Institut
Collèges   L'Institut
Lycée   L'Institut
Supérieur   L'institut
Institut d'administration des entreprises.

Le CFA Goupe FIM-CFA s'y trouve aussi.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Centre et Sud-Manche et d'une partie du Groupe FIM, organisme de formation de la chambre.

  • Entreprise Serrurerie et métallerie saint-loise (SMSL) : constructions métalliques et charpentes de 1945 à 2012. L'entreprise a déposé le bilan et fermé ses portes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château Sainte-Marie.
  • Château Sainte-Marie (XIIIe siècle), aujourd'hui hôtel-restaurant, inscrit partiellement aux Monuments historiques le 3 mai 1974[23].
  • La ferme du château (XVIIe siècle), inscrite aux monuments historiques le 2 avril 1946.
  • Église Saint-Jean-Baptiste du XIXe siècle (clocher rasé en 1944).
  • Nombreuses découvertes archéologiques (découverte de deux tombeaux mérovingiens, d'une cinquantaine de haches et autres vestiges).
  • La falaise, site inscrit depuis le 10 décembre 1974[24].
  • La place de la Palière, centre de la commune.

La commune est également concernée par le périmètre de protection de plusieurs monuments saint-lois : les remparts de Saint-Lô (inscrit MH), le château de la Vaucelle (inscrit MH) et le manoir du Bosdel (inscrit MH).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Agneaux football club fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 406, § 214.
  4. ibid., p. 408, § 214.
  5. a, b et c François de Beaurepaire, Les Noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 65.
  6. Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 62, § 242.
  7. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 353B, 353C
  8. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 369B
  9. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620]
  10. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  11. Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  12. Carte de Cassini.
  13. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  14. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903
  15. Un toponyme normand de formation identique est Aigneaux dans le Calvados, nom de plusieurs localités dont la plus importante est un hameau situé au Désert.
  16. Dominique Cliquet D., François Fichet de Clairfontaine et Cyril Marcigny (dir.), 2000 – 5000 ans d’histoire aux portes de Saint-Lô, Archéologie préventive et aménagement du territoire, catalogue de l’exposition de Saint-Lô (Manche), Archives départementales de la Manche, Conseil général de la Manche, Saint-Lô, 64 p.
  17. Cyril Marcigny et Antoine Verney, 2005 – « La nécropole d’Agneaux et ses dépôts (Manche) », in. La Normandie à l’aube de l’histoire, les découvertes archéologiques de l’âge du Bronze 2300-800 av. JC, Cyril Marcigny et al. (dir.), Somogy éditions d’art, Paris, 2005, p. 118-119.
  18. Vincent Carpentier, Emmanuel Ghesquière et Cyril Marcigny, 2003 – « L’établissement rural du Haut Moyen Age d’Agneaux « Bellevue » (Manche) », Revue archéologique de l’Ouest, n° 20, p. 171-190.
  19. « Maires », sur agneaux-web.net (consulté le 9 septembre 2012)
  20. « Élu samedi, Alain Sévêque, le nouveau maire des Agnelais », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 avril 2014)
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  23. « Château Sainte-Marie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. [PDF] « Site de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Basse-Normandie - Fiche 50044 : Falaise d'Agneaux » (consulté le 22 octobre 2013)
  25. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Agneaux FC » (consulté le 22 octobre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]