Finlande

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République de Finlande

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Republiken Finland (sv) Prononciation du titre dans sa version originale Écouter

Drapeau
Drapeau de la Finlande
Blason
Armoiries de la Finlande
alt=Description de l'image EU-Finland.svg.
Devise nationale (Vårt land)
Hymne national Maamme (Chant de Notre Terre, ou Chant de Notre Pays). Sa musique est identique à celle de l'hymne estonien, intitulé Mu isamaa, mu õnn ja rõõm (Ma patrie, mon bonheur et ma joie)
Administration
Forme de l'État République parlementaire
Président Sauli Niinistö
Premier ministre Alexander Stubb
Langues officielles Finnois, suédois
Capitale Helsinki

60° 10′ N 24° 56′ E / 60.17, 24.933

Géographie
Plus grande ville Helsinki
Superficie totale 338 144 km2
(classé 65e)
Superficie en eau 9,4 %
Fuseau horaire UTC +2
Histoire
Indépendance De la Russie
Date 6 décembre 1917
Démographie
Gentilé Finlandais, Finlandaise
Population totale (septembre 2014[1]) 5 469 322 hab.
(classé 109e)
Densité 17,80 hab./km2
Économie
IDH (2010) en augmentation 0,871 (très élevé) (16e)
Monnaie Euro[2] (EUR​)
Divers
Code ISO 3166-1 FIN, FI​
Domaine Internet .fi
Indicatif téléphonique +358

La Finlande, en forme longue la République de Finlande, en finnois Suomi et Suomen tasavalta, en suédois Finland et Republiken Finland, est un État d'Europe du Nord membre de l'Union européenne depuis 1995.

La Finlande est baignée par la mer Baltique, précisément par le golfe de Botnie à l'ouest et par le golfe de Finlande au sud. Son territoire s'étend de part et d'autre du cercle Arctique dans la partie orientale de la Fennoscandie, ce qui fait d'elle un pays nordique entièrement extérieur à la Scandinavie. Composé de plus de 3000 lacs et d'innombrables îles, parmi lesquelles celles de l'archipel autonome d'Åland, il occupe une superficie totale de 338 145 kilomètres carrés entre la Russie à l'est, la Norvège au nord et la Suède au nord-ouest, ce qui en fait le cinquième plus vaste pays de l'Union européenne.

Cet espace géographique soumis à un climat rigoureux pendant l'hiver est majoritairement une zone de taïga, les 5,3 millions d'habitants que recense la démographie nationale conférant au pays l'une des plus faibles densités de population au monde. Principalement installés dans le sud du pays, en particulier sur la côte méridionale, où se trouve la capitale, Helsinki, mais aussi les autres municipalités les plus peuplées, à savoir Espoo et Vantaa, qui sont regroupées au sein de la Région capitale ou « Grand Helsinki », les Finlandais disposent de deux langues officielles, le finnois et le suédois, dans lesquelles le pays est respectivement appelé Suomi et Finland[3].

Néanmoins, bien qu'enrichie par les apports ancestraux d'une mythologie féconde, ou encore par les Saami, les populations autochtones de la province septentrionale de Laponie, et quoiqu'elle se soit clairement occidentalisée à la suite d'une reconversion réussie de son économie de la sylviculture à la métallurgie puis l'électronique, la culture nationale plébiscite toujours le silence et un certain dépouillement matériel dont le sisu et le sauna sont des symboles sûrs.

Longtemps sous domination du voisin suédois, sous le règne duquel fut fondée la première capitale, Turku, la Finlande demeure marquée par les nombreux conflits qui l'ont opposée durant toute son histoire récente à la Russie, puissance impérialiste dont elle est devenue un grand-duché autonome en 1809 et dont elle n'a obtenu son indépendance de fait qu'au terme d'une guerre civile en 1917, de deux nouveaux conflits pendant la Seconde Guerre mondiale, et enfin d'une longue tutelle indirecte connue sous le nom de finlandisation durant la Guerre froide.

Ces soubresauts n'ont cependant pas empêché l'établissement d'une république stable dont les réalisations sont souvent présentées en modèles, et ce en de nombreux domaines : notamment en matière d'environnement et de qualité de vie. La politique nationale s'articule autour d'un parlement unicaméral, l'Eduskunta, d'un Premier ministre, actuellement Alexander Stubb, et enfin d'un Président, Sauli Niinistö. La Finlande a été le premier pays de son continent à accorder le droit de vote aux femmes ainsi que le premier au monde à les rendre éligibles autant que les hommes. L'étude Legatum Prosperity classe la Finlande en première position à la suite de ses performances économiques et de la qualité de vie[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Finlande.

La Finlande fut, pendant le Moyen Âge et jusqu'au début du XIXe siècle, une partie du royaume de Suède. Elle passa sous la souveraineté de la Russie de 1809 à 1917 en tant que Grand-Duché autonome. Plusieurs guerres entre ces deux pays se sont déroulées en Finlande, notamment là où se trouve la forteresse suédoise de Suomenlinna (Sveaborg en suédois), à l'entrée d'Helsinki.

En témoigne également « Le Livre d'Or de la Baltique », havre naturel constitué par des îlots rocheux à proximité immédiate de Hanko (Hangö), où de nombreux marins, partis guerroyer contre les Russes, ont laissé une trace de leur passage, gravée dans le roc.

Le 6 décembre 1917, pendant les événements révolutionnaires russes, la Finlande obtient son indépendance, à l'instar de ses voisins baltes. En 1918, une guerre civile déchire le pays et se termine par la défaite des « rouges » soutenus par la Russie soviétique.

Finlande 1920-1940

Le 30 novembre 1939, l'Union soviétique attaque la Finlande (guerre d'Hiver) à la suite de désaccords territoriaux concernant des îles du golfe de Finlande ; Moscou tente même d'y installer un régime fantoche, la République démocratique finlandaise. La Finlande parvient à tenir tête bien mieux que prévu à l'Armée rouge, le conflit aboutissant à un traité de paix en 1940 : l'URSS annexe l'isthme de Carélie, mais renonce à envahir le reste de la Finlande. L'attaque de l'URSS par l'Allemagne en 1941 (opération Barbarossa), place la Finlande dans la position d'une alliée de facto de l'Axe (se battant contre l'URSS pour des raisons différentes). Les Finlandais passent à l'offensive (guerre de Continuation), mais si les débuts sont victorieux, les défaites successives de l'Allemagne et une vaste offensive soviétique lancée en Carélie les conduisent à signer une paix séparée avec l'URSS en 1944, ce qui place cette fois l'armée finlandaise du côté des Alliés. Après avoir lancé un ultimatum à la Wehrmacht pour se retirer du territoire, en accord avec le traité de paix, la Finlande attaque les Allemands qui lui font payer ce « coup de poignard dans le dos » par de lourdes pertes : le pays sort ruiné et ravagé de cette guerre. Cet engagement porte ses fruits : bien qu'elle doit, après la guerre, payer de lourdes réparations à l'URSS par le traité de paix signé à Paris en 1947, la Finlande, contrairement à ses voisins baltes, sauve au moins son indépendance. Elle fait en effet valoir que son combat était motivé par la volonté de récupérer les territoires perdus en 1940 et qu'elle n'avait pas aidé l'armée allemande à encercler définitivement Léningrad durant l'hiver 1941.

Elle adopte ensuite une politique de neutralité stricte pendant la Guerre froide. En Occident, cette position sera appelée « la finlandisation ». Cette neutralité se caractérise par exemple dans l'armée par l'achat de matériel militaire aussi bien soviétique qu'européen ou américain. Durant presque toute cette période, le président Urho Kekkonen, dont la personnalité a durablement marqué la Finlande, « règne » avec une longévité extrême.

En 1995, la Finlande adhère à l'Union européenne. Elle adopte l'euro comme monnaie en 2002.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Finlande.
L’Eduskunta ou Riksdag (Parlement finlandais) à Helsinki.

La Finlande est une démocratie parlementaire. Le président de la République, élu au suffrage universel direct, dispose de pouvoirs non négligeables, mais joue actuellement un rôle moins marqué dans la vie politique qu'il y a vingt ans. Le gouvernement (valtioneuvosto en finnois ou statsrådet en suédois) est dirigé par le premier ministre qui est choisi par le parlement. Le gouvernement est constitué du premier ministre, des différents ministres du gouvernement central et d'un membre d'office, le Chancelier de la justice.

Le parlement (Eduskunta en finnois ou Riksdag en suédois) unicaméral est constitué de 200 députés, et possède constitutionnellement l'autorité législative suprême en Finlande. Il peut modifier la constitution, révoquer le gouvernement, et contrer les vetos présidentiels. Ses actes ne peuvent être judiciairement contestés. Les lois peuvent être proposées par le gouvernement ou l'un des membres de l'Eduskunta, qui sont élus au suffrage proportionnel pour une durée de 4 ans.

Le système judiciaire comprend les tribunaux de grande instance qui jugent des affaires civiles et pénales, des cours d'appel et une Cour suprême. Le contentieux administratif est du ressort des tribunaux administratifs, des cours administratives d'appel et de la Cour administrative suprême. Certaines juridictions administratives particulières sont chargées de traiter des litiges, par exemple dans le domaine des eaux.

Le parlement, depuis que le suffrage universel a été instauré en 1906 (femmes comprises), a été dominé par les partis agrariens (parti centriste Maalaisliitto, actuellement Suomen Keskusta), sociaux-démocrates (SDP) et alliance de gauche (Vasemmistoliitto). On peut noter que l'éventail politique a été plus marqué par l'influence des courants anti-socialistes (au sens soviétique) que dans d'autres pays similaires ayant eu moins de contacts avec l'URSS.

La constitution et sa place dans le système judiciaire sont uniques, dans le sens où il n'y a pas de Cour constitutionnelle et où la Cour suprême ne peut intervenir sur une loi au seul prétexte que celle-ci soit inconstitutionnelle. La valeur constitutionnelle d'une loi dépend d'un simple vote parlementaire. Les seuls autres pays européens à ne pas disposer d'organe suprême constitutionnel sont les Pays-Bas, la Suisse et le Royaume-Uni (ce dernier n'ayant d'ailleurs pas de constitution écrite, celle-ci reposant sur les traditions, les précédents, la jurisprudence et un nombre limité de lois quasi-constitutionnelles).

La Finlande est un pays neutre depuis 1955, et ne fait pas partie de l'OTAN, mais développe un programme d'interopérabilité de ses forces avec celles de l'OTAN.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Finlande.
Carte de la Finlande

Capitale : Helsinki
Population : 5 400 500 habitants (fin 2011)
Superficie : 338 145 km²
Densité : 15 hab./km²

Frontières : les façades maritimes de la Finlande ouvrent sur la mer Baltique, avec à l'ouest le golfe de Botnie et au sud le golfe de Finlande.
Frontières terrestres : 2 628 km (Russie 1 313 km ; Norvège 729 km ; Suède 586 km)
Littoral : 1 126 km

Relief : le paysage finlandais est plat dans la partie sud-ouest et dans les vastes plaines côtières d'Ostrobothnie, vallonné de collines dans le centre et l'est. La Laponie est par endroits montagneuse, mais généralement formée de vastes étendues assez planes.
Point culminant : le point le plus élevé (1 328 m), le mont Halti, se trouve dans la pointe nord-ouest de la Laponie, près de la frontière norvégienne.
Extrémités d'altitude : 0 m > + 1 328 m

Paysages : la Finlande est un pays aux milliers de lacs (dont la plupart communiquent entre eux) et d'îles (187 888 lacs et 179 584 îles). Un de ces lacs, le Saimaa, est le cinquième plus grand d'Europe. À côté des nombreux lacs, le paysage est dominé par la forêt boréale (environ 68 % du pays) et assez peu de terres arables. La plupart des îles sont dans le sud-ouest, dans l'archipel d’Åland, et le long de la côte méridionale du Golfe de Finlande.

Climat : le climat de la Finlande méridionale est nordique. En Finlande du nord, particulièrement en Laponie, le climat subarctique domine, caractérisé par des hivers parfois très froids (pouvant descendre jusqu'à -40 °C). Dans le sud et le sud-ouest, les hivers peuvent être rudes, selon les années. L'enneigement, en tout cas, est plus irrégulier que dans le nord finlandais. L'été voit le thermomètre monter jusqu'à 30 °C. La Finlande est, en tous cas, un pays de pluviométrie médiocre : 400 mm de pluie en Laponie et dans l'est carélien, 550 à 700 mm dans le sud-ouest.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Finland Regions Map.svg

La Finlande est subdivisée en 19 régions, 70 sous-régions et 320 municipalités.

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes de Finlande.
Principales villes de Finlande (2013)[5]
Rang Nom Région Population
1 Helsinki Uusimaa 605 523
2 Espoo Uusimaa 257 461
3 Tampere Pirkanmaa 217 767
4 Vantaa Uusimaa 205 653
5 Oulu Ostrobotnie du Nord 191 237
6 Turku Finlande propre 180 546
7 Jyväskylä Finlande-Centrale 133 687
8 Kuopio Savonie du Nord 105 229
9 Lahti Päijät-Häme 103 187
10 Kouvola Vallée de la Kymi 87 331

Économie[modifier | modifier le code]

Siège social de Fortum.

La Finlande est la patrie de Nokia, ancien leader mondial en téléphonie mobile, ainsi que de nombreuses autres grandes entreprises, par exemple : Kone, Outokumpu, Rautaruukki, Amer Sports, Fiskars, UPM-Kymmene, Stora Enso, Patria, F-Secure, Tieto, Nautor's Swan, Marimekko, VR-Yhtymä Oy

Population active : 2,66 millions (2004)
Répartition population active : service public 32 %, industrie 22 %, commerce 14 %, finance et services 10 %, agriculture et forêt 8 %, transport et communication 8 %, construction 6 %
Chômage : 8,8 % (2004) - 7,7 % (2006) - 6,0 % (04/2008) - 8,9 % (11/2009) - 7,2 % (11/2011)[6]

La Finlande est l'un des 12 pays à avoir adopté l'euro le 1er janvier 2002.

L'ONU, à travers le calcul de l'IDH (mesure synthétique du niveau de développement des pays) place la Finlande en 9e position mondiale en 2007.

Démographie et population[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Finlande.
Densité de population

Population : 5 255 580 habitants (fin 2005)
Répartition par classes d'âges : 0-14 ans : 18 % ; 15-64 ans : 66,97 % ; + 65 ans : 15,03 %

Espérance de vie des hommes : 74 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 81 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 0,16 % (en 2001)
Taux de natalité : 10,69 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 9,75 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 3,79 ‰ (en 2001)
Indice de fécondité : 1,7 enfant/femme (en 2001)
Taux de migration : 0,61 ‰ (en 2001)

Évolution de la démographie entre 1961 et 2013 (chiffre de la FAO, 2005). Population en millions d'habitants.

Langues[modifier | modifier le code]

Carte de Finlande

Les langues officielles du pays sont le finnois et le suédois.

Le finnois est une langue agglutinante appartenant à la famille des langues finno-ougriennes, qui comprend l'estonien, le same (lapon) et le hongrois, dans une moindre mesure, puisqu'il s'agit d'une langue ouralo-altaïque. Ces langues se distinguent des autres langues parlées en Europe car, de même que le basque, elles ne sont pas indo-européennes.

Les bases du finnois écrit ont été codifiées par Mikael Agricola archevêque de Turku, qui écrivit un abécédaire en 1543.

Les mots « finnois » et « finlandais » sont souvent employés indifféremment en français courant pour désigner la langue. L'usage le plus courant en français est de faire la distinction entre les deux termes :

  • Le terme « finnois » est employé pour désigner des réalités historico-ethnologiques et peut être utilisé pour parler du peuple et de la langue : on peut parler ainsi de « la langue finnoise », on peut parler des « anciens Finnois » (qui ont occupé progressivement à partir de -500 le territoire de l'actuelle Finlande), on peut « parler finnois », etc. En revanche, on ne peut pas dire aujourd'hui que la Finlande est peuplée de Finnois, car ce terme renvoie à une réalité autre que démographique[7].
  • Les termes « Finlande » et « finlandais » font référence à un État, né en tant que tel en 1917, et à la nationalité de la population.

Il y a en Finlande une grande majorité de finnophones (environ 91,5 % de la population, cf. Démographie de la Finlande) et il y a aussi une minorité suédophone (environ 300 000 personnes mais 46,6 % de la population sait parler le suédois en 2008), et une minorité d'expression samie (Lapons). On estime le nombre de locuteurs de langue samie à 1 500 actuellement sur le territoire de la Finlande. À cela s'ajoute une minorité Rom relativement importante (près de 10 000 personnes). Il y a donc en Finlande des Finlandais d'origine finnoise finnophones et suédophones (tous les suédophones ne sont pas des descendants de Suédois), d'autres d'origine suédoise suédophones ou finnophones (des anciens Suédois ayant changé de langue), des Samis d'expression finnoise (qui ont perdu la connaissance du sami comme des Bretons d'origine bretonne peuvent ne plus comprendre le breton, etc.).

Le nom de nombreuses villes de la bande littorale est exprimé dans les deux langues ; ainsi de Helsinki (Helsingfors), Turku (Åbo) ou Tampere (Tammerfors), par exemple. La signalisation routière bilingue est également présente dans de nombreuses municipalités.

L'Anglais est aussi très présent, en seconde, ou même en troisième langue, pour une très grande partie de la population, vu le haut niveau d'éducation de la population, surtout en milieux urbains, et chez les plus jeunes.

Religion[modifier | modifier le code]

Le christianisme est apparu en Finlande avant l'an 1000. Le catholicisme s'est développé sous Eric IX de Suède et l'évêque anglais Saint Henri au XIIe. Comme les pays du Nord de l'Europe, la Finlande s'est convertie aux idées de la Réforme. L'Église évangélique luthérienne est la principale confession du pays avec 76 % de la population se réclamant de cette foi (Église d'État depuis 1923). La seconde Église d'État est l'Église orthodoxe grecque qui regroupe environ 1 % des Finlandais, on trouve aussi environ 11 000 catholiques[8]. L'islam s'est développé avec l'immigration (10 000 musulmans aujourd'hui)[9].

Système éducatif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système éducatif finlandais.

L'éducation est considérée comme un des droits fondamentaux de tous les citoyens finlandais. Il s'agit du droit de recevoir une formation secondaire (lycée inclus) gratuitement. La loi garantit ce droit pour tous les résidents et non uniquement pour les citoyens finlandais.

Les enfants en Finlande qui entrent à l’école à 7 ans « ont passé leur enfance à jouer à la crèche »[réf. nécessaire], ils peuvent apprendre l’alphabet un an avant d’entrer à l’école, mais rien n’est exigé. L'enseignement fondamental est un enseignement de culture générale dispensé à l'ensemble des classes d'âge. Il est destiné à l'enfant de sa septième à sa seizième année. L'école fondamentale dure donc neuf ans et correspond à l'accomplissement de la scolarité obligatoire. Dans l'enseignement fondamental, les groupes sont formés par classes d'âge. Pendant les six premières années, il y a en général un enseignant principal qui enseigne la plupart des matières, ou toutes. Durant les trois dernières années, l'enseignement se fait habituellement par matières si bien que les enseignants sont spécialisés selon celles-ci. Dans l'enseignement fondamental sont intégrés aussi l’orientation pédagogique de l’élève et, en cas de besoin, un enseignement spécifique de soutien.

Le programme scolaire inclut au moins les matières suivantes : langue maternelle et littérature, seconde langue nationale (suédois ou finnois, selon le cas), langues étrangères, connaissances de l’environnement, instruction civique, religion ou morale, histoire, sciences sociales, mathématiques, physique, chimie, biologie, géographie, éducation physique et sportive, musique, dessin, travaux manuels et ménagers. La définition des objectifs généraux au niveau national et la répartition horaire des différentes matières ou combinaisons de matières dans l'enseignement et l’orientation pédagogique de l’élève sont du ressort du gouvernement. La direction nationale de l'enseignement définit les objectifs particuliers et les principaux contenus de l'enseignement en arrêtant les fondements des programmes scolaires. Sur ces bases, chaque établissement détermine concrètement, au niveau local, son programme d'enseignement. Il n’y a aucun examen à la fin de la scolarité obligatoire (à 16 ans). Les redoublements et les abandons sont extrêmement rares.

Le baccalauréat finlandais s'appelle Ylioppilastutkinto[10] et est considéré comme une véritable institution, et un pas important vers la vie adulte. En classe de terminale, les cours s'arrêtent fin avril, et les élèves se consacrent alors aux révisions, non sans avoir gratifié les plus jeunes de bordées de bonbons et d'autres friandises lancées depuis des camions lors de la virée bigarrée et joyeuse des Penkinpainajaiset[11],[12]. Après le baccalauréat, les heureux élus gagnent le droit de porter la casquette blanche du bachelier, ou ylioppilaslakki[13] et inondent les restaurants des grandes villes pour une grande fête avant d'attaquer les révisions pour les examens d'entrée aux études supérieures, la vie active, ou une année sabbatique.

De plus, l’école est gratuite, comme le transport scolaire et le repas de midi. Les horaires sont doux : la journée démarre à 8 heures et se termine vers 14 heures. L’après-midi est consacrée aux sports, aux activités artistiques, à la découverte de la nature et il n’y a pratiquement pas de devoirs à la maison. Après l'école élémentaire, les jeunes Finlandais peuvent choisir entre le lycée et le lycée professionnel qui durent environ trois ans.

La Finlande est depuis plusieurs années championne du monde pour l’efficacité du système scolaire. Selon l’enquête PISA[14] sur les acquis des jeunes de 15 ans (2000 et 2003), la Finlande arrive en effet en tête en mathématiques, en maîtrise de la lecture, en Sciences et en capacité à résoudre un problème (Finlande : 2e position)[15]. Pourtant ce pays performant ne consacre que 6,2 % de son PIB à l'éducation alors que la France par exemple en consacre 6,9 %.

Si on en croit les enquêtes menées sur cette réussite, les relations avec les professeurs sont très bonnes, le climat est moins à la répression qu’à l’autodiscipline. Si un élève perd pied, pas question de redoubler, des professeurs spécialisés (2 ou 3 par établissement) viennent prêter main forte à leur collègue dans la classe ou donnent des cours particuliers, autant qu’il est nécessaire. Les enseignants se situent dans une optique d’accompagnement et les textes, la hiérarchie, les maîtres y sont très respectés et leur autorité reconnue.

Le système est entièrement décentralisé. L'équipe enseignante et le directeur ont une grande marge de manœuvre dans l’organisation de l’établissement. L’école se charge elle-même de l’embauche des professeurs. Il n’y pas d’inspecteurs, mais des évaluations ministérielles à usage interne. Les professeurs s'évaluent entre eux. Les municipalités financent les établissements à hauteur de 50 % du budget, le reste étant financé par l’État[16].

L'enseignement supérieur comprend deux types d'institutions : les universités et les instituts universitaires professionnalisés. Pour y entrer il faut passer des concours. Le système de l'enseignement supérieur est très décentralisé avec une cinquantaine d'établissements.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture finlandaise.
Le sauna est une composante forte et emblématique de la culture finnoise. « Sauna » est par ailleurs un mot finnois qui signifie « étuve ».

La culture finnoise est propre à la Finlande, et se distingue notablement de celles des pays voisins. En dépit d'un siècle au sein de la Russie, et d'une frontière de plus de mille kilomètres avec ce pays, les influences culturelles russes sont bien moins fortes que les influences suédoise et allemande. Le sentiment d’identité culturelle finnoise est né au XIXe siècle, quand la Finlande faisait partie de la Russie, et que cette dernière a laissé naître, voire encouragé, le sentiment d'identité nationale.

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique finlandaise.

Un grand pan de la musique finnoise est influencé par les mélodies et les paroles de la musique traditionnelle Carélienne, telle qu'elle est exprimée par le Kalevala. La culture carélienne est considérée comme l'expression la plus pure des mythes et croyances de la culture finnoise, et la moins influencée par la culture germanique. La musique traditionnelle finnoise vit un renouveau depuis quelques décennies, et est devenue une branche de la musique populaire. Les peuples du nord de la Finlande, les Saami, ont leur propre tradition musicale.

Un grand compositeur national est Jean Sibelius dont l'œuvre majeure Finlandia symbolise le mieux la naissance de l'identité nationale finnoise.

La musique contemporaine populaire finnoise inclut une scène renommée de metal, phénomène musical partagé avec les autres pays nordiques. Les groupes/artistes les plus connus hors frontières sont actuellement Stratovarius, Nightwish, Tarja Turunen, Children of Bodom, HIM, Sonata Arctica, Wintersun, Sentenced, Moonsorrow, Ensiferum, Korpiklaani, Finntroll ou encore Apocalyptica, Lordi, Négative. Il existe également un certain nombre de groupes de rock dont The Rasmus, connu pour entre autres les titres In The Shadows et No Fear, de musiciens de jazz et de représentants du hip-hop. La musique finnoise est aussi représentée par un grand nombre d'artistes de musique classique. Le groupe Värttinä est aujourd'hui aux avant-postes de la musique folk finnoise.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma finlandais.

Les réalisateurs finnois les plus célèbres sont Aki Kaurismäki, Mika Kaurismäki et Timo Koivusalo. Le réalisateur et producteur hollywoodien Renny Harlin est aussi finnois et il est né en Finlande.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine finlandaise.
Karjalanpiirakka, une pâtisserie finnoise traditionnelle.

La cuisine traditionnelle finnoise a été fortement influencée par les cuisines suédoise, allemande et russe. Il y a cependant des différences et des singularités. Par exemple, les plats finnois ont tendance à être moins sucrés que les plats suédois, et les finnois utilisent moins de crème smetana que les voisins russes. Dans des temps plus reculés, la cuisine finnoise variait d'une région à l'autre, et différait notablement entre l'Ouest et l'Est de la Finlande.

Le petit déjeuner traditionnel, très consistant, est un vrai repas. Le déjeuner, qui est un repas assez léger, rapide et peu formel, est en général consommé autour de 11 h 30, « là où on est », soit pour ceux qui travaillent : sur le lieu de travail ou dans une cantine. Le dîner est pris entre 17 et 18 heures, à la maison.

Jours fériés et fêtes[modifier | modifier le code]

Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Uudenvuodenpäivä
6 janvier Épiphanie Loppiainen
variable Vendredi Saint Pitkäperjantai
variable Lundi de Pâques Pääsiäispäivä Lundi suivant le dimanche de Pâques.
1er mai Fête du travail Vappu Vappu est la fête du printemps et des étudiants qui célèbre la fin d'année et leur diplôme. La fête commence dès le 30 avril au soir et est habituellement très arrosée jusqu'au 1er mai.
Jeudi 40 jours après Pâques Ascension Helatorstai
Le samedi entre le 20 et le 26 juin Saint Jean Juhannus Traditionnellement fêté à la campagne. Le drapeau finnois est hissé partout dans le pays (tous les bâtiments publics ou privés sont équipés de mâts). Les feux de la Saint Jean conduisent à la réalisation de tours de bois (morceaux, troncs, branches assemblés) dont l'embrasement peut être visible d'assez loin.
variable Toussaint Pyhäinmiestenpäivä Se déroule une semaine après la Toussaint en France.
6 décembre Jour de l'indépendance Itsenäisyyspäivä Fête nationale rappelant l'accès à l'indépendance du 6 décembre 1917.
25 décembre Noël Joulupäivä
26 décembre Saint Étienne Tapaninpäivä Jour de Saint Étienne, le premier martyr.

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport en Finlande.
Mika Häkkinen.
Sami Hyypiä avec Liverpool

Le sport est un passe-temps national en Finlande et de nombreux finnois se rendent régulièrement aux compétitions sportives. Le sport national est le Pesäpallo, proche du base-ball, mais les sports les plus populaires pour l'audience et la couverture médiatique sont le hockey sur glace et la formule 1. Le football est aussi très populaire en Finlande grâce au célèbre Jari Litmanen, surnommé le Dieu du foot en Finlande, bien que l'équipe nationale ne se soit jamais qualifiée pour la Coupe du monde ou le Championnat d'Europe de football.

Marcus Grönholm.

La Finlande est le berceau de Keke Rosberg, Mika Häkkinen et Kimi Räikkönen, trois champions de formule 1 ainsi que, notamment, le pilote Heikki Kovalainen et le fils de Keke Nico Rosberg. La Finlande a aussi donné naissance à de grands champions de rallye, tels que Ari Vatanen, Hannu Mikkola, Juha Kankkunen, Tommi Mäkinen, Marcus Grönholm, Jari-Matti Latvala ou encore Rami Räikkönen. Le joueur de hockey Saku Koivu ancien capitaine de l'équipe des Canadiens de Montréal joue maintenant avec les Ducks d'Anaheim dans la LNH. On peut également ajouter Teemu Selänne qui a remporté la Coupe Stanley avec les Ducks d'Anaheim en 2007. La Finlande a également de très bonnes équipes de patinage sur glace synchronisé.

Paavo Nurmi en 1920.

Parmi les plus fameux athlètes finnois du temps passé, il y a Hannes Kolehmainen (18901966), Paavo Nurmi (18971973) et Ville Ritola (18961982), qui, à eux trois, ont remporté 25 médailles olympiques de course de fond. Ils sont considérés comme étant les premiers d'une génération de grands coureurs de fond finnois, surnommés les « finnois volants ». Un autre coureur de fond, Lasse Virén (né en 1949), a remporté 4 médailles d'or au cours des Jeux olympiques de 1972 et 1976. Il n'est pas rare de voir un finnois skier 2 heures après le travail.

Santé : « exception finnoise » ?[modifier | modifier le code]

Si la Finlande n'est pas dans les premiers pays pour la durée moyenne de vie (le Japon et la France sont aujourd'hui en tête dans ce palmarès), elle est mieux placée que la France pour les chances d'arriver à 35 ans en bonne santé.

Dans le domaine du cancer, on parle même d'« exception finnoise » pour décrire le phénomène suivant : les cancérologues et urologues signalent et mesurent une fréquence accrue du cancer du testicule partout dans le monde (en tous cas partout où existent des registres du cancer, et surtout dans les pays riches où les populations à peau blanche dominent, notamment au début des années 1990 en Europe). Or, pour des raisons encore inexpliquées, la Finlande semble être le seul pays épargné par ce phénomène, alors même que le proche Danemark semble le pays le plus touché au monde (avec des taux de cancer 4 fois plus élevés que dans la Finlande qui n'en est séparé que par la Baltique ; la Finlande serait le pays (suivi) le moins touché au monde, où la qualité du sperme semble également la meilleure[17]. De nombreux indices plaident pour des causes environnementales[18] et tout particulièrement pour les cancers de l'enfant, une exposition à des perturbateurs endocriniens ou à des produits cancérigènes in utero. Dans ce dernier cas, ce cancer est un des éléments du syndrome de dysgénésie testiculaire qui ne semble inexplicablement pas exister en Finlande.

Le terme héritage finnois s'applique à un groupe de maladies génétiques dont la prévalence est particulièrement élevée en Finlande.

Concepts culturels divers[modifier | modifier le code]

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Divers[modifier | modifier le code]

Lignes de téléphone : 2,56 millions (en 2003)
Abonnements portables : 5,28 millions (en 2006)
Postes de radio : 7,7 millions (en 1997)
Postes de télévision : 3,2 millions (en 1997)
Liaisons Internet : 1,29 million (en 2003)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 23 (en 2000)
Nombre de saunas : estimé à 3.3 millions fin 2003
Routes : 78 197 km (dont 49 789 km goudronnés) (en 2003)
Voies ferrées : 5 851 km (dont 3 047 électrifiées) (en 2007)
Voies navigables : 6 675 km
Nombre d'aéroports : 159 (dont 70 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

La Finlande a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.vaestorekisterikeskus.fi/
  2. Avant 2002, la monnaie était le markka.
  3. Prononciation
  4. (en) The 2009 Legatum Prosperity Index
  5. [1]
  6. http://www.suomenpankki.fi/fi/tilastot/indikaattorit/Pages/tilastot_indikaattorit_tyottomyysaste_chrt_fi.aspx
  7. Ce serait aussi inexact - ou exact - que de dire que la France est peuplée de Celtes. C'est vrai en partie, et c'est tout aussi faux en partie.
  8. Statistiques nationales 2011
  9. Site www.bibliomonde.com, page Finlande.
  10. http://www.ylioppilastutkinto.fi/fr/index.html
  11. http://www.finnguide.fi/calendar/calendarevents.asp?month=2&p=98
  12. http://www.youtube.com/watch?v=TM8L5-HJO1A
  13. http://www.ylioppilastutkinto.fi/fi/index.html
  14. Pisa : Program for International Student Assessment de l'OCDE
  15. École : Christiane Durand, La leçon finlandaise, Nouvel Observateur du 23 février 2005
  16. École : Christiane Durand, la leçon finlandaise, Nouvel Observateur du 23 février 2005
  17. Brève
  18. Cancer, approche méthodologique du lien avec l'environnement, Ed: INSERM, expertise collective 2005, 92 p (Communiqué, consulté 2008 10 04)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]